‹ Histoire des FrançaisChapitre 68 sur 90 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

lérielles. — Session de 1868. — lotarpellations, — Atfaivus.

= À militaire, — Loi sur la presse. — Droit de réunion. —

+ SRuation intérieure. — Procès de presse, La Laxrenxe,— procès

— Modifications ministérielles. — Réunions. publiques, — Con- = Enseignement. des filles. — Extérieur, — Nécrologie.

imcanons Mousrérieuues, — Le Sénat et le Corps législatit invequés pour le 18 novembre, Quelques jours aupara- 5, M. Rouher, qui avait reçu provisoirement, au mois de Écédent, le portefeuille des finances, le céda à M. Magne. Ur prit soin d'annoncer que celle mesure était prise sur. le de M. Rouher; on peut croire que, à la veille de la & fonctionnaire se trouvait assez occupé du soin de défen- Ique officielle et n'était pas fiché de laisser à un homme pétent les discussions financières, En même temps M. de quitta le ministère de l'intérieur où fut sppelé un memtquet de Paris, M. Pinard. Si ce choix était fait en vue (lique libérale, il était bien difficile de se tromper plus üent sur l'aptitude de l'homme à la tâche. C'est au sujet bnstitution du ministère que M, Rouhet fut chargé par r de lui présenter divers candidats. M. Houher adressa Imsouverain un rapport où il passait en revue tous les Fonnages du régime impérial, suscepübles d'être appelés re. Ce rapport montrait nettement que Le peu d'hommes krs jours qui vivaient encore ne pouvaient plus facilement Brés el que, eu dehors de ceux-là, un riouveau persohnel Mental ne s'était pas formé‘.

ox on 1828. Discours où rRôxr. — Le 14 novembre, dans bre d'ouverture, Napoléon Il expliqua ainsi la convocation t'deux Assemblées : # La nécessité de reprendre l'étude taie: de La ne m'a obligé dé vous contoquer plus récents événements m'ont fait ÉÉrene r à ves lumières et de votre con

6 Dnhonsemeen dE ta Ponte tapirioie (soie pler Fee Fais 1,

LE sécono EMPIRE, — 1868, 269

lle, néanmoins « les lois de finances ne séront pas modiil est permis d'entrevoir l'époque où des allégements

ks pourront être émmdiés. « é L les ilépütés dé S'occuper activement des réformes déré janvier 1867, l'empereur terminait en ces mots : « Vous rez, j'en ni l'espoir, les loïs qui vous sont sournises ; elles con à la grandeur et à ln richesse du pays: de mon eôté, sûrs, je maintiendrai laut et ferme le pouvoir qui m'a &té les obstacles ou les résistances injustes n’ébranleront

ge ni ma foi dans l'avenir. »

wé que le rapport du ministre d'État montrait la difficulié der le personnel gouvernemental, des rapports de fet dé police: donnaient à l'empereur la mesure des Mostiles » et des « résistances, » injustes au dire de

reit présence desquelles 11 se trouvait. Il disait + (22 167} que l'opposition exploit l'irritation populaire cau- Uneheeté des vivres; à quelques jours delà (28 seplembre) : it l'attitude agressive d'une partie de la presse. Chaque pports sont plus pressants et montrent l'esprit publie plus agité par l'incertitude où le pays est laissé, vivant paix et la guerre au plus grand détriment des affaires

ooxs. — En attendant que les rapports sur les

#n tecrels et correspondance de la famille impériale, p. #5 et Paris, 1873.

spport du préfet de police on daté du 50 septembre, qui définit

Leinps, La tâche quotidienne qu'frépose la prépatation de où

ls pénibles. À quelques sources que l'on adresse, quelque

nt que l'on consulte, quelques renseignements que on

ot actuelle apparait Toujours comme pen satistaisanté; do

que l'on regarde, ôn se heurte à des inquiétudes sincéres ou à A'inepirent des hosbilités ardentes.

