CHAPITRE PREMIER
Hotwar ile lle WEtbe. — L'Acte mdiitiunel. — Tentatives en Session des Chambres.
$L Reroun ve s'ile »'Etue.
France et de la domination sur
ün rôle pour duper la postérité, Napoléon a vou
J'orto Ferrajo, il m'avait ni plans, ni projets, qu'il n'était plus
« spectateur du siècle, » et que les événements seuls l'ontp il aol iée la France
venaient et leu fort au courant de ce qui s'y passait par Le; respondances ou des émissaires qui n'avaient à enl voyage ni bien long ni bien difficile pour parvenir à lie à Comme toutes les communications entre exilés et ymis restées
50 MONARGIE CONSFTUNONNELLE. 4
jours. À Lyon, it n'y eut pas mème cé simulsere dé résistän Lons-le-Saulnier, Napoléon rencontra un corps d'armée comm par Le maréclial Ney. Soldat intrépide, mas caractère mo, réclal ne sut pas maintenir ses troupes dans le devoir ni s' 18 tenir lui-même ; il sanctionna la mutinérie et se mit aux ri de Napoléon. Le gouvernement royal perdit là sa derniére el dé salut.
Du golfe Juan à Paris, la marche de Napoléon n'avait été qui long triomphe. Il rapportait sux soldats leurs glorieux soû il venait Les alfranchir ef les venger de l'insolénce des gent 1nes ; pour les paysinis, son retour mettait fin aux prétentio dales des émigrés, aux menaces de reprisé des bieris 13 il essayait de alter les populations urbaines par des pr liberté et de paix; on n'accéptait cependant les unes et les qu'avec une certaine défiance, ex on ne pouvait croire qu si tôt perdu lé goût du despotisme et des conquêlés,
Lorsqu'il approcha de Paris, les assurances pacifiques étaient! à peu près évanouies, Le 15 mars, les souverains alliés, que EX 1 velle du débarquement dé Napoléon avait surpris en pléin © de Viénne, lancèrent une déclaration portant que « Napolà naparté s'était placé hors des relations civiles ot sociales, 0h comme ennemi el perturbateur de la paix du monde, il s'était Ti à la vindicte publique; qu'ils emploieraient tous leurs ré réuniraieut fous leurs efforts pour garantir l'Europe de 10 tenta qui ménacerait de replonger Les peuples dans les dés etles malheurs des révolutions. »
Sauf 1 manifestation des olficiers en demi-solde, lac Paris fut morve et glacial. Napoléon ne put pas ne point Ie res quer et en fut troublé. Il venait de relever l'Empire, mais l'Empts d'il yann an était devenn aussi impossible que ls monarchie droit divin. Si, dans ls dix mois qui venaient de s'éconler, France s'était progressivement détachée du gouvernement rop malgré les garanties écrites. dans la Charte, ce n'était pus pour) tourner à l'arbitraire du gouvernement impérial. De l'ilé EI Napoléon avait vu cbsir à cet égard et il rentrait, résolu à Hire moins témpdrairenent, les concessions indispensables, Il son ministère de mars 4814, moins M. Molé ét M. de Montalivel, 4 remplaça, le premier à la police par Fouchié, le sécond à Tintèi par Carnët, C'était ce dernier mom qui faisait le caractère du cab #4 donait nr gage sux citoyens attachés aux principes dé la RÉvEs
52 nokRORE cosérTnOxSELLs, | “forts contre Napoléon Bonaparte et ses adhérents, afin dele n
hors d'état de troubler désormais la paix générale, Chaque rain s'engageail, en outre, à tenir constamment en campagn@ tit effectif complet de 150,000 hommes avec une artillerie suflisatilé et à ne poser les armes que quand le but de ls guerré serait allé Toutes les puissances européennes, sauf la Suède et Le Port adhérèrent à ce traité. Le 31 mars, une convention militaire Lait La formation de trois armées : la première, de 344,000 hormis commandée par le prince de Schwartzenberg; la snconile, 250,000 hommes, aux ordres de Wellington et de Blûchér; Hi En sième, de 200,000 hommes, sous le commandement d'Al C'était done une masse de 794,000 combattants qui allait # la France, »
Napoléon connut ces dispositions au commencement d'avril 0 n'est pas être témiéraire de croire que, méme en souhaitant paix nécessaire pour lui, ilavait prévu que les souverains n feraient pas sans combat une révolution qui détruisait lear de 1814. Aussi, dès les premiers jours de sa réinstallation aux: leries, Napoléon avait, sous apparence de simple précaution, donné des travaux de fortification autour de Lyon et de Par prescrit de remettre en état les places fortes endomnngées oi de" garnies par l'invasion.
l'endant que la France était encore ignorante ou incertaine: guerre, Napoléon avait à compter avec les exigences libérales: épinion publique qui n'entendait pas se contenter de sinip vagues promesses él voulait des garanties réelles, c'est-h-dire Constitution. 4 Napoléon n'avait épargné les railleries ni à l'octroi de la Clare ni aux dix-peuf années de règne de Louis XVIII, ni à ka 1 tion des anciens usages monarchiques. Or lui-même faisait c@ avait reproché à Louis XVII et tombait à son tour dans le M des princes dépossédés ét réintégrés, qui croient volontiers durant leur absence, le pays où ils régnaient n'a pas véeu, n'a été gouverné et se trouve, à l'heure de leur retour, juste an mêmes point qu'au moment de leur départ. Napoléon ne tenait pas compil | des ouxe derniers mois écoulés et il reconstruisait l' pièce, comme si la France de 1815 était restée la France dé asie Cependant, les avertissements ne lui manquaient pas ét ilme, pourait pas ne pas les entendre. Carnot l'avait engagé à rompre avec toul le passé impérial, à rétablir la République, à convoquer |
forme à l'Assemblée dévant laquelle il avait eu à parler. Du moins il revendiquait hautement les libertés nécessaires.
