‹ Histoire des FrançaisChapitre 39 sur 90 · CHAPITRE XXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXII

— Attentats. — Évasion de Louis Bonaparte. — Électic ire. — Crise alimentaire.— Mariages espagnols. — Algérie. Sciences. — Extérieur.

pe 1816. — Contrairement aux habitudes parlediscussion de l'adresse en 1846 ne donna pas lieu à 5 où toute la politiqüe officielle était passée en reséance y suffit, et à peine M. Lherbette pul-il y us de l'agiotage effréné qui se pratiquait, au su et ce du gouvernement, sur les entreprises de cheainement M. Grandin essaya d'introduire dans l'andement pour appeler sur ces abus l'attention et la autorité ; la Chambre n'écouta ni l'un ni l'autre. mars, M. de Rémusat reproduisit sa proposition sur ilités, que M. Thiers appuya d'un éloquent discours lerniers mots : « Je me rappelle ici le noble lan rain allemand qui, faisant allusion aux opinions qui 4, dit ces belles paroles que je vous demande la citer : « Je placerai mon vaisseau sur le promontoire

élevé du rivage et j'attendrai que la mer soit :

faire flotter. »

vrai qu'en soutenant célte opinion, je place mu bien l; maisje ne crois pas l'avoir placé dans w ins de.»

éme moment, parvenaient à Paris lés nouvelle

en Balicie, que l'Autriche avait comprimé en

—— Ja noblesse et en provoquant des égorgt ñ sastation et de carnage gui rappelaïent les pau = de la Jacquerie et de’la Saint-Barthéler reur da ie avait, pir tn acte oMiciel, conféré la Mérite au pius sanguinairé des Trestaillons polonais. 1 M. de la Rochejaquelein interpella le gouvernement s1 M. Guizot répondit d'urs lagon assez dégagée que c'ét vernement étranger, que si les fi étaient exacts, il fallait les déplorer, les réprouver, 1m révolutionnaires font de telles choses et que les gou réguliers ne se les permettent jamais. Sur quoi la Chan que le ministre avait bien raison.

Plus tard, le 9 juillet, interpellé de nouveau par M. lembert, à la Chambre des pairs, sur ces mêmes atrocit destruction de la république de Cracovie, M. Guizot rèt n'avait pas à défendre les actes d'un gouvernement ét: le procès s'instruisait en Europe, non pas en France et. pas à s'en occuper. M. Guizot n'osait même pas avoir 1 dans une question de simple humanité.

Dans celte peu féconde session, les Chambres votèret extraordinaire de 94 millions applicables au développ marine militaire, el 63 millions pour le canal de 1 Rhin, le canal latéral à la Garonne et quelques autres; térent une loi égalisant et abaissant les droits de na les canaux; enfin, elles votérent plusieurs nouvelles lig mins de fer.

La clôture de la session fut déclarée par une ordonr du 3 juillet, que suivit une autre ordonnance dissolvant des députés, fixant les élections au 1° août et con Chambres pour le 19 du mème mois.

SIL. Attentats. Évasiox. — Pendant le cours de k 46 avril, le roi el sa famille, alors en résidence au pal tainebleau, revenaient, vers cinq heures du soir, d'une

moxanenre pe JUILLET. — 1846. 545

titre dans Ha forêt, lorsque deux coups de feu partirent de fa Mnrmur qui bordait le chemin. Personne ne fut blessé dans

on trouva l'assassin ; il se nommait Lecomte, ancien baux ét forêts, il avait été révoqué de ces fonctions, et lasalisfaction de sa vengeance personnellé qu'il avait er Je roi. Lecomie fut condamné, le 4 juin, à la peine ét exéculé le 8.

e trouva un imitateur. Le 29 juillet, le roi était au balcon , écoulant un concert donné dans le jardin pour l’an= des journées de Juillet. Deux coups de pistolet partent de là foule. L'homme qui a tiré est saisi, livré à x police, nommé Joseph Henri, ouvrier en acier poli. L'arme dont servi était un mauvais pistolet de poche, sans portée Vinstroetion établit que de mauvaises affaires avaient l'intelligence de cet homme ; on ne put donner à son ac- Reun caractère politique. La Cour des pairs Le condamna aux lu forcés à perpétuité.

lle mème temps, l'auteur d'un attentat d'autre nature, Bwsparte, qui subissait au fort de Ham l'emprisonnement Bmhauquel l'avait condamné la justice mdulgente de la Cour Pusévada de sa prison, sous le déguisement d'ouvrier math complicité de son ami le docteur Counein, et parvint en Be d'où il gagna l'Angleterre. L'opinion publique soupçonna Pemement d'avoir fermé jes yeux sur les préparatits de l'é- Li n'en était rien. Le prisonnier usa du droit naturel qu'a ptif de recouvrer sa liberté; peut-être le gouvernement ne at-il pas beaucoup là fuite du détenu : il ne lisait pas dans

Évecrioxs. — Le crime ou l'apparence de crime d'Henri vait pas ne pas être exploité pur le ministère et ses amis it de leur intérêt électoral. Les feuilles oflicieuses s'en emt pour effrayer les électeurs pusillanimes et rallier les in- Le succès répondit à ces eflurts. Le parti ministériel revint s renforts nombreux, tandis que l'opposition vit ses rangs cir.

ndant, presque partout le mot de réforme avait été pro— méme par des conservateurs et bien seueilli des électeurs. irant était tellement prononcé que, les élections faites, ot, dans un discours aux électeurs de Lisieux qui l'avaient

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