LI
190 DEUNIÈME RÉPUOLQOE. — EMPIRE TROISIÈME RÉTAUEE.
attroupements et pour certains délits de pren ane pour participation aux insurréctions deÿuimiSus foie, tisme avait eu la main), du A5juin SA nNnésstante le coup d'État du 2 décembre-Détaibumettetrétronenlr tous les principes de législation Moutintemnéonr quitté sa résidence obligatoirebow"étantreventenfranc) être enfermé dans une colonie péniténtinire.
L'internement et l'expnlsiontétiientondonnés-par le de l'intérieur, sur l'avis du préfet de commandant du ment, du procureur général nAdéfutdecaluiei, du impérial.
La loi de n'était pror mission législa La dis le projet asc Cette loi, quoique le rapport passait en rene si divers partis, était entièrement dirigée contrées Baroche, avocat du gouvernément Me ditirés al tribune; elle ne frappa, etelféteoqemes républicains, dant, l'empereur, quand il a fibpréssenti® Meministère
Le seconn EuPrme, — 1858. 451
MAIL Prouescænce pe renneon, — Espinasse fit venir à Paris indiqua à chacun le nombre des arrestations à leur Jnissant la liberté de choisir qui bon leur semblerait ler département; et leur rernit des mandats en blanc : furent décernés contre des hommes absents de France morts.
Mitalbrs, pour la seconde fois depuis six ans, des citoyens, iles plus honnêtes et les plus honorables, arrachés à à leurs affaires, à r pays, emmenés comme des les ménolles aux m4, jetés dans les bagnes, accouds voleurs, à des assassins, puis transportés en Afrique 4. de deux mille citoyens furent arrêtés, quatre à cinq cents red en Algérie. Les embarquements durérent jusqu'en
Mis, les républicains pouvaient conspirer contre le conspidu 2 décembre. De 1852 à 1858, il y avait eu de uk procès pour sociétés secrètes on complots tontre Louis wie (affaires de la rue de la Reine-Blanche, de l'Opéra-Cohe, de l'Hippodrome, ete.); ni la police correctionnelle ni le Ye s'étaient montrés indulgents; les conspirateurs, réels ou Mis, avaient été condamnés, et bon nombre d'entre eux se fist encore en prison ou en fuite au 14 janvier 1858. 11 n'y Hüonc pas ombre de prétexte pour leur infliger une peine le. À plus forte raison, était-il impossible de motiver les Shions d'hommes entiérement étrangers à ces sociétés ou Dis. La terreur bonapartiste fut aussi impitoyable que la ur blanche, mais plus hypocrite : à la guillotine sanglante elle las ce qu'on a justement appelé la guilloline sèche : la mort in et ignorée. :
Y. Procès »'Onsini. — Orsini, Pieri et Rudio comparurent dela Cour d'assises, le 25 février 4858, avec fermeté, mais sans Merie. Orsini soutint qu'il n'avait voulu tuer l'empereur que : que, seul, il rendait impossible l'indépendance italienne. Son seur, M. Jules Favre, dans une plaidoirie éloquente et chercher à faire l'apologie de son client, s’'attacha exclusive à mettre en relief les sentiments de patriotisme qui l'avaient Iné. Il donna lecture d'hne lettre qu'Orsini avait écrite à
ir Les Suspects en 4858, par Eug. Ténol et Antonin Dubost, in-8-. (Li- + Le Chevalier.)
w nd Y LE SECOND EMPIRE. — 1858. 155
D liivt n France des souvenirs sympathiques. La nouvelle dé sa M} | qusa une impression pénible, mais peu profonde : la dé l'opinion publique qui n’était pas frappée de terreur pensées de spéculation et de lucre; néanmoins,
e.de Français se rendirent en Angleterre pour y
ques de la duchesse, une notable parlie des Franopinions réfugiés à Londres tinrent à honneur de
là sa dernière demeure.
personne.
— Depuis le 2 décembre, l'Algérie n'avait été le événement de grande importance. Quelques prises par des aventuriers peu redoutables, avaient été ées. Les expéditions]es plus importantes furent (décembre 1852) et celle de la grande Kabylie
gouvernement entreprit de soustraire l'Algérie au lout militaire qui l'avait régie jusqu'alors, avec plus les généraux. que pour Ja colonie. Un décret du is le ministère de l'Algérie et des colonies, qui fut Ia direction du prince Napoléon. Les fonctions de gou— général furent supprimées; il n'y eut plus qu'un comsupérieur des forces de terre et de mer, poste auquel fut Ble général Mac-Mahon, L'autorité civile du ministre devait Fautorité militaire, Des mesures favorables à la colonisanotamment la création de trois arrondissements civils, sui celte réforme.