Napoléon écouta patiemment la lecture de celte délibération, il répondit seulement à la premiére pensée. disant qu'il devait au peupleset devait tout faire pour Jui. Il s'abstint de toute p reltive au programme tracé par le conseil d'État.
LaCour de cassation, la Cour des comptes, la Cour d'appel, E titut parlaient dans le même sens. Le Conseil municipal de Pari disait + « Sire, les premières paroles qui vous sont échappée rentrant sur le sol français contiennent la promesse d'une tion digne de vous et de vos peuples ; cette promesse ajoute à les sentiments que nous vous devons, ear les Français, qui vous &i naissent, savent bien qu'une Constitution garantie par vous, ne. pas aussitôt violée que promulguée, »
Il y avait dans ces derniers mots une allusion à la Charte, peut-être y avait-il aussi l'intention secrète d'avertir l'em de la défiance que rencontraient les dispositions libérales de léon. L'empereur lé sentit peut-être : il né répondit pas à partie de l'adresse municipale.
Quoi qu'il en soit, un tel accord entre des corps officiels, © posés d'anciens fonctionnaires impériaux, ne tenant pas leurs Hi de l'élection, était un symplôme grave, un avertissement qu'il Fallait pars mégl
Aussi Napoléorr en était-il frappé ; il disait qu'il ne récontial pas La Franée, que les Bourlions la lui avaient gâtée. « 11 était frayé, dit M. de Lavalette, de l'énergie de tout ce qui l'entour: Les onse mois du roi nous avaient rejetés en 1799 et l'empes s'en aperçul promplement, car il né retrouva plus ni la soumss ui le profond respect, ni l'étiquette impériale. +
Féut-être cependant, si l'habitude du despotisme, sà l'infatathun dla pouvoir, n'avaient pas effacé chez Napoléon tous les 01 ilu jeune Bonaparte, eût-il reconnu Le grand souffle de la tion, abattu mais non pas anéamti ou 18 Brumaire et qui avait re pris son essor depuis un an. Si quelques vois redemandaient avr Carnot la République, la trés-grande majorité de la nation, celle qui, en juin 1814, s'était ralliée à la Charte, même « octroyé, mème défectueuse, maintenant que la Charte était emportén aveu les Bourbons, éxigeait une Constitution plus complétement libérale et surtout n'émanant pas du bon vouloir gracieux d'un souveraine" mais discutée publiquement ot adoptée par une Assemblée de re
36 MONARGULE CONSTITUTONNELLE,
Aprés une élaboration préparatoire, une sorte de comité se réunit, sous la présidence de Napoléon, pour examiner un projet de Ce stitution.
Le projet sénatorial d'avril 1814, que Louis XVII n'avait voulu se laisser imposer, était inspiré par les réminiscences Constitution de 1791. Les rédacteurs de la Charte y avaient meilleur de leur besogne. À son tour, le comité de 4845 allait pu à ces deux sources antérieures, en Lenant compte des rep 1 à la Charte et des réclamations dé l'opinion publique.
Napoléon se montra de facile composition sur ce qui cons l'essence mème du gouvernement parlementaire : poavoir d semblées, liberté de discussion, responsabilité des ministres, Ale individuelle, liberté de la presse, jury. Le premier point sur és il résista fut l'hérédité de ln pairie; il l'attaqua par des né manquent pas de force. « Où voulez-vous, dit-il, que jé les éléments d'aristocratie que la pairie exige? Les ancienn tunes sont renversées; plusienrs des nouvelles sont 1: cinq ou six noms historiques ne suflisent pas. Sans souvenits, 8: éclabhistorique, sans grandes propriétés, sar quoi ma pairie t-elle fondée? Celle d'Angleterre est tout autre chose; elle esls dessus du peuple, mais elle n'a pas été contre le peuple, @ les nobles qui ont donné la liberté à l'Angleterre; la Grande ls vient d'eux; ils ont grandi avecla Constitution et font un Mais, d'ici à trente ans, mes champignons de pairs ne des soldats ou des chambellans; l'on ne verra en eux qu où une antichambre. »
Le même homme qui montrait si vivement l'in chaine d'une pairie héréditaire avait pourtant, création d'une aristécralie nouvelle à laquelle ne manquaient fl souvenirs glorieux, ni l'éclat historique, ni les grandes forius wi même les talents législatifs et oratuires, La vraie raison ait faire rejeter l'hérédité de ta poirie, Napoléon ne la parce qu'elle eût frappé, en même temps, l'hérédité de la ds c'est qu'il n'y avait plus de racines en France pour l'hérédité cralique ni souveraine, Le fils de Napoléon n'était pas. é régner, L'éclat de la noblesse impériale né s'est pas transmis à une seconde génération.
