‹ Histoire des FrançaisChapitre 55 sur 90 · DEUXIÈNE RÉPUBLIQUE. — EMPIRE. — TROGMÈEE nérœu · texte numérisé non relu

DEUXIÈNE RÉPUBLIQUE. — EMPIRE. — TROGMÈEE nérœu

ments de crédit de mème nature, qui facilitérent les tri commerciales, rendirent d'immenses services à l'indes vinrent bien des ruines, épargnèrent des chämages et, | quent, l'aggravation de misère qui en fût résultée fata dont tout le monde eùt souffert.

Goudchaux, ayant quitté le ministère des finances (5 mar: placé par M. Garnier -l'agès qui fit décréter l'impôt des 45 Malgré les ordres donnés pour alléger les contribuables aisés, cet impôt, exploité par les ennemis de La Républi contre elle une des causes les plus actives de défaveur. pourlant pas une innovation, car les trois gouvernem rieurs avaient usé du même expédient sans soulever € aussi amères. Quand le gouvernement provisoire dépos voirs, cet impôt n'avait encore fourni que 80 millio ception en fut continuée.

Le 24 février, un des collaborateurs de la Réforme, ! sidière s'était emparé de la préfecture de police et s un peu malgré le gouvernement de l'Ilôtel de V vantait de faire de l'ordre avec du désordre. En el disposition directe aucune force régu il a surgés du 24 une surte de milice armée, blouse bleue avec une ceinture rouge. Ce vulgairement les Montaynards de Caussidière, remplag prèsla garde municipale, veillaient à la sureté de de maintenir un certain ordre dans les foules. chait surtout à assurer l'approvisionnement de la vil constituait pas une situation parfaitement régulière il pas l'heure d' r des conflits et il fallait se ents qu'on av Par son attitude prit e prêtait un peu aux : loutefois, le publie tenait compte de dE nes clfo,

Si les « onze dictateurs » se trouvaient Loujours d': les, il y avait cependant entre eu:

ni, de tempérament, de tendauces d'où

NES, qu

vouloir conserver la monarchie quand même, l'avaie leur habitude, conduite à sa perte, se moutraien premier moment de slupeur, les plus acharnès ro contre la République et s'ingéuiaient à la discréditer pi

16 DeuxÈE RÉPUBLIQUE. — EMPIRE. — Tools née Ledru-Rollin leur représenta avec énergie combien T'& de la troupe serait une mesure blessante pour l'armée « pas mérité d'être ainsi traitée.

Ces deux manifestationseurent le regrettable résultat def une sorte de séparation entre des habitantsd'une mème vi d’aggraver les dissidences persunnelles au sein du gouve

Ce fut, dès lors, un parti pris d'incriminer tous les ac vernement et de fomenter la division parmi ses membre sant la majorité modérée à la minorité violente et e celle-Jà de se laisser dominer par celle-ci. On propageait les mauvaises nouvelles, exagérées quand elles étaient ventées quand les véritables manquaient; on feignit d que l'on n'avait pas; on affecta la gène, on réduisit se on renvoya ses domestiques, on vendit avec ostentation a a bijoux, on déserta Paris.

La Révolution de Février s'était faite au nom du draité les hommes qu'elle venait de porter au pouvoir avaien la parole ou par la plume, revendiqué ce droit d'association et la pleine liberté de la presse. Consèque doctrines passées, ils laissaient toute carrière à ces divers Il y eut inévitablement des abus ; on en grandit outre portée. Des clubs nombreux s'étaient ouverts. La plupart suivis soutinrent, au moins dans les premiers temps, le ment provisoire; mais il s’en trouva d'hostiles. Certains qu'une misérable parodie des grands clubs de là Révolution, comme certains journaux nouvellement furent que de grotesques imitations des feuilles les plu de la mème époque. Peut-être quelques-uns de ces € ces journaux ne furent-ils que des spéculations imagine

é x l'opinion. Dans les clubs s0c

novation sociale tenant plus ou moins du commun communisme, dont on fit alors un si grand épouvants doctrine vieille comme le monde, qui a paru, disparu et ment reparaîtra encore à différentes époques, sans être ment redoutable, parce qu'elle serait un retour en arriè progrès. Ailleurs, on produisait des motions extravagante bien s'attendre à pareille explosion, après une si com pression. Les classes populaires ne savaient pas user de | quand et comment l'auraieut-elles appris? Sait-on mani

RÉPORRIQUE, — 1848. w ar e jimnais servi, et apprendrait-op à en faire dans les mains? Alors, comme plus tard, les : abandonnées aux réveurs on aux charla= J # tels dédaignérent d'y prendre à des idées saines et pratiques ce puissant ent. N'ayant pas eu le courage nécessaire pour parti, ils ériérent de toutés leurs ing contre

mauvais emploi.

‘te dont ambiidn dèçue se vengeait en clameurs L'menscé par une émeute populaire qui se porta s'y rendit de s1 personne et protégen, per l'ivsulteur du gouvernement. Tous les journs prolestérent contre une violence qui portait

e la presse française.

& ou #6 avmr. Les dissidences existant parmi les einem provisoire n'étaient un mystère pour Er n'était pas venue spontanément à quelques lab d'en profiter pour amener une scission éclatante tance de la minorité du gouvérnement, expulser la idérée comme trop modérée, celle pensée aurait été uggérée par les intrigues dés journaux réacti ires dominer les tendances attribuées à la majorité sur inorité, Quoi qu'il en soit on ne peut guëre révoquer lait existé un projet d'éliminer les membres modérés an Comité de salut public on à Ledru-Rollin, Louis et Albert sersient adjoints Raspail, Blanqui, Kersansie € combinaison était connue et peut-être encouragée mis du ministre de l'Intériour, mais d'autres y étaient

lorsqu'on lui en parla sérieusement, la re-

I pouvait désirer plus de fermeté, plus d'élan

‘du gouvernement; il ne voulait pas se substituer iens col

légues.

d'État populaire persisla néanmoins et fut sur-

: C'était pour lui le moyen d'effacer une n'avait pu se justifier, Une publication intitulée venait d'imprimer un Rapport sur l'émeute du dans les papiers de l'ancien ministre de l'in document non signé, était une dénonciation use contre Barbès, Martin Bernard et quelques

a Era où réglant tous les HE

outre, assurer de Emi

nt l'ouverture du scrutin.

‘dène, Ia nation lout entière était appelée à

ordau 9 avril, furent remises au 25 avril, aire à Ha fraction extrême du parti républicain qui ment indéfini, mais parce que

RE ent au pete

ns et qu'il les désirât républicaines. Entre les

2 présenter, s1 préférences devait appartenir avaient fit preuve d'attachement à Ja césentiment, le ministre de l'intérieur

et par-dessus tout, lé respect pour la li=

urs, ce respect n'était pas incompatible avec des , d'une manière générale, aux électeurs dans cette LS EN TE

Pau 98 Merier avait, tout d'abord, été accueillie dans les départements. Mais là, comme à Paris et 'hôstilté s'était biéntot produite, au nom de l'ordre, ils Bordeaux, à Rouen, à Lil, à Besançon, le.

locales: Asie régret= ‘de a tenue, non del'bonnêteté, indisposérent

D Ra Legs eur lutter contre e inspirait aux ouvriers et contre l'indisci- | l'épuration des officiers. 11 faitlit être maintenir où rétablir l'autorité du gousang.

dévos méprisés, vous voudriez changer dans sa forme, bdéce droit. »

Hint pas compte de ces paroles, on ne s'attacha qu'à la Wée et ce fut le teste de clameursindiguées de la part des Mmes qui avaient applaudi aux mantwuvres électorales de eL + document fournit aussi un moyen de ealomnier les ten | gonverement républicain, Dans ne cireulaire aux rec ropos des élections, M. Carnot, ministre dé l'instruction disait : « La plüs grändé erreur contre laquelle il faille les populations de nos campagnes, c'est que, pour être int, il soit nécessaire d'avoir de l'éducation où de la forat à l'éducation, il ést manifeste qu'un bon pays, avec ms et de l'expérience, représentera infiniment mieux à les intérêts de sa condition, qu'un citoyen riche et lettré,

la vie des champs où aveuglé par dés intérêts différénts

6 la masse des paysans. Quant à la fortune, l'indemnité Mouée à tous les représentants de l'Assemblée suffira aux ‘es. »

ipara aussi de cette phrase pour montrer le ministre de on publique préconisant l'ignorance et voulant une Asationale toute composée d'illettrés. 11 n'y eût pas assez de æntre M. Carnot ; il proclamait la souveraineté de l'igno— ame Ledru-Rollin celle de la violence.

‘ernement crut devoir prévenir les effets de cette colère *une prockimation où il protestait hautement de son res-

la liberté électorale et faisait appel, encore une fois, à tous les citoyens.

vparer effectivement cette union, il avait décidé que, le araitlieuunefète dite de la Fraternité, danslaquelle devaient bués de nouveaux drapeaux à la garde nationale et à l'arait aussi un moyen de rapprocher les citoyens eL lessoldats.

eùt lieu avec un ordre admirable et un enthousiasine igions et régiments marchaient fraternellement côte à côte, aux fusils, des guirlandes aux canons. Le sjouvernement tr une vaste estrade élevée devant l'Arc de Triomphe de haque chef de légion ou de corps, en arrivant au pied de y montait et recevait un drapeau que, gardes nationaux, pectateurs, saluaient de lonxs cris de : Vive la Républi-

Le gouvernement provisoire !