ini cündamné à présenter à l'empereur des appréciations qui

iistes ; elles ne font cependant que reproduire les im-

ve des atiénuent plutôt qu'elles ne los ecagérent, mais Le

Mevoir et un religieux dévoue aux institutions impériales

Lys dé les dissimulér, si amère que soit l'obligation d'en être

de la société, celle qui s'occupe le plus de politique, oftique lus pouvernoments, aécentus plus que ja- + systématique. Elle soconde activement les Lomplait Sang les atlaques de la pressé, elle va réut dans so prestige extérieur, dans La rupérue

LE AEDOND EME. — 1868. mn Bd jour fut voté aussitôt après ces déclarations (29 et 50 fo=

le Corps législatif la mème question donna lieu à un dé= ui memplit les séances des 2, 5, 4 et 5 décembre, La discuséloquente et passionnée: ÎL y eut des orateurs pour récla= séparation de l'État et de l'Église, MM. Jules Simon et Ad. toult ; d'autres qui soutinrent ardemment le pouvoir temporel, dde la Tour et Chesnelong. M. Jules Favre critiqua avec véhé

Lpolitique du gouvernement impérial qu'il aceusa d'avoir squé l'agression de Garibaldi par ses complaisances pour les Gux, M. Thiers expliqua comment, à son point de vue, tou

difficultés de la politique extérieure avaient été soulevées suite de l'unité italienne et pourquoi. il croyait nécessaire de ne tisser l'italie prendre de nouvelles forces encore. 11 plaida la 2 du pouvoir Lemporel dans un discours fort habile, qui allait sentiment public et qui valut à l'erateur les applaudisse

Ja majorité.

à En répondant tout à la fois à M, Thiers et à M. Jules Favro vuhér s'écria : #::. + Nous le déclarons au not du gouverfrançais, l'Italie ne s'emparera pas de Rome (Applaudissemais. (Voix nombreuses : Non, jamais, jamais); jamais ne supportéra cetté violence faite à son honneur et à Lx té | nts). Elle demande l'énergique applica= convention du 15 septembre et, si cétte convention ne pas, dans l'avenir, son efficacité, elle y suppléera elle- DEst-ce clair (4pplaudissements) ? à Le ministre ajouta peu. © 4 Lorsque j'ai parlé de Rome, j'ai parlé de la capitale du vire aciuel, ét je comprends daus la défense du pouvoir tem

le territoire actuel dans toute son étendue, » de la majorité, vice-président du Corps législatil, sirement révélés les intentions qui n'avaient pas le moins Pour l'enipereur : pour le décider à tenter cette nouvelle rés qu'ldéfinit ainsi : « Une expédition contre les révolu= L déhors et du dedans. » M, Rouher ne dissiiula pas 6e wôté de la question, il déclara hautement que cette romaine était une croisade anti-révolutionnaire autant qu'une ervisade religieuse « et qu'on avait la prétention vel guerre aux partis qui S'éaient signalés au Congrès de faen mème temps qu'aux bandes révolutionnaires + qui en éntle territoire pontifical, H adjura la majorité de ne pas

Us

“LE sconn mwrine. — 1868. 275 paragraphe de l'article 8, ci-dessus, beanconp de à l'empereur pour obtenir des grades 4 n'indiquait suéuné condition spéciale pouvant Va nomination à des grades quelconques. Le jagement ler dé l'émpereur et l'influence des personnes qui se pré A à son cliaix ou de celles qui appuyañent css demandés Mañent seuls la collation des grades. Les officiers ne repas de traïlement en temps de non-activité et devant rs leurs frais, il était par conséquent nécessaire qu'ils moe certaine fortune et des moyens d'éxistence leur (la libre dispôsition de leur temps. Le corps d'officiers fut mé, en majorité, de fils de familles riches, ayant pour La Wuné certaine éducation mais entièrement dénués des no= Fplus élémentaires du métier de soldat. Ils reçurent d'aars grades, puis furent conviés à prendre les premières l'art militaire.

