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CHAPITRE XIX Hoheneôllern, — Héclaration de guerre, — Procès dé Blois

qu lounrvuans 1, — Après avoir voté le contingent milarps législatif abordait là discussion du budget quand

AD Leon) Pros Dar Sotts Denhdel Part: 18.

Lu du aécond empire, pur Aug. Deschamps. Paris, 1471. Li + de | à résolution de 10-87, par Jules, Garou Pari, ét fa Prusse avant la guerre, par le duc ile Gramont du4 séptémbre, par Jules Simon L> Le Jouraal off

aires intérieures d'une noble et grande nation en plein exercice Æa souveraineté, » Il aflirma, en outre, quele gouvernement imn'avait jarnais eu dé préférence ni d'éloignement pour aucun « Mais, continus-t-il, nous ne croyons pasque le respect droits d'un peuple voisin nous oblige à soufirie qu'une puisétrangère, en plaçant un de ses princes sur le trône de

r , puisse déranger à notre détriment l'équilibre actuel en Europe et mettre en péril les intérèts ét l'honneur ce. Lelte éventualité, nous en avons le ferme espoir, ne ps. l'our l'empêcher, nous comptons à la fois sur la edu peuple allemand et sur l'amitié du peuple espagnol. était autrement, forts de votre appui el de celui de la nation, us remplir notre devoir, sans hésitation et sans fai-

nisation d’un Hohenzollern en Espagne pouvait être désa- Me à Napoléon UN, non pas plus cependant que ne l'avait été Whurope, en 1852, la restauration des Bonaparte, et elle était nt moins que celle-ci menaçante pour là France, Peut poléon IL gardait-il rancune à la famille Hohenzollern du l'elle avait fait de lui donner en mariage une de ses jeunes La présence de la reine Isabelle à Paris, où ell d'une fuule de partisans et où elle vivait, ainsi que les importants de sa suite, dans l'intimité de l'impératrice péreur, eut-élle une influence quelconque dans celle est ce que l'avenir dira peut-être, L'évocation du time Quint à propos du trône d'Espagne, en 4870, était une

À vraloiré d'un goût douteux qui, au delà des Pyré= pouvait paraitre une dérision incouvepante, L'aveu que des ions pendantes depuis des mois avaient été cachées au Mérment français, faisait peu d'honneur à la perspicadiplomatie impériale et rappelait le triste rôle joué à 1840, par M. Guizot. Cet aveu mème n'était pas d'une absolue. M. Benedeti, ambassadeur de France à Berlin, son gouvernement su courant des négociations enta- 1809, et avait exprimé la pensée que le projet. alors MMné, pourrait tre repris plus lard. IL est vrai que l'inle ave le prince Léopold ne fut, pas, dès l'abord, nement français, mais c'était peut-être notre lé

lrid qui aurait dû en avoir connaissance plutôt que LB Pire phrase du duc de Gramont contenait

L LE, sEcONn EMPIRE, — 1870, 327 estée sans réserve. Il y avait devant le palais législatif deux ilures de gens qui étaient. venus de Ja Bourse pour voir Ua paix où la guerre à laquelle il fallait s'attendre, c'est-4lausse ou la baisse. M. Oilivier, loujours joyeux, me dit : ous lu la dépêche que nous venons de recevoir? — Non, Vais vous la montrer. » 1] fallut courir à travers toutes les \Corps législatif pour ressaisir la dépêche, M, Olivier me Ja Maintenant, lui dis-je encore une fois, il faut vons tenir le. — Soyez rassuré, me répondit-il, nous tenons la paix : Ja laissérons pas échapper, »

même journée du 1%, Napoléeon II disait à deux am rs étrangers : « £'est la paix; je le regrette, car l'occasion line; mais à tout prendre, la paix est un parti plus sûr lez regarder l'incident comme lerminé, »

ime jour aussi, deux députés du parti de la guerre, M. Clévernois st M. de Leusse, déposaient au Corps législatif une linsi formulée : « Les soussignés demandent à interpeller Lsur des garanties qu'il x sipulées où qu'il compte stipuler ler le xétour de complications successives avec la