Cependant, cédant aux raisonnements théoriques de. Constant, et aux instances, peut-être intéressées, de 4res, Napoléon se décida à admettre la pairie héréditaire, -
5 MOSARGHLE CONSTICUTIONNELLE.
viles, administrati udiciaires, financières, qui se rattachaié loutes aux canstitutions impériales. Benjamin Constant et ses laborateurs se laissérent persuader, oubliant qué ces n stitutions avaient pu, depuis dix mois, vivre côte à cûle a1ëg Charte.
Du moment-que An Constitution nouvelle ne devait être, annexe des précédentes, il semblait logique de ne pas la:
A un mode différent-d'approbation. À celle considération, Napo ajouta l'inconvénient de-faire des élections, puis de débatt questions constitutionnelles dans le momeut où la guerre nénte allait rendre plus nécessaire que jamais l'union, des es ét l'autorité souveraine de l'empereur.
Éutre les considérations de principes et les raisons de fait, jumin Constant, l'homme des théories, pencha pour les ñ tandis que les membres qui, comme Carnot, Decrès, Ga avaient pratiqué les affaires, restèrent fidèles au principe etre tèrent pour que la Constitution fût soumise à une Assemblée bérante. On leur a reproché d'avoir tenu à là forme plustq fondet sacrifié la liberté réelle au dogme abstrait de la soi neté le. Mais, ici la forme emportait le fond et Ko n'allait pas sans la souveraineté. Que venait-on, il y a qu mois, de reprocher à Louis XVII? Non pas certainement d'avoir) une Constitution peu libérale, mais de ne l'avoir pas Eait tionner par la Chambre; non pas d'avoir restreint la liberté,” d’avoir mis de eôté la souveraineté nationale pour ne laisser êf
© ner Charte que du bon plaisir royal, ce qui impliquait bon plaisirpourrait retirer ce qu'il avait octroyé. On ne vo pas qu'il en püt être de mème avec Napoléon ; voilà pourqua hommes de principes insistaient pour que la Constitution fût par les représentants de la nation. Napoléon écouta et ne ré point.
Le 91 avril, une dernière séance fut Lenue pour revoir l du projet. Les mêmes mernbrés reproduisirent leurs observati avec une insistance plus pressante. Napoléon promit d'y réfiéeti Le résultat de ses réflexions fut que le lendemain, 22, le Mo pulilia le projet, sans modification, e'est-5-dire sans interveu d'une Assemblée délibérante; il était promulgué directément | l'empereur, sous le simple titré d'Acte additionnel aux Consti
de l'Empire.
D'après le derniér article, le peuplé français interdisait aux
60 MONXARCINIE CONSTITUTIONNELLE.
pour rendre notre belle France libre, pour me proclamer sat fire mier citoyen. » À Lyon, il disait : « Je reviens pour concouriryat les représentants de la nation, à la formation d'un pacte def qui conserve les droits et les libertés des Français. Je nexi point, comme Louis XVIII, vous octroyer une Charte révocable, veux vous donner une Constitution qui vienne du peuple moi. » De si solennelles promesses abouissaient à quoi? À plément aux Constitutions de l'Empire, signé uniquement delle pereur et concédé par lui, ce qui ne différait pas beaucoup del troi fait par Louis XVIL
LL est vrai qu'un décret portait que l'Acte additio soumis à l'acceptation du peuple français, au moyen de déposés dans les mairies, aux sécrélariats des admini bliques, aux greffes des tribunaux, chez les juges de paix) les nolaires, et sur lesquels chaque citoyen, en regard de son formulerait son vole par oui ou par non. C'était le procédé votes pour le Consulat à vie et pour l'Empire; on savait à pression obéissaient ceux qui votaient oui, à quelles n posaient eux qui voteralent non; aussi ne considérait-on c#M que comme au piége, une véritable jonglerie,
Le résultat de cette votatiou devait être proclamé, avecÆf appareil, dans une solennité publique, convoquée d'abord! 96 mai, puis remise au 1° juin, dans le Champ de Mars, 484 et à laquelle Napoléon avait donné le nom de Chæmpr Louis XVIL avait cherché le mom de sa Constitution le moyen âge ; Napoléon remontait jusqu'à Charlemagne et del.
$UL Le Cnaur ve mur. — Cinq millions de Français étaient, d'après la législation d'alors, appelés à donner frage sur l'acceplation de V'Acte additionnel. Treize cent mil térent Oui, quatre mille deux eents votèreut Non. Let voulut voir que la différeuce entre ces deux chüffres, sans pren en consilération l'énorme proportion de ceux qui avaient réf de voter. Le dépouillement des votes avait été apéré par Hes léges électoraux qui étaient convoqués au Champ dé mai, atéeil députations des gardes nationales, celles de l'armée el les gr corps de l'État.