24 pEUUÈME RÉPUBLIQUE. — EMPIRE. — TROMIÈNE RÉPUUIQE.

Malheureusement, ce grand élan de patriotisme et de sembla s'éteindre avec la journée mème qui l'avait vu éclater: bon effet ne s'en prolongea pas durant les trois jours qui des élections Ja fête de la Fraternité.

Les élections eurent lieu, dans toute la France, à La date donnèrent un éclatant démenti aux sinistres prophéties des mis du suffrage universel. Immense fut le nombre des tous comprenaient l'importance du scrutin ouvert et les tions volontaires furent rares. Le 23 avril élait le jour de Le clergé, qui avait déjà trouvé d'excellentes raisons thà pour accueillir la République, sut concilier les exigences avec celles du devoir civique. Partout, il prit une part lutte et, là où son influence était grande, il fit les is En beaucoup de lieux, les paysans allèrent au scrutin en sion, curé et bannières en tête.

Si l'on ne regardait qu'aux professions de foi était devenue subitement républicaine : cléric: ou cadets, bonapartistes, tous étaient républic honnètes et modérés, comme on disait déjà. Plus la modération jusqu'à emprunter quelque chose a1 des « rouges » voi tait étaléavec autant d'impudence « le Les historiens qui ont écrit eu détail es € que ont conservé les principaux monuments A celle de celte immoralité des partis monarchiques. C'est un la mais instructif spectacle.

Les diverses fractions du part répuliie

les nait. se divis liste exclusive, Les soc ces extrêmes ont souv elles ne l'ont jamais dans des él inodérés, plus où moins sir tout. On peut dire que la note dun 1848, fut donnée par les dix élections de Lamartine. À Pants, aussi une liste modérée qui triumpha, portant en téie 18 gouvernement pro

Jamais élections d Angleterre. où d'Amérique ne présenté spectacle de calme et gran liose majesté qu'ofrit ce premat du suffrage universel en France. Quelques ombres regrell

26 oevuiue nÉPURLIQUE. — EUPIRE. — vasmÈes née. poraire qu’il fallait subir. Pour relever de cette ineageciié Les, rations à venir, le gouvernement savait que le plus paient, le seul moyen, c'est la plus large diffusion possible de l'en ment. Aussi, voulait-il l'enseignement libre, gratuit, et pour rehausser La valeur de l'enseignement populaire, il que les maîtres chargés de le dispenser pussent arriver « hautes dignités administratives de l'instruction publique. L vernement provisoire eut à peine le temps de préparer # d'exécution de ce programme. Lorsque, après lui, La liberté: seignement fut établie, on la combina de telle sorte qu'a profiter à peu près exclusivement su parti clérical (lei F Parieu) et, sous l’action du parti de l'ordre et des restsurst l'ordre moral, les instituteurs furent graduellement rejet une sorte de domesticité administrative.

Le gouvernement provisoire savait aussi quelle est la pu des arts, des grands spectacles, des belles œuvres, et à splendides pour élever les âmes et les esprits. Il ouvrit ua pour l'exécution d'une figure symbolique de la République coup d'artistes y prirent part; rien de remarquable n'en ss

Un musée de dessins originaux des maltres de l'art fs mencé au Louvre, sous la direction de M. Jeanron et par les 1 M. Jules André, conservateur. Cette collection imporlante a tinuée depuis. -

Des représentations gratuites des chefs-d'ouvre dns furent institnées au théâtre de la République (Comédie-Fra à l'Odéon, à l'Opéra. Pour éviter le désordre de la prise « des théâtres, le soin de distribuer les billets était confié aux et aux officiers de la garde nationale. Ces représentation très-recherchées du public populaire; les artistes dramsti les direcfeurs étaient très-frappés de l'attention, du goù discernement de ces spectateurs en face des œuvres les} téraires.

Le gouvernement provisoire organisa quelques fêtes pe auxquelles il voulut donner une signification morale. L'or& en parut rappeler de trop près les fêtes de l'antiquité et © la Révolution. Ce n'était peut-être pas là un dé doute, si la pratique en eût élé poursuivie, on serait arnim conceptions mieux adaplées à nos mœurs actuelles.

Le gouvernement provisoire eut aussi la pensée de con Paris une exposition universelle des produits de l'industr

wauxième népuntique. — 1848. 27 lirançais repoussaient ce projet par crainte de la con- Étrangére. Widée fut, peu après, réalisée en Angletérre, We langage officiel fat habitué à vanter toutes nos in iministratives comme envites par le monde entier, les wiaaient pules voir fonctionner de prés n'ignoraient pas line en était le fond et Ja règle, et ils savaient que, chez nos bus pouvions apprendre beaucoup. Le gouveruement pro da, du moins.en principe, une École d'administration, où le l'adrainistration française devaient être, non-seulement kr mais comparées à celles des autres États, ce qui eût vitablément la réforme de nos machines administratives, uées, si incommodes pour les administrés, si réfractaires igrès.. Pour montrer l'importance qu'il altachait à cette ; le gouvernement choisit parmi ses membres les titupraîres de l'enseignement ; l'École fut annexée au Collège en atténdant que les ressources financières permissent surer une existence indépendante. Elle fut supprimée oir pu donner les fruits qu'on en espérait. Le gouvermda aussi, à Versailles, un Inslilut agronomique dont le

de prés celui de l'École d'administration.

ndes écoles destinées à recruter les services publics, stchnique, de Saint-Cyr, Normale, étaient soumises à un msion très-élevé. Le gouvernement provisoire y établit ?, que l'école Normale a seule conservée.

ets, tentés pendant un court espace de deux mois, qui rise permanente, ne pouvaient produire et ne produisile résultats bien appréciables. Ils prouvent, du moins, 1vernement provisoire comprenait, lui aussi, que la misuvoir n'est pas seulement d'ordre matériel mais encore moral ». Ce n'est pas par des rigueurs qu'il entendait y ; c'est par le développement des intelligences. Si ce fut ou une erreur, ce fut l'erreur ou la faute de grands vrais citoyens. Par là encore, il remontait aux vraies ? la Révolution.

98 DeuxÈME RÉPUBLIQUE. — EMMRE. — ‘rain néevuus

CHAPITRE II Ouverture de l'Assemblée constituante. — Commission exécutive. du 48 mai; réaction. — Bourbons et Bonaparte. — Journées de la

vaignac chef du pouvoir exéeutif. — ne de: président.

$ L — Oovenrune De L'Assemeuée commruanrs. — L salle des séances du palais Bourbon élant trop petite pou les neuf cents membres de la seconde Assemblée Constites salle provisoire avait été rapidement construite dans la co neur du palais.

C'est là que s'ouvrit, le 4 mai 1848, la session de l'! chargée de constituer la République établie par la Révoluti vrier. Bien que cette assemblée, nommée pour donner w tution à la France, fût bien et dûment investie de la sou nationale, il n'avait nullement été prétendu dans les élec ne fut pas davantage prétendu à la tribune que le « pouro tuant » pôt lui donner le droit de rétablir la monarchie. € par la République, élue sons la République, elle ne song instant à détruire la République. S'il y avait des intention et on ne peut guère le mettreen doute, elles se taisaier attendaient de l'avenir des occasions favorables.

Le parti républicain, travaillait déjà à les faire nall dont les élections n'avaient pas satisfait l'ambition ou ries parlaient hautement de chasser une « fausse repni nationale » ct d'y substituer une dictature c par la neté nationale. Si les républicains étaient juslitiables d'a la monarchie, attaqué à main armée le gouvernement t avec lui des luttes sanglantes, c'est parce qu'ils repn la inajorité des citoyens privés de droits politiques au pr minorilé censilaire, Mais, sous le gouvernement du saff versel, toute tentative de violence contre la représentati nale est un crime contre la souveraineté nationale. Les ne sont pas encore parvenues à conquérir assez de sufri se donner un représentant particulier n'ont d'autre droit à que celui de pouvoir se produire librement devant l'opè blique par la presse ou par la discussion dans des ru bliques. Mais, en 1848, beaucoup de gens croyaient ent légitimité des coups d'État populaires.