[ & matinée du 13, le comté de Grenville, ministre des af ngéres d'Angleterre, adressa deux télégrammes à l'am= t anglais pour, Jui recommander de rappeler au cabinet Le c'est Jui-mème qui a réclamé la médiation anglaise, lens, Lees circonstances, le gouvernement de la reine est tenu dendter au gouvernement impérial l'immense responsabilité sur la France si elle cherchait à élargir les causes de en refusant d'accepter la renonciation du prince de comme une solution sulfisante de la question. » bssideur répondit : « J'ai donné aussitôt que possible la din télégramme de Votre Seigneurie dans une lettre que % Saint-Cloud par un des secrétaires de l'ambassade, ise entre les mains de l'empereur en plein Conseil, 'impératrice. » ‘ Welledela renonciation avait rendu furieux le parti de la

dit M. de Gramont, j'avais été aux élambres Lmaltraité. M. Jérôme David m'avait attaqué trésque nous représentions le gouvernement de \a

Le secoxo Eure. — 1870. 531 nos négociations, et que, malgré notre impatience légi= front qu'une discussion ne-les éntravât, nous vous avons Lajourner nos explications.

notre surprise a t-elle été profonde, lorsque hier nous ts que Le roi de Prusse avait notifié par un aide de camp abassadeur qu'il ne le recevrait plus, et que, pour don fus un caractère non équivoque, son gouvernement imuniqué officiellement aux cabinets d'Europe, (Mouve- Us apprenions, en même temps, que M le baron de Wer= reçu l'ordre de prendre un congé, et que des arme S'opéraient en Prise.

ves circonstances, tenter davantage pour la conciliation, Doubli de dignité et ane imprudence ; nous n'avons rien ur éviter une guerre; nous allons nous préparer à souqu'on nous offre, en laissant à chacun la part de res E qui lui revient. (Très-bien! — Bravo! bravo! — tements répétés. Vive l'Empereur ! — Vive la France!) leve pes sceaux. « Dès hier, nous avons rappelé nos réavec votre concours nous allons prendre immédiatement vs nécessaires pour sauvegarder les intérêts, la sécurité mrde la France (Nouveaux bravos et applaudissements } A raison des circonstances politiques, l'administration re dévant être én mesure dé faire face à loute éventua— demandons un erédit de 30 millions et ous demandons UTrès-bien ! 1rès-bien ! — Aux voix! aux voix — Agi-

toæxr. « Je consulte la Chambre sur l'urgence:

sr Preune demande la parole. (Agitation.)

ter. « Je consulte la Chambre sur l'urgence. »

ce est volée par assis et levé, Malgré les supplications ieité, la gauche ne veut pas se lever.

br, « Nous serons les premiers à nous lever pour une fonale défendant la patrie ; nous ne voulons pas nôus Cune guerre dynastique et agressive. (Bruit et ru

Loontre-épreuve, le président, M. Schneider donna la + Thiers qui prononça le discours suivant, au milieu

Koisincmséante: ét même d'injures dont il suflira de

ici les plus caractéristiques.

ke eSil y a eu un jour, une heure où l'on puisse dire,

Lt seconn empire. — 1870. 555 à devoir difficile, celui de résister à des passions patriolisi l'on veut, mais imprudentes iyéz convaiineus que quand on a vécu quarante ans au milieu gitalions et des vicissitudes politiques, et qu'on remplit son :, et qu'on a la cerlilude de le remplir, rien ne pent vous ler, rien, pas même les outrages.

Le nésnent Sonxemen, « J'ai demandé tout à l'heure à la ma- | , à la fois le calme et le silence, de façon qu'on entende. mande instamment, que de ce côté (la gauche), on n'inter- & pas l'orateur.

Bucèxe Perueras, vivement. «Nous n'interrompons pas, monle président, nous protestons contre les interruptions de ln té.

Tiens. « 1] me semble que, sur un sujet si grave, n'y eût-il à seul individu, le dernier dans le pays, S'il avait un dote, devriez l'écouter ; oui, n'y en eût-il qu'un, mais je ne suis eul.

iz à gauche. « Non ! non ! nous sommes avec vous. froite. « Combien ?

