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CHAPITRE XIII

49 janvier. — Changement de ministère, — Session de 1867, — te, — interpellations, — Athire du Luxembourg, — Mexique diverses. — Rxpotition universelle, — Entrevue de Salsbourg, — ‘dé Mentana, — Algérie, Cochinchine, — Lettres, beaux-arts.

ve 19 save 1867. — Pendant près de dix ans, ion de 1852 était demeurée immuable; mais, depuis années, Napoléon TI semblait moins satisfait de son y faisait de fréquents remaniements qui n'étaient pas ln progrès vers ce couronnement, sans cesse promis et : la liberté. Ainsi, le décret du 24 novembre établi, pour les deux assemblées délibérantes, le droit c'est-à-dire de réponse au discours du trône. « Par cet alors Morny, l'empereur a voulu donner au Corps lé. éclatant témoignage de sa confiance, en lui accordant de voter une adresse, droit qui implique le libre examen intérieure et extérieure du gouvernement. » L'op= usait largement, depuis 4865 surtout, de ce droit eNapoléon HI se félicitait, en 1865 et même encore au 4866, du bon accord que l'adresse constatait entre le et les assemblées.

It, le 49 janvier 4867, un nouveau décret vint suppriet y substituer le système des interpellations, qui autre chose. Dans la discussion de l'adresse, tout député droit d'être entendu et il n'était pas toujours possible au Mmemént d'éviter de répondre. L'interpellation n'était pas un n “

OO Asscex0 eus, — 1867. Er inde jeurimäm. Dés le lendemain, ur nouveau: ministère e qu'aucune évolu

tionn'embarrassait, restn le ministéredes finances, d'où Fould. Après bien des hésitations-et. bienvdes projets FER Praha eme trs Le madlesportefeuille de luguerre; l'amiral Rigault de Weelui deslaamarine; ML de Foreade dé la Roquette. celui maux publies; . les autres mimstres gardécent leur po

(ésmusene 1667. —Liemperenest ouverture deiChaut- «Son discours, Anès-long, reprit et déve

thème dévh circulaire, La Valotte, s'appeyantsurune hi Sainte-Hélène par Napoléon, qu'ilen'y auplus,

d'autre équilibre possible que l'ogglomération et la cou

fatalement s'accomplir et les-événements

sont la préparation. Les efferis des nations voisines

leurs «membres épars ne sauraient, disait Y'Em

inquiéter. unpays comme le nôtre, homogène et. indes-

apoléon IL se glaritiait vosuite de-sa médiation, qui s

in we aux,portes de Vignne, sauvé l'intégrité, de eomplété Findépendance italienne. >

riomphe, l'orsteur est. bien sebligé d'avouer, que

LB ssconD Euring, — 1867. 9255 bien il tai avait fallu écraser d'oppositions violentes pour arr à faire la guerre de 1866, et comment les haines même les violentes contre M. de Bismarck s'étaient tout à coup transforsen une complète soumission ou en une admiration profonde au Pain de ses victoires. Elle n'avait pas le droit d'ignorer, qu'en ide certaines oppositions, qui subsistérent, les Chambres pruses avaient voté suivant le gré de M. de Bismarck, et qu'il avait qe Guillaume I* déclarât que : « de son consentement pas tndre village ne sera arraché du sol germanique, » pour que #ement Constituant se mit à son entière dévotion ‘. On ne i mieux définir la situation du roi de Prusse et de M. de Bisk vis à vis de l'Allemagne qu'en transcrivant les paroles de + Bismarck lui-même, dans une conversation particulière le 1866 *: « Avant quinze jours, nous aurons la guerre sur le si la France persiste dans ses revendications territoriales. Elle demande ce que nous ne pouvons ni ne voulons lui donner. russe ne cédera pas un pouce du sol germanique ; nous ne le rions pas sans soulever contre nous l'Allemagne tout entière, üle faut, nous la souléverons plutôt contre la France que re nous. » Or si tel était le sentiment prussien au lendemain adowa, alors que les difficultés de sa politique intérieure n'é-, @ pas vaincues, à plus forte raison cela devait-il être sa volonté parrètée lorsqu'il élait assuré d'avoir toutes les forces de l'AI- Âge entre ses mains. Prendre possession du Luxembourg, Fquelque forme que ce fût, c'était plus que « arracher un vil-

du sol germanique ».