à probe nérencique. — 484$. s0 co 4 rai était présidée par le doyen d'âge, Audry de n des viens adversaires de la Restauration, un des

nt provisoire, réuni au ministère de la Justice, se Usine iToance, au palais législatif pouvoirs entre les mains des représentants du

nent provisoire entra dans la salle, tous les levèrent et le salaërent du eri de rive la Répu- (de l'Eure) termina par le mème eri l'allocution remettant à l'assemblée les pouvoirs du gouverée le répéta dans une immense acclamation

plusieurs fois pendant le cours de la séance. ? n en chef de ln garde nationale, vint dire (dus Le peuple dércindait à la voir. Aussitôt loue les rendirent sous le pérystile du palais, au sommet talier. Le président, au nom de l'Assemblée, proclama je s'écrin : Vire la République ! Une foule immense s, de gardes nstoïnaux et soldats eouvraient le quai, la ont et la place de la Concorde, refluant jusque dans dans les Tuileries, dans Jes rues Royale et de “cette foule répéta à son tour, avec un formidable Sets auquel se mélaient le bruit du canon etle

‘tambours.

déscendirent alors le vaste escalier, se mê=

re au ere is rentrèrent en séance.

ent République était fer

ment régulier s'installait,

de Février a été pacifique. La société, un moment Mases, a promptement recouvré le sentiment de sa ‘dévié de ses immortelles destinées. Les combat AE faut Le diré à leur honneur, jusque dans l'exalvont réprimé le désordre; la conscience publique

ution n'a échappé aussi promptement aux agita-

iles detouté commotion populaire. 11 n'en est pas té, dans la même délai, un état de choses régulier, qui si libéralement tous les droits, sans renoncer aux detout gouvernement représentatif. C'est le

nent national, car il ne laissé pas après lui

30 Deuxième RÉPUBLIQUE. — ENMRE. — TMS mé.

les traces lamentables de cetie oppression qui pertage un vainqueurs et en. vaincus.

« La révolution de Février a établi en France le sufirage sel ; elle a appelé, et ce sera son éternel honneur, à la vie sans troubles ni difficultés, la nation entière. L'égalité venue compléter et fortifier l'égalité civile. La nation s': désormais et tous les citoyens concourent au Une révolution qui a fait d'aussi grandes choses mérite de dans la mémoire et de prendre place dans la poses , £ Qui parlait ainsi de la révolution de Février, et à quelle Ce n'était ni au début de la Constituante, ni un républicais ; véille, dans le lyrisme de la victoire; c'était un homme pes tible d'enthousiasme, un des chefs du parti ministre de la présidence napoléonienne, un des sans le prévoir, rendirent possible le coup d'État du 3 mais qui, le crime accompli, eut le courage de refuser ment d'en dev le complice : c'est Léon Faucher, miné l'intérieur, qui, le 45 février 1849, portant la parole au gouvernement, dans un discours préparé, médité, éloges officiels à la Révolution de 1848. ( Moniteur du 16.)

A Loutes les calomnies qui l'ont accablée depuis et que le n'a pas encore complétement anéanties, la révolution de peut opposer ce témoignage d'un homme qui ne lui état ami, mais qui disait sincèrement sa pensée.

Le 5 mai, l'Assemblée nomma son bureau définitif, Buchez président, Recurt, le général Cavaignac, Corbon, Cormeniu, Sénart, vice-présidents.

L'Assemblée ainsi coustituée, chacun des membres du nement provisoire vint rendre compte de sa gestion. exposa l'administration financière, sans qu'aucune voix os duire les accusations de prodigalité et de dilapidalions qui cireulaient déjà. Depuis, à deux époques, deux s, dont l'une au moins était hostile aux ment examiné, épluché les comptes du Elles ont pu qu'en constater la parfsté ère économie,

Lodru-hallin releva les calomnies lancées contre ks missaires, « les proconsuls » du gouvernement provisoire, &! nier que des fautes eussent été commises, détia qu'on siessl®f

pe us an Be ie a

i EAL aioah rent ses carsplos, Lama Léÿà fait le tableau général de la conduite du goupya la politique extéricure dans un. discours rompu par les applaudissements de l'Assemblée

et l'envoi à ki toute les communes de

n de Dornés, l'Assemblée décréta que le axail bien mérité de la patrie.

5 we, — Dans la même séance, le même Frphrres de pouvoir exécutif à une com ubres, qui nommerait, hors de son sein, des et rérocablessetqui, à la fin de.sa gestion, ‘Assemblée.

Dornès se ralliérent ceux qui voulaient main-

ir les opinions que représentait le gouvernement

intention. était d'appeler à faire partie de la Arago, Garnier-Pagès, Ledru-Rollin.

(+02 Vautre proposition voulaient rompre avec le

it iré afin d'ibroger certains de ses actes. Sur

ré (repense ‘quatorze avaient voté pour cette

un vif débat que ferma un éloquent disfaveur de la proposition Dornés qui fut

“donna les chiffres suivants : Arago, + GarnierPagès, MB; Marie, 702; Lan, 408,

SR DabuÈnE RÉPUBLIQUE. — EMPIRE. — PROIÈME RÉUNIE. prenve de sagesse et de fidélité qu'il avait donnée en répudier ses colégues de l'Hôtel de Ville. Ce fut le premier! la mémorable ingratitude dont furent récompensés les Lamartine.

Après cette élection, Louis Blanc prit la parle et devant l'Assemblée la demande, qu'il avait naguère appuyée: du gouvernement provisoire, de la création d'un ministère grès ; il n'obtint et ne pouvait obtenir plus de succès. A Albert se démirent de la présidence et de Ja commission des travailleurs, L'Assemblée nomma une commission parlementaire, chargée de faire une le sort des travailleurs. Travailleurs, ce mot élastique at remplaçait le mot d'ouvrier qui, dans la langue usuelle hommes occupés de travaux manuels; « travailleurs » vendiquer pour eux seuls le mérite de vivre par le vrai qu’en ces derniers temps, on avait abusé du #itre di jusque-là qu'il avait suffi à un ancien chef de division de of de se qualifier d'ouvrier pour être élu représentant à Pari fraude fut découverte et l'élection annulée. |

La commission exécutive nomma un ministère composk Recurt à l'Intérieur, Trélat aux Travaux publics, Flocon æa! merce, Bethmont aux Cultes, Duclerc aux Finances, Bastiét) Affaires étrangères, l'amiral Cazy à la Marine, Charras à 1908 par intérim, Crémieux restait à la Justice ot Carnot à l'insis publique. MM. Jules Favre et Carteret furent nommés Loer | taires d'État, le premier aux affaires étrangères, le second & térieur. Caussidière fut maintenu à la préfecture de police.

STE. — Jouxée pv 45 mar. Réacrion. — Les chefs des ullrit lutionaires, de éeux qui, méconlents des élections, we chasser l'Assemblée, étaient à l'affiüt d'une occasion favori ce temps d'agitation, l'occasion ne pouvait tarder beaucotgh se présenta le 15 mai.

La sympathie produite par une de ces infortunes dents deur dépasse celle des fautes qui l'ont amenée, une Tongné@it ternité d'armes, certaine similitude de génie national tt en France une popularité persistante à la cause de la Dre | 41848, dans l'ébranlement universel qui suivit la révolution vrier, les Polonais eurent, encore une fois, l'espoir de n leur indépendance. Si Lamartine déclara à une députation fugiés polonais que le gouvernement provisoire ne fers

névvntique, — 1848. Éd vpairie, toutes facilités furent donnéés à

la Franes pour retournér en Pologne. 11 pays des mouvements insurrectionnels comprimérent à la façon allemande, férocité sauvage. La nouvelle en provoqua à on; les clubs décidérent qu'une pétition en

place de la en roule par les boulevards vers po

pe se récrutaut inévitablement, dans le trajet, de eu de curieux. Le plus grand nombre n'avait Lee en effet, la pétition à l'Assemblée, potamment Blonqui la tête de son club,

de l'Assemblée, averti, avait pris quelques : mesures

es bruits d'attaques se renouvelaient si souvent

de fondement que, le 45, ni la Commission exéeu-

& de Paris, ni la préfecture de police (celle-ci peut

intion}, ni le commandant en chef de la garde natio=

IE donné aucun ordre, soit pour empêcher la manifes-

soit pour protéger le palais législatil

était conduite par Huber, condamné,

la royauté, suspecté de s'être vendu à

re popularité depuis le 24 février.

elle rencontra un détachement de garde

erpir de ses officiers, la laissa passer. Parvenue

à palais, elle les escalada sans résistance, monta le

arriva bientôt à la salle des séances dont elle

tribunes publiques, montrant plus de euriosité

premiers et pacifiques envahisseurs furent sui-

j'au plus résolus, qui se répandirent dans la

des députés, l'hémicycle, la tribune, le bureau

foule coufuss, bruyante, agitée. Le général

perdus, donnait des ordres contradictoires. Le

fe assailli, bousculé, menacé, écrivait, pour gsguer

sains authenticité, défendant de battre le rap-

donné l'ordre officiel dé lé battre. Aussi lors—

Buchez fut-it arraché de son siêge, mal réussirent à grand peine à le sauver,

avoir énérgiquement mais vainement essayé

Leroux, Sobrier et quelques autres furent dro Ily avait dans la garde nationale, ou sincère, sus furibond qu'il eût pu L révolutionnaires. L'assemblée elle : se défendre “contre le ressentiment du danger de ceux que, de ce jour, on appela Réactionurires. rrestations, des mises en accusation, Quelques assemblée à me pas se hisser aller à l'animosité. de l'Hôtel de Ville, calme un peu cette exaspéant que l'ordre est partout rétabli. Cependant, ral demande l'autorisation de poursuivre Barbès

La detre Dr ei Guru, aquelé Répablique fait ajouter Albert. Puis, l'assemblée n Aa garde mobile et l'armée ont bien

ui An place de Gréve. Dansle Fau- “lescoréé eül quelque peine à les défendre conauvrière qui les poursuivit d'im-

Trône.

