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MONARCHIE DE JUILLET

CHAPITRE XXVI Ki Semion de 1848. — Le 2 février, — Lelires, — Industrie.

pousquers. — Tandis que de lamentables scandales Lau sons les yeux du pays le triste état morgl de la 503 le gouvernement de Juillet, de graves incidents se mul li menaçaient sérieusement la situation politique de la stitutionnelle, £ ssant l'impossibilité d'oblenir d'une majorité seryile la plus inoffensive, les députés de l'opposition résolurent question en dehors du Parlement, devant l'opinion pus dans les pays libres, doit faire prévaloir sa pensée, électeurs qui font les députés. Ils s’arrêtérent à l'idée s organisés sur un aussi grand nombre de points que ixquels, sous la présidence de députés. assisteraient et putés et des citoyens invités ou ayant souscrit à ces € n'ait pas une innovation. Les assemblées de ce nt tout à fait dans les habitudes nationales ; en 1846, ti-mème n'avait pas dédaigné de s'asseoir à un banquet, L d'y haranguer les électeurs.

e l'opposition constitutionnelle, M. Odilon Barrot, conlui tous les dépntés adversaires du ministère pour s'as= ur concours dans la campagne qu'on allait ouvrir. Les refusérent de s'associer à la conquête d'une réforme consolider la dynastie qu'ils combattaient, Les radicaux & ainsi les républicains depuis que les ivis de septem- & rayé de la langue française le mot républicain), les nsentirent à seconder une lentative qui n'exigeait d'eux itice de doctrine et dont le succès mème pouvail être un rs l'avénement de leurs idées. Les opposants dynasarérent que, si l'expérience échouait, si les fautes du ent conduisaient, dans un avenir prochain, à la répu= d'entre eux u'était inféodé à la monarchie el que la ne les aurait pas pour ennemis.

> réunion subséquente, où prirent part des députés du che, on résolut de libeller une pétition pour la réforme et parlementaire, but commun vers lequel tendaient

\ nuances d'opinion, de propager eëtte pétitic ue. uëts et de constituer un comité central dlargé à tion ue «out le mouvement réformiste, La rédaction de fut confiée à Pagnerre.

Un premier banquet eut lieu, à Paris, le 9 juillet 48 jardin du Château-Rouge, à Montmartre. Quatre-vingt-sii assistèrent; douze cents convives garnissaient les table Lasteyrie, Recurt, Odilon Barrot, Duvergier de Haurann Marie, Pagnerre, Gustave de Besumont, Chambolle et d'à térent des toasts et prononcérent des discours où La pe gouvernement fut censurée avec véhémence.

M. Thiers, tout en adhérant de grand cœur au mou formiste, qu'il promettait d'appuyer, et au banquet, erut pas prendre part à cette réunion, où serait attaqué l'enst politique d'un gouvernement sous lequel il avait été pr conseil. La fraction extrême du parti républicain, dont L était l'organe, improuvait la campagne des banquets . ni Rollin, ni Flocon ne parurent au Château-Rouge.

Le banquet parisien du 9 juillet eut un grand retenti: produisit un elfet considérable sur l'opinion publique: 1 de l'opposition, se répandant dans les départements, or de tous côtés des banquets réformistes, auxquels concot nombreux souscripteurs, et qui émurent profondément | populations. L'extrème gauche, après en avoir d'abun l'idée, s’y rallia promptément. Dans plusieurs villes. les teurs républicains se trouvant en majorité, exercèrent st nions une influence décisive. Ainsi, à Lille, où M. Odil devait y assister ainsi que M. Ledru-Rollin, celui-là ay introduire dans le programme un toast à la monarchie tionnelle, celui-ci, d'accord avec les souscripteurs, n toast ; M. Odilon Barrot ne parut point.

Dans plusieurs villes, les banquets furent exclusivex blicains.

Une de ces manifestations, à laquelle une circonstan donna quelque chose de dramatique, frappa fortement } c'est le banquet présidé à Mâcon par Lamartine, bien qu quet ne fit pas partie de la campagne réformiste à laquell orateur restait étranger, et qu'il ne dût mème pas avoir cation pol le, étant oflert par ses amis de Mäcon à pour le féliciter du grand succés de son livre sur Les

MOSMRCNE DE JUILLET. — 1R4R.