Le Champ de Mars avait été disposé d'une fnçon un peu: pour celle cérémonie, qui altira la foule, toujours avide de cles et d'apparat.
choqué de voir, en de telles circonstances,
arriver avec la pompe luxueuse d'autrefois : voiture toute atielée de huit chevaux, suivie d'une foule d'autres voitures, somplueuses, conténant les gens de cour. L'empereur
it une tunique en talfetas. cramoisi, chamarrée d'or, el, parun manteau en velours violet ; ses frères étaient enlièrovêtus de Haffelas blanc. Cet nccoutrement d'opéra-comique aux ruilleries et au rire, dans un moment où tout aurait dû bograwe et sévère. Pages, écuyers, hérauts d'armes, chambelmaravolaient autour des voitures. C'était tout l'appareil du jour nt ; mais il y avait un siècle entre 1804 et 1815, et ce part semblé imposant sous les voûtes assombries de Notre-
Des bizarre et était, pour lé moins, déplacé au Champ = Li cérémonie officielle commença par une messe, après laquelle un dés membres des collèges électoraux lut une adresse à empereur, puis le résultat des votes fut proclamé, et l'acceptation Mefläciwadäitionnel promulguée par un héraut d'armes.
Mapotéon prit alurs La parole. I protesta que la France avait tou- Pam ité objet unique et constant de ses pensées el de ses ac- Ft qu'éson retour ide l'ile d'Elbe, il avait compté sur une longue pa ms que les souverains étrangers voulaient faire la guerre pouneniever à la France ses frontières du Nord ainsi que l'Alsace ile Lorraine. 11 fallait done se préfisrer à combaitre, mais auparasant Il avait voulu constituer là nation.
Puis, Napoléon faisait appel au patriotisen de lus les citoyens, et sanalait à l'indigoation pt
Mmesiroits sont les siens; mon “honneur, ma Deloire, ee Ulent/ne peuvent être que l'honneur, la gloire, le bonheur 4 e ta
LE MONARCILÉ CONSFITUTIONSELLE,
Cela fait, commença la distribution des aigles, Napoléon nonça celle brève allocution : « Soldats de la garde nation l'Empire, soldats des troupes de terre et de mer, jé vous. l'aigle impériale aux couleurs nationales ! Vous jurez de Isaiés fendre, au prix de votre sang, contre les ennemis de la qiriel Vous jurez qu'elle sera toujours votre signe de ralliensent L jurez!... »
Vue immense acclamation : Nous le jurons! répondit à esl
es
Chacune des députations vint recevoir son aigle des on Napoléon, qui leur adressait quelques paroles d'eneon n de souvenir. Il dit à celle de la garde nationale, de Varia se Ye jurez de ne jamais souffrir que l'étranger souille de nouveau, pitale de la grande mation! C'est à votre bravoure que je.la: ferai! » Hélas! l'Empire allait, dans un avenir bien prochai mener l'étranger à Paris pour la seconde fois, et ce ne devait dre la dernière.
La distribution achevée, les troupes détilèrent devant. Napolèt le saluant d'énergiques acclamations et de serments réitèrés. \
Ave, Cœtar, morituri te salutant, Ceux-là, du moins, ou leur serment:
SIV. Prbrauanrs miuvares. — Si, au retour de l'ile 4'Elb poléon avait essayé de faire illusion à l'opimon publique, Jui n'y ervyait pas, ou, loul au moins, en doutait. Aussi, s'0 tout aussitit de se préparer d'la guerre.
Le gouvernement royal lui laissait un effectif mi 200,000 sobdats, réduit par les non-valeurs à 173,000, Qu Sénéraux ardents lui conseillaient de se jeter iminésliatemente ave celte armée sur la Belxique et les Provinces rhénanes, alt imeitre la barrière du Rhin entre lui et les coalisés. Mais, otre que ceux-ci restaient maîtres des principaux passages ab feu les nécessités de l'intérieur l'obligeaient à laisser en France forces qui ne bui auraient pas perntis d'entrer en ligne ave ressurces suffisantes, Il ne voulut donc pas risquer ur. dangereuse el se borna à faire des préparatifs avec autant vité que de secret, afin de we pas alaruer l'opinion. p d'inspirer aux souverains étrangers toute confianes dates Les qi rances dé paix qu'il tentait de leur faire parvenir.
Lorsque la convention militaire du 27 mars éjant connue Frances, il n'y eut plus ni clamce de paix ui nécessité dé mryut
MONARCHIE. CONSTITUTIONNELLE, nacée, que les Allemands prétendaient reprendre l'Alsace. Lorraine. C'était là une hypothèse destinée à surexciter le ment patriotique.
En adhérant, au nom du gouvernement de Nassau, à li @ tion militaire du 27 mars, le baron de Gagun disai La est entourée d'un triplé rang de places fortes qu'elle n'a ae ni conquises par des moyens légitimes. L'Alsace partieuli est dans ce cas... Si les armées françaises sont défaites une/s8 fois, il ne peut plus être question d'une paix comme € Paris. »
Ce que le diplomate ne disait pas encore très-expliciten journaux, des brochures le proclamaient hautement en magne : le démembremient de la France devait être le but. fin de la guerre, La Prusse se montrait la plus âpre, la pli acharnée à cette croisade contre notre patrie. Un journal, sous l'influence du baron de Stein, membre influent dé la tion, écrivait : « Il faut exterminer cette bande de cinq cent brigands (c'est de l'armée française qu'il s’agit); il faut faire il faut déclarer la guerre à toute la nation et mettre hors la 1oû peuple sans caractère, pour qui la guerre est un besoin. France partagée ou les chaînes de la France, voilà notre all tive... Si nous avons de justes motifs pour vouloir que Napolé
paraisse de la scâne politique comme prince, nous n'en.
