‹ Histoire des FrançaisChapitre 66 sur 90 · CHAPITRE XIE · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIE

DE Murano ds l'drSt = L'Aniendnnt des Kétinis= uis diverses. — Discours d'Auxerre — Guerre entre la Prusse el Pile de Estumas cn Mdallan frauçaios cosou, de le Vénus, tel de poli acuation do llome. — Mexique — Épidé. tbtles, inondation. — Leitres, Nécrologie.

tssios we 1866. Discouns ou Tuôxe. — Tout était calme, en Eau commencement de 4866. On ne soupçonnait au gou- IWfrançaisaueun projet belliqueux. La convention du 15 sepe 8647 exéeutoire en 4866, allait faire eesser l'occupation à Home, en même temps que, d'après le Lraité conclu avec Gslecorps expéditionnarre du Mexique rentrerait partielle trance, La convention de Gastein avait nplani, au moins temti, les diMieultéssurvenues entre l'Autriche et la Prusse au leswig-Holstein. Cependant, il y avait dans tous les esprits lentconfus de malaise et d'inquiétude. La guerre du Da= Wiéuse spolistion, accomplie en violation des traités, par Mabus dé la force, était une iniquité qui troublait aussi LA 19.

= sconn Eure, — 1806, 995 lui Ôtant toute force et touteinitiative, »

æ assez discuté, depuis quatre-vingls ans les enlales. » il recommande de s'occuper exclusi-

ens pratiques d'améliorer le sort moral et matéde répandre partout, avec les lumières, les saines us, l'amour du bien et les principes religieux. » mjourd'hui mvestis

peine la vérité et ne se laisseront pas séduire par des

v peuses ; lursque tous ceux qui vivent au jour le jour (] Im: s'acroitre les bénéfices que procure ua travail assidu, lés fermes soutiens d'une société qui garantit leur bien

ve disnité ; enfin, quand tous auront reçu dés l'entance,

incipes de foi «t de morale qui élèvent l'honune à ses propres sauront qu'au-dessus des eflorts de l'intelligence hu=

4 us de la science et de la raison, il existe une volonté ü règle les destinées des individus comme celles des

souverain du dix-neuvième siècle qui, en France, à la

D , ose débiter devant des législateurs cet étrange

une du plus abrutissant fatalisme et d'uu socislisme nuageux à l'Idoménée du Télémaque.

Du ox De L'anresse.— Au Sénat, la discussion de l'adresse

core à la tribune le marquis de Boissy qui, mêlant les

que iecretour su régime parlementaire ; ir cent chnses diverses, entre autres d'attaquer l'Anglemélan el proposs (tt seutés el taniôt Fous, étonnait

reuses, dit Le Moniteur officiel, répondirent : — Nous sommes tous très-contents.

Boissy répliqua : « de ne le crois pas » et continua.

l jie dont ils étaient capables.

u du 45 septembre fut encore un nouveau thème à Les cardinaux de Bouneclio-e et Mathieu, n'épargnérent

de déliance ni même les injures au gouvernement

Le sucoxn purins. — 1806, 22%

ue La majorité les plus dévoués au pape exprimêrent le rele voir abandonné à ses propres forces. Le gouvernement en se gloriliant d'avoir rendu x liberté à un peuple de d'âmes, el proclama qu'il n'y avait pas à s'inquiéter de ent, à la frontière française, d'une puissance de pre- Vordre qui était unie à ses libérateurs par les liens de l'estime Élireconnaissance. À propos des affaires du Banemark, le déconsidérablement. Les questions relatives à l'agriculture cent Lieu à un trés-vif débat entre les partisans du système lion, dont MM, Thiers et Pouyer-Quertier furent les prindéfenseurs. MM. Rouher et Forcade de la Roquétie furent ents ofliciels de la liberté commerciale.

