‹ Histoire des FrançaisChapitre 41 sur 90 · CHAPITRE XXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIV

+ étsnçais. — Inertie officielle. — Modification ministérielle, — ble juiciaires. — Procès Teste et Cubières. — Affaire Praslin.

pure ve Buzançais. — L'année 1847 commença luguübre= ierise des subsistances et lucrise monétaire continuaient à lpremiére causa, dès les débuts de l'année, une sanglante le.

ré des subsistances, jointe à la rareté du numéraire, avait Ie misère extrême. Dans beaucoup de départements, des Fbommes parcouraient les campagnes, demandant du de l'argent, et souvent avec menaces. Dans les villes, la n ameulée s'emparait des blés apportés aux marchés et iten vente à un prix qu'elle fixait arbitrairement. Sur les sur les canaux, sur les routes, les bateaux et les voitures portaient les blés ou les farines étaient arrêtés, dévalisés chandise pillée ou, tout au moins, vendue arbitrairement. æganiser des colonnes de troupes faisant patrouille dans anes pour répriner ces désurdres. Mais. là où manquait rmée, la foule furieuse brisait loute résistance. Les faits ouloureux s'accomplirent dans l'Indre, à Buzan où des propriétaires, dénoncés comme accapareurs; furent à (11 janvier).

“urtriers furent arrêté à la justice, qui leur appliireusement la loi pénale ; cinq exécutions à mort eurent a place de Buzançais.

atences de la justice frappaient les coupables. Mais, la aveugle, brutale, l'ignorance profonde qui avait fait ces 3, par quels moyens cherchail-on à les combattre? Après afaud avait fait sa sanglante besogne, quelles idées metans l'esprit de ces populations égarées pour épurer dans it le terrible souvenir qu'on y laissait? Rien, rien, rien, > dira tout à l'heure un député de la majorité, effrayé de fticielle.

SERTIE OPFIGIELLE. — Au mois de février, la discussion de

MONARCHIE CONSTITUTION ELLE esse remit en question les mariages espagnols &

mvie. Vigoureusement attaqué, sur le premier M. Thiers, M. Guirot ne put nier qu'il eût joué, pur u rement dynastique, le sort de l'alliance anglaise; »1 poinl, il intimida la majorité par la perspective de « que pouvait entraîner la protestation contre l'inco Cracovie. La majorité vota docilement l'adresse.

Pendant la session, diflérents projets revinrént devan sur les incompalibilités, sur l'abaissement du cens e du droit électoral, sur la formation de la liste du ju forme postale. Le gouvernement s'opposa à tout el la C'est dans une dé ces discussions que M. 1 uté deda majorité, appartenant à la ua servateurs qui.se disaient progressistes, demanda 6e 1 lère avait fit depuis. son entrée en fonetions et rôg

mol : « Rien, rien, rien, » qui, depuis, fut si souven

cabinet du 29 octobre.

Ainsi, les idées de réforme pénétraient mème dan: rilé massive qui avait fait jusque-là toute la force du ge Celui-ci ne voyait pas qu'en refusant les réformes née: sibles, faciles, appuyées par une partie de ses amis, il derniers dans les rangs de l'opposition et forçait l'o nastique, constitutionnelle à accepter l'alliance ou collaboration que lui offrait habilement l'oppositie tique, républicaine ; il nrettait la nation dans l'alterns sir, à un jour donné, entre la royauté refusant tout blique promettant ou laissant espérer tout. M. Gu

* majorité, cela lui suffisait; ce qu'il y avait au delà ne pour lui.

SL. Moniricarions minisrénteLLes. — Quelques change lieu dans le personnel du ministère. M. Moline Sain Mackau, tous deux insuffisants à la guerre et à la marim placés par MM. le général Trézel et le duc de Montebell Laplagne, peu docile, céda les finances à M. Dumon, travaux publics, à M. Jayr, préfet du Rhône. M. Mart frappé par une mort mystérieuse, subite ou volonta successeur M. Hébert, le magistrat que l'opinion consi l'inventeur de la complicité morale. Enfin, le nu fatigué par l'âge, abandonna la présidence nomir seil, emportant dans une riche retraite le titre, €

MoNRENtE DE sUILLEr. — 1847, 551

Wiénéral. La présidence titulaire passa à M. Guizot Bben fait depuis l'avétement du cabinet du 29 où»

Mes sonrciaines. — En 1846, un procès, jugé par les Wietine, avait montré des employés de la marine à atiquant cyniquement, presque naivement les fraudes wbles. Queljiés-uns avaient été condamnés.

ide la mème année, une enquête parlementaire, faite a déficit de 500,000 francs, découvert après la mort Hénier, directeur de la Manutention militaire de Paris, ce fonctionnaire, complaisamment dispensé du cau= obligatoire, spéculait avec les fonds de l'État. Par quête, deux intendants militaires furent mis l'un à la itre à la retraite.

lus tard, lés Cours d’assises du Finistère et de la it à juger celle-là un député, celle-ci un conseiller ss de vente et d'achat de suffrages.

acquittés ; mais le procureur vait dû reconle second procès, que la corruption électorale était un nt existant.

session, un journaliste devenu député, et qui avait mtenu le gouvernement de sa plume et de son vole, le cabinet d'avoir subventionné un journal officieux at à vendre un privilége de théâtre, el d'avoir offert ent un titre de pair de France: il prétendait aussi que e l'intérieur avait promis de présenter un projet de + aux maitres de poste moyennant une sommé de ancs versée entre les mains du rédacteur en chef de ille officieuse.

e de la Chambre des pairs proposa de citer à sa barre Girardin, le député révélateur, comme coupable d'of- Ja pa La Chambre adopta la proposition.

ait l'autorisation de la Chambre des députés pour apice un de ses membres. Ce fut l'occasion d'un violent de Girardin reproduisit et tint toutes ses alléga= ta que le ministère avait mis à sa disposition un siège “ance, à condition que son journal, la Presse, cessät cabinet. prouva, en produisaht une lettre confidentielle, que rait été offert, accepté et tenu, en 1858, par M. Émile

Sinon we user, — 1847. 555 Hat amtée dés le début par le suicide de l'accusé, sui- Pquallongtemps en doute l'opinion populaire.

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