8 de moins grands pour anéantir les Français come p . n'est pas besoin pour cela qu'on les égorge, il sulfira de donner beaucoup de prinees au Jieu d'un empereur et dé ganiser à l'instar du peuple allemand. Le monde ne peut res en paix Lant qu'il existera un peuple frança ÿ done en peuples de Neustrie, de Bourgogne, d'Aquitaine, ete. 5% se dévorerant entre eux, mais le monde sera tranquille pou siècles... »
Dans une proclamation officielle, le gouverneur prussien: Provinces rhénanes sécrisit que « les braves Teutons » ne maient ni pour rendre à la France des princes « dont elle ne pas » ni pour chasser un guerrier dangereux, mais « pour di cette terre impie que la politique des princes ne peut laisser su cn pour nous indemniser par un juste partage de ses
vinees… » 1 annonçait qu'une » sage administration » saisi
masse des « hiens nationaux illégitimement acquis, pour en ser de nobles dotations ; qu'ainsi les princes et les sujets all
Les éevr houns, — 1815. & trouveraient, les uns dés vassaux, les autres des hiens dans an pays où les baïonnettes allemandes maintien-
une térreur salutaire. »
doute l'Europe en général, l'Allemagne en particulier, en assez à souffrir de la domination dé Napoléon pour que trée au pouvoir dût alarmer les souverains et les déter- 4 prendre des précautions militaires; mais ils sortaient de lorsque, voulant renverser le gouvernement
WFrmesmcceptait, ils prenaient l'initiative de la guer Mslangagequi rappelait le fameux manifeste de Branswick de- Polaire #t produisit en France quelque chose de l'élan de Mélesanciensinilitairesralidésaccoururent en foule sousles drades bataillons de garde nationale mobile et sédentaire s'orrapidement,
| Metéides furcts officielles, l'initiative des citoyens créait de marelles ressources pour La résistance contre l'étranger. Des fé dénitions se formaient entre les citoyens d'un même département md'utembme provines qué l'âge où les occupations empêchaient Ie quitter leur foyer. L'exemple partit de la Bretagne. Le 25 avril, slétérés bretons, réunis à Rennes, proclamérent leur résolution den danser pour défendre Ia liberté ét l'empereur, s'obligeant, à Dapeemre réquisition de l'autorité publique, à porter un secours pranpééteflectif partout où hosoin serait, et à se prèter mutuelle- Men assliance et protection. » La fédération devait se dissoudre Mere empereur déclarerait que la patrie n'est plus an
Isere de trop zülés serviteurs pour dénoncer à Napo= lnlstiération bretonne. Mieux renseigné, il se borna à dire : Me p'estpas ban pour moi, mañs c'est bon pour la France. »
Le Hrétagne l'idée s'étendit à plusieurs provinces; les fédéra- Bent se multipliérent. À Paris, Is population ouvrière, où il y ava: Lei d'anciens soldass de la République et de l'Empire, se fédi Lanvriers des deux fanbourgs SaintAntoine et Saint-Ma Blentau nombre de vingt-cinq mille. Passés en revue au C: mel par Napoléon, lé 44 mai, ils lui remirent une adresse ne que, l'année précédente, la garde nationale de Paris ax
drap} diroétion, réduite à prendre conseil d'elle- smèr que, presque tous, ils avaient fait avec 1 hrs ra celle de ln-gloire, ils le supplisient de 1 des srmes, out ls juraient de ne se servir que pour défendre sa “
cause et celle de la patrie : « Nous ne sommes, chine ni mins, les instruments d'aucun parti, lesagents d'aueun
Cette petite armée improvisée, oc langage ferme-et) pair touéhérent Napoléon; il répondit aux fédérés parisiens qu'il. tait leur offre, avait confiance en eux et leur donnerait des « Soldats fédérés, ajouta-tl, s'il est des hommes nès hautes classes de la société qui aient déshonoré le nom l'amour de ka patrie et aliment de l'honneur oies L conservés tout entiers dans le peuple des villes, les Hrabétans campagnes et les soldats de l'armée, »
Dirigées, en apparence, contre quelques défeetions inditid ces paroles visaient, en réalité, toute la parte éclairée et gente de la nation, dont Napoléon avait, pendant son règne, senli et impatiemment supporté la sourde résistances) aprés le20 mars, il voyait, en face de lui, l'opposition: 0 L persévérante an relèvement du despoiisme.
Ainsi que tous les souverains absolus, Napoléon épro éloignement instinetif pour les mouvements spoutanés des populaires. La première effusion passée, il revint à sa il entendait, d'ailleurs, autour de lui, parler svéc une sorte reur de ces bandes irrégulières, aux costumes disparates, pelsient les « hordes révolutionnaires. » 11 laissa de cbté les. et, tenant dérisoirement sa promesse de les armer, il ft dans leurs corps dé garde un certain nombre de. fi les hommes de service étaient munis à tour de rôle; ile que cette force populaire ne devint une arme entre les répulilicsins.