I L'ANExDEMEST mes quananre-cixo,— Lorsque vint lndiscussion tr paragraphe de l'adresse, le débat prit un caractère de tout parhculier à propos d’un amendemènt présenté par cinq députés de la majorité. Il n'avait vraisemblable eune chance d'être admis, ear si la majorité avait osé élees critiques sur la politique impériale, c'eût été pour er d'être encore trop libérale, néanmoins cet amende tés wivement le public. Nul ne s'en dissimulait Pim— ñ ne s'agissait plus de l'opposition ancienne à laquelle nuit, plus où moins brutalement, qu'on ne vuulait pas l'en qu'elle furait mieux de se taire. Au cours de ces débats , dlié avait présenté divers amendements ; on avait laissé les développer et on leur avail à peine répliqué. On nenté de les écraser par des votes.

discussion de l'amendement des quarante-cinq semble, en fr été la préface d'une évolution nouvelle qui allait se dans l'esprit, toujours flottant, de l'Empereur. C'ést sans par crainte te de voir dominer cette influence, que les plus d'entre sés serviteurs s'en montrèrent fort irrités, txit pourtant bien respectueux pour l'empire, et amen- M demandait à La Chambre d'introduire, dans la ré 1à VEmpereur, ces mots : « La France, fermement attachée tie qui lui garantit l'ordre, ne l'est pas moins à la li & qu'elle considère comme nécessaire à l'accomplissement de Aussi, le Corps législatif croit-il être aujourd'hui du sentiment publie, en apportant au pied du trône le Qu lotre, Majesté donne au grand acte de 1860 les dévelop= qu'il comporte. » Il est intéressant de recueillir quelques

Li sxconD nurtns. — 1866. 291

bires pussent lui permettre de jouer le rôle de chef de

Si, Nocsqu'il demanda la parole, le misistre d'État répon- E une certaine impertinence : « Je m'y attendais! » Le Le M: Ollivier fut une série d'attaques personnelles contre Fbien plus qu'une défense de l'amendement. Ce nouveau ouvéau tiers parti ne prétendait, au total, que prendre Pparer l'avénir d'un gouvernement plus Hbéral.

dement des quarante-cinq obtint 83 voix, les membres ion ayant joint leurs votes à ceux des premiers signa

Le de ce premier échec, l'amendement des quaranté-einq ins la même diseussion sous la forme d'un autre amenqui manifestait le désir de voir les lois, si sévères qu'on 1e, régie ln presse et de voir cesser le régime adminis= Mitraire; il ne fut pas plus heureux. La discussion dévoila 18 d'existence des journaux, que le cautionnement et les mbré eussent rumnés, s ils n'avait eu d'autre part le triste se transformer en instruments de publicité à l'usage des taneiëres honorables ou non. Le gouvernement déclara ündation des journaux n'étaient point soumise à son au Les choses n'en iraïént qre plus mal et que. d'autre part, versement annonçait l'intention de changer le régime il aurait une vériable inquiétude, il y aurÿit un bsles affaires. » Cet amendement fut également repoussé; néanmoins 65 voix. Somme toute, cette opposition nou= Mt ni grande conviction ni grande indépendance, er fie l'adrese fut voté à l'unanimité, moins les 47 voix be proprement dite ; 5 deputés s'abstinrent, parmi les= be-président Schneider, M. Thiers et Émile Ullivier,

“réponse à l'adresse des députés, Napoléon HI déclara Mt, avec toute La Frauce, la stabilité, le progrès, la li- Baliberté définie À sa maniére. Il rappels qui avait

lé «la France ne périrait pas dans ses mains, sil re:

Ale promesse, comptait sur « le concours des grands État, Je dévouement de l'armée, le patriotisme de tous Hbyens enfin, cé qui n'a jamais manqué à notre patrie, un divine. »

publique, sins s'occuper de li protection divine, erut blention comminstoire, une sorte de défi et de menace élan dévouement de l'armée.

- “LR SECOND EMPIRE. — 1806. 229

race el, jelant un regard prévoyant sur l'avenir, il prononga aroles, inspirées par la logique, et qui semblent une prophétie : ls guerre est heureuse à la Prusse, elle s'emparera de quel uns des États allemands du Nord, et ceux dont elle. ne s'emm pas, elle les placera dans une Dièle qui sera sous son inte: (Foix nombreuses : C'est cela !) Elle aura donc une partie Hermands sous sou autorité directe, et l'antre sous son auto— idirecte; et puis, on admettra l'Autriche comme protégée e nouvel ordre de choses.

