CHAPITRE XXV
de Swissn.— Affaires d'talio, — Mort de madame Adélaïde.
ve Suses. Le Sonversuxn. — À ces scandales, à ces de l'intérieur, venaient s'ajouter les mauvais effets de la extérieure, Les mariages espagnols avaient singulièrement tente cordiale avec l'Angleterre; M. Guizot y cherchait ion dans un rapprochement avec l'Autriche et les absolutistes. Les affaires de Suisse lui parurent Toccasion favorable.
1815, surtout depuis 1850, la Confédération helvétique ! à se délivrer de l'influence aristocratique qui, là comme faisait cause commune avec l'influence cléricale. Des rév vaient eu lieu dans plusieurs cantons. En 1846, ions, où les catholiques étaient en majorité, ligue particulière, ral; le principal d'entre eux, le canton de Lucerne, son, avait appelé les jésuites pour leur livre voyant dans la présence de cet ordre trop fameux, mer pour la paix publique de la Contédération, dé ln des jésuites de tout le territoire helvétique et ordonna que Bstion de ce décret serait assurée par les armes. Le Sonderrpondit en proclamant une levée de 50,000 hommes. La mit sur pied une partie de l'armée fédérale sous les ordres inéral Dufour.
i l'origine du conflit, M. Guizot avait pris parti pour le Sonder- 1 provoqua une intervention pacitique des États signataires aités de 1815, se fondant sur ce que le traité qui assurait la alité de la Suisse impliquait que la constitution intérieure de wblique ne pouvait être modifiée sans l'asseutiment des puis- 5 ayant pris part à ce traité. C'était une étrange prétention it du munistre-d'un gouvernement qui n'existait qu'en vertu violation des traités de 1815, car ces traités impliquaient Aus explicitement lé règue des Bourbons en France. L a
sens
où Sonderbund, pour résister au
ses
lex
momnone DE JuuLer, — 1847. EH] de tous les postes de la ville, menaçant de mort qui-
, d'autres troupes autrichiennes se massaient sur F6, prêtes à envahir l'talie, Uégat, gouverneur de Ferrare, protesta hautement ê de possession de cette ville; l'Angleterre protesta Lviolation des traitès, et M, Guizot suivit cet exemple, M, par simple note diplomatique envoyée à Vienne. Haït frémissante ; un long eri d'indignation s'y élevait he, et, de toutes parts, les volontaires s'offraient pour nom de la patrie italienne.
égardait avec-un superbe dédain cet élan de tout un régénération, 11 avait, pour la commodité de sa po= xë l'existence d'une classe moyenne sur laquelle de er les princes italiens pour organiser chez eux un gou= Finstar du gouvernement modèle que dirigeait en zot. En dehors de ce cercle restreint, le ministre de ? ne voyait que révolutionnaires el démagogues, que, Metternich, il recommandait à toute la colère des >. Le défaut de celte conception, c'est que la classe it parlait si bien M. Guizot, n'existait pas. En 1847, en Italie était révolutionnaire, comme tout le monde ce en 1789 : M. Guizot ne voulait pas ou ne savait pas e.
la politique française agissait en Italie au rebours de : et y perdait Loute influence, l'Angleterre y expédiait rd Minto, qui en parcourait les diverses provinces, en clamitions, les besoins, applaudissait au mouvement gai partout des sympathies de l'Angleterre, sans tefois ancun secours efficace : mais l'Italie croyait n'en vin. En même temps, le pavillon anglais se montrait taliennes et ÿ apparaissait comme un encouragement, ançais s'y promenait aussi, mais, hélas! l'Ilalie savait itait plus au temps de Casimir abre 1847, le comte Bresson, ambassadeur de France coupa la gorge, désespéré, a-t-on dit, de la politique sait le ministère et ne voulant ou n'osant pas la servir ps. Cette nouvelle, bientôt connue, produisit un effet le sang de cet homme criait contre M. Guizot et non d.