Paocès ne Moxrazemnent. — Le 25 octobre, Montalembert dans le Correspondant, à propos de la rétolte des Cipayes Minde, un article où il faisait entre les gouvernements d'Anet de France un parallèle qui n'était pas à l'avantage de ». IL fut, avec le gérant du journal, traduit en police corle et condamné à six mois de prison et 3,000 francs ; le gérant à un mois et 1,000 francs (24 novembre).
Mu firent appel de ce jugement.
Moniteur du 2 décenibre annonça que « l'empereur, à l'ocdu. 2 décembre, avait fait grâce à M. de Montalembert de la
prononcée contre
Mnialembert écrivit au Moniteur une lettre hautaine où il con-
LB SECOND EMPIÿE, — 189. 46t
Hlte dernière était laissée à ses seules ressources contre ariense qui en commença aussitôt le siége:
ur, — Pendant les opérations des troupes régulières, la tête d'un corps de volontaires appelés chasseurs. des lélogé les Autrichiens de plusieurs positions dans les avironnant le lac Majeur, le lac de Côme et la lac de naçrit maintenant les communications de l'armée au ec le Tyrolet, par conséquent, sa ligne de retraite emexts 8x lraue, — Dans l'Italie centrale, les succès ardes provoquèrent des événements importants. Le iouvelle du débarquement des Français à Gênes, fut en gnal d'un sonlëvement devant lequel le grand-duc ab it pour Vienne. Victor-Emmanuel, invité à prendre la iecepta que d'être le protecteur de la Toscane pendant. cinquième corps de l'armée française, commandé par soléon, reçut l'ordre de se rendre en Toscane, où il près la bataille de Solférino.
ataille de Magenta, le duc de Modène, qui avait déjà itale, s'enfuit de ses États, emportant les diamants de les objets précieux des musées et des bibliothèques et ues qu'il fit enfermer à Mantoue.
iens évacuérent le duché dont la po- Hama le gouvernement de Victor-Emmanuel.
1ème temps, la duchesse de Parme abandonna aussi se retira en Suisse. Les Autrichiens évacuërent son 10 juin. Le roi de Sardaigne y fut aussitôt re-
, les troupes autrichiennes sortirent de Bologne pour 3e de François-Joseph. Les Légations se délivrent imdu gouvernement pontifical pour se ranger sous le ‘ictor-Emmanuel.
dans une proclamation, datée de Milan, Napoléon IL lialiens : e...Unissez-vous dans un seul but : l'affranle votre pays. Organisez-vous militairement. Volez peaux du roi Victor-Emmanuel, qui vous a déjà si 1ontré la voie de l'honneur. Souvenez-vous que, sans n'y a pas d'armée; et, animés du feu sacré de la 1yez aujourd'hui que soldats, vous serez demain cid'un grand pays. » Les Italiens faisaient plus qu'il ne : demandé.
LE secosn evripe. — 1859, 165 sn des ducs de Toscane et de Modëne, avec amnistie
&au pape d'introduire dans ses États les réformes indis-
{ générale, dans les territoires des parties belligéim les personnes compromises dans les derniers évé-
’ rail été écrit entre les interlocuteurs de Villafranca. Un d ne pouvait suffire. Au retour de l'entrevue, Napo= igea un projet de traité et l'envoya aussitôt à l'empe= iche par le prince Napoléon qui, 1 mème, rap— ntre-projet, légèrement modifié et signé de Françoisai, le lendemain matin, l'empereur des Français le :sa propre signature, Le seul jagement et la senle vodeux hommes avaient décidé du sort, de l'honneur, de 3 deux peuples.
ïit cette guerre, qui coûta à l'Europe environ ames, sans compter ceux qui moururent des suites
et de maladies, et dévora un milliard et demi, non ruines particulières résultant de l'état de guerre !. La sait duré six semaines environ.
ré ve Zunicn. — La paix était faite par la seule interdeux souverains. Des plénipotentiaires se réunirent, ctobre, pour formuler le traité définilif, qui fut signé bre, à Zurich. Jamais acte diplomatique ne fut moins le duc de Toscane, ni le duc de Modène, ni la duchesse ‘essayérent de rentrer dans leurs États; les Romagnes sérent pas sous l'obéissance du pape. Le projet de m italienne, si cher à Napoléon Ill, demeura lettre
roun à Paris. — Napoléon Ill revint aussitôt en 19 juillet, il reçut à Saint-Cloud les « grands corps de répondant à leurs félicitations, il ne leur cacha pas s motifs qui l'avaient décidé à terminer brusquement 1 avait eu des raisons’ militaires et des raisons po-
y-Beaulieu : Recherches économiques et stalistiqes sur” les mporaines, pages 127 el suivantes, et les travaux des ducleurs — Consulter, pour l'ensemble de cite campagne, les ouvrages , de Poplunaut, Dunaut, ele.