-sid ut l'Assemblée une etre à lu adressée

; dont voici le lexte : « Monsieur le président. je e ré h mon posté quand j'apprends que mon à des troubles déplorables et à des erreurs

ché l'honneur d'être représentant du

savais les soupçons injurieux dont ÿ J'étais l'ob=

core moins le pouvoir. Si le peuplé m'im-

“de nationalité, de gloire, et ce serait avec la je le vérraïs servirà augmenter les troubles lapatrie, Pour éviter un tel malheur, je res- "de suis prêt à" fout sacrifier pour 1& bonheur

que cette lettre peu explicite, hautai me parlait pas de la République et parlait le peuple pourrait mpeser au signataire? L'Assem- RP Let A lasortie du palais, les ré- x une foule épaisse qui crinit : Vive l'empe- AA bas les représentants ! De: son coté, la garde

,mouivéllé lettre dé Louis Bonaparte, contenant, n formelle, motivée sur les troubles don

et sur l'hostilité du pouvoir exécutif.

« le misimtien d'une République sage,

nérauiQque, — 1848, “ aignorait pas qu'il existait des abus wriers; elle essayait d'y remédier par

Ceux qi pouvaient avoir quelque it de Paris ceux qui n'y avaient pas six

Les ouvriers eux-mêmes ne supportaient pas

( éspées d'aumêne déguisée. «Ce n'est pas, un. notre volonté qui manque an Es t qui manque à notre volonté. » Or, le travail improvisé pas et les clameurs des gens io shot es n'étaient pas dé: nature à

n exécutive proposait le rachat des chemins de fer een neue relardaient le débat sur celte question et

ile des ateliers fût d'abord tranchée.

ession impérieuse, la Commission exécutive adopta ‘une rigueur extrême, contraire à la justice aussi Fe décréta que les ouvriers célibataires de contracter un engagement milis Een se rendre sur-le-champ dans les ux lieux qui leur seraient assignés, pour y être eme | deux ess, le refus entraineraut la radiation immérs nationaux, c'est-à-dire la perte de lout salaire, ne voulait pas de guerre, Le recrutement forcé rs n'avait donc pas pour compensation es que peut offrir dire D'autre part, l'en- (able des ouvriers ajouter que ces [l la Sologne, pays ii, si, elles n'entrainent pas une mort la santé.

d'ouvriers se rendit à la commission celle mesure draconienne et deeliers se. fit moins soudainement, que l'ordre, du gouvernement

49 peuxièue RÉPUBLIQUE. — EuMuE. — T0 néons.

devait être exécuté sans retard et le serait, même par b {

Les ouvriers, en quittant le Luxembourg, firent use pren travers les quartiers populeux de Paris, aux cris de Vive Bb aussi de Fire Napoléon! puis revinrent à leur poiat de à place du Panthéon, où ils se donnèrent rendes-vous pour ls main, 25, à dix heures du mat

Ils n'y manquérent pas. De là, ils se rendirent place de lal A la voix d'un orateur populaire qui les dirigeait, Pujol, tie des ateliers nationaux, ils se découvrent, s'agenouillent & monument sous lequel dorment les morts de Juillet et de | « La Révolution est à recommencer, dit Pujol après une in aux héros de 1850 et de 1848. Amis, notre cause est celk pères; ils portaient écrits sur leurs bannières ces mots : Li ou la mort. Amis, la liberté ou la mort! » La foule répète € se met en marche par les boulevards. À la porte Saint-B colonne s'arrête ; un ordre se fait entendre : Aux armes! une vaste barricade s'élève, faisant face à la rue Saint-len boulevard Bonne-Nouvelle. Peu d'instants aprés, un détæ de gardes nationaux, arrivant par ce boulevard, est assail décharge meurtrière faite par les insurgés.

Ce fut le prélude de la longue, terrible et fratricide tataï durant toutes les journées des 25, 24, 25 juin, ensmgia ris, où, des deux côlés, on se tuail au n it l'on mourait ici pour la loi et là pour le droit de vivre, où, et d'autre, on dépensa un courage que tous eussent mem déployer contre un ennemi attaquant la patrie. Des représe sans autre arme que leur écharpe, marchaient en tête des @ de troupe ou de garde nationale et essayaient des paroles liantes avant d'ordomnr l'usage de la force : deux d'entt Dornès et Charbonuel, furent tués. Cinq généraux furent tt mortellement blessés; six autres, blesss, survécurent. La, de la Maison imprudemment déposer les armes.

L'archevèque de Paris, Affre, qui voulut aussi tenter de set au faubot int-Autoine, pour faire cesser l'insurreciion dernier point où elle tenait encore le 25, lut, an moues franchissait la prennére ls de, blessé mottellemest M balle partie on ne sait d'où. Il fut relevé par les insurgés. 1 par eux jusqu'au moment où l'ou qut l'emporter à l'archerkl

néevntique, — 1848. #5 danseette lamentable lutte à étééralué, lnpréfet de olice: à 4,035 morts et à 1,705 bles- Pmorts nè peut être tenu pour certain et celui des tend pas eux qui, en trés-grand nombre, furent Eœissi sécrétéement que possible.

et humainement son devoir; eoux laux qui ne déseriérent pas le combat s'y montrè- Lrésolas. 4 ment du combat, que rend plus acharné ls guérre me fub pas toujours respectée, Ces dé= furent des crimes individu-ls peu nombreux.

s de férocité, aux raffinements sauvages de ven Mermioment même, furent attribués aux insurgés, hvestigations en ont démontré la fausseté, pour Imanitéren généralet de la France en particulier; Muin, coupable contre le droit puisqu'elle attauniversel, resta pure de tout pillage, de tout insauf celui du général Bréa, qui fut lœumisérables: l'histoire n'aurait même pas besoin lomnies de Li perfidie et de la” poltronnerie, si Ldutemps ne les donnaient comme des vérités et It reparsitre encore après plus de vingt-cinq ans. de Falloux monta à la tribune et lut tranquille Poneluant à la disolution immédiate des ateliers thors du palais législatif, le canon ét la fusillade re accompagnement à ce discours.

lexéeutive, pressés vivement, même par des répuere pouvoir, refusa d'abdiquer devant le danger. tous de d'Assémblée ent concentré tout le pouvoir és mains du général Cavaignac, ministre de la Vérité! l'état de siège, la Commission envoya à Leb ainsi rédigée par Lamartine : « La Com surait manqué à. la fois à son devoir et à son Péliraul devant ane sédilion et devant un péril tdesant un vote de l'Assemblée. En dont vous l'avez mvestie, elle rentre dans nationale pour sé dévouer avec vous au ‘sut dé la République. » était retiré à l'heure que luide divergences inteslines et par res-

pre commun ; après dix ans, ils pouvaient obtenir en toute proprièlé un lot de

he fut pas discuté.

uen n'avait retenuen prévention di Les commissions aires CS EE s términérent leurs travaux le 22 septembre 1848. hr 6,267 prévenus ; 4,316 furent. désignés 355 renvoyés devant les conseils de guerre.

té. Un peu plus tard, sur un nouvel examen dé on, 282 individus, déclarés non dangereux, fu. Le général voulait étendre encore le nombre

Le pour lé céder au Pré

Le riens qu'une amnistie mar absolue, fût lé plus politique dénoûment d'une Tout en trouvant juste de punir les insurgés de Juin, lsoustraire à une peine judiciaire et l'on juventa la ladiministrative. C'était peut-être, au fond, un acte

c'était bien plus enconsune atteinte à la justice,

Hat transportation fut et demeure réprouvée par La

bn de Juin amena une autre iniquité. Une commis chargée de faire une enquète sur cet événement,

à la mise en accusation de Ledra-Rollin,

Les trois représentants dénoneés n'eu-

qu'ils n'avrient en rien participé à

majorité de l'Assrmblée

non. de justice : elle mit Ledru-ftollin

les poursuites contre Louis Blanc et

Tous deux purent quitter la France avec la

ément qui les savait inngeënts et qui aurait

ues; il voulut opposer l'action de repré oisis par lé: gouvernement, qui iraient atome peu instruites sur la véritable nature de la comprit l'importance d'une “elleta tit échouer par lé vole d'un ordre du mblâmie du projet officiel: mais, en même temps, offrir au président du conseil nne alliance s'il portefeuilles à MM. Dufrure et Vivien.