SV. Tesranves ex Vexoée. — Les royalistes n'avaient, fendre leurs princes et leur drapeau. À Pris, rien. n' mème essayé. Le duc de Bourbon, envoyé dans l'Ouest, trouvé que de Fhésitation et avait dà se retirer prom Lordesux, la duchesse d'Angoulème avait montré une ên féminine, mais la défection des troupes avait rendu doute impossible. Le dacd'Angoulème, à Lx tête d'un peut 20e 1roupes et de volontaires, avait essayé d'agir dans ja Drônsés: des engagements dé pou d'importance, il éprouva un éel solbuts, nie (ois en contact uvec ceux de Napoléon, l'ab néreut; dés volontaires furent dispersés par Les gantes mè et ln duc fut Énit prisonnier. Sur un ordre dé Napolées, s'embarquer à Cette.
Fr] :
MONARGITE CONSTITUTIONNEL, choix désagréable à Napoléon et l'on n'était pas sans inq la façon dont l'empereur l'accueillerait. Napoléon préalablement une entrevue avec l'élu de la Chambre, prouva la nomination. En prenant possession du fauteuil, veau président prononça les paroles suivantes : « Je n'ai à ni de principes ni de conduile. Vous me verrez uni à Vi et tout dévoué à la patrie, à la justice, à la liberté, à la de la France, à son indépendance, à la paix du monde et au de l'humanité. » 4 Dans la séance du 6 juin, la Chambre reçut comm liste des pairs, qui étaient tous à la nomination de G il Cette excita un mécontentement causé non par les pairs, mais par celte circonstance que la moitié d'entre eux tenait à l'armée, ce qui semblait indiquer la pensée de fair dominer dans cette Chambre l'influence militaire, La séance solennelle d'ouverture, fixée d'abard aa 4 j été reculée au 7. L'empereur y parut ilans le costume {iréétes Champ de mai et reçut d'abord le serment des dépulés et dies pu puis il dit :
* Depuis trois mois, les circonstances et la confiance dis js m'ont revêtu d'un pouvoir illimité, Aujourd'hui, sir le plus pressant de mon cœur : je viens commencer 1x chie constitutionnelle.
« Les hommes sont trop impuissants pour assurer l': institutions seules fixent les destinées des nations. Nos h sont éparses; une dé nos plas importantes occupations sera di réunir dans un seul cadre et de les coordonner dns un& pensée. Ce travail recommande l'époque actuelle anx gén futures.
« J'ambitionne de voir la France jouir de toute La Wih sible : je dis possible, parce que l'anarchie aspire tonjours ant vernement absolu.
« Une cxalition formidable de rois en veut à notre indé les armées arrivent sur nos frontières. « La frégae la Melpomène à été attaquée prb cons lerrande, après un combat sanglant contre un vaisseau 74. Le sang a coulé en pleine paix.
» Nos ennemis comptent sur nos divisions intestines. Les rassent blements ont lieu; on communique avec Gand, comme er LA avec Coblentz. Nes mesures législatives sont indispensables ; c'est}
10 MONANGIIE CONSTITÉTINXAELER.,
die l'attaque. Tous les deux furent discutés dévant Jui par néraux qui se prononcérent en sens divers. Napoléon ndapta cond, plus conforme à son génie militaire el présentant le
avantage, d'abord de ne pas livrer les départements du
V'Estaux dévastations de Fennemi; puis, si, comimé äl bien, 1 frappait un coup terrible sur la première armée rencontrerait, il lui serait plus facile de traiter aussitôt def
Sur la frontière des Alpes ét du Rhin, où l'ensemni tie artiver prochainement, il devait échelenter 55,000 sês ‘en plusieurs corps d'armée, dont l'effectif, d'abord devait s'aceroltre progressivement. 50,000 hommes Vendée,
Le premier choc devait évidemment venir de Belgique, Wellington avec les Anglais et où se dirigeait Blucher Prussiens. Aussi rapidement, mais aussi secrétement qué Napoléon avait réuni le long de notre frontière dé ce belle armée de 128,000 hommes. Malheureusement, im! pour major général l'exnct et soigneux Berthier, qui, s'étant) à la Restauration, n'avait pas o$é revenir à l'empereur, l'avait remplacé par le maréchal Soult, moins apte à obs etque son élabige de zèle royaliste avait rendu: impo; l'armée.
Arrivé à Avesnes, le 14 juin au matin, Napoléon adress, troupes une de ces proclamations où il savait si Lien parier dat. I évoquait le souvenir des batailles "de Marengo et de land, dont c'était ce jour-là même l'anniverwrire, des d'Austeniuz, dé Wagram, d'Ièns, À ceux qui avaientété niers des Anglais, il rappelait Les souffrances des portoss
ï peut-être, iln'arait pas lui-mines fl lges, les Ilanovriens ét d'autres, prêts à se de Ea'csalition ; il annonçait des marches furcées, des des périls, mais aussi la victoire, qui devait assurer les l'honneur et le bonlieur de la patrie.
Si Napoléon croyait à la déféction possible de certains gents de ln colitiun, il était ben mal baines que sa domination avait suscitées au delà da Mine supposait oubliées après moins d'une année, et nous les avons vreparaltre aussi ardentes, aussi implacables, aussi sauvages plus dé soisante ans.