à roi de Hollande, comprenant le danger qu'il ÿ aurait pour lui ter une telle opération, en fut effrayé. À la veille de siguer traité avec Napoléon IIL (28 mars), il dévoila la négociation au œitre de Prusse à La llaye. M. de Bismarck qui, suivant toutes mpparences, avait encouragé les négociations, se montra trèssé et empêcha à leur exécution. La diplomatie impériale avait æœplétement trompée. L'affaire resta donc à l'état de projet té, et n'aurait pas eu plüs de retentissement que plusieurs audemandes de compensations territoriales faites par l'ambas— : française, et auxquelles le cabinet de Berlin avait chaque fois

loir Histoire de F'Allemgne depuis Sadowa, par Eug. Véron. l'aris, Nour l'Œuvre de M. de Bismarck, par 1. Vilburt. Paris, 1869.

tyer. Îl demanda, de concert avec M. Ernest Pieard, des expli. sur les combinaisons financières établies entre le Trésor

pis et le Trésor mexicain. Tous deux demandérent ce qu'il w des indemnités réclamées au Mexique en faveur de français, et qui avaient été l'une des causes premières

« lis s'enquirent de la solution de l'affaire des bons

Ils trouvérent les réponses du gouvernement insuffisantes ;

r talent ‘ét leur éloquence ne parvinrent pas À convainéré

pour ka France, le dénouement de l'aventure mexicaine

pour Maximilien, Trahi par celui qui l'y avait entrainé,

méux empereur, sans argent, sans soldats, abandonné de

quitter sa capitale, fut livré par un de ses officiers aux

Émexicaines, traduit devant une cour martiale, condamné

et fusillé, le 15 juin 1867, à Queretaro. C'était l'application signé par lui deux ans auparavant.

ps fut rendu aux représentants dé su famille et transporté

— Low nivenses, — Beaucoup de d'intérêt général qui ne pouvaient plus être traitées à bla suppression de l'adresse et de la difficulté avec laquelle jslatif autorisait certaines intérpéllations, furent posées cussion du budget. La fraction de la majorité qui s'intiparti fit des critiques assez sévères sur la façon dont erprété le décret du 19 janvier, qu'elle considérait comme dé ses conseils et dé son influence. Elle se plaignait de ce omis de consulter le Corps législatif au sujet des affaires ul et dis ce que, contrairement aux lois, on eût fuit de fonds, M. Rouher reconnut l'ilégalité des actes, celte opinion qu'on pouvait, en certains cas, « faire fée

instant les règles financières au profit des

l'opposition répliqua par cet argument qu 1, l'empereur ayant le droit de tout faire Aout 6e qui se füisait en son nom. M. Emile 0!

échapper cette ocession d'attaquer M. Rouler, qu sans responsabilité », ét pour Tien de Mésprit de son maître, IL prétendit que l'empereur élait ses ministres d'exécuter ses intentions libérales, Le M. Rouher Srand:croix de la Légion d'honneur en diamant, ac

258 DEUXIÈME RÉPUBLIQUE. — EMPIRE. TROISÈRE Réron

compagnée d’une lettre disant : + Au mülien dies aitaqu dont vous êtes l'objet, une attention amicale de ma pu oublier, je l'espère, les ennuis inséparables de votre N'élait-ce pas répondre assez clairement que touté la iministre d'État n'était autre que celle de l'empereur mi

Le tiers parti se Le tint pour dit et n'entama plus la } la fin de la session.