Wdomination des réactionnaires : Cavaigoac refusa. Mme arnit été émis le 46 septembre, Le 26, des plüsieurs départements, M. Louis u dans l'Yonne, et; celté fois, il ne donna pas sa ique spprochiait où devrait étre nommé le président far pin *

diseutait, depuis le mois d'août, la constili organiser la République. Cette uvre, bien 'influënee de la réaction, restait envore assez principale des questions qu'elle

V'institution du président de la République, Lars sans difficulté la présitence, les uns dé léars/habitivles, les autres | serait alé, dun jour propice, de retourner de | Er La plupart des républicains voulaient tion ue Là constitütion des États-Unis honilié relloutaient pour la France cette J Te ble à celle d'un roi constitutionnel, et en pourraient résulter pour quelque pans Au nombre de ces répu-

délègue le pouvoir exéculif étre de die conseil des minitres.

s jee ministres est nommé

ex rome a de cu ire échouer Cavaignac, une candidades progrès rapides parmi les

l'on ne regardait qu'à la nô= lors par ce candidat, ce ne

Mais il portait le nomile plus éclatant, de respect, de l'histoire contemporaine. La Res= lions maladroites, l'opposition d'alors par les poëtes, les artistes, les polémistes, le

par combinaison politique, les écrivains out avait, comme à l'envi, grandi, revendiqué, Ja mémoire qui eût dû rester la

1s soldats, chassés de l'armée en 1815, ils N'étaient bee à page

LH Er victoires, les incamire, L'admiration populaire avait fait grand que nature, un ètre 4848, ne croyaient Frs Napoléon

54 DEUXÈME RÉPUBLIQUE. — EURE. — TAOGRÈMNR DÉFORMN. que valait la candidature napoléonienne et qui.se rengérest dudit de l'ignorance pour renverser la République en faisant échec à candidatdre de Cavaignac, C'est tout ce parti, qui se qualéeit ll même de « parti de l'ordre », qui ouvrit ainsi l'avenir se 2 tures et livra, par rancune, le sort de la France à des ges quels pas un des hommes de ce parti n'eût alors confié sa fer parlicalière. '

Au 10 décembre 4838, la France avait à choisir entre m{ hommes les plus capables, les plus dignes de la gouverner, & qui en était le plus incapable et le moins digne : elle choisit lei cond.

Sur 9,936,000 élecieurs inscrits, 7,527,545 prirent part at

présidentiel. Les suffrages se répartirent aiasi : Louis Bonaparte. . . . ......... 5,454,2%.

Cavaignac. . ... ..

Ledru-Rollin . . . . .

Raspail... . .

Lamartine . . . .

Quelques autres candidatures, entre autres celle du gén Changarnier, ne réunirent que des chilfres insignitiants.

La vicloire du prétendant napolévnien fut saluée par 108 réaction comme une menace de destruction pour la Répabit t une, en vérité, et l'effet s'en fit moins attendre p@l que ne l'avaient caleulé ceux qui y prétérent les mans. Le druoëst toutefois, trompa leur espérance. Îls avaient cru trouver un iment pour tuer sûre: la République: l'instrument acc} le crime auquel il était destiné, mais il se tourna contre 8 moteurs du rime, el, s'il ne les tua pas aussi, il les jets à l'exil. Ce ne fut pas un trop rude châtinu nt de leurs intrgss de leur coupable folie, Malheureusement, ils ue furent pases#) victimes, ils ne furent eurent le plus à sfr € leur faute retomba sur c n'en avaient pas été cumpliek France aussi. is U voulu.

ee du 20 décembre 1848, le représentant Wbt u ho de la commission ch ï opérations éléctorates du 10, nn rapport conclu l'élection de Louis Bonaparte conne président de la pui L'assemblée ratifia ces conclusions.

sa nent Wieane en eut deux, le 15 5 848. Partout les princes Hchèrent pied devant L l'snérent 1oûtésilos libertés que ceuc-ci voularent, 4 use d'unité, forma un parlement qui se réunit L nomma vicaire général de d'empire d'Allemagne,

Bonaparte. Charles-Albert, roi de Piémont, qui, ne armée sérieuse, se déclara pour l'indés amis à la condition queres fût au profit dé la

au secours de Milan qu'après l'unnexion

tel ne promit de secourir Venise que

y ovisoire et le général Cavaignac offrirent le concours actif de l'armée française d'affre fut tonjours refusée en termes LE Pts teste ur peuple de recouvrer son (Sens

Dre ! re de la Péninsule : Mazzini le

be HÉPUBLIQUE, — 1849. Lil mai. La Constituante de 1848 garde un re et de sincérité dans le désir de fonder

al et da liberté. Elle n'y a cependant pas pas de tous les événements qui ont:

& de l'une et de l'autre, suivie de terribles désastres,

op grande part lui revient dans ces événements. Elle a cé en mellant en rivalité deux pouvoirs issus du

sl et indépendants l'un de l'autre, sans moyen d'ééniré eux, Peut-être eût-elle trouvé ce moyen dans .

des lois organiques, à ka confection desquelles elle de renoncer devant un appareil de pétitions dont il

ile dé percer à jour l'artifice. Elle laissa le soin de : qui ne les ft ni dans le mème esprit ni

autorité.

toutefois demeure respecté : elle a voulu le bien et elle a eu le mérite, rare en France, de ne pas vou ir au pouvoir avec l'apparence d'une résistance in a volonté de la nation, slors même que Ja mani-

volonté était des plus contestables.

mve. — Les élections générales eurent lieu le née précédente, le gouvernement provisoire, par resliberté, n'avait exercé aucune sorte de pression sur les gouvernement de 4849 fil de même, par un autre

d'élément

is hétérogènes, légitimistes, cléricaux, or:

es, il me pouvait prendre parti pour une de sans mettre les autres contre lui, IL s'abstint. Mais la

fat le 40 décembre ne s'abstint pas ; usant à ou elle inonda La France de brochures, non pas public à ln vraie él ferme pratique des institu mais pour faire appel aux bas instincts de l'in eant partout le peur du spectre rouge et du 80s fantasmagories, auxquelles pourtant toute une Le se lisa prentre, sur la foi d'hornmes à la sa ce desquels ele s'était habituée à se confier. se fireni-elles, en grende majorité, au proût dela rue de Poitiers; les républicains y AUE> Ledru-Rolliis était élu dans cinq départements, line, ni Dupont (de l'Eure), wi Marrast, ni Garnier= veon, ni Marie, ni Bastide, ni Jules Favre ne rentraient fslatives L'extrème réaction et l'extrème démocralie se ‘

insurrection + Rep ed n Run Constitution même®

El ot tent, 0 00

ts furent décrétés d'arrestation pour venger

Rai: une loi autorisa, l'exclusion tempo sit le droit de réuniou fut suspendu

furent dissoutes ; une loi punit les ofda République; comme jadis les offenses au dit lu juridiction des conseils de guerre aux

ve C'est la dictature, » s'éerie M. Grévys

ie ee mot qui a couvert et couvrira encore lex esto. »

— Aiusi délivré de la seule opposilegourernement présidentiel put, en toute LE Code Cat ot

motif d'agression, Rome fut assiégée

10 DEUXIÈME RÉFURLIQUE. — EUPIRE. — TROMAÈRE RÉFOU faire une réputation au général Saint-Armeud (mai, jai

$ VIN. Lurrnus. Scunces: — L'année 1850 ‘n'oûfre point de vue littéraire, que la publication de Madame : ville, qui ouvre la série des études de Victor Cousin sur tième siècle. En revanche, il faut y inscrire la mort deBs de Gay-Lussac.

Inauguration du service ransatlantique entre Ke Iavre.

CUAPITRE VI

Préparatifs de lutte. — Révision de la Constitution. — Expéditi l'intérieur. — Candidature démocratique pour la présidence. tions d'hostilité. — Rappel de la loi du 51 mai. — Proposhi tions, — Discours du Président.

SL. Le 2 janvier 1851, un journal, ami de l'Élysée, instructions militaires émanées du zénéral Changarnie blaient mettre en doute l'autorite de l'Assemblée. Un aut président, Jérôme Bonaparte, dénonça ces instructions : et proposa un ordre du jour qui blämait le général Chan: lui-ci se justifia aisément el l'Assemblée, sans attendre ns promises par le ministre de la guerre, adopta un or témoignant de sa confiance dans le général Changarnier tre de la guerre et, après lui, lus ses collègues, don démiss ee mena un remaniement ministériel :

le portefe: lle de la guerre fut donné au ral Re:na0 Jean-d'Angely, très-dévoué à la politique du préside jours après le duuble commandement du iéral Chan divisé ; l'armée de Paris fut confiée au général Baragusy qui avait refusé de servir daus les jou! de Juin, « mandement de la garde nationale donné au général Ferr vier 1851).