Îe La discussion générale, l'opposition blima vigoureuse semble du projet qui élevait à neuf années le temps de Fsous les armes. Elle montra tout ce qu'il y avait de dë- Wians le remplacement et tombattit les articles de la loi Bient dans la garde mobilé les jeunes gens des. classes ane FA 4868, qu'il y avait lieu, suivant elle, de considérer Géfinitivement libérés. M. Jules Simon rappel par suile de tes le gouvernement était arrivé à demander de tels sa pays: = quel que soit, dit-Hl, le gouvernement qui aurait LA E re doigts de sa perte. {murmures), je la première chosé à faire c'est de ré de ŒUre nos forces pour reconquérir la situation qu'il a. Puis, il montra que la loi proposée n'augmenterait l'efdans un délai assez éloigné, tandis que les événements être trésproches. L'orateur gouvernemental qui lui révaloir les avantages des armées composées d'anciens que cinq ans de service actif et quatre années dans Due faisaient en somme que éinq ans de service efleclif it pourrait dispénser du surplus. Cette Uiéotout le monde. Le tiérs-parti ne fut pas moins pour altaquer la loi et à démander que La l'armée active fut moins longue en temps e à rendre le service obligatoire pour un plus grand jenties gens.

“EMOSNCOND urine. — ASGK, 277 un peu plus d'air et d'espace; mais M. Pelletan, M. Thiers, Simon ont révendiqué les droits de la liberté et de la jus—

termes que ne désavoueraient aucun des grands érateurs 41850. Berryer, entre autres amendements, demanda que, de là juridiction du jury, les magistrats qui pourraient être à juger les procès de presse ne fussent, plus choisis par lversement, mais que la composition des Chambres fut faite ie detirage au sort. Il fit remarquer que pas un seul procès, des tribunaux composés par le gouvernement, n'avait été itlement. Le gouvernement s'éleva avec énergie contre qui semblaient mettre en suspicion l'intégrité de ln lure. L'opposition fit bien remarquer qu'elle n'attaquait tice politique. Cette opinion, qu'elle affichait, était la mème qu'émottait M. Rouber, dans une longue note confidenressée, quelques mois plus {Ôt, par lui à l'empereur : «Votre Re, disait-il, se plaint du défaut de fermeté de la justice ; sur da fermeté de la justice est une illusion. » Les points opposés, les opinions étaient identiques. Ces conclu Ptétaient pas moins différentes. M, Rouher conseillait à l'em— de poser la question d'opposition devant le pays, « lui der ss décision, et du mème coup reprendre les armes disdires conférées à l'administration par le décret de 1852. « du tiers-parti défendirent Ja liberté limitée de la émettant cette opinion que, depuis 1852, la liberté avait progressant, et que Je moment était venu où la liberté, branler le gouvernement, sera une force pour lui. Un M Martel, demanda même qu'on appliquât à la presse les toit commun.

s noix s'est fait entendre au Corps législatif pour gloridécret de 1852 et en demander le maintien : c'était celle n olficieux de Louis-Philippe, M. Granier de Cassa—

mibéputé officieux du second empire, I faillit entrainer cité. Il ne fallut pas moins que la volonté formelle de l'eun bipour empêcher la Joi d'être repoussée; elle fut votée par Wifeages contre ur : c'était celui de Berryer.

Hanoi fut vivement attaquée, comme Lrop libérale, par lenpréfet de polies du 2 décembre, et M, Ségur Lideln Guéronnière, ancien journaliste, réfuta élo- LE les aceusations dirigées contre la presse ; M. Bonjean Marec énergie contre l'opinion de ceux de ses collègues qui “ Li

ai smsosp surns. — 1868. 979 Éédent défi réumiat et ses deux assesseurs exigés per la loi 1pnt responsables des infractions aux lois qui se. produiraient au des des Un « fonctionnaire de l'ordre judiciaire, délégué *Fadministration », doit, « revêlu de ses insignes, » assister à la a le droit d'en prononcer la dissdlution, s'il pense que bureua laise mettre en discussion des questions étrangères à de Ia réunion, ou si la régnion devient tumultueuse ». La de ce fonctionnaire fut vivement critiquée au cours de la de la loi. L'opposition fit remarquer que la présence de. il était contraire aux notions les plus élémentaires de , et aurait fatalement, en pratique, pour effet d'exciter la des orateurs et celle des assistants. C'est ce qui arriva ; les agents du gouvernement furent souvent placés dans la la plus fausse et la plus ridicule ; obligés d'écouter les ou les allusions malveillantes contre leurs chefs, souvent eux-mêmes"indirectement par ces allusions, ils devaient se à la direcuon des débats. Ils eurent le plus souvent pour de laisser les opinions les plus exaltées se produire avec M licence.