Borace pe Cnoiseuz. « Si les élections avaient été libres, nous * às plus nombreux ! (Exclamations.) Tmens. « Je serais seul.… (Interruption.) je serais seul, que, là gravité du sujet, vous devriez m'entendre. M bien, messieurs, est-il vrai, oui ou non, que sur le fond Hire sur la candidature du prince de Hohenzollern. votre nation a été écoutée, et qu'il y a été fait druit ? Est-il vrai vus rompez sur une question de susceptibilité très-honorable, reux bien, mais vous rompez sur une question de susceptibi- (Mouvement.) h bien, messieurs, voulez-vous qu'on dise, voulez-vous que pe tout entière dise que le fünd était accordé et que pour. uéstion de forme, vous vous êtes décidés à verser des torde sang! (Réclamations bruyantes à droile et au centre.) Fmsss, « Prenez-en la responsabilité ï, messieurs, chacun de nous doit prendre la responsabilité roit pouvoir porter. .

roite. « Oui ! oui ! tout entière !

fauens. « Quant à moi, soucieux de ma mémoire, je ne voupas qu'on puisse dire Interruption.) que j'ai pris la respon- ? d’une guerre fondée sur de tels motifs !.…

* La asconD zurtas, — 1870. , 355 noi voas exprimer les miens, tout douloureux qu'ils sônt, 18 ne comprenez pas que, dans ce moment, je remplis un et le plus pénible de ma vie, je vous plains. (Trés-bien! n! à gauche. — Réclamations au centre et à droite.)

» Quant à moi, je suis tranquille pour ma mémoire, je suis * qui lui est réservé pour l'acte auquel je me livre en ce L; mais pour vous, je suis certain qu'il y aura des jours où gretierez votre précipitation. (Allons done ! allons donc !) mms. « Eh bien ! quant à moi..

‘maquis pe Prnk, avgc violence. «Vous êtes Ia trompelte an- ‘ique du désastre. Allez à Coblents !

mixes. « Offensez-moi. Insultez-moi... Je suis prêt à tout our défendre le sang de mes concitoyens, que pa ti verser si imprudernment !

+ canvs pes sœaux. « Non! non!

mens. « Je souffre, croyez-le, d'avoir à parler ainsi. Marquis DE Piré. « C'est nous qui souffrons de vous.entendre! mess. «Dans ma conviction, je vous le répète en deux mots, 3 voulais vous le démontrer, vous ne m'écouteriez pas, vous ez mal l'occasion de la réparation que vous désirez et que je :omme vous. .

in de ce sentiment, lorsque je vois que, cédant à vos pas- "ous ne voulez pas prendre un instant de réflexion, que vous ez pas demander la connaissance des dépêches sur lesquelles igement pourrait s'appuyer, je dis, messieurs, permelterle expression, que vous ne remplissez pas dans toute leur : les devoirs qui vous sont imposés.

» ce que vous voudrez, mais il est bien imprudent à vous de soupçonner au pays que c'est une résolution de parti que “nez aujourd'hui.

“is prêt à voter au Gouvernement tous les moyens nécessaires a guerre sera définitivement déclarée ; mais je désire con+ les dépêches sur lesquelles on fondescette déclaration de La Chambre fera ce qu'elle voudra ; je m'atlends à ce qu'elle , mais je décline, quant à moi, la responsabilité d'une guerre leu justifiée. (Vive approbation sur plusieurs bancs à

aux Ouuivien, garde des sceaux, ministre de la justice et es, répliqua : « Messieurs, plus uh courant d'opinion est #8 et violent, plus il y a de grandeur d'äme, quand on \e

Un bi sucoxv eur. — 1870. 3517

accueilli cette satisfaction avec joie; mais a été refusée.