Lalers, permettez-moi de vous le dire, on verra refaire un Lempire germanique, cet empire de Charles-Quint qui rési= birélois à Vienne, qui résiderait maintenant à Berlin, qui bien près de notre frontière, qui la presserait, qui la serre L pour compléter l'analogie, cet empire de Charles-Quint, au & s'appuyer, comme dans le quinzième el le seizième siècle, Espagne, s'appuerait sur L'Italie, bus ne pouvez approuver celle politi erait un accroissement de térriloire quelconque, elle (ue n'en deviendrait que plus honteuse, car elle aurait con brecevoir un salaire pour la grondeur de la France, indigne- Gompromise dans un prochain avenir, »

Jules Favre, parlant en son nom et au nom de la gauche, se Sen conformité d'idées avec M. Thiers sur Lous les points, ce qui avait trait à l'unité italienne ; lui aussi, avait mon— pouvant armer, un jour, contre nous, 800,000 lorn député de la majorité, M. Geiger, lui cria : « Ce ne sera sitôt. »

Thiers, dans son discours, avait fait allusion, non pas aux &de4#15, qui n'avaient rien à voir dans la question, mais à 1e 4852, qui avaient garanti l'intégrité du Danemark, traités, Ha signature de la France, violés par la Prusse.et l'Autriche, fue la France eût rien Lenté pour les faire respecter, Son dis- Isemihlaît avoir ébranlé la conviction de la Chambre et le goument pouvait craindre un vole contraire à son désir, M. Rou- Méraalors et déclara qu'au cours de la séance, pendant que mbneééoutait ses contradicteurs, il avait reçu une dépêche wavaitune fois de plus qu'il ne fallait pas se hter de porter Bemsents: Getle dépêche, arrivée tout à coup el si heureuse- Wtait: «une déclaration officielle, émanant de l'Italie, la dé lu qu'elle prenait l'engagement de ne pas attaquer l'Autri= " “

de

. Lors même qu'elle -

Le secoxo eme, — 1860. 951 V'application, en termes imperlinents, on erut un in # ee la mujorité allait demander que le gouvernement blämät

übimpertinence, it n'en fut rien, elle n'osa pas la relever. part, les condamns ailministratives ne furent pas épar Me sux divers organes de putilicité qui semblaient, si faiblement os fût, ne pas approuver le discours d'Auxerre. L'un d'entre & lé Courrier du Dimanche reçut un avertissement à propos d'un du M. Prevost-Paradol qui faisait allusion à la « déclaration lé » dont M. Houher s'était servi pour étouffer le débat; peine lui était appliquéé en vertu d'un arrêté (13 mai}, qui it, entre autres, ce considérant : « Considérant que l'auteur Ronnait et dénature le earactére de nos institutions politiques ant qu'elles reposent sur des principes de liberté, » Peu de après, l'Académie française faisait offrir un de ses fauteuils is à M. Prevost-l'aractol.

Lerrke Iuvéniaue, — L'attention publique était détaurnée is législatifs par In crise survenue entre les deux grandes allemandes et qui atteignait, au commencement de juin, $ le plus aigu. Napoléon LIL avait renouvelé, avec non

d'instance et sans plus de succès que précédemment, son Havori dé conférence européenne Des dificultés suscitées triche avaient déterminé la rupture des négociations: à ce écrivit, le 14 juin, une de ces lettres desiiné.s, sous Le d'unministre, au publie universel et qui étaient un de moëdés de gouvernement. Celle-ci, adressée à M, Drouyu de ministre des aflaires étrangères, lut lue, lé 12 décembre, Aégislatif, pendant la discussion du budget, par M. Rouher. ir y traçait ka coudurte que le représentant de la France biënue en son nom dans la conférence refusée. « Vous auriez mé, en mon non, que je. repoussais loute idée d'agrandisse— tant que l'équilibre européen ne serait pas rompu. pourrions songer à l'extension de nos frontières que si merde l'Europe venait à être modifiée au profit exclusif d'une Mé-puissance et si les provinces limitrophes demandaient, Ddes vœux librement exprimés, leur aunexion à la France. » tre du 44 juin sttribuait Le conlit austro-prussien à Lrois

lation géographique de la Prusse mal délimitée; dé W'Allemagne réclamant une reconstitution politique orme à ses besoins généraux ;

252 vroxbse RÉPUBLIQUE, — ENTER: —HNSÈME ÉNORUIQUE.