infractions en matière de réunion étaient punies de 300 à francs d'amende, et de quinze jours à deux ans de prison. ités s'étendaient jusqu'aux personnes ayant loué, ou prêté, ou se tenaient la réunion.

réunions électorales étaient permises dans la période de vingt précédant la date de l'élection, mais devaient cesser cinq art cette date, sous prétexte de laisser aux électeurs le ps de réfléchir et de discuter en eux-mêmes les mérites de cla- Bendidat.

Re restrictions furent encore étendues dans la pratique. Des Mités électoraux furent poursuivis comme associations illicites, & réunions privées comme réunions publiques; les tribunaux Bpérent cette façon de voir.

VI. Buocer. — Le Corps législatif consacra presque un mois & 39 juin au 98 juillet) à l'examen du budget. Les orateurs de IBgesition, dont le plus remarquable et le plus écouté fut M Thiers, Matnrent que, malgré les annonces périodiques d'équilibre, le dgrt se soldait, chaque année, en déficit et que l'emprunt tendait Beir le moyen normal de pourvoir aux découverts. Cette année,

el, le gouvernement demandait à contracter un emprunt de © nilions, destiné aux dépenses militaires et, pour une {aille

à LE Spoxn eurine, — 1808. =. 94

des Souverdements, et par les mains. duquel sb nos finances, reprocha au goutérnement Les compli= s “le comptabilité, eomplieations destinées à à lecture des budgets e à. dissimuler, l'état inances ; il déclara que, malgré sa grande habitude de la fallu plusieurs jours pour déchiffrer les tableaux Soumis à la Chambre, pour rapprocher, dit-il, « les de ce vase précieux qu'on a brisé a; il montra réservées à l'amortissement de la dette étaient puisque les déficits nouveaux venaient augmenter es fonds devaient combler. On reprocha au gouverir ses comptes dé façon telle qu'on me pouvait con à dépenser quelorsque les dépenses étaient faites *. Mroustminute, Du 11 au 20 maieut lieu une longue le discussion, sur uné inter pellation, touchant la situa= ie française par les traités avec l'Angleterre, L'ins se produisait sous la signature de trentemembres. C'était. Hataille livréé par le systéme protecteur à la liberté Le premier fut soutenu avec beaucoup d'énergié par brateurs, dont les principaux furent MM. Thiers et Pouyer= Yon-seulement ils firent, à leur point de ue, le procès ait

Î | que soit une telle msière, et, quelque interprétation varivo toutes Les formes diverses sous lesquelles peut sé pet

lé, voici, litre de renseignement, le résumé générai

æxjusé par le gouvernement, au début de La session de

ai moment où les événements les plus ménogants crésient

lique des plus, graves,

mé diatribués à la Chambre, le gouvernement avait avoud

LL TE TT millions rcobverts antérieurs 189 rail

11 annônçait, en outre, que le budget de 1868, volé en juillet

se trouvait dés le mois de janvier en délluit de 128 millions.

de 1869, N ve déclarait impuissant à dépenser moins de Fan roue blus que {iillinrd 725 millionsdereceltes : nouveau de 70 millions au mininun, Enfin, M. Magoh qu'en 1330 el pendant les snnées suivant faudrait héroiques pour suffire : 4 aux ministères de La guerre «er, disiit-il, aprés l'emprunt ce serait une illusion de

ea ni; » 2 aux cmécesdiés du budget des travaux publier,

des subventions, des garanties d'intérès, des arèrar

que les #5 mallions de rentes de 1 dotation de f'ar-

LEE disponibles »; qu'il ne faut jus compler sur celle Caisse

à Femprünt 1869 qu'il avait recours : à l'emprunt direct de ir les déflests Giguides ; à l'emprunt détourné, at $ys+ éreontinner les iavanix qu'il convient dan os arret