C'était précisément l'armée ln plus ivre de hainé -cobtré)
72 MONARCUIR CONSTITETIONSELLE.
dénonçail Ja proximité d'une armée française. Il y eut Eau table trahison que des sentiments politiques ne sauraient atl Bourmont était libré de ne pas servir Napoléon: tmais, ayant du service, il ne devait plus l'abandonner, { À Charleroi, Napoléon fut rejoint par le maréchal Ney, donna le commandement de deux corps (environ 43,000 avec ordre d'aller occuper au plus tôt la position des Q : pour empêcher les Anglais de porter secours aux Prussiens.” Ceux-ci, surpris par l'attaque française, plièrent et rec un de leurs corps cependant résisia assez pour donner aus l'armée le temps de se rallier. Napoléon ne les poussa tige ce jour. Ney, entendant le canon derrière lui, ré Napoléon, qui le renvoya, en le pressant d'aller aux Bras.
SU. — Buraiiie ve Liëny. — Le 16, Napoléon fait ses d pour | livrer bataille aux lrussiens, expédié de nouveau à Neyil de s'emparer des Quatre-Bras, et, cela fait, de détacher: æaine de mille hommes, pour prendre les Prussiens à 1
C'est seulement dans l'après-midi, entre deux et: troisfié que Napoléon commence l'attaque. Le général Vandamame village de Saint-Amand, mais ne peut le dépasser, arrétèp violent feu d'artillerie : Gérard se jette sur Ligny et l'arrati Prussiens, qui vainement tentent plusieurs fois de le Pendant cé temps, Napoléon envoie encore un ordre pour. Ney, et expédie Labédoyéro pour ramener une des divish réchal,
Napoléon fait avancer sa réserve pour lonrmer Les toutes les forces sont engagées. Ligoy est attaqué de flanc. Blucher se lance à la Lète de trois régiments de an rompre les Français, el manque de périr ou d'être pris dans, charge désespérée. Entin, à beurés du soir, les améflent on retraite dans la direction de Warre, afin de sem aux Anglais.
l'armée ennemie n'était que vaincue elle aurait dà être Maïs, aux Quatre-Uras, Ney avait altèqué tardivement, 1e doauë à Wellington le temps de renforcer le détachement}: en observation. Ney eut affaire à 40,000 hommes, sr
74 MONARCHIE CONSTITUTIUNNELLE +
Grouchy ne put se mettre en route qu'à deux heures et, marchant par des chemins défoncés, sous une pluie battante, arria seulement à sept heures à Gembloux, où il ne recueillit que de vagues informations ; il les transmit à Napoléon, qui renouvela les ordres déjà donnés.
Cependant Blucher avait activement employé les loisirs que ki laissait Napoléon; ses différents corps et lui-même avaient marché toute la nuit du 16 au 17, toute la journée du 17, et, lesoir de œ jour, l'armée prussienne tout entière, soit environ 90,000 hommes, était concentrée à Wavre.
Dans la journée, un officier, expédié par Blucher! avait annoncé à Wellington la perte de la bataille de Ligny et la marche des
. Prussiens. Wellington répondit qu'il allait se relirer dans la diree= tion de Bruxelles et qu'il livrerait bataille, le lendemain, à Mont- Saint-Jean, s'il pouvait compter sur deux corps prussiens.
n put opérer sa retraite sans être sérieusement in-
\ Napoléon array vers $ heures du soir, à la Belle-
Saint-Jean, où était éonéeuirée l'ornês angl-allandase. IL était alors trop tard pour engager la bataille. Maïs, poléon, actif l'était autrefois, comme l'était en ce moment le vieux Blucher, n'eût pas perdu loute la journée du 47, il serait arrivé aux Quatre-Bras de manière à attaquer Wellington en plein mouvement de retraite, sans SCcours p le des l'russiens, et il eût gagné, le 11, le bataille qu'il allait perdre le 18.
SU. — Warensoo. — Le plateau de Mont-SaintHean, que cuu-
roi l'armée de Wellington, était à quatre kilomètres en avant d'un petit villaxe appelé Waterloo. où le général anglais avait son i l, et situé à 15 kilomètres de Bruxelles, avec lequel t par une route ouverte dans la forèt de Soignes, se ligne de retraite.
Wellington reçut de Blucher cette réponse à sa dépêche du même jour : « J'irai vous rejoindre non-seulement avee deux corps, mais avec mon armée tout entière. Si l'ennemi ne vous attaque pas le 18, nous l'attaquerons ensemble le 19. »
Cette position de Mont-Saint-Jean, Wellington la connaissait bien. Dès l'année précédente, il l'avait remarquée, étudiée, désignée comme champ de bataille.
ans l'armée française, personne ne la connaissait, bien qu'elle fût à quelques heures seulement de la frontière, et l'on ne possédait
MUNARGIITE. CONSTITUTIONNELLE.
détacha Lobau avec 10,000 hommes, en lui ordonnant de cli uné position où il pôt avec avantage tenir les Prussiens en
Pendant ce temps, Ney avait couduit contre la gauche ue attaque furieuse qui rencontra une résistance non mois rieuse, devant laquelle il fut obligé de se retirer, après de gt pertes respectives.