Dans le cours. de la session le Corps. législatif vots tres, une loi qui, sans astreindre encore chaqué om séder une école pour les filles, rendit eependani abligal grand nombre de ces écoles et améliora le traitement tutrices, La mème loi éleva aussi le traitement des à et étendit les limites de la graluité. Touiefois les préfe en possession du droit de nommer.et de révoquer les (10 avril). Cette loi ne fut pas votée sans avoir dté vive quée par la portion eléricale de l'Assemblée, qui redou l'influence de l'éducation congréganiste diminuer s l'Université, qu'un des députés ne craignit point de 1 ces termes : « L'Université, c'est encore le commun conduisant au communisme social. »

Une loi sur les conseils municipaux fournit à l'oppe casion de réclamer pour Paris et pour Lyon une rep municipale. Les députés de Paris, notamment, mirent inconvénients graves du système par lequel la fortune de Paris était laissée aux mains du préfet de la Seir commission purement consultative dont tous les menl à la dévoton du pouvoir.

* Une loi, du 15 avril, abolit la contrainte par corps, s dettes envers l'Etat.

Une autre loi (8 mai) alloua, à Litre de récompense 1 Lamartine, une somme de 500,000 francs, dont il de

le revenu pendant sa vie, el dont, près sa mort, le ea Liendrait à sa succession. Le grand poële n'eul d'i longtemps à profiter de cet argent. Votée an 1348, cet n'eut été qu'un acte de justice nationale; venant en { ferle par le régime impérial, elle ne parait qu'une sort destinée à rattacher au 2 décembre, uu glorieux écrit débattait contre le défaillances de son génie et le dése affaires.

La session fut close le 94 juillet.

À 0e suconn exrmr, — 1867 ‘5 LL Exrdeenen oxrmeeeuen. — Un décret du 2 jui 1865 uit Equ'ume exposition universelle des Bemrs=arts ét de l'Indus— irait lieu à Paris en 1887. Cette exposition futouverte, le Wisavée béancoup d'éctat. 1 y eut dé da partde toutes les Bodu globe une vivo émulition, On y compta 60,000 expo poils brut des produits exposés a été évalué à:28,000/t0nfores motrice de 4,000 chevaux-vapeur avait été installée ln mise én/mouvément des diverses mnchities 1. L'Exposition L nonseulemient dns un bâtiment colossal, qui occupait uns surfice de plus ds 45 héctares, mais encüre ins le d'édifices de toute nature, de tous les styles et de tous qui couvraient, dans le Champidi-Mars, 27 hectarts en formaient autour de l'éditice principal un cortége vérite erique de eonstruétions, dont les propartions, les œnleurs, les origines si diverses, depnis les vastos pn- 1x jusqu'tux plus misérables luttes: éveillaient etre sahsenssé la cufiosité, Ce fut un spectacle tel que jamais on né vit lesomblable. Cétte exposition devint l'occxsion à en firent presque disparaitre lecarnetére élèvé, sétièux ndant tout le tétngis qu'elle dura, malgré los graves été. laccompagnérent, Paris fat réellement la ville dé plais entier. La plupart des nations y avaient exhihé lens dé guerte, armes, équipements, ambulances; Ex Prasst "y avait envoyé a dont it peu lès chefs dé notre armée. Près d'une céntainé rains et souverains, de princés et princesses de tout ï süécesivément on simultanément se distraire. à scis de la politique. On reutirqua surtout, daté vetté fjestés et d'Altesses, lès empereurs de Rosé ét d'Atte dé Prusse, assisté dé M. dé Bismarék, le soltan et opte. + faire à l'empereur Alexandre 11 ane pobhtarié dal avait jout, en 1814, sôn meul Alexandre Pr. S'empressa antour de Iuf, this si li populatfoi vablis pas que ce princé avait récemment, dé son andateuné pression dé là part dé son peuple et ét (Etamoblessé russe, aboli lé servage, Cest-ädlire

"7 Lésueonn eurme, — 1807. 265 éle discours d'Amiens (29 août), il semble vouloir atténuer (dés paroles prononcées à Arras et qui marquaient le carac-

méral des échecs subis par son gouvernement, et il déclare

l'insuccës de notre politique, au delà de l'Océan, n'a pas

Je prestige dé nos armes » et qu'il compte sur le main Rss la stagnation des affaires commerciales n'a pas les classes industrielles dé lai témoigner leur syrnpathie sur les efforts du gouvernement pour donnee aux e impulsion nouvelle, Arras m6 Muraxa. — De retour à Paris, l'empereur ap