LR SRGOND urine. — 1868, 385 ise collective, l'on ne pouvait que mettre en cause des opioù des tendances individuelles. Le seul résultat effectif de La xistion fut de provoquer quelques scènes tumultueuses à s de médecine et des ovations bruyantes faites par les étu- Vaux professéurs dénoncés. :

session dégislative fut close le 28 juillet au palais Bourbon, le

Luxembourg.

L Srruanox wrémeuae, — Au commencement de 1866 le l'empire était encore en sa période d'apogée ; il eut la derpreuve de son prestige dans la médiation qu'il exerça entre la et l'Autriche. Mais déjà commençait son déclin : l'Italie sut Ln'avait pas à compter sur lui; l'Autriche comprit La duplise politique et la Prusse apprit à ne pas redouter ses armes, igner sa diplomatie. À l'intérieur on sentit que la dictature rée ie 3 décembre n’était plus viable ; on éprouvait le besoin 5 de liberté pour la parole et la pensée, on voyait la nêcescontrôler et de réfréner un régime qui gaspillait toutes les “es du pays; on voulait revenir au système parlementaire. évident que Napoléon III n'était plus sûr de lui-même, n'avait 2e confiance entière dans son œuvre et doutait de son étoile ; at d'incertitude se mauifcstait par de fréquentes moditicala Constitution de 4852, par l'instabilité de ses ministères, Lau département des aflaires étrangères. La majorité, ellesi longtenps docile jusqu'à la servilité, montrait des velléités pendance. Le bruit de a dissolution prochaine de la Chambre dans la presse. Il arriva bientôt jusqu'à la tribune, et les s qui voulaient être réélus sentaient déjà qu'il fallait afficher à moins de soumission aux volontés du gouvernement, et ire par leur aititude aux dispositions de leurs électeurs! ; es élections partielles, les candidats olliciels ou agréables,

‘st toujours soucieux de l'Italie. Les inquiétudes, qui naguëre tenaient aplications allemandes, sont aujourd'hui entretenues par Les affaires le.

Ki vives que soient ces prévccupations, elles le s 1e celles résultant des dispositions de l'esprit pi & peut, en effet, qu'en être vivement frap rat c'est un débordement de critiques “hensions inquiètes,

mpereur à conservé son autorité auprès des masses, on ne saurait nier ‘us les classes dirigeantes, on lui fait une guerre aussi acharnée qu'int-

vins encore peut-

de déflances injustes,

aie. sspect de l'antorité est affaibli, la calomnie s'attaque à tout, L'empe-

Le seoosn eurine, — 1808. 285 condamnés. La question fut portée au Corps législatif, sous WPinterpellatioh, et également introduite dans la discussion nouvelle boi sur fa presse. M. Rouher soutint nécessairement ürsuités, déclara que les articles des journaux constituaient tples rendus paralliles, parasites ou autres ; c'était aux Uri= à apprécier Ja limite entre la critique et le compte rendu. bstituait ainsi l'arbitraire à la loi, La majorité, toujours hos= apresse, donna raison au ministre. Heureusement, un arnèt Dour de cassation, sans répudier la doctrine officielle, laissa te latitude aux jouraaux, autre singularité fut un procès intenté, cette fois, par des

ä un député, M, de Kervèguen, qui les avait accusès Le tribunal ne trouva pas, dans les faits de la cause, uves de l'intention de nuire et acquitta le prévenu. burnal, déjà plusieurs fois averti el suspendu, le Courrier manche, fut supprimé (2 août 1866), pour un article de Most Puradol, constituant « an outrage à l'honneur du pays léxeitation à la révolte ». Le Courrier du Dimanche était une terrain neutre où se rencontraient, pour allaquer l'emrépublicains et d'anciens parlementaires, trés-avides alors Nes les libertés.