Maut que l'histoire ne l'oublie pas, a con Maour amener ou faciliter la renoncia= b & und elle a été obtenue, il a aflecté L Sfr: et quand, enfin, voulant obteénir, nous lui avons dit dans les for ses : « Déclarez-nous que cette renoncia.

comment s'est conduit le roi de Prusse?

masi. Est-ce nous qui nous sommes MOnInés sus WM=ce nous qui nous sommes emportés, en face d'une live? Non, non.

limes venus ici, et, malgré les impatiences du dedans tnces du dehors, et quoiqu'on commençât à dire que & ministère de la licheté et de la honte, ous avons égocier, et l'honorable M, Thiers a tort de l'oublier ; ces négociations, nous avons appris que, dans Toute représentants prussiens annonçaient €t faisaient au les journaux, que le roi de Prusse avait envoyé un à notre ambassadeur pour lui déclarer qu'il refusait UBravos au centreet à droite. — Interruption gauche.) ave. « Communiquez-nous la dépêche.

ang. « 1 faut qu'on nous communique la dépêche 18 puissions nous prononcer en conuaissance de cause, & ues scmaux. « L'honorable M. Thiers a appelé ce sen= susceptibilité. Je n'ai pas reconnu dans cetie expres- &e ordinaire de son langage. Ce n'est pas de la sus— allait dire, c'est de l'honneur, et en France la € l'honneur, est le premier des intérêts, (Vive approile et à droite.) démunde dés communications dé dépêches? ces con sont faites.

Avons mises dans notre exposé. (laterruptions.) hu, « C'est exactement comme pour le Mexique ; on Hbaussi, el où nous a indignement trompés. (Vives = Mnès-hien! sur quelques bancs à gauche.) vus pe Piné. « Vous êtes bien mal inspirés ! Vous ne (tien reprocher aux érnigrés.

Basscraux. » Nous n'avons reçu que des dépèches Bique les usages diplomatiques ne permettent pas de ñ ” |

LE SHGOXD EMPIRE, = 18 T0, 557 Blle, nous eussions accueilli celte satisfaction avec joie; mais Île satisfaction nous a été refusée.

roi de Prusse, il faut que l'histoire ne l'oublie pas, à con Hunt refusé d'intervenir pour amener ou faciliter la renoncia= pence Hohenzollern. Quand elle a été obtenue, il a afeeté s'y considérer comme étranger: et quand, enfin, voulant obtelés #ssurances pour l'avenir, nous Jui avons dit dans les for= plus respectueuses : « Déclarez-nous que cette renonciae re, » coment s'est conduit le roi de Prusse?

arelusé. Esi-cé nous qui nous sommes monirés sus- Est-ce nous qui nous sommes emportés, en face d'une mégative? Non, non.

soumes venus ici, et, malgré les impatiences du dedans iences du dehors, et quoiqu'on commençät à dire que le ministére de la lichelé et de la honte, sous avons à négocier, et l'honorable M. Thiers a Lort de l'oublier; u de ces négociations, nous avons appris que, dans toute lp, les représentants prussiens annonçaient et faisaient au dans les journaux, que le roi de l’russe avait envoyé un esang à notre ambassadeur pour lui déclarer qu'il refusait oir. (Bravos au centre et à droite. — Interruption à gauche.) &s Favue. « Communiquez-nous la dépêche.

anne. « 1 faut qu'ou nous communique la dépéehe nous puissions nous prononcer en connaissance de cause, Gino pes soœaux, « L'hondrable M. Thiers à appelé césen- L, de la susceptibilité. Je n'ai pas reconuu dans celte expresqu ordmuire de son lang: Ce n'est pas de la sus— ité qu'il fallait dire, c'est de l'honneur, et en France là de l'honneur, est Je premier des intérêts. (Vive appro- Au centre et à droite.) M nous demande des communications de dépèches? ces com ns sont faites.

les avons mises dans notre exposé. (Interruptions.) Favre. L exsclement comme pour le Mexique ; on it cela aussi, et oùi nous a indignement trompés. (Vives —Très-bien! sur quelques bancs à gauche.) r Vous êtes bien mal inspirés! Vous ne #2 plus rien reprocher aux émigrés.