P explosions de l'agitation que le parti italien du dirigé par Garibaldi, provoquait dans les États pontifi- « chemises rouges », c'est ainsi qu'en langage populaire sant allusion à leur uniforme, les volontaires it miaient isolément en passant à travers les troupes ita= dsuscitaient, dans les petites localités, des plébiscites ps

ion au royaume d'Italie. Garibaldi, voulant pénétrer, à Wu, sur le territoire pontifical, fut arrèté par vrdre du gou- En de Victor Emmanuel et reconduit à son île de Caprers. partit bientôt, réussit celte fois à franchir la frontière ponel méraÇa Rome.

misou de celte ville-était composée de mercenaires et de rs de toutes les nations catholiques. Une légion formée de “qui, pour la plupart, étaient des descendants de la ville — ou voulaient se faire passer pour tels — avait été re rancé el embarquée à Antibes par les soins d'un général aclivité de service, Elle était commandée par des offi- , sortis dé l'armée nigulière, ét auxquels on avai tion de servir dans l'armée papale avec la certitude qu'ils relrouveraient leurs grades dans l'armée française, y oudraient rentrer. Cet état de choses était une violade la convention du 45 septembre, qui assurait de Rome par les troupes françaises. La présence de n anti-révolutionmaire, ennemie avouée de l'unité composée de partisans avérés des Bourbons, dont pluchef. BE et se vantaïient d'être les descendants des u vendéenne, irritait tous les patriotes des craintes à Viclor-Emmanuel ot à sen à Aussi lorsque Garibaldi se mit én marclie, le roi “atein effort effectif pour arrêter son achôn. Le

À ax srconn une. — 107. ao lattidémocratique de tous les payseuropéens s'y étaient rendus faraient envoyé leur adhésion. Il avait pour but avoué de cher las moyens d'éviter désormais les guerres, et ses mem=

& d'un commun accord, avaient déclaré que le meilleur moyen dedétruire la puissance monarchique sôus toutes ses formes, ms Ja puissance temporelle du pape, En dehors de ces spéciales, on y traita toutes les questions accessoires qui ot directement : questions des salaires, de l'éducation, Hürmes juridiques, dé limitation du rôle de l'État dans la vié ete. 1 arriva naturellement.que, à côté des opinions justes se produisirent les théories les plus folles. Au total, irehies européennes virent, dans ces réunions de vraies révolutionnaires, et nul gouvernement ne fit une opposition ue à l'intervention française en Italie.

u dé Mentana souleva dans toute l'Italie une vive ani- Ja France; le ministère italien qui, par prudence, ne wpposé à cette intervention, fut renversé. Le Parlement ee montra nettement, en cette occasion, ses sentiments Wa France. IL fut désormais acquis que l'Halie se considérait ï de tout lien de reconnaissance à notre égard. part elle tenait la Vénétie de l'Allemagne ; sa situation était airément indiquée en cas de conflit entre ces deux nations. partie des lroupes revint en France, Une division resta à hia et à Viterbe. Les cléricaux avaient l'espoir que l'em— ofitérait des circonstances pour restituer au pape les ter Ani avaient été précédemment enlevés. IL n'en fut rien, Mésappointement s'exhala en amères récriminations. A. Aucérre. Cocueuxe. — En 1866 une partie de l'Algérie ravagée par les sauterelles, En 1807, un autre fléau, une esse excessive et prolongée, fit périr erme loutes les des Arabes. Il en résulta une épouvantable famine qui, es efforts des colons, malgré les secours envoyés par des fiptions faites en France, malgré les subventions tardives du L fit pétir un nombre de victimes qu'on évalue },000 à 500,000.

femme année, à l'extrême Orient, la Franee prit possession Lroës provinces de Ia Cochinchine occidentale, qui furent réu ix provinces orientales déjà occupées par nous, Deux traités, javee l'empereur d'Annam, l'autre avec le roi de Siam, ant aseee de césiterrito res. .

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: LE sconn exrint. — 1867. 267

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