La Haie-Sainte était l'objet d'un combat semblable à celui d'His goumont. Le verger fut pris et repris, Dans un mouvemef retraite des Anglais, une division de cuirassiers français Les les poursuivit, et, dans un élan irrésistible, arriva sur le [I Mont-Saint-Jean , rompit l'infant hanovrienne , rs éarrés, et la dét en partie. Les gardes anglaises, pe Wellington, repoussèrent les cuirassiers jusque dans le vallon
A trois heures de l'aprés-midi, le feu roulait sur toute Isis des deux armées sans résultat marqué.
Napoléon modifie alors son plan primitif, abandonne l'atts gauche et se résout à tenter d'enlever, au centre mème, sp du Mont-Saint-Jean. C'est encore le maréchal Ney qui cond taque. La Haie-Sainte est emportée ; Wellington, pour abritens infanterie, que le feu de l'artillerie française décime au body plateau, la fit reculer derrière un pli dé terrain. Ney, croyait} mouvement de retraite, appelle à lui quatre régiments de siers, se mel à léur télé, et, malgré une grèle de boulets, sur le plateau. Les Anglais sont 1$, impassibles, formés en dans lesquels est retirée l'artillerie. Les cuirassiers se pré comme uné avalanche sur les carrés, Écrasant des files 2 ouvrant des bréches dans celte muraille humaine : mais les” se resserrent, les bréches se referment, les carrésne rompent, Ney fait avancer quatre auires régiments de cuirassiers. Toutes cavalerie tourbillonne avec fureur sur le front des carrés, qui li nent opiniätrément. Cette eflroçable mêle met le désordre escadrons français; Wellington Je voit, et lance sur eux trois gades de cavalerie. Les uirussiers sont ramenés et ponréuinié. les Anglais. À son tour, Ney charge cœux-ci avec les lanciers ete chasseurs de la garde, les rejette sur le plateau, les y sul, mas, refoulé par le feu d'artillerie, 1 redescend en bon ordre.
I était alors cinq beures du soir, L'armbe anglais m'était iméèe tulle part: Vers ki gauche, Blucher, arrivé de Wavre, avait! ailaquer gar Bulow le géméral Lohau, qui tint bon.
Lependint Ney, voyant sa cavalerie décimée par les batteries
Ce n'était pas Grouchy, mais le corps de Blucher qui entr ligne, et, par erreur, tirait sur les so | l'uniforme français.
Cependant Ney aborde le plateau, culbute la première iqel batteries anglaises. Mais, tout à coup, quand il se crÜit victol les gardes anglaises, conchées derrière un pli de terrain, sent devant lui ét fusiilent à bout portant la colonne récule, sans se rompre, attendant les renforts laissés à ls Sainte,
Bluéher avait fait promptement cesser la méprise de ses, pes, et, les réunissant aux Wartermbergeois, accablait Lohat cédait le terrain devant des forces supérieures ét la mennca| tourné. L'artillerie ennemie met le désordre dans ses rangs, 0 masse de cavalerie se prépare à charger.
Pour arrêter le mal de ce côté, Napoléon y dirige les. de Lagarde restés à la Haie-Sainte et sur lesquels com être soutenu.
Alors, il est huit heures du soir, Wellington quitte ss pa défensive et descend, à son tour, la pente du Mont-Saint-Jeai foulant la colonne de Ney, qui se replie sur la « C'est ici, s'écrie le maréchal, la clef de l'indépendance natio i faut tenir jusqu'au dernier. » Mais les efforts les plus héro se brisent contre des forces supérieures. Pour la cinquième Ja journée, le maréchal tombe sous son cheval tué, sans tn lui-tnême, sur le champ de bataille, Es mort qu'il y cherchait
Loliau, reaulant toujours, tenait encore tète aux disputait le terrain pied à pied.
La fausse nouvelle de l'arrivée de Grouchy avait réveillé les soupçons de trahison. Les soldats se débandaient, furaiont toutes les directions.
Napoléon lai-mème dut se retirer vers Genxppe, Seuls, æ carrés de la garde, commandés par Cambronne, hitisient en enveloppés d'ennemnis, et refusaient de mettre bas les déruières troupes du corps de Lohan, écrasées, se dis leur tour,
Il était neuf heures du soir, la nuit venait, Toute cette at si vaillante be matin, rompne maintenant, affolée par La pan emporte par la déroute, fuyait, fuyait au loin, jetant ses af méconnaissant ses chefs. L'armée anglaise, épuisée des eflurts|
journée, s'était arrètée sur les positions françaises, Mais Hi
80 MONANCHIE CONÉTITUTIONSELLE, le enmbat, qui reprit le lendemain, ét que Grouchy abandonmi recevant la nouvelle de la hataille de Waterloo. | Sur un ordre de Napoléon, il marcha vers la Sambre, puis en France. À Rethel, une dépêche du maréchal Soul lui prese) de se diriger sur Soissons. Là, il laissa son corps d'armée à intact, ‘et revint de sa personne à Paris. 1 Napoléon y était arrivé dans la soirée du 20 juin; il en étail le 12 : entre ces deux dates, l'Empire s'était écroulé pour conde fois, L