ane es éckaus. « Nous n'avons reçu que des dépêches

LE #ecoND Epine, — 1870. At Ilvdurée de la guérre. Puis, le ministre des finances demanda tédit supplémentaire de seize milions pour la marine et'un Wa cinquante millions pour le ministère de \n guerre. (rence fut votée sur ces trois projets. Aprés une courté sus ün de la séance, M, Ollivier reprit ln parole, Revenant sur le Mecommunication qu'il avait fait précédemment, il expliqua Wyavait pas eu, « dans le sens vrai du mot, de dépèches Res, mais seulement des communicalions verbales, recueilns des rapports qui, d'après les usages diplomatiques, ne las communiquées. »

$s il ajouta :

(peut arriver qu'un roi refuse de recevoir un ambassadeur; ce Wblessant, c'est le refus intentionnel,divulgué dans des sup His de journaux, dans dés télégrammes adressés à toutes Us de l'Europe.

bes fait nous a paru d'autant plus significatif que l'aide de qui a annoneé à M. Benedetti le refus d'audience n'a manqué Ine des formes de ln courtoisie, de telle sorte que notre ampas d'abord soupçonné la signification qu'on atta— refus, qui, accompli de certaires manières, eût pu ble, sans devenir offensant, L'offense résulte d'une lion intentionnelle.

n'est qu'aprés l'avoir connu, que notre ambassadeur a Ét& commenous, d'un acté qu'au premier moment il nous avait purement et simplement, sans le caractériser. bulez-vous connaitre ces télégrammes ? IL n'y a atieun incon- Ma vous les ccmmuniquer ; le premier est de heures 9% y le45; l'autre est de 4 heures 3/4 :

lroiarrequ laréponse du prince de Hobenzollern ; elle est Antoine, et elle annonce à Sa Majesté que le prince |, son fils, s'est désisté dé sa candidature à la couronne Le roi m'autorise à faire savoir au Gouvernement de qu'il approuve estie résolution. Le roi a chargé un aides de comp de me faire cette communication, et j'en exictement les termes. Sa: Majesté ne ayant rien Dannoncer au sujet de l'assurance que nous réclmons pour enr, jesallicite une derniére audience pour ln soumettre houseant etdévelopper Les observations que j'ai présentées ce

a demande d'une nouvelle audience, le roim'a fait répondre nm 2.

la

Le sEcoxD EMPIRE. — 1870 0 . 5 le Gauté, la Prusse en était punie par la nécessité de Je Widature qu'elle avait provoquée.

5, dit-on, cette candidature n'était pas supprimée à tout

sieurs, je m'adresse à tous les gens de bonne foi, je demande eroyable que, lorsque la Prusse venait d'être obligée, à la umonde, de retirer une candidature qui, évidémmment avait isentée. par elle. (Interruplions à droite el au centre.) Mine veut pas m'écouter, je vaisme taire... (Parlez! parlez!) lresse à tous les gens de bon sens, je m'adresse à l'évidence, lévidence; el nous verrous, vous verrez, dans quelques Vopinion du monde s'exprimer par tous les journaux. Je l ni des journaux de France, ui des journaux de Prusse ; peut prendre pour juger ni les uns, ni les autres. (Inter 182} Car ils sont parties dans la'cause.… Est-ce que je devrais esoin de faire une observation pareïlle ? C'était par trop clair. Imess'agit mi des journaux dé France, ni dés Journaux des Toute l'Europe s'est jointe à vous pour demander qu'on à la France. Eh bien, vous verrez ce qu'elle dira, vous Welle.ne répétéra pas, avec nous, que le fond du litige était L (Dénégutions au centre et à droite.) Mens, « Je continue mon raisinnement. On aura beau le par dés intérruplions, je le soutiendrai jusqu'au bout, jusque j'aie pu le faire parvenir au jugement de la Chambre et Élle m'adresse, je le répète, à l'évidence, et je demaude, (bénirer dans la pensée d'un homme de bon sens, que la après la campagne qu'elle venait. de faire et qui lui avait betraitde la candidature du prince de Holrenzollern, retrait Héertainement peu brillant pour elle, que la Prusse, dis-je, reproduire cette candidature, fn; messieurs, c'est pour cela que j'en appelle au jugement ilement de ceux qni sont ici, mais de ceux qui sont au de- Wésont plus nombreux que vous, el qui nous lirent patiemlaudisque vous ne voulez pas nous éconter lénmetioe Non, personne ne oroirg qu'elle se serait arrêtée. « Vous ne croyez pas, monsieur Mathieu 1 Eh bien, moi, suis containen. 11 faudrait supposer que la Prusse fat

uxrer, « Elle est ambitieuse !