LE secowD EMPIRE, — 1859, 165
lt dans Paris une rentrée semblable à celle qu'avait de Criméé et reçut le même accueil enthousiaste : méritait véritablement ces acclamations triormphales. 1e avait élé rapide, le succès presque foudroyant, observateur attentif eût reconnu, dans notre orgaüre, les défauts qui seront, plus tard, si funestes.
s furent amenées par des surprises plus que par des stratégiques, et gagnées moins par les calenls des le courage, la solidité des soldats, car l'armée se troupes bien disciplinées et exercées. Si la bravoure arichiens opposa aux alliés des obstacles sérieux, : Giulay et de François-Joseph rendit, en revanche, aux généraux de l’armée franco-sarde.
d'hommes et de matériel, encombrant les routes de gnes de fer, montrérent que ni l'intendance milimpagnies n’entendaient le service des transports de ; voies de fer. L'insuflisance était plus grande encore 2 des ambulances : un détail en donnera l'idée exacte, \ resections ne sont arrivées au grand quartier gé- 2 juillet, à Valeggio, une semaine après la terrible Iférino, » dit le docteur Bertheraud ; qu'on juge par des blessés qui moururent faute de soins. Si la camrolongée, on eût inévitablement subi les plus grands 1 ces encombrements el ces désordres qui, vers la ‘re, commençérent à prendre un caractère fort in-
seugla les vainqueurs, dissimula les fautes et les imt l'on ne tira de cette expérience aucune des leçons . des voisins plus attentifs et plus prévoyants.
rayée eut seule une supériorité marquée; mais on ne pousser plus loin, et l'on crut avoir atteint le dernier grès en ce genre.
à retour d'Italie qu'au retour de Crimée, la marine ntée dans l'entrée solennelle des troupes, bien qu'elle lans l'une et dans l'autre campagne, des services 1ts et qu'elle eût accompli de brillants faits d'armes. ? Était-ce omission volontaire ? La marine passait pathique à l'Empire : elle n'en fit pas moins, paroir avec vaillance et intelligence.
une pe Came, — Dès les premiers temps du christia-
Le seconn erine. — 1850. 4167 in chrétienne, plus que le désir de faire reviyre un 1787 (resté, d'ailleurs, inexécuté des deux parts), jouvernement de Napoléon II à entreprendre, de lois, avec l'Espagne, une expédition contre l'empire iochinchine.
5, poursuivies en 1857, 1858, 1859, amenérent le et l'occupation de la ville de Tourane, située au : excellente, formée par l'entrée du fleuve portant La guerre entraînera, dans les années suivantes, its. + 8. — Campagne du général Martiniprey (6 octobre zontre des caf N turbulentes du Maroc, et lé caïd
s.—Victor Hugo fait paraître la Légende des siècles, : vaste épopée, où l'on {rouve des récits grandioses ques; Michelet ajoute à son Histoire de France le vo et la fronde. H publie aussi la Femme qui ne prête L'Amour aux commentaires contradictoires. Georges roman le Marquis de Villemer. M. Littré publie la sitive, où il se sépare, sur plusieurs points, de la iste Conte. Histoire des classes ouvrières en France, ur. Histoire des religions de la Grèce antique, par d. Hauréau achève le premier volume de la conti- Ilia christiana. Histoire de la liberté religieuse en irgaud. Hisloire de la réunion de la Lorraine à la d'Iaussonville.
les plus grands succès sont ceux du Duc Job, par die française), du Père prodigue, par Alexandre imnase), et du Testament de César Girodot, par t Belot (Udéon).
de Tocqueville, Eugène Sue, Poinsot, le duc de Plairidaine, Chantelauze, le compositeur l'anseron, le lot, Lapayrère, ancien commandant de la Méduse, ournaliste, Polonceau, ingénieur, Paulin, gérant du rs, Bequet, journaliste, Camille Paganel, Firmin, re de la Comédie française; de madame Desbordes dame veuve Iloche.
»9 mourut Alexandre de Humboldt.
168 DEUXIÈME RÉPUBLIQUE. — NME ORDER RErCENx.