!, sant de la puissance que les luis lui don Dpour intimider les directeurs de journaux, avait fait exclure bal où il collaborait, M. Henri Rochelort, un jeune écrivain Hit lait preuve d'esprit, au Lhéâtre et dans la présse légère. Iblui relusa l'autorisation de fonder un journal politique.

Joi qui supprimait l'autorisation ayant été votée, Henri fit paraitre un pamphlet hebdomadaire intitulé la Lan= Hont les virulentes attaqués contre l'empire oblinrent un be succés de vogue. La Lanterne disait tout haul, ce que Sesprits chairvoyants osaient à peine s'avouer franchement hémes. Lés procédés du style n'étaient pas étrangers à la Eté, du suecès, L'auteur ne reculait devant aueun moyen pour lsapenséeñ la portée de tous : jeux de mots, coq-à-l'âne, vurs, fout lui était bon pour aviver l'attention, En présence ühlie qui avait depuis longtemps perdu l'habitude iles lecil il ne craignait point d'appliquer, à Ia littérature eu des procédés spirituels, qui étaient alors en usage dns Us journaux littéraires et houlfons. Les vérités les plus cruel lentyprésentées sous une forme familière, amusante, pour les *

2x smconn nurns. — 1868, 287 tulté qu'il y avait à distinguer ce que l'on pouvait appeler privées. Parmi les procès politiques qui eurent le plus téleatissement, il faut signaler celui qui fut intenté, à la fm M, à MM. Accolas, professeur de droit; Naquét, professeur dé ehimie, ét autres, sous Pinculpetion de mananeres! à et de société secrète. Au cours du débat, le ministère Bt pri le procës au Congrés de Genève, auquel Let Naquet avaient pris part, Les prévenus étaient au nombre meuf. Les seuls témoins à charge, entendus à l'audience, des agents de la police secrète. Les avocats des prévenus tent vainement d'intirmer la valeur légale de leurs témoris- Les prévenus avaient effectivement fait imprimer en Suisse fes à Paris des proclemations révolutionnaires ; l'un d'eux Pueni la recette d'une poudre explosible, trés-violente. Des société, intitulés Commune révolutionnaire des ouvriers . avaient été rédigés.

Ipés furent condamnés à quinze mois de prison: deux à à trois mois; tous les treise à cinq ans de privation Psdroits civils; les autrès farent acquittés. ur impériale confirma le jugement (13 février 1868). Sociation internationale fut également poursuivie (20 mars), condamnés en première instance, puis en appel, d'amende chacun. Le gouvernement gagna vertes peu À ce procès; mais, en revanche, les membres de l'Asso= y gagnérent de faire connaltre mieux le but de leur société, l'incontestable intelligence de quelques-uns des ss qui ln composaient. de cette Association, ne pouvant se réuniren France, un nouveau Congrès à Bruxelles. Tandis que la Ligue de Ja Imait de nouvelles assises à Berne et à Genève, elle protesta Motte tentative de guerre, et vota l'établissement des États= l'Europe, sorte de république fédérale à la façon de celle des d'Amérique.

Bavoix, — Uni délit différent attira à plusieurs jour-

la fin de l'année, des procès qui eurent un grand reten-

ent. à Jassuile d'une manifestation faite le % novembre, Morts, au cimetière Montmartre, à Paris, autour de la Charles Baudin, représentant du peuple, tué par les décembre 1852, dans le faubourg Saint-Antoine, des une souscription Pour élever à Baudia an mo

nn

LE SecOND Eurme — 1808. 2n dl soupéonneux pour ceux qui parlaient avec modération, À Ée discussions auraient conquis, par la force des choses, inférait, ét lès réunions publiques seraient dévenues ce doivent être, un puissant moyen d'éducation civique. Mais per ft, survinrent d'elfroyables désrétres dans les- Li) t'que trop de part les doctrines décevintés préchées es diuix dernières ainées de l'empire.

