CHAPITRE II
de la guerre. — Congrès de Paris. — Naissance du prince impérial. — État intérieur. — Le clerg
où siéce Er prise pe SérasroroL. — La prolongation du sastopol fut la principale préoccupation de l'année 1855. in instant que la guerre prendrait fin par suite de la e de Nicolas, survenue le 2 mars. Mais son fils, 1, annonça sa prise de possession du trône par un maiqueux.
ations militaires se continuaient sans qu'on püt enlénouement de cette lutte dont la longue durée fati- Jic, et contrariait les affaires de tous en général, et celles des spéculateurs de la Bourse.
$ des pertes que les deux armées faisaient chaque jour wants combats de tranchée, le froid et les maladies
A8 DEUXIÈME NÉPORLIOUEg— EMPIRE. — ThouÈNE néromage continuaient à exercer leurs ravages. C'était sans brève, de pr d'autre, de nouveaux envois de renforts et de motivelles loré contingents. De loutes parts on contractait des emprunts, on mentait considérablement les impôts.
Les Russes, mieux où plutôt moins mal abrités que leur # mis, profitaient du temps que ceux-ci employaient aux tn d'approche pour fortifier leurs positions, de telle façon qd on s'avançait vers Sébastopol et plus la place était difice dré. L'assiégé se contentait d'attaquer les travailleurs, de ds les travaux, pour ralentir l'œuvre dé l'assiégeant. Napoléon il envoyé le général du génie Niel pour lui rendre compte des le du siège, [Niel sembla tout approuver. Néanmoins; le 46 mlà
-le général Pélissier, gouverneur général de l'Algèrie, tt} au commandement de l'armée de Crimée, en général Canrobert, jugé trop temporisateur et trop rade lieu dé croire qu'une action énergique et rapide eût épar l'armée un grand nombre d'hommes, morts par suile des RS du froid et des maladies.
En mi et juin, l'escadre alliée fit plusieurs expéditions dt mer Noire et jusque dans la mer d'Azow, bombarda et dit plusieurs ports servant au ravitaillement des Russes.
Le 7 juin, les Français enlevaient d'assaut deux pœitiss portantes : le Mamelon-Vert, et la redoute du Carenage, pa que les Anglais s'emparaient de l'ouvrage dit des Carrières. ragé par ce suceës, et désireux de célébrer dignement l'as saire de Waterloo, Pélissier ordonna une attaque général pe 48 juin. Un signal mal compris fil échouer l'entreprise, q@ d'autre résultat que de coûter plus de 3,000 hommes à ls française.
Le 28 juin, lord Raglan mourut du choléra, et le général son prit le commandement de l'armée anglaise. :
Le16 août, Gortschakof tenta une surprise sur le campin en passant la Tchernaïa au pont de Traktir: il fut repos corps d'armée l'iémontais que, par le conseil de Cavour, sn mier ministre, le roi Victor Emmanuel avait envoyé ea &Œ contribua énergiquement à la défaite des Russes par le feu d artillerie.
La conduite admirable de ce petit corps d'armée prodsis grand effet. Cavour avait voulu que le Piémont peît part à le & d'Orient et avait dû rompre les plus énergiques oppositions.
LE Secoxn Erine. "1855. 129
Wide dis Piémont et de son ministre, les esprits clair- Wpainient préssentir l'avenir de l'Italie, With malheureuse affaire du 18 juin, Pélissier poussait les Wlipproche avec une grande énergie; on profitait de la Bison, 1 fallait à tout prix réussir avant le retour des grands u
Yrtembre, l'armée et la flotte commencèrent par son ordre: fille bombardement. Une bombe qui tomba dans le port de pol et incendia les vaisseaux russes prouva que l'on était ltion d'agir définitivement. Le bombardement dura trois Bnûn le & septembre eut lieu l'attaque générale.
fil principal était un ouvrage appelé la tour Malakoff, fs position, dominait toute la place. Pendant que les An Icés à la gauche, se rendaient maitres d'un fort appelé le Redair et domirient ainsi la rade de Sébastopol, les Franntent à l'assaut de Malakoff, assaut terrible où l'on combat le fer des batteries russes, corps à corps, avec un grand ement de part et d'autre.
1la division Mac-Mahon entra la première dans la place et eau français flotta sur Malakoff. Malakoff étant pris, on n'éendant maitre que d'une moitié de la ville; mais les alsédant cette moitié , il était impossible aux Russes de déutilement le terrain qui restait en leur pouvoir. Ils durent la place.
lait du reste pas facile à leurs ennemis d'en prendre posses- # personne n'ignorait que Sébastopol était de tous points fallait néanmoins, pour les alliés, occuper la position toute les chefs craignaient que leurs soldats, qui avaient si bracombaltu, ne voulussent pas courir le risque de sauter. n fait glorieux se passa, l'état-major général s'installa au le la ville et fit savoir à l'armée qu'il ne bougerait pas de qu'il arrivät. Toute hésitation cessa. Par bonheur, la mèche ile fut découverte , et les Russes . en s'éloignant, ne firent que des mines qui détruisaient leurs ouvrages sans écraser queurs.