Ce coup d'autorité ve à l'Assemblée un débat \ rappelle les paroles du l'résident pendant son voyage. le Satory, les cris insurrectionnels. M. Raroche, au nom d nement, aflirme que le pouvoir ext pas excédé et reproche aux légilimistes et aux orléanistes d'être alk à Wiesbaden, auprès du comte de Chamberd, ceux-ci à

pente néruutique. — 185. »” 7 & famille d'Orléans, dont le chef, Louis-Philippe, était 18 août 1850.

tdéelare qu'ilest allé à Wiesbaden afin d'amener la fusion deux branches des Bourbons, seul moyen de salut pour % 31 conjure la majorité de ne pas se briser, « car, 1, si elle se brise, jé déplore l'avenir réservé à mon pays; pas quels seraient ‘vos successeurs, je ne sais pas si des successeurs; ces murs resteront debout peut-être, e særont habités que par des législateurs muets. Je dis majorité est brisée, nous aurons à subir, en France, où 1e d'une démagogie, la violence comme elle s'imposera, isme qu'un absolutisme absurde tentera de placer sur le . Thiers, à son tour, rappelle tous les services que la 1 rendus au Président, en favorisant son élection, en aph gouvernement, en lui donnant la loi du 31 mai ; il at= € manifestations inconstitulionnelles le désaccord survenu ouvoir exécutif et le législatif. Selon lui, c'est l'exécutif éder, sinon tout est perdu. « Je n'ajoute qu'un mot, dit sen finissant, il n'y a que deux pouvoirs, si l'Assemblée ‘yen aura plus qu'un, la forme du gouvernement sera Soyez-en sûrs alors, les mots viendront plus lard ; quand ? 5; peu importe, le mot viendra quand il pourra : l'empire , ‘empire est fait. M. Thiers et Berryer ont, ce jour-là, dressé wcusation de celle majorité qui, menée par eux, avait lelit de l'empire. Ils avaient dit : « La République est ce divise le moins, » ils l'avaient compare à un radeau de e,et c'était eux-mêmes qui avaient dénoué les liens du

propagé la division, érigè en principe que, sous la Répu- .

d est licite de préparer le retour de la monarchie. Ils l'abime où l'on allait tomber, mais ils saient que on d'un des pouvoirs et ne voulaient pas voir les fautes es par l'autre et dont ils partageaient la responsabilité : ils aient voir la vérité qu'à Mazas.

welusion du débat oucasionné par la destitution du général trier fut un ordre du jour où, malgré les formelles protes- 1&e Baroche contre lout projet inconslitulionnel, l'Assemblée 2 qu'elle n'avait pas confiance dans le mimstère (LX janvier). Lee vote, le cabinet se retira et le. Président, n'en pouvant fe on autre ni dans la majorité ni dans la minorité, composa

néreatique. — 1851. 75 Lo bu 34 mar, — Louis Bonaparte trouva ro l'impopularité de l'Assemblée; ee

rappel de Ia loi du 51 mai, préparée, pré par son propre gouvernement. Aussi, ee projet rétrailé du ministère Léon Faucher, Un nouveau insignifiant, fut formé, dans lequel entra Saint-Are | ministre dé la guerre; c'était l'homme des aven- (25 octobre), M. dé Maupas fat nommé préfet de

e ele ministre de l'intéricur déposa le projet d'a Hs boï da 31 mai et demanda l'urgence, que la majorité vint ls discussion, La droile parut se répentir de cot et cherehs le moyen de faire des concessions ; on né cul loi fut rejetée (15 novembre). Ce rejet mit üne aux mains dés conspirateurs de l'Élysée.

ene FE apr aucun moyen de mettre l'opinion des off= p see € Si la gravité des cire ur ak, m'obligéait à faire appel à votre dévouefaillirail pas, j'en suis sûr, parce que, vous le savez, amanderai rien quine soit d'accord avec mon droit, mülitaire, avec les intérêts de la patrie; parce que, si 1e arrivait, je ne ferais pas comme les gou- Marchez,

MES EE gerre: avait adressé à re du jour qui était une dénégation formelle du Wrequérir directement la force militaire des-

1 du pouvoir exécutif dénonçaient évi-

des projets, dés préparatifs de complot con-

ci eût été moins divisée ut, par conséquent,

{ dE fondée à mettre le président en accus LA ie ni Se péril, elle ne sut pas user de son

1 bles die la sécurité de l'Assemblée, dé-

uns okjet d'assurer une nouvelle du it 1848, donnant au président de requérir diréclement la foree armée et le Mutorités dont l'action pourrait étre néces=

vernement, sa mission, can il a en lui et Le droit qui à force qui vient de Dieu!

Le coup d'État.”

l'Assemblée élait profondément discréditée.

tuni,qui retirait le droit électoral à trois millions de aisés lui avait abéné toutes les populations oues villes et dans les campagnes.

ces imonarchiques, ouvertement déclarées , mettaient les républicains, sans lui rallier Je commerce et manarchistes par habitude et croyant que l'état de l'antagonieme du président et de l'Assemblée, était we républicaine, se rattachaient au pouvoir exépromettait stabilité et, sécurité plutôt qu'ä une ée. EuGn, l'impuissance ou l'incapacité de celle-ci dans tous les esprits.

#xéeutif avait éu l'habilité facile de prendre, en pa= trépied de ce que faisait le pouvoir législatif. 1] s'att bonnes intentions, tous les bons projets et rejelait tous les obstacles qu'en rencontrait l'accomplissede rappel de la Joi du 54 mai, lui rendait la où favorable où tout au moins neutre. Les s0nt à lui à cause dés anciennes publications de (ains républicains, lui supposant encore des as res, inclintient vers lui en hainé de la réaction és malériels, indifférents encore à la forme Ink l'autorité compressive d'un « pouvoir nt, dés institulions libres, étaient prèts

qui de la future élection présidentielle.

n'avait dûnc pour elle d'appui résolu que us | qui croyaient encore travail= ha monarchie dans l'une des que bran-

Le RÉPUBLIQUE. — 179 rveilés: par des Pr mobiles qui sur tout ouvrier refusant de travaillée où

avait réuni tous les commissaires de

te d'instructions à leur donner coneer= réfugiés de Londres. De nombreux sergents de à la Préfecture, où convoqués aux com

à six heures du matin, les ordres fureut donnés aux de troupes et aux commissaires de police pour l'ar=

lé sers représentants et d'un certain nombre de citoyens 2: Tinfuencs, et aussi pour l'invasion du palais

es dé police ne sont pas de simples agents du

en méme temps, des magistrats, et, comme tels,

er et de faire exécuter la loi: sur quaranté-huit

"ne refusa sa complicité à la violation de la loi fonda-

res arréstalions opérées furent celles des représen-

es généraux Cavaignse, Lamoricière, Changarnier,

le licutenant-colonel Charras, le capitaine Cholat,

Valentin. Surpris, la nuit, dans leur sommeil, sons

Mer sücune résistance, quelques-uns d'entre eux essayé

re appel au respect des soldats pour la Com itution ; ils

s écoulés où pas compris, M. Thiers discuta aussi

un commissaire de police la légalité de son arrès—

nts et ciloyens furent conduits à Mazas.

l'Assemblée a eu envahi par le colonel Espinasse, Le

et le commandant Meunier, chefs de la

‘de l'Assemblée, désespérés de ne pouvoir accom-

furent arrètés. Ce sont, dans toute la garnison de

iUehoësie, des seuls officiers, mis én demeure d'a

[ “criminelle, qu'on sache avoir refusé leur con-

es fus, MM. Bure et le général Lefô, présingulièrement

émouvantes, En voici le

de police), suivi d'un certain nom par une compagnie du 42, AA de) M. Due. 1 sonne doucement.

be nérunuque. — 1851. s5 uw contraire, vous préférez un gouverne que où républicain, empranté à jerno quel avenir chimérique, répondez négative=

U en première fois depuis 1800, vous voterez cause, en sachant bien pour qui ét pour quoi. 1S pas la majorité de vos suffrages, alors je pro d'uné nouvelle Assemblée, et je lui remettrai d reçu de vous, croyez que la usé dont mon nom est le symbole, France régénérée par la Révolution de 89, réorgaeur, est toujours là vôtre, proclamez-le en con= irs que je vous demande, .

Ms France et l'Eurupe seront préservées de l'anarchie, es paniront, les difficultés auront disparu, car tous d'arts l'arrêt du peuple, le décret de la Providence. » Mans cëllé piécé arificieuse, une ligné qui ne fût oe'un sophisme. L'Assemblée avait commis bien des crim contre la liberté, mais le seul citoyen Quin'eût pas droit de lui en faïre reproche, c'est celui ar son serment, » délai que lexécuteur de ses volonaudscivuse interversion de rôles, c'étai ï ions dé l'Assemblée, et qui invoquait droits qu'il Leriait diréctement du peuple, quand le ui avait conféré que le devoir d'obéir à la Constitu=

de Led prüclamaion connaissait bien la profonde { mjorité iles Français en fait d'histoire cer] Li otre le rêgne de Napoléon comme s et de prospérité. »

nons du peuple français » portait :

'est dissoute.

rest rétabli. La loïdu 31 mai est abrogée, à el convoqué dans sés comices, à parlir du décembre

dans louté l'étendue de la première adressée à l'armée, Louis Donaparte

vôtre mission { vous sauverez la patrie, .

fon pour violer les lois, mais pour faire

nuque, — 1854. 85

cipale de x mairie du X* arrondisse= rue dé Grenelle-Saint-Germain,, Le

n te dérden he den lé

Den tarde June, et d'inter-

oiseuses, des FES réunion; au lieu de parler, il falmi appel vigoureux à Ja population parisienne : ns doute ta ao de représentants.

févanie et les conduire à la caserne du quai d'Ore ut transférés les uns à Mazas, les autres au mont

de Cosinin, Ja Haute-Cour de justice devait, 1 du se.réunir de plein droit et com- Les magistrats de la cour de Cassation

, se rer au palois de Justice,

Ds M. Ra Ce magistrat accepta la mission qui lui Ge paf À la remplir. L'instruclion judiciaire us | Ja force armée-vint expulser la Haute-Cour du it. Le cours de la justice est resté ainsi suspendu

ce. point. | se dissipa dès que l'on apprit 1 aug At, l'occupation militaire des

D Alle covprnel qu'une telle usur=

sin de fermer l'ére des révolutions, présageait

plus où moins prochaine. La

coup comme dirigé contre la #

J autre reconnaissance. Mon caractère, en

me méritait plus de respect. Vous. savez que, dans déjà longue, je n'ai pas plus démenti mes principes mon dévouement à l'ordre. Je n'ai jamais partis

ctément ni indirectement, à la violation des lois, et, Jemandat que vous me référez sans mon aveu, me rappeler celui que j'ai reçu du peuple, que je

député, M. de Goulard, emprisonné à Mazas, apprenant était porté sur In même liste, écrivit à Louis Bona-

« 4 décembre 1851.

le Président de la République,

fa prison Mazss, et j'apprends à l'instant que mon nom dise dés membres appelés par vous à former une com. 1 e, Je m'empresse de vous déclarer que je refuse absolue La mission que vous voulez me confier. et ma conscience ne me permettent pas de l'ae-

Gouranv. »

d'avoir ainsi protésté, M. de Goulard, comme son Faucher, s'eflorça d'obtenir la radiation de son nom. répondit : « Nous avons pris leurs noms, ils sont bons

publication du même jour, 3 décembre causa un non menit, ce fut colle de la liste d'un ministère, pla el composée de noms peu faits pour rassurer les nd restait à la guèrre; Morny, prenait l'intéétaient livrées à Achille Fould. C'étaient là les

du cabinet.