D Cosrinisers cirrénaines. — En 1860, MM. Albert Leroy, de l'Université, et Lissagaray eurent l'idée d'ou LPsris des conférences littéraires analogues à celles qu'un 7 eur, M. Deschanel, avait faites, avec besucoup d'éclat, Ces conférences eurent d'abord un succès qui augroenta e et suscita des imitations, bien que gênées par la néees iténir préalablement la double sutorisation du ministre de tion publique et du préfet de police, puis uné autorisation pour éhique personne désirant fire une conférence. Ilan HSss que, non-seulement le conférencier, mais le sujet de née dégilaisait à l'autorité, qui, alors, mettait l'interditsur D Dsur l'autre, parfois sur l'un ét sur l'autre. 2 | jee 4, on eut l'idée de donner, lé dimanche, dans la journée, ire dé la Gaité, des représentations de pièces classiques \Bsr de jeunes artistes et précédées d'une conférence dont la, mail le sujet.

lentatives, favorisées par un peu plus de liberté, pourraient Je oût de l'instruction et des choses littéraires dans les qui s'en détournent trop et le faire pénétrer dans populaires qui en sont trop privées. Le développement d'une instruction plus qu'élémentaire est une conséquence (tion nécessaire de l'exercice du suffrage universel. Hssmenmeenr srcoxnaine pus vrites. — Le ministre dé était alors confié à M. Victor Duruy, uniauteur dé bons ouvrages historiques. Frappé dé l'infé- Pa France en fait d'instruction, il proclama le principe de Res obligatoire; il fut officiellement désivoué. 11

obtint une loi créant un enseignement secondaire spéni vraiment spécial ni sccondairé el qui, si le suecés L'eûlruiné les études classiques sans constituer les étu- Sionnëlles. 1 fut mieux inspiré en voulant établir pour filles un enseignement secondaire qui n'existe pas en se heurts aux prétentions cléricales; l'abbé Duyan-

ax sconn urine. — 1868. 295

his: les libéraux et les orthodoxes, M. Guizot se fit le pux-ci, ébapporta dans la lutte sa hauteur et son despoillit cependant être éliminé du Consistoire, n'ayant été unserutin de ballottage, par cinq voix de majorité. Sous ion intolérante, ce Consistoire imposa une Confession de des mesures tellement abusives, que le gouvernement ler son approbation, En présence de tant de trouble et présence de la situation nouvelle qui était faite au pou= rel par les événements politiques récehts, le pape con— boncile aœeuménique; le jour de la réunion fut fixé au e 1869. .

arémieun.— L'Europe était inquiète et agitée; à plusieurs à crut que la guerre allait éclater ; les notes officieuses, uvernermnent français et le gouvernement allemand fu gées à de nombreuses reprises ; aucun événement con 1e Lroubla cependant, en 1868, la paix qui existait dans non dans les esprits.

éction d'une partie de la population grecque de l'ile de iandie tenait, depuis 1866, une armée turque en échec; utreétenue par des secours venus de Grèce, avec la connile: du gouvernement hellénique, ce qui faillit amener Île phase de la question d'Orient. Un certain nombre de Ippartenant au parti républicain, prirent une part active à ion crétoise. À la fin de 1869, l'affaire fut remise aux la diplomatie.

iche, l'empereur, qui semble instruit de ses vrais intérêts x de son pays par les désastres de Sadowa, inaugure nsérieuse le régime constitutionnel, et prend un minismentaire, Ce ministère promulgua les lois confession Létendaient l'exercice de la liberté de conscience, nagne, les armements se développent considérablement. jande du général de Moltke, le Reichstag prépare la créa marine fédérale, En général, l'Europe entière « se ruine hents exagérés », pour employer l'expression dont le Niel définit cet état de choses, lors de la discussion sur Ja

nbre des députés de Prusse voa l'institution du jury et de La peine de mort.

lgne, le gouvernement détesté de la reine Isabelle et de Marfori provoqua un soulèvement qui, après une bataille

LL »

18-smonn enrmme. — 4869. 205 lurre, Walewski, Léon Pillet, Viennet, Marachetti, Dan Boucher de Perthes, Germain Delavigne, Fr Delessert, ui et le banquier James de Rothschild.

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