‘ in sms 556 MONARCRIE CONSTITUTIONNELLE. k Quelques jours après, le 7 novembre, le prince de Joinville … trainait inutilement dans l'Adriatique son pavillon d'amiral, ér=æ à son frère Nemours une lettre qu'on a publiée ie Le] de Bresson, disait-il, m'a funesté, » Puis il le A la situation faite à la France, à Fintärieur
avait indüment nat Ferrare: elle obéissait en cel nécessités intérieures plus qu'aux protestations mai L'irritation des Italiens.
“IL Mont ve Manae Anéraine. — L'année 1847 se pour la famille d'Orléans. La sœur de Louis le, mourut dans la nuit du 51 décembre.
pour le roi à qui cette femme, d'un esprit 3 d'une fois donné de bons conseils. L'imagination p lans cette mort un sinistre présige.
lame Adélaïde possédait unetrés-grande fortune, qu'elle, « sesneveux et petits-neveux, à l'exclusion de ceux q ues éventualités d'accéder au trône, auraient fait rentrer d'héritage dans le domaine de l'État. Elle imtait en cel l' que son frére lui avait donné su mois d'août 1850; la fanrillel Téons n'a jamais tenu à augmenter la fortune publique par crifices personnels.
$ IV. Soumisssox 'Auo-et-Kaven, — Dans les derniers j cette année si tristement marquée, la fortune eut cependant. a un dérnier sourire pour la monarchie de Louis-Philippe ? une lutte acharnée poursuivie pendant implacable adversaire en Algérie, Abd-el-kader, fit sa soum C'est sous l'adn ation du due d'Aurnale qu'eut leu = nement. Le duc avait, en septombre 1847, succédé, comm! verneur général, au maréchal Bugeaud, qui, après une exp victorieuse dans la petite Kabylie (mai 1847), se retirait, 1 la colonie pacifiée. Abd-el-Kader, dépouillé de presque b ancien prestige, n'ayant plus qu'une faible troupe de fanatiques, tenta de fomenter la révolte dans le Maroc, dont traina quelques tribus. Mais, celles-ci l'abandonnèrent à l'sj d'une armée marocaine commandée par Ab-el-Rhaman € sonne. Abd-el-Kader n'eut d'autre ressource que d'entrer territoire français, espérant pouvoir gagner les montages
la conquête de l'Algérie. Pour Alexandrie, il
1T'Égypte si elle consentirait à accueillir et à eu nou quil né pouvait lui imposer. Avant que Ja questio au Caire, la monarchie de Louis-Philippe était renversé vernement provisoire ne crut pas pouvoir prendre ur L'Assemblée nationale, saisie, en 1849, d'une demand mise en liberté de l'émir, passa à l'ordre du jour, se ft ce que, par le massacre des prisonniers français, Ab s'était mis hors du droit des gens, comme si ce massacr horrible qu'il füt, n'était pas couvert par ln parole de L et la ratification du duc d'Aumale, stipulant au nom de
Transféré tour à tour au châtenu dé Pau, pois au chât boise, Abd-el-Kider ne quittt Ja France qu'en décew aprés cinq années d'injuste caplivité, pour aller établir si à Brousse, sur les côtes de la Syrie.
$ V. Lerres. — Indépendamment de l'Histoire des Gir Lamartine, l'année 1847 vit commencer la publicatior grandes et sérieuses œuvres, les deux Histoire de la française, l'une, par Michelet, l'autre par Louis Blanc. Clu tient des recherches curieuses, des études remarquable regreller que certaines divergences d'appréciation aient ar les deux éminents écrivains une polémique d'un cara agressif.
En1847, Alexandre Dumes fit représenter, au Théâtre-H le Chevalier de Maison-Rouge, qui, remellant en relief, livre de Lamartine, des choses et des hommes de la R contribua à exciter l'opinion publique. Ce drame con chant patriotique (Mourir pour la patrie), qui devint, au aussi populuire que la Marseillaise,
Frédéric Soulié meurt en 1847.
$ VL. Invustrig. — Plusieurs lignes de chemin de fer o vertes en 1847 : Amiens à Boulogne et Rouen au Ha 20 mars): chemin atmosphérique de Saint-Germain ( ligne d'Orléans à Vierzon et à Bourges (27 juillet) ; Cre piègne (21 octobre).