La nécessité pour l'Italie d'assurer son indépondauce ti nale.

« Nous aurions, continuait ka lettre, désiré pour-les Étais s9 daires de là Confédération une union plus intime, tné orentisd plus puissante, un rôle plus important ; pour ls Prusse, phatd mogénéité et de Force dns Le Nord ; pour MAntriche, Le to de sa grande position en Allemague, Nous aurians wuule 4 moyennant une compensation équitable, l'Autriche plt cédé Vénétie à l'Italie, car si, de concert avec La Prisssé et surts se poil cuper du traïté de 185%, elle à fait au Dhinernark ane guerre an: de la nationalité allensande, il me paraissait juste qu'elle

en Italie le même principe en complétant l'indépendance de Minsule. #

La lettre finisssit en annonçant que : « si, Les espérances de) ne devient pas se réaliser, l'empereur avait requ des l'assurance que, quels que soient les résultals die ln guerre, des questions qui nous touchent ne serait résolue sans l iment de la France. »

La lecture de cette lettre fut accompagnée de quelquét engageant le corps législatif à ne pas lisouter sutite gra: M. Jules Favre ayant essayé de démontrer que La éhamibre rail en exprimant pas son sentiment, lé président interdit la parole, La lettre impériale causa au Palais tel enthousiasme que M. Thiers, woalant prendre la parole, pour la combaltre, mais pour 1iré en quels points il dait, les clameurs de la majorité l'empéchhrent die parier, Chambre ajourna tonte discussion sur les affaires d!

La session du Corps législatif fut élose le SU juin en allemande. Le Sénat's' était réuni pour déclarer qu'il ve pas aux lois votées par l'autre assemblées

S VII. Gurnns »'ALzemacxe, — Tous les esprits étaient) vers les gravés événements qui s’accomplissaient ne

Ces événements n'étaient pas l'œuvre d'un rorenty la conclusion d'un état de choses fort complexe et à des époques déjà anciennes.

Le mouvement démocratique ou ponrdine plus tentatives d'unification de l'Allemagse avaient échoué en diverses causes, dont la priacipale fit l'imynsissänen Diéte dé Francfort, de rien décider-et deurien! celte impuissance da partent, fédéral, on

ke spoonn rurinr. — 1866. 253

a leur proftät exclusivement.

sr: wint la guerre d'Italie, la confédération germanique dans les clauses du pacte fédéral des motifs suffisants donnér l'Autriche à elle même et les échecs de celle-ci rent point un sujet de vif déplaisir pour la Prusse et pour la irtdes états secondaires. On donnait pour raison que le gount était profondément anti-libéral ét qu'à l'affaiblissement iche, correspondrait le développement de l'esprit de 1

lusdans un même sentiment, haïssaient l'autocratieautrichienne, donc trés-facile aux divers gouvernements de l'Allemagne, oiter cet état de l'esprit public. Ils refusérent tout secours à et se contentèrent de placer sur les frontières du Rhin d'observations, mais ils ne se hälérent pas d'aceourir de l'Autriche, x de Villafranca vint mettre fin à une crise qui menaçait venir aiguë ; l'Autriche ne perdit pas son rang en Allemagne, bition de la Prusse fut eruellement déçue et la déception se ta par despolémiques mères. L'empereur François Joseph, ant des leçons que lui infligeaient les defaites, introduisit a gouvernement quelques réformes libérales, qui consolé sa puissance dans ses propres États et son influence. sur béraux allemands. Lors de l'insurrection polonaise (1863), e, dé concert avec la France ét l'Angleterre, avait essayé F'action brutule de la Russie : pendant que ln Prusse maine, Maltait Je gouvernement du teur. Puis, enfin, réunis commune convoitise, le gouvernement prussien et le gou= #utrichien firent, de concert, la campagne dé Sleswig, usse et l'Autriche, n'ayant pu s'entendre longtemps pour commun les duchés enlevés au Danemark. avaient n de Gastein qui donnait la gestion du Sleswig à La Holstein à l'Autriche. Ge partage ne mit pas lacs