ôré, le Monitewr publiait une instruelion sur & pour l'appel au peuple. Chaque citoyen devait ré- Ou par non à la question ainsi formulée ; « Le eutulé maintien de l'autorité de Louis Bonaparte inoirs nécessaires pour établir une constitution dans sa proclamation du ? décembre. » Les

pevuème néruntique. — 1852, æ 109

êmes. Ils avaient agi contre le sentimentdu pays, pas de raison pour s'étonner lorsque le pays les vaient à plusieurs reprises tenté la réconciliation ?s de la faïson de France, mais sans ÿ parvenir. ns et le comte de Chambord avaient essayé, mais un accord entre deux partis qui représentent des 3. En désespoir de cause, les partisans de celle ient agi de façon à profiter des circonstances, at= ules le plan à suivre pour en venir à leurs fins. faire une monarchie quelconque, ils en avaient fait ät pouvaient-ils se plaindre de ce que leurs con- ! profité à d'autres qu'à eux-mêmes? Les Bour- , les Orléans étaient usés, les Bonapartes étaient partes seuls étaient possibles.

smbres de l'Assemblée conviérent le peuple à ts, le peuplé ne répondit pas à leur appel, et put er, sinon pour se justifier, qu'il n'avait plus de ; puisque l'Assemblée avait laissé supprimer ceux 1 détruire. Tacite a dit : « Une armée peut faire Vitellius le sait par sa propre expérience, lui vices ni renommée militaire, s'est élevé par sortait à Galba, » (Histoires, Liv. IL, !$ 1xav1). s'est élevé uniquement par la haine que la r République.

:rcice de la puissance que l'éclat extérieur, l'appaces matérielles et sensuelles: doux et prodigue à ses pitié pour ceux qui sont on qu'il croit être des de son autorité et de sa dynastie.

somme, il n'y a guère à chercher les combinaisons actes politiques : quand une volonté lui vient, il ministres; c'est à ceux-ci de chercher à l'expliquer mblées ou devant l'opinion publique; lui, n'hési- “edire le lendemain les explications de la veille. En ccès d'initiative personnelle, il laisse ses ministres eur guise : c'est la fantaisie et l'arbitraire, érigés gouvernement. Les peuples ont le gouvernement d'av ste de grandes analogies et de profondes différences nbre et le 18 Brumaire, il y en eut d'égales entre et le premier, celui-là ayant essayé de se modeler y eut, nécessairement , entre les deux, un fonds 1ents. L'un et l’autre seressemblérent par plus d'un connaîtra facilement par où le second se rapproche Daunou a tracé du premier dans la page suivante : rdres peuvent aboutir à l'élévation de quelque avenfortune, toute-puissante en de pareils Lemps, aura ière brillante et aplani la route du pouvoir suprême.

PAR sucoxn Eure. — 1802. 115 et des Gobelins qui cessérent ainsi d'être la pro Mrance pour devenir celle de la famille Bonaparte:

M'allaibpas sans une cour. Napoléon IL rétablit toute du régné de Napoléon 1" et ne trouva pas moins dé

füssés à prsséder les honneurs de la livrée.

ünde Napoléon 17 dominait l'élément militaire, repréles capitaines illustrés dans les guerres de la République Ipire, qui pouvaient dire leurs noms plébéiens avec au Jil, sinon plus, que les titres nobiliaires que l'empereur Fa. Ces illustrations militaires avaient laissé des fils qui de leur noblesse, non dé leur mérite. Bon nombre de Det généraux du sécond Empire avaient conquis leurs Sala campagne de Paris » du 4 décembre. Les finanriels, transformés en sénateurs, en conseillers , rares dans les salons des Tuileries de 4804,

taux Tuileries de 1852.

Empire désirait, autant que le premier, s'entourer dé gloire littéraire, Mais beaucoup de grands noms de la lui étaient hostiles. « Le prince Napoléon » ne trouva un tobre libre que dans l'Académie dés Beaux-Arts. Quelins, absolument indifférents aux choses politiques, ban= fêtes impériales.

== uand la tyrannie s'établit chez un peuplé élle n'a que deux moyens de faire oublier Ldans les aventures des guerres de la corruption morale. Louis Ben comme l'héritier, le conti

SEcoNn puemme, — 1853. 117 ent des consciences naquirent l'a mœurs et l’amoindrissement des caraclères. L'inelle souveraine dans les choses de la politique fut ur la France. On le verra plus tard.

Léciéranve, — À la fin de décembre 1852, le ‘oduit dans la Constitution pseudo-républicaine du 2 les modifications nécessaires pour l'approprier à lle du gouvernement. Les pouvoirs de l'empereur Héndus aux dépens des attributions du Corps létrouva réduit à n'avoir plus guère qu'à enregistrer monarque ét de ses ministres.

islatif inaugura sa session de 853 par une fête

offrit à l'empereur et qui eoûlä à chacun de res une souscription obligatoire. Il vota ensuite entre autres celles qui rendirent moins démocraion des prud'hommes et l'organisation du jury, s dures pour les fonctionnaires les conditions de la te. La Constitution déterminait la durée des ses- & déroger pour que les députés eussent le temps de set. Dans la discussion des recettes, Montalembert, Là se repentir de son adhésion au coup d'état du fusa de voter le budget de 1854 qui consacrait le de l'Empire et la confiscation des biens de la fa- 3. Sur ce dernier point, il eut pour adversaire un presse officieuse du temps de Louis-Philippe, defenseurs du régime impérial.

slatif vota des dispositions ayant pour objet de moil d'après le décret du gouvernement provisoire la peine de mort en matière politique. Il conserva parricides pour les attentats contre la vie ou la mpereur, et la peine capitale pour les attentats bres de la famille impériale.

une loi conférant au gouvernement la nomination de conseils de prudhommes, avec faculté de les rs des éligibles et même des électeurs, puis une autre sions civiles, très-défavorable aux fonctionnaires de oins préjudiciable aux intérêts du Trésor public t close le 4° Juin. Le public ne connaissait les déan compte rendu officiel publié trois jours après et ne nommant pas les orateurs.

LE soon Erme. — 1853.

tslinenlpés parurent, le 7 novembre, devant la WtlaSeine. On avait réuni là des ouvriers et des WWlient jamais vus, Dix furent acquittés ; les aut Wnisi des peines variant de la déportation à trois ms. b

Emois plussturd (10 janvier 1854), les acquittés, auxt dignit dit-fièuf accusés nouveaux, parmi lesquels M. À trotat et "défenseur d'un des prévenus du prem traduits en police correctionnelle, pour délits dé Lde détention d'armes de guerre. Tous furent Vans à un an dé prison.

übbard, alors malade, ne fut jugé que le 99 trois ans de prison, 10,000 francs d'ame) Mune presse clandestine, et à cinq ans ay ail

es.

Lerres. Ars. Ixovsrnie, — L'œuvre littéraire la plus nte vint de l'étranger; ce fut le livre de V. Ilugo intitulé : Himents, qui restera sur le second empire français comme es de Juvénal restent sur l'empire romain. Malgré la surveilplus active, ce volume cireula partout en France. Michelet son Histoire de la Révolution. Cousin publie Madame de Lonpendant la Fronde. Berryer est élu à l'Académie française. #55, fdt inventé l'appareil d'induction de Rumskorif. ® æptembre 4855, l'amiral Febvrier Despointes prit, au th France, possession de l'ile dela Nouvelle-Calédonie, qui 3 tard destinée à recevoir des établissements pénitentiaires. ession du chemin de fer de Paris à Mulhouse. Achèvement igue de Cherbourg.

L Nécrouocte. — Morts de François Arago, de Bayard, auamatique, du sculpteur Duret, de Visconti, architecte, ants Orfila, Gay-Lussac, Adrien de Jussieu, des maréchaux Marmont , et des généraux Caulmans, Cornemuse. Cette “e mort donna lieu à des rumeurs mystérieuses, qui ont été lies plus tard.