Uitirique n'est pas sans défauts, mais elle ver

De figon saisissante, devant les yeux de la actes et les ncleurs grandioses de la Révoiuu Relivre, il était inévitable que Lamartine en #questions de politique actuelle qui occupaient t pour ainsi dire, emplissaient l'air.

trwis cents personnes étaient réunies sous la ten rsque éclata un violent orage. Tout le monde se

à lente et, sous la pluie, à la lueur des éclairs, bodre, entonna la dernière strophe de la Marss sé, le banquet eut lieu. 1 : maire de Mäcon ac une allocution où il n'éta question que de l'; vs. Lamartine répondit par une de ces megnifiqu

+ qui lui étaient familières, où l'on remarqua sur vant, presque prophétique : « Si la royauté t

que la prudence du pays a placées, en #8:

ure que dans son nom ; si elle s'isole dans son élévac utionnelle; si elle ne s'incorpore pas entiérement dans dar.s l'intérêt légitime des masses; si elle s'entoure cratie électorale au lieu de se faire peuple tout entier ; fie de la nation organisée en milices civiques el la déspeu comme un vaincu : si elle caresse l'esprit militaire écessaire et si dangereux à la liberté ; si, sans attenter volonté de la nation, elle corrompt cette vosous le nom d'influence, une dictature d'autant reuse qu'elle aura été achetée sous le manteau de la : si elle parvient à faire d'une nation une vile meute as, n'ayant reconquis leur liberté que pour k revendre 2s des plus sordides faveurs; si elle fait rougir la France s ofliciels et si elle nous laisse descendre, comme nous à ce rmornent, dans un procès déplorable (procès Teste . si elle nous laisse descendre jusqu'aux tragédies de la : si elle laisse affiger, humilier la nation et la postérité bité des pouvoirs publics, elle tomberait, cette royauté, rs! Elle tomberail, non dans son sang, comme celle s elle tomberait dans son piége. Et, après avoir eu les de la liberté et les contre-révolutions de la gloire, à la révolution de la conscience publique et la révolupris!

olution du mépris

!» ce mot, incessamment répété pen-

562 MONARCHIE COXSTITUTIONELLE.

actériser la révolution qui se preparan @ lors, comme le mot de bornes, la un peu plus tôt, par le mrrmal orateur, qualitiait di vateurs vbstinés.

Luttes parlementaires, banquets réformistes, scandiles es ciaires, affaires de Suisse et d'ltalie, assassinat Praslin, Bresson, Girondins de Lamartine, tout avait singulière excité les sentiments de la nation lorsque, le 29 décembre, Philippe ouvrit la session de 1848.

$ IL. Session pe 1F48. — Depuis plusieurs années, le du trône n'était plus guère qu'une suite de phrases banal signifiantes. Celle fois, on l'attendail avec une certame car l'on comptait bien qu'il ÿ serait question de la ca banquets. En effet, après avoir mentionné, avec tout l' sement possible, les affaires extérieures, le roi fit paroles suivante

« Au milieu de l'agitation que fomentent les passiuns ou aveugles, une conviction anime et me soutient, c'est possédons, dans la monarchie constitutionnelle, dans l'un grands pouvoirs de l'État, les moyens les plus assurés des tous les obstacles et de satisfaire à tous les intérêts moraux riels de notre chère patrie, Maintenons fermement, selon la l'ordre social et loutes ses conditions, Garantissons tidélersent, la Charte, les libertés pablques et le développe transmetirons intact, aux générations un viendront

dant six mois, allait

fendu l'édifice à l'abri du elles visrout he Lonis-Phihppe dé phrases qui

quil av !, conune avait {

dé d'avoir fait lo boul + qui émouvait que le mot « passions partis existant en dehors de des membres méme de k voulu patronner la pétition : présider lee quets el poser devant la nation entié questions que L ms ité parlementaire retusait même de discuter, ù

és et Le publie, she vont plus ste, sentition material

Moaene De auiLEr, — 1848.