évalué à 7,500 le nombre des morts et des blessés que la + Malakoff a coûté à l'armée française : cinq généraux furent + général Bosquet, qui avait pris une part éclatante à toute rgne, fut grièvement blessé.
apitulation honorable mit fin aux efforts d'une défense qui
150 necxièue nérunque, — ENMNE ARUINER RENE, restera un titre d'honneur pourJe générale Ait l'œuvre. Li e avait duré one mois JL avaitenûlé et aux Rus: soit par les combals, Soil parles 85,000 morts'. Durant loutecélle guerre ose, jours, de part et d'autre, avé Motte Moyanté et tonte nité que permettent les horriblesmécessité de tguerres
$ IL. Narozéox IL à Loxonés, Nero AP, guerre faisait tant de victimes éniCrimée, on festoyail musait à Londres et à Paris»
Au mois d'avril 1855, Napoléon DE ur voyage à il fut accueilli avec un enthousiasme qu'expliquene l'Angleterre tirail et attendaitentore de alliance reine lui mit elle-mème au genom les insignes del
Jarreliére,
laoût, la reine Nicloñaintavec. son mari, le] ndre visite à l'Empereur, L'accneil) des Parisié} courtois, sans enthousiasmé, labréine MAngleterre, “st eilet plus les charmes de la jeunesse, inSpirub béaucotip destins respect, comme souveraine, comme épouse éleothme mère)
LE seconn suriis, — 1855. 151
bvnë 4885. — Le Corps législatif vola, en 1853, lui furent présentées. Une concernant le recrutement, emplacement militaire dont elle attribua le monopole evint ainsi marchand d'hommes ; elle créa, en outre, la dotation de l’armée destinée à payer des primes de et une solde supplémentaire aux rengagés, On arri- 4e à faire du service militaire une profession permainnrait au gouvérnement une armée deprétoriens. üux impôts furent votés, indépendamment d'un em= : millions, mis, comme le précédent, en souscription pour lequel les offres s'élevèrent à plus de trois milde d'emprunt fit pénétrer jusqu'au fond de la popu= it de l'État, mais il y amena aussi le goût des spécuires.
loi eut pour objet de supprimer tout ce qu'il y avait ral dans l'organisation communale et départementale ‘une et l'autre dans la main de l'État ou des préfets,
nos uxvenseuue. — En 1848, le gouvernement prosongé à étendre l'institution des expositions indus- 3e par la Révolution, en ouvrant, à Paris, une exporselle où toutes les nations seraient convoquées. rançaise, redoutant la concurrence, fit échouer ce leterre le reprit et fit, à Londres, en 1851, une exposelle qui eut beaucoup d'éclat et où l'industrie franelle pouvait soutenir la comparaison avec ses ri-
endant la guerre d'Orient, Napoléon Ill décréta qu'une iverselle aurait lieu à Paris en 185. Une société de bâtit, aux Champs-Élysées, un vaste et incommode iel il fallut ajouter des annexes beaucoup plus étentrepreneurs surent, plus lard, le faire racheter par sait à quoi l'employer.
r fit solennellement l'ouverture de l'Exposition le de vingt mille industriels, de toutes nations, y furent Seule, la Russie y manqua, bien qu'invitée malgré la lustrie française brilla, à l'Exposition de Paris, d'un ins vif qu'à l'Exposition de Londres. L'art français, it les maitres de l'école de peinture, donnèrent les ae éclatante et incontestable supériorité. La clôture
Le Soon swpmne, — 1856. 153 5 ét la Russie aux conférences de Vienne, rouvertes deis de Sébastopol.
oxnis ve Pams, — 11 fut convenu que les conditions de la paix seraient discutées dans nn congrès siégeant à éassemblée diplomatique ouvrit ses séances le 21 [é- «sous la présidence de M. Walewski, ministre des alfaide France, et dans le palais ministériel, vis-Philippe, M. Walewski avait essayé du théâtre et du {sans grand succès, Une ressemblance frappante avec * confirmait l'attribution d'une filiation extra légale, mdiait pas. Cela lui valut, en 1849, le titré de ministre aire à Florence et, en 1854, le poste d'ambassadeur à sit il fut rappelé, le 7 mai 1855, pour recevoir le poraffaires étrangères. Dans sa jeunesse, il avait pris part lion polonaise de 1831, et il avait gardé de ce temps üdances libérales.