sAprisslètre exposée à un échee comme celui-Va, oui

LE stone, — 1870, ON 0 de" «1 fallait donner à l'Europe le temps d'intersenir, ce je it pas que vos armements contiguassent, ét il ne se hiter de venir ici apporter dans le moment où la à ise devait être la plus exigeante, des faits + * une irritation dangereuse.

muxisrnk pus avais ÉTuañcinns. « Si nous avions attendu pour demamler aux puissances étrangères d'intéraurions donné à la Prusse le temps de préparer ses, pour nous attaquer avre plus d'avantage. »

Favre déposa une proposition demandant la communitexte de la dépêche télégraphique envoyée par M, de Bisss des motifs de sa demande, il rappela r ‘expres

, Favre répondit : « Quand on remplit son devoir, et û iplissement de ce devoir e’est l'égorgement de deux on n'a pas le cœur léger ; on doit l'avoir troublé quand on is généreux. de ne vous dis que cela. »

nn fut rejetée par 154 voix contre 84, islatif se retira alors dans ses bureaux pour examiner

se fut reprise à neuf heures et demie du soir. de Talhouët, rapporteur dé l'unique commission à laquelle “ projets avaient été renvoyés, en proposa l'adoption. Voici Mie de son rapport relative aux incidents diplomatiques : Des piéces diplomatiques nous ont été communiquées, el sur , des explications très-complètes ét 1rés-nettes nous ont

"us savions répondre au vœu de la Chambre, en nous enquéc soin de tous les incidents diplomatiques. Nous avons Ja

lion dé vous dire, messieurs, que le gouvernement, dès le de l'incident et depuis la premiére phase des négocia= à lu dernière, a poursuivi loyalement le mème but.

la premiére dépêche adressée à notre ambassadeur, arrivé entretenir le roi de Prusse, se termine par cette phrase

+ de sRcoND EMPIRE. = 1870: TV

tions sur un terrain où la Prusse ne pouvait 8e. dérober elle en avoit l'intention et l'espérance,

un discours trés-mesuré, trés-étudié, M. Gambetta insista le gouvernement produisit le Lexte même dé la dépêche envoyée aux agents diplomatiques de la Prusse.

da ouc m'Aunurna, « La commission l'a lue!

Que pue me Grasowr, ministre des affaires étrangères. « Ver= æ-moi une seule observation.

era. « Parfaitement !

musthe Des ArPaIREs ÉrRancènes. « Je déclare que j'ai eom= jué la pièce à la commission et qu'elle l'a lue,

me de la commission. « Oui ! oui !

che, « Lisez-la !

. «Est-ce que vous doutez de l'honorabilité de la com

sec s'Acnuréns: » Nous déclsrons l'avoir lue !-si vous ne posez pas, il fallait nommer d'autres commissaires.

wrra. « L'honorable ministre des affaires: étrangères me dd que la dépêche officielle, rédigée par M. de Hismarck, a été buniquée à La commission.

et au centre. « Eh bien, alors?

urra. # J'entends tout ce qu'on peut direà ce sujet: seule terminant je veux vous laisser en présence d'une question,

rek ait été expédiée à Lous les cabinets de l'Europe? C'est une le x estsve la vérité? je n'en sais rien. Estsil vrai, oui si, que vetlé dépêche. (Interruption). Est-il vrai que la noté le Bismarck ait été communiquée à tous les cabinets de l'Eu.