Ht&ulé à me pas s'en troubler. Non-seule

télence à M. Sauzet, candidat officiel, mais &

bio de l'adréssé tout mémbre de l'opposit

lrée. C'était le duel à outrance.

iuseindale, signalé par le National, servit dej

e l'adresse.

a d'un procès d'intérêt tout privé, un par

publia un mémoire judiciaire où il racontait qu

nploi de recevèur des finances, il lui avait fal

1 a disposition du minis! ire uné charge de enn-

de deuxième classe à là cour des comptes,

gée au titulaire 30,000 francs. Le marché a,

ivait dû, cette fois, proct rer au rhinistèré une

classe et une dé conseiller maître, moyennar

dé 6,000 francs. La tran jaction: s'était faite p

ms le cabinet de M. Géme, secrétaire partict

avec la participation du ministre. Celui-ci avait bé-

le l'argent, mais de la disposiion des places.

sur ces faits, le 21 janvier, par M. Udilon Barrot, le

sonseil affecta de les traiter avec dédain, mais se dé-

ui et son employé, en arguant d'une ancienne tolé-

ière de vénalité des charges de la Cour des comptes.

> le gouvernement fermait volontiers les yeux sur des

ecrètes, par lesquelles un référendaire ou un conseiller moyennant indemnité pécumaire, sa charge à un

ont il s'engageait à obtenir la nomination. ily

: cette tolérance, d'ailleurs abusive, au trafit opéré

atre M. Petit, en vue d'un autre emploi, et d'autre

tre et son secrétaire.

té amnistia le ministre par un ordre du jour pur et

ion de l'adresse s'était ouverte le 17 janvier et fut, selon sion d'une revue de la politique intérieure et extérieure. ux orateurs de l'opposition ÿ prirent part. M. Thiers --Pagès démontrérent que la gestion des finances mea banqueroute. MM. de Tocqueville et Dillault firent le ant de l'éjat moral de la France. MM. de Lamartine, uin, Barrot prouvérent, el M. Guizot dut reconnallre es traités avaient été vivlés par l'Autriche et que le , surnommé par ses sujets le roi Bomba, avait agi avec

té sauvage. M. Thiers encore et M. Barrot Grent

isse, la politique française à la remérqué …chienne, C'est à ce propos que M. Thiers ft es le déclaration : « … On dit que les hommes qui x triompher en Suisse sont radicaux, car on croit avoir lou accusant de radicalisme. Je ne suis pas radical, les radicat bien. Mais, entendez hien mon sentiment : je suis du part volution, tant en France qu'en Europe. Je souhaite que le ment dela Révolution reste dans les mains des homme mais, quand le gouvernement passera dans les mains moins modérés que moi et mes amis, dans les mains dé ardents, füt-ce des radicaux, je n’abandonnerai pas pour cela, je serai toujours du parti de la Révolution. ; se souvenait, en 1848, du rédacteur de la protestatio 1850. M. Guizot fut obligé de désavouer ses menaces d'ir armée.

Aux « passions aveugles et ennemies » du discour commission de l'adresse proposait de substituer entrainer gles. L'opposition repoussa énergiquement cette atténu: sante. MM. Duvergier de Hauranne, Barrot, de Rémnsat, le droit des députés et des ciloyens à organiser des b proposérent divers anendements. M. Guizot, M. Duchà rent contre les banquets de l'article 291 du code pénal rent que, si le gouvernement avait jugé convenable de jusqu'alors, il les interdirait désormais; les deux minist sérent hautainement tous les amendeunents, mème ceu: sentaient des députés qui n'étaient ni aveugles. ni « mème entrainés. Tous, en effet, furent suc: vemen l'ensemble de l'adresse fut voté, le 12 février, comme l'' ministère. Une « volonté immuable » s'opposait à tou

Cependant, l'opposition ne pouvait accepter la théori des sceaux Ilébert que « tout ce qui n'est pas permis est C’est la doctrine inverse qui avait prévalu, jusque-là, d prétation de la loi. Avant n ême, la tin de la discussion « des électeurs du XIl* arrondissement de Paris avaient banquet pour le 19.

Le 14, le préfet de police, se fondant sur l'article % pénal, interdit la réuinon. Le comité du banquet se mi le patronage du comité des banquets réformistes; € nonça publiquement que le banquet aurait lieu le 22 f&v

moMaNCR DE AMILLET. — 1848.