Ê u Mdéponrn de tout scrupule, a la masimé

LE le droit » ét résolu à la aire prévaloir par

que « de fer et de sang, » Pour dominer le roi, il l'avait

les ébambres”dont il se débarrassait par des coups

Fait à faire dominer la Prusse sur l'Allemagne, et 2%.

eh Prusse et de l'Autriche qui l'ane et l'autre eussent voulu que :

Le sucoxn Rep. — 1860, 255

léclarait. ofliciellement la guerre à l'Autriche et le roi le, de son côté, proclamait la confédération germanique : » et la biète dissoute.

vk, profitant du temps employé par les débats de la Diète, du la guerre inévitable et, tout en accusant l'Autriche d'ar- Willisites, il s'était mis’en mesure d'agir.

au 29 juin, sans déclaration de guerre, les troupes pruse dontla mobilisation #’'accomplit avec une précision et une prodigieuses envahirent le Hanovre, reliant ainsi les pro énnes à la lrusse proprement dite en serrant au nord Etemps qu' l'est et à l'ouest Lous les États secondaires, nten pléine paix des populaions désarmées ; elles eurent fônquis les deux Hesses, Bade, la Saxe. Divisées en dèux elles pénétrent sur deux points en Bohème où elles se Laprès une série de combats heureux — (Munchengraetz + ditschen (27), Nachod (le même jour), Bugvrsdorf ile 28) +8,18 1, entre Kœnigingraetz et Sadowa. Le 50, s'engage de bataille, terminée nl la défaité des Autrichiens : c'est & de Ssdowa:

Savows. — L'armée prussienne composée alors dé 200 nes occupait une étendue de 30 kilomètres environs; à (M brouillard épais elle s'avança au-devant de l'armée au & Le gros du combat n'eut lieu que le 5 juillet, Les Prustontrérent d'abord de graves difficultés, et les Autrichiens h instant espérer la victoire, mais des troupes fraiches, à temps et dont la marche avait encore Eté protégée par le M, Wournërent leurs positions ét changèrent le sort de La Le combat devint d'un extrême acharnement. Une division de leormmiandée par le roi l'russé arriva et décrda de la victoire. lui désastre pour l'Autriche. Elle abandonna la Bohème hu hâte les débris de son armée.

Miesse et Lx promptitude des manœuvres prussiennes fu Ésllés couses principales de leurs succès, mais l'ineurie major autrichien n'en fut pas ba moindre raison. L'armée lame se vit décimer par dés fusils à Lir rapide, les fusils à \dont on faisait l'emploi pour la première foisen compagne, # depuis un grand nombre d'années, les Prussiens em- Upoar leurs manœuvres, au vu et au su de tous les soïdats fiche qui avaient, conjointement avec les Prussiens, été (à la gandé des villes fédérales telles que Francfort çar

26 sEcosn nue, — 1866. 257 lun traité conelu le 5 oclohre, avec 1° k quelle royaume Lombardo-Vénitien Lie celle province au roi d'Italie fat faite, au nônr dé ler des Français, le 49 octobre, ltraités particuliers entre In Prassé et les États secondaires de tene ont constitué une confédération de l'Allemagne du dént toutes les forces militaires sont mises à la disposition Ble commandement du roi de Prusse. Le royaume de Ha- Ifélectorat de Ilesse-Nussau, les villes libres de Brême, Ham Francfort furent annexés à la Prusse.