distinction essentielle. En second lieu, je vous laisse en doute qui a pour moi une immense importance et dont, vos esprits politiques ne voudront pas méconnaltre la vaque s'il est vrai que cette dépêche soit assez grave fait prendre ces résolutions, vous avez un devoir, 1 communiquer seulement aux membres de ln coin jouet à la Chambre, c'est de la communiquer à x France et à opesetssi vous ne le faites pas, votre guerre n'est qu'un préet elle ne sera pas nationale. »

une réplique de M. Émile Olivier, MM. de Talhouek,

. ‘48 soon auras, — 4870. | 549 Sur ces entrefaites, M. Ollivier intervint dans la conférence, et dsta sur La nécessité de la lettre proposée, Les deux minisires la

dlersient indispensable à leur situation ministérielle. Tel est Le récit adressé, le jour même, au roi de Prusse par M. de

briber. + Sens une circulaire du 94 juillet, M. de Gramont a affirmé n'spes demandé une lettie d'excuses, comme l'ont prétendu les de Berlin, mais il ne conteste pas l'idée de la lettre menmée par M. de Werther, et qui eût été une lettre d'explication, d'excuses.

qu'il en soit, ce n'est pas « dès la premiére heure que le At litigieux de ce grand débat a été présenté, » et le fait est igsoré du public par La simple raison qu'il n'existait pas en- À moment.

west pas davantage exact, ni que le roi de Prusse ait refusé de ir ultérieurement l'ambassadeur de France, et le lui fit fait par un aide-de-camp, ni que M. de Bismarck ait notifié offcielent ce refus « aux cabines d'Europe. » Le roi eut un entretien M. Benedetti, et, à une nouvelle demande d'audience, fit répar le prince de Radriwill, son aide-de-camp, qu'il à ajouter à ses précédentes réponses. Cependant, le soir du jour, 414 juillet, il reçut M. Benedetti à La gare du chemin de ‘a lui renouvela ce qu'il avait déjà dit. Entre le roi et l'ambas- , comme entre celui-ci et l'aide-de-camp, tout se passa une courtoisie parfaite, dont M. Benedeiti a rendu témoidans une de ses dépèches officielles #.

télégramme annonçant le refus du roi de Prusse n'était pas aux cabinets, mais aux agents de la Prusse, n'avait pas de ofliciel, et n'était qu'une shnple information rédigée avec des dépèches télégraphiques.

on a vu plus haut que, à la date du 44 juillet au matin, mouvement de troupes n'était encore prescrit en Prusse. sur quels éléments la guerre fut engagée.

due de Gramont, qui n'assistait pas à celte partie de la séance, relever les erreurs du rapporteur; M. Emile Ollivier, qui présent. ou ne s'en aperçut pas, ou jugea bon, dans l'in Pt de sa cause, de les laisser passer.

9 Voir Ma mission en Prusse, livre où M. Benedetti a publié toutes les déiibes échangées entre Le ministre des affaires étrangères et lui. n w

“48 moon sumns, — 1870. ; st sde) l'intérieur per des dépèches affirmant que la population srait la guerre qu'avec regret :; néanmoins, les adversaires rés de la querre ou de l'empire (c'était tout un) étaient menacés. wiefase (Dordogne), M. de Moneys, accusé d'avoir crié à bas pereur ! fat saisi par des paysans, martyrisé, et finalement brad, + journaux, d'allure pacifique, furent menacés de n'avoir plus releurs.

3 journaux impérialistes déversaient l'injure sur les hommes tsistaient à l'entraînement général. M. Thiets, tout particaent, était l'objet des attaques les plus insultantes.

29, le 31, le 32, le Corps législatif acheva le vote du budget opla diverses lois, une entre autres, affectant un crédit de w millions à des secours pour les familles des hommes appelés les drapeaux. Elle repoussa un projet de M. de. Jouvencel pour Sation de corps francs ; « ces corps, dit le général Dejean mi- 3 intérimaire de la guerré, seraient un embarras et n'auraient ne utilité, puisque les citoyens pouvaient, jusqu'à l’âge de 18, s'enrôler dans la garde mobile. »

22, l'empereur reçut les députés aux Tuileries ; répondant à eution du président Schneider, il dit : « Résolu à poursuivre Energie la grande mission qui n'est confiée, j'ai foi dans le 8 de nos armes, car je sais que la France est derrière moi e Dieu la prolége. »

roi de Prusse disait, de son côté: « Dieu combat pour notre use. »