Wrinion de la commission générale, la questio Vie. Lamartine déclara qu'il n'y asait plur faire sete de citoyens. Cet exemple entr:

tes Le 20, les journaux de l'opposition, en p & députés, recommandèrent à la population p…. ame.

arrivait à l'état le plus aigu : il fallait ou que l'o lou que la lutte s'engageñt par les armes.

vent, deux députés, M. Vitet et M. de Morny, ré avec les ministres, vinrent proposer aux mqui ouvrirait à la situat. mune issue pacifique mniés sé rendraient au 1c.al du banquet; un « ice, plncé à l'entrée, les avertirait de l'infraction. #tre : ils passeraient outre. Une fois réunis, l onnerait lecture de la loi et constaterait le € al. L'affaire serait jugée en premiére instance ,. ectionnel, puis serait portée, par voie d'appel et de Cour royale et en Cour de cassation, la magistrature suit ainsi à imterpréter la loi. C'était là un procédé légal, w peut-être, qui eût réussi dans un pays furmaliste gléterre, mais qu'il eût peut-être été diflicile de suivre aten France, où l'autorité a l'habitude, sinon le droit, relle-mème la loi l'en soit, la coml on extrème des radicaux s'y rallia; M. Ledru-Rollin, anc durent assister au banquet.

hoisi était situé dans une rue, aujourd'hui supprimée, Élysées.

s journaux publiérent un programme indiquant la place se réunir les diverses députations pour prendre rang léxe. Les gardes nationaux étaient invités à s'y rendre », sans fusils, et seulement avec leurs sabres inoffenroupant par numéros de légions et de compagnies. Celte & pour but d'assurer le bon vrdre du cortége eu le pla- 1 garde de la milice civique. IL plut au gouvernement 3 ce fait une convocation illégale de la garde nationale et n argument pour annuler la combinaison Vitet-Morny, banquet et déclarer qu'il serait empêché, au besoin,

son fut acceptée parla commission

MONARCHIE CONSTITUTIONNELLE, mèmé journée, M. Barrot demanda, en ééaner ss aù ministère. M. Duchâtél répondit que le gor

+ User in droit. Tout en rejetant sur celui-ci la re des ments, M. Barrot laissa entrevoir que les dépui par à la Intte matérielle.

; dans une réunion tenue peu après, la prés ' 3s décida de ne pas se rendréau harquet : qt seu sersistérent, entre autres Lamartine.

0 xe de la Concorde dût-elle ëtré déserte, dit: A4 saussent-ils se retirer de leur devoir, j'irai seul

son ombre derrière moi, »

wans la soirée, lé gouvernement fit placarder dés aff duisimit les textes de loi qu'il invoquait et avertissant 1

- trois sommations légales, tout rassemblément terait dit force, Aux bureaux de la Réforme, on agita la question d'armes ; MM. Ledru-Rollin et Louis Blanc s'y opposèn quement. à

Le 92, parut dans les journaux une note où les l'opposition expliquaient leur conduite par le désir d' fusion du sang et annonçaient qu'il leur restait à a grand acte de fermeté et de justice. Cet acte, c'était ur de mise en accusation du ministère, demande qui fut d la séance du 22, dont les règles parlementaires ne per qu'il fût donné lecture publique et qui fut imprimée da naux du 23. Le ministère mit une affectation de bravad pour que celte demande fût portée à l'ordre du jour.

Mais déjà cette vaine et oiseuse démonstration était dé les événements.

$ LI. Révouuriox nu 24 révair. — La résignation de abandonuer le banquet n'avait pu être assez généralems le matin du 22, pour qu'un certain nombre de citoyens surtout ne se rendissent pas aux endroits désignés, da rons de la Madeleine. Une colonne d'étudiants se pr M. Barrot, et, ne l'ayant pas rencontré, se dirigea ver Bourbon, grossie d'une foule d'autres persônnes.

Un peloton de garde municipale leur barra, un inst: de la Concorde, puis, les Voyant sans armes, les laissa p vés au palais législatif, ils demandèrent NN. Crémieux e remirent une pétition, puis regagnérent la place de 1aC cavalerie de la garde municipale exécuta des charges o

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