du traité de Prague, la confédération da Nord devait des États situés au nord du Mein, une autre confédit Sud devait comprendre les États situés au sud de catte c'esta-dire la Bavière, le Wurtemberg, la Hesse-Damstadt, blichtenstein. Cette confédération ne fut pas organisée, ‘est volontairement rallié & la Prusse; la Bavière et le Wur= par des traités secrets, devenus publics ultérieurement, troupes à la disposition de La Prusse; une partie de la di, située au nord du Mein, fait partie de la confédé- Nord, L'Autriche reste exelue de l'Allemagne. éraux allemands qui ont tant réclamé l'unité germanique, Msscrifié la liberté, n'ont donc réussi, en 1866, qu'à cou magne en trois parties inégales. Mais, ils se sont mis au e puissance ambitieuse, d'un ministre que rien n'ar- Bde Bismarck et la Prusse leur donneront bientôt l'unité, dur joug de la maison d'Hohenzollern.

ce, la cession de la Vénétie fut fétée comme une victoire, pavoisé et slluminé. Les ans voyaient là le dénoûment a compagne d'Italie et l'accomplissement de la parole q l'Empereur avait pris, au nom de la France, l'enga- Lde rendre italie libre jusqu'à l'Adriatique. D'autres y

inséme race et parlant un même langage fussent, au nom spécieuse, unis sous une même lois. Ces théories, plus de sagement politiques au point de vue desintéréts fran point seulement celles du gouvernement en— d'une notable partie de li démocratie française qui, de É As démocratie allemande s'aperçut, mais trop tard,

été jouèe par Bismark, et que tout le sang versé n'ale leerirqu'à préparer l'avénement plus où moins prochain d'un

le

Es Ù |

Le séconD eupine. — 1866. 259

calion de frontières vers le nord, lu Prusse acquérait des res à l'est et au sud, et, par la subardination des États setres, elle enveloppait nos frontières de l'est au nord-est ës propres provinces du Rhin, la Bavière rhénane et le du | Bade: l'Autriché avait perdu « sa grande position en Alle 1,» elle était même exclue des deux nouvelles confédéraenfin. tous les États secondaires devenaient les vassaux de se. Tous ces changements constituaient le cas, prévu dans la lpériale, où la France devait réclamer pour elle-même un sement de territoire.

Méon Ul avait pu rêver uné compensation avant la guerre, d'averti, par si diplomatie, que c'était là une chimère. Du eût-il fallu l'exiger d'avance, pour prix de la neutralité Sadowa, il n'y avait pus qu'à déplorer la faute commise, ue, un des servitéurs de l'empire, M. Magne, la signalait me lettre à l'empereur, où il caractérisait lé résullat de Ja daus les termes suivants :

æntiment national serait profondément blessé, cela me pams de doute, si, en fin de compte, la France n'avait obtenu intervention que d'avoir attaché à ses deux flancs deux voimgereux par leur puissance démesurément accrue. Tout le # dit que la grandeur est une chose relative, et qu'un têtre diminué, tout en restant le mème, lorsque de nou- Brces s'accumulent autour de lui. »

affaissement intellectuel, soit satisfaction d'avoir joué le 2 médiateur, Napoléon III abandonna, vers la fin d'août, la 2 préconisée par lui au mois de juin précédent. Le miqui avait, peut-être conseillé et, en tout cas, accepté celleeut pas pouvoir être l'agent de celle-là : M. Drouyn de donna sa démission et fut remplacé, le 4° septembre, par loustier, qui était alors ambassadeur à Constantinople. En

vindrissement de la France impériale était démontré plus énergiencore dans la lettre suivante de la reine de Hollande, adressée, le 1866 à Napoléon Ill :

vous files d'étranges illusions! Votre prestige a plus diminué dans siére quinzaine qu'il n'a diminué pendant toute la durée du règne. weltez de detruire les faibles; vOus lais-ez grandir outre mesure e et la brutalité de votre plus proche vowin; vous acceplez un 4 vous ne savez pas mime aures-er une bonne parole à celui qui dt, (11 s'agit de la Vénétie. Au lond, le cadeau n'élait que la for l'äutnche pour rendre moins amer l'aveu de sa délaite.) Je regre! me croyez intéressée à la question et que vuus ne voyiez pas le