Aicéme. — Malgré les échecs qui leur avaient été à diverses s en 1851 et 1852, infligés par l'armée française, aux du général Saint-Arnaud, qui avait soumis la Kabylie, les de la montagne se révolièrent de rechef en 1853, et le gé-landon commença contre eux une série d’expéditions impor-

omoïent Constantinople et une partie de la Turquie; religieuse, ar es Russes sont catholiques du rite grec, et, chez eux, le fanaie st encore aussi puissant qu'il l'était chez nous aux douzième

czar Nicolas, jugeant l'Europe occidentale. suffisamrut le moment opportun pour profiter de la que S in de se préparer à mettre la main de « l'homme malade », c'est ainsi qu'il déquie. Il avait, sur ce point, fait à l'Angleterre des e celle-ci avait refusées. Il envoya à Constantinople un extraordinaire, le général Mentschikoff, qui, prétexà relatif à la construction d'une église russe dans un ae CE exigea du sultan l'extension du pro e les questions concernant les catholiques grecs ovince ne l'empire ottoman. C'était là une nouvelle par la Russie, car le différend qui s'était élevé ques grecs et les catholiques latins venait d'être des intéressés.

cëdait, elle abdiquait sa souveraineté ; elle né céda hikoff quitta Constantinople, le 21 mai 1855. Un mois passérent le Pruth et entrérent sur le terri- . À la fin de juin, les deux flottes, ang et française, ms la baie de Besika, prêtes à franchir les Dardanelles

er Constantinople.

de 1841 mettait l'empire turc sous la garantie des ndes puissances européennes. En vertu de ce traité, une ence s'ouvrit à Vienne; les des diplomates échouèrent les refus légilimes de la Turquie et les prétentions exorhide la Russie. La Russie commença, de fait, les hostilités en ni Ja flotte turque à Sinope, le 30 novembre 1855. À la fin er 4854, et au commencement de février, les ambassadeurs et russes quittèrent respectivement Paris et Saint-Pétersbg. Si ce n'était pas encore la guerre, c'en était la menace à peu

> certaine.

M. Session pe 1854. — Ces nouvelles causérent une grande inide dans le monde de la spéculation et de l'agiotage. En l'abbe de journaux donnant des renseignements exacts, on attendit xiété le discours que Napoléon Ill devait prononcer le rs 1854, à l'ouverture de la session législative. IL y avait ou » motif, tout intérieur, de malaise; c'était l'insuffisance de la

A1, Bursuxo, Gaztirout, Varss, La Donnorscns. — Dès le mois lue lotte anglo-française, commandée par sit Ch. fapier rseral-Deschènes, fit voile vers le nor de Bomarsund, attaquée après une résistance 158€ résultat. de détruire avant qu'e pos ns devenir la plus re roch l'hiver, le dyssenterie e Ar quit la partie.

n qui devait agir au sud, en où Anais et 40,000 Français, comma

qui pouvaient se trouver encore dans la Dobrutscus, conécageuse où, tout récemment, l'armée russe avait perdu Mhorames par la maladie. Les deux divisions, parties le Will de Varna, y rentrérent le 10 août, après des marches meurtriéres et inutiles, ne ramenant que 4,500 hommes ,000.

22 avril l'escadre anglaise bombarda les fortifications d'OéLbrüla les navires stationnés dans Le port militaire; puis, se dans la mer Noire pour y détruire les forteresses des Russes. Dei ne lui en laissérent pas le soin, et eux-mêmes ils les firent

généraux alliés avaient reçu l'ordre de débarquer en Crimée

prendre Sébastopol, ordre plus facile à donner qu'à exécuter, n ne possédait pas de bonnes cartes de la Crimée, on ignorait le Ure des troupes russes chargées de la défendre, et l'on ne conit pas Ja, force réelle de Sébastopol. IL fallut laire des reconkes étendues pour choisir un point de débarquement. Le s fisa sur l'embouchure de l'Alma, près de l’ancienne Eupa-

de Hithridate.

124 oeuxtèMe RÉPUBLIQUE. EMPIRE,

L cent-cinuante navires de trois mille bouches à feu, Dm que sous les yeux d'une Armée PusseMCOmmaAndEs pare koff, qui ne crut pas devoir risquéniuiné pésistaner le feu de l'artillerie des deux Alottess

ils suivaient prudemment les bonisMwlamers leur marche par la flotte toujours prélever défenire. Bien{ôt ils arrivèrent en présence dlémontagnes formant tificalions naturelles presque inékpugnables/-Mentschikoln dait là; son armée, composée de60/000Mhommes, ecu! rive gauche de la rivière delAlma/ Mes hauteurs chées. Les armées alliées phétes sur frite droite et par l'artillerie de la flotte finirent parisien rendre. aprés un combat acharné (le20/septembre) qui dues heures. Les Anglais, commandés parMlond Maglan.Ler par Suint-Arnaud, malade, presque "mourant, "soulentr cheval par deux de ses nidedé-cip} etprésidant Mi

14 Secovo ruvine, — 18540 0 195 tout on l'apprit avec jai M voyant Ja fin d'une à redntiit la prolongation, üt la vérité; Sébastopol n'était ni pris, nimème atppointement fut égal à l'illusion, On ne connut jamais cette mémorable mystification, qui couvrit, vraisenm- Leoup de bourse.

e Sénasroroz. — Mentschikoff s'était retiré sans risde bataille. L'armée alliée le suivitet arriva en vue de siéger cette ville du côté du nord était peut-être le réduire le plus vite; muis c'était s'exposer à être iria par une armée de secours et à perdre ainsi les is avec l'Europe. On se décida à une marché dé flanc s petits ports de Balaclava et de Kamiesh, par lesquels xeevoir des renforts et des approvisionnements. Le amencérent les travaux d'approche d'un siége régusoupçonnait pas alors la longue durée.

pas à s'en rendre compte. Les Russes avaient placé ions tout leur matériel d'artillerie de la marine, qui orinidable. Les assiégeants durent leur opposer celui lequel fut aussitôt débarqué.

Ava. — Le 96 septembre, les Tures et les Anglais nent possession de Balaclava , dont le port pouvait navires de guerre. Le 25 octobre, 30,000 Russes tenprise. Les Turcs lächérent pied, les Anglais, peu ent à leur secours et parvinrent, par un eflort hé- ‘fouler ; un petit détachement de cavalerie française ida à mettre les Russes en complète déroute.

taxx.— Sur ces entrefaites, des forces considérables ws les points de la Russie arrivèrent en Crimée. Les ar y vinrent également porteurs d'un ordre de leur éditif d'ailleurs, « rejeter les alliés dans la mer. » les discours de leurs prètres, excités par la prédes fils de leur empereur, les Russes, à l'abri d’un is, se jetérent, le 5 novembre, sur les lignes des 2 but de les presser de droite et de gauche, afin de ancer jusque sous le feu de la place ou à reculer - Les Anglais surpris plient tout d'abord, puis résement; les Français viennent alors à leur secours, t arrètés dans leur victoire ; après une lutte achar- 2 mèlée terrible, les Russes se retirent, laissant sur

196 nevxtÈne nérénutonr. — ÉNMINR.

le champ de bataille 13,000 hommestués, Heu Les pertes des alliés ont été évaluées à 5, 00Dhontmen.

En même temps, 5,000 Russesattaquatentiies, pées par les Français, à la gauche deMarmée, aux Traktir et étaient vigoureuseménb reponses,

Le général GortschakolT, qui succéda Mentschikoftn) de troubler les travaux de siège Mis l'armécniliéenut lement éprouvée par les intempéticsebiesmaladies qui pu l'être par le feu et le fendeWennemi-Unamempète, sévit sur toute la côte depuis Eupatori a sombrer un grand nombre de rires Les cëtle circonstance pour tentes stiÆupalerir diverses ditions qui ne réussirent pas, AuMcholérauct it avait apportés de Varna (oibitsMuitaraient déjà ent 8,000 hommes), l'armée Mibsejoindrede typhus, ii Par un froid rigoureux, les soldals tient "ensabri,

ge; les médecins, les médicinentsaisient défunt;

Le SECOND EMPIRE, — 1854. 127 tie, un faux chérif, nommé Bou Bargla, excite un soulééréprimé le gouverneur général Randon, dans une expéanéne la prise de Teggurt (2 décembre). Bou Bargla est

hoc, — Le 27 février 1854, mourutun écrivain dont wait fortement remué les générations contemporaines, . Sectaire impétueux de la théocratie, sous la Restaura— ssa à la démocratie lorsque, désavoné par Ja cour de wt acquis ln conviction que l'Église ne pouvait plus la société moderne. L'Église l'excommunia et Jui la ten libre-penseur, son corps fut, d'après son exprosse mduit directement au cimetière du Pére-Lachaise, et ns la fosse commune, La police, pour écarter la foule frailles, fit faire le convoi une heure avant l'heure inplus intimes amis du mort furent seuls admis der= ar funèbre et dans le cimetière, gardé militairement, ssi mourir Peyronnet, Villèle, Th. Lameth, les amiraux Baudin, Raoul Rochette, Baour Lormian, l'ancien mi- Faucher, Ancelot, Émile Souvestre, le fondeur Soyer, 2 Sontag.

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