*, qui n’était alors qu'une puissance de second ordre et pris aucune part à la guerre, n'avait aucun litre à ; le congrès de Paris. Cependant, sur la proposition du nt français, un plénipotentiaire prussien y fut admis, er à la Prusse une importance toute particulière : la ait rang.
es durérent jusqu'au 95 avril. L'acte final fut signé le 26; les signatures furent appsées avec une plume l'introducteur des ambassadeurs alla, tout exprès, ardes aigles du Jardin des Plantes de Paris. Ainsi l'avait ereur.
ance, le traité de Paris neutralisait la navigation de la t du Danube, enlevait à la Russie le monopole qu'elle xercer sur l'une et sa prédominance sur l'autre, déliinfluence les principautés danubiennes, faisait cesser le qu'elle voulait s'attribuer sur les catholiques grecs sujets dmettait la Turquie dans le concert européen et soumetrage d'un congrès des puissances signataires tout débat œs puissances avec la Turquie. Le sultan, de son côté, t étendait les droits accordés aux chrétiens d'Orient. il, une grande revue militaire célébra la conclusion de le canon des Invalides et des proclamations officielles oncées à Paris et donit la télégraphie électrique portait dans les départements. Paris fut pavoisé de tous les
Le seconn Ewrire. — 1856. 135 lamissnce de cet enfant avait mis en péril la vie de l'impéra-
[A pareille circonstance. 11 y 1 le ee qe A mamans dan ‘et de stabilité pour la France. On
de Rome, du duc de Bordeaux et du com-w
fs croient tenir l'avenir dans leur main:
DE, 4856, — À côlé du congrès de Pa:
impérial, la session du Corps législa et au milieu de l'indifférence .
rec autre figure dans, Pr onail Stat un produit de l'empie nature
it au palais du Luxembourg, dans des pairs, d'où l'on avait enlevé le
par Le Grp Lg lieu ou nain É la Constitution ‘ C3
avait, en ses précédentes sessions, discuté les lois par
comme l'eût fait une simple Chambre haute. Au mois de
Er 1856, une admonition aigre-douce, publiée par (4 Moni-
Br nppela le Sénat à la réalité de son rôle de gardien de la
ution, L'illustre assemblée prit la chose au sérieux et le
en rejetant, comme contraire au principe d'égalité conré par la Constitution, une loi imposant une taxe sur les voide luxe. Le Sénat votait pro domo sud.
En revanche, et pour se faire pardonner cet acte, qui semblait rs plein d'audace, le Sénat adopta, en juillet 1856, un sénatus-
le organisant la régence, en cas de mort de l'empereur avant ijorité du prince impérial. L'adoption de ce sénatus-consulte l'objet de longues et vives discussions, nù les intérêts de ladyie furent étudiés de toutes parts avec une extrême sollici-
: Sénat et dynastie élaient solidaires,
FX. Érar ivrémeun. — Ce sénatus-consulle complétait la Conon impériale et assurait la marche future de la dynastie, au 1s selon les coryphées de l'Empire. Celui-ci était alors au plus
“point de prospérité. Napoléon Ill, en voyant à ses pieds les
LE seconn EMPIRE. — 1856. 137 Ayte Fortoul, un ancien saint-simonien, jadis écrivain socialiste, dtroduit l'Université par Salvandy, élu représentant en 1848, complice du 2 décembre, avait été alors nommé publique, avec mission de | d'une réforme de l'enséign oré par le savant chimiste Dumas ent litléraire au profit de l'enseignèmen élèves, après la classe de quatrième, ava ret les Sciences ; c’est ce qu'on appele l« de Y'histoire était considérablement :
luit à la logique, c'est-à-dire supprune ues, où plitôt contre les idées, était n ë, soigne isement réprise par le se 857; sa réforme avait vécu deux ans à dans les études classiques un abaissenr— : se donnèrent pour tâche de détruire er ce qu'il avait détruit, mais sans re” d'indépendance que Fortoul lui a mini fondée en 1848, avait ér 2 présidence éonstitutionnellé. L'ins rsaîllés, qui datait aussi de 1848, füt su 1, sous la Pcldeice décennale, à la veille de l'empire. rs classes de l'Institut se montraient peu dociles. Un dé- M 15 avril 1855 nomma six nouveaux mernbres dans l'acades sciences morales et politiques, et alteignit les libertés de “iut tout entier, Ma jeunesse des Écoles supérieures conserva quelque temps un ‘sentiment de liberté ; elle témoigna énergiquement sa réprobacontre Sainte-Beuve et M. Désiré Nisard qui, aprés lui avoir des leçons de patriotisme, semblaient vouloir lui enseigner tion des opinions antérieures. Tous deux durent quitter les que le gouvernement leur avait données au Collége de le-Beuve rentra dans la vie littéraire el y reprit une nee relative, l'autre reçut, en échange de place largement rétribuée et fut, en outre, appelé de l'École normale supérieure.
© Moins complaisante que les hommes, la nature pa: it procontre la toute-puissance impériale La récolte de 1855 4 été insuffisante, d’où résulta, en 1856, une cherté des sub ances alimentaires qui pesa principalement Sur les classes paun ae.