LE Second Emrine. — 1866. EU

Lroupés françaises quittérent lé territoire de Rome et de composait encore les États pontificaux. On avait répandu le ra volontaires italiens, engagés pour la guerre contre se tenaient prêts à se jeter sur Rome pour en expulser Aucun trouble ne suivit l'évacuation: la convention du bre fut srupuleusement exéeutée par l'talie comme par

Mexiour. — La résolution prise par le gouvernement franer ses troupes du Mexique avait jeté l'alarme autour ien. La situation de ce prince était devenue désastreuse. fien pu reconstituer au Mexique. Les troupes françaises les troupes républicaines, sans parvenir à les anéantir. ral Bazaine était en mauvaise intelligence avec Maximilies dé se marier avec une Mexicaine, dont la famille cherchait

ner dans des intrigues auxquelles son devoir militaire lui

eur du Mexique si Maximilien abdiquait volontairement

On avait naguère, au début de l'expédition eom-

é pareille ambition au maréchal Prie.

e prenait un caractère atroce et sauvage, Une contreaise fusillait, pendait, pillait ét brûlait sous prétexte

4865, Maximilien rendit un décret qui mettait hors li ‘aux cours martiales quiconque serait pris les armes où faisant partie-de bandes armées, Ce seul fait entra né dé mort et l'exécution immédiate, fnéral Bazaine ordonna là mise en vigueur de ce décret, Par x génératix mexicains, Arleaga et Salazar, furent passés es le 20 octobre *, qais opéraient surlout dans le nord du Mexique, pour rez et sonsgouvernement sur le territoire des États y réussirent un moment ; mais la résistance continuait autres provinces, lettres du général Douay. (Papiers des Tuileries.)

Vas et Salaesr écrivirent chacun à leur mére une lettre touchante. de la lettre de Salazar +

« Drunpan, 20 octobre 486.

vor 4 et heures du soir, et le général Artesga, lo colonel ste a ot pe ir Re de ren Genre du le ube à Sax

de rester étrauger, On le soupçonnait de sanger à de

murs ‘fit sollicité, durant la née, par le souci de la santé de Napoléon HE Chacun-se mpte dela vérité de cette parole dite ou -Sérat, dans un Mtades; par M. dé Boissy : «mms quel gâchis serionsnous teur mowrait demmin. » La France semait-enfin que lés Svles plus-graves dépendäient de l'état démaladie d'un

Lt per on se stériles, ayant pourtbut d'amoindrir bb Deere de la puissance prustions territoriales; our à! tour demandées par tre rofusées par-célle-de Berlin, employérent AWÉtat français; mais, à côté d'eux, quelques irroyants suiaient avec attention Le monvement d'exten- Soslété internationale des travailleurs, dont-les délégués VGesère, soit à Liége, essaient d'en poser les bases uesébitie, Us rédigèrent un manifeste ; le gouvernement Bgéarqu'on-yrintroduisit une phrase en l'honneur de fs qui venait justement d'institner les Invalides du Traimité relire; alors le gouvernement impérial défendit la bdunanifeste. Déjà, au congrès de Genève, on vit se s discussions, des divergences profondes entrecéux quivoulsient que la Société restât dans ses ls'ocenpät dé trouver lés méïlléurs moyens “e-sort des artisans et ceux qui, sous V'in- 'Blanqui, voulaient transformer l'as

ce purement politique.

Mndsurs, frroonks, moxpanns. — Aux ansiétés can Pers qui ralentit/les transactions: commerciales, LL “de-grandes ealomités physiques. Le-cholées

M rons un que apports et Le Hraau

LE seconn eurinm. — 1807. 245 most-Paradol entra à l'Académie-Française ; ; en nommant cet ee l'Académie, et elle ne s'en cachait pas, nom=

Le parti pris un ennemi de l'empire.

mi les morts de 1866, on remarque : Gustave de Beaumont ; E Fe Ferdinand FiocoN: Marie-Amélie, ex-reine des

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