95, la session fut close, malgré une vive protestation de la x qui s'indignait que les représentants de la nation fussent xés de leurs sièges lorsque la patrie était en état de guerre, ilà comment la France fut jetée dans cette aventure, qui de sntrainer pour elle les plus effroyables calamités qu'elle ait su depuis le quinzième siècle. Sans doute, la présence d'un : de Prusse sur le trône d'Espagne devait être préjudiciable fluence française, et la faute du gouvernement impérial n'est le s'y être opposé en 1870, bien qu'il eût paru l'acrepter en . mais d'avoir poussé l'exigence au-delà d’une satisfaction légi- , Qui fut obtenue par la renonciation du prince candidat. Pour river là, le mimstère français lut pressant, décisif, comme le

… collection de ces dépêches a été retrouvée aux Tuileries, nuis imje en un volume dont tvus les exemplaires ont été brûlés par la Comà un exemplaire seulement a échappé au sinistre.

#5 fi = ; jun née dit M. Émile antenne la formule même dont devait se servir le roi de Prusse. La de tinction faite par ee monarque entre sa qualité de souverain 4 celle de chef dé famille pouvait paraitre bien subtile en France, «les usages féodaux ont été andantis ; elle était naturelle en où ces usages subsistent en grande partis. Le roi dé Prusse à garder, envers L'opinion publique de son pays, des non moins justitiables que ceux dont s'appuyait le français pour les bruyantes démonstralions des boulevards.

Le 12 juillet, le gouvernement impérial connaissait le ment du prince Léopold; c'est tout ce qu'on avait demandé fe qu'alors. Cependant, le même jour, uhe dépêche du ministre affaires étrangères prescrivit à M. Benedetii de demander aura

Prusse une chose nouvelle : c'est que, à l'avenir, il interdes

reprise dé celte candidature, À cela, le roi répon il ce que

autre eût répondu en sa place : que, %e Cas échéant, 5! agirait les circonstances.

C'est lh-dessus que la guerre fut engagée, non pas après def” gociations diplomatiques prudemment conduites, et laissantdit

à la réflexion, mais sur des nouvelles venant d'une agence pee

lière et sur des dépêches incomplètes, insuffisantes, cost

sont inévitablement les communications du télégraphe élec

C'est aussi avec la rapidité de la foudre que vont éclater le pl

terribles catastrophes.

$ Il, Le rnocès ne Buois. — Tandis qué empereur, ministhé,

assemblée, une partie de la presse et de la population se jai

, aveuglément et « le cœur léger », dans ln plus redootill

des aventures, passait presque inaperçu un épisode qui, à d'air! heures, eit profondément ému le publie.

Le 18 juillet, la Haute Cour de justice se réunissait dans #0 dés salles du château de Blois, pour y jugér les cinquante quel prévenus qui, à des titres trés-divers, et fort étrangers les #0 aux autres !, étaient impliqués sous l'accusation commune d'#* tentat contre la sûreté de l'État et contre la vie de l'empereur.

Les débats démontrèrent bien moins la culpabilité des seul

* Afin de produire plus d'impression sur les esprits des badaols de pre À vince, Oliv û

réunit plusieurs séries, entiérement distinctes, d'scemes Qu À connu les projets de Flourens, et, de cette vaste mer

le procès de Lois. L

Flourens : Paris Livré (9...

LE SECOND EMPIRE. — 1K70, Hi]

que l'action et l'inaction volontaire de la police dans quelques cas": intérèt en fut médiocre, mais le complot n'avait été annoncé avec Wilde retentissement que pour agir sur le vole du 8 mai : l'effet

Était, produit.

d'aprés le verdict du jury, condamna dix-sept accusés péinés Marisnt de 20 ans de travaux forcés à trois ans de Mirente-six furent acquiltés; un, scquillé comme révéla

Miubsoumis à 10 ans de surveillance. ; fomilamntions étaient rigoureuses ; mais, avant qu'elles suiissd'exécution, les événements allaient melire à néant et sentence.

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