CHAPITRE VUE
Ouverture de la session. — Chansement de ministère. — Récompance 1 nale au due de Richelieu. — Les Mexséniennes. — Proposition Barthé ï sur la presse. — Fin de Ia session. — Etat intérieur.
pinion publique presse dution de es genre; elle crut en trouver l'annonc dans le passage suivant du discours que pronenea L ture de la session, le 10 décembre : « Je compte sur" erles principes pernicieux qui, sous le m3 al, conduisent par l'anarchi ccès a cuûté au monde tar
SL Quvenrene pe LA sEstox. — L quelque la
l'ouv concours pour repou:
de la liberté, attaquent l'ordre st pouvoir absolu, et dent le f sang eU tant de larme:
A oùté de cette allusion e douteuse, le discours 1 contenait d'heureuses assurances sur l'abondance des récolle retour de la prospérité générale, et constatait la facile app de la loi du recrutement. Surtout, il mentionnait en be
ste
162 MONARCHIE. CONRTITUTIONNELLE. .
nistére des finances, en remplacement de M. Roy. M. de Serre sident de la Chambre des députés, devint garde des sceaux. M quitta la marine, où fut appelé le baron Portal. Le général L Lauriston fut nommé ministre de la maison du roi. Le mir de la police était supprimé. L'Ordonnance royale organis ministère parut, le 24 décembre, et ferma l'année 1818. SIL Récompense mationAtE AU puc DE Ricneuteu. — Le 11 vier 1819, le général Dessolles, président du conseil, déposait bureau de la Chambre des députés un projet de loi ayant pour d'ériger en faveur du duc de Richelieu, à titre de récompeni tionale, pour être attaché à sa pairie et transmissible au méme un majorat de 50,000 francs de revenu, composé d'immeutile: sis par le roi dans les domaines de la liste civile. n ceci, le gouvernemeut n'avait pas su avoir le m. ive et s'était laissé devancer par un pair, M. de Lall
président du conseil une récompe Le 4 duc de Richelieu avait écrit au président de chacune « semblées une lettre où it refusait de voir ajouter quelque chose anx charges pesant sur la nation. « Si, dis dans le cours de mon ministère, j'ai eu Le bonheur de rendre Frauce, el dans ces s
sement de son terri avoir ma patrie acrabl aités l'ont frappée. trop de citoyens sont tombés heur, et il + a trop de pertes à réparer pour que jr S'élever nn fortune en de telles conjonctures. L'estime demon a bonté du roi, le témuiguase de ma conscience me suffi Le projet de loi avait été pré malsré cettelettre. Le go nement, bien que tousles me des deux Chamb Le due de Michelin, après avoir réglé Les plus gt érables intérèts de la fortune publique, ser a plus honorable pas rente de sept à hui nom par ses deux seurs, avec le prix de la vente ï iques et qu'elles Dur demandés comme: pour sen servir à leur toile. Le proj semblait donc pas devoir donnerlieuà un débat, où la perso duc füt mise en cause. Mais les ultra-royalistes ne lui pard
puise
toire, parurent, imprimés pour la première fois, trois poëmes d'un écrivain encore à peu près inconnu, les Messéni par Casimir Delavigne. Les'deux premiers, intitulés par l' Élégies, avaient pour sujet Waterloo et la Dévastation des n Compusés en 1815, ils n'avaient pu trouver d'imprimeur, et dant plus de deux ans, circulèrent en nombreuses copies scrites. Après le départ des étrangers, un éditeur se risqui publier, accompagnés d'un troisièmé, qui était un appel à te Français pour réparer les maux de la guerre.
On peut, après cinquante ans, contester le génie poëti l'auteur et sourire parfois à l'expression un peu emphatique pensée, mais on y sent encore un souflle patriotique qui le coup de la défaite, sous les plaies saignantes de l'invasion, dait directement aux émotions publiques et agissait puissar sur les cœurs. Les Wesséniennes eurent un succès immen France les sut par cœur et les répéta du Nord au Midi la première consolation de la patrie abaissée, le premier s corda lance cus parmi es ers de riomphe des
les lettres françaises, avoir donné le signal du relë tique. Depuis, si ce sentiment eut ses excès, si le chamr {comme on l'a appelé) passa quelquelois la mesure du bor t-on pas reculé trop loin en sens contrai $ V. Prorosrriox BarruËL Ex
rain plus favorable pour leurs atta leur influence, ils détermii nt un des membres Les plus cres de la pairie, M. de larthélemy, qui avait été membre du toire de la République, à p la Chambre (20 février de prendre «une on, en vertu de laquelle le roi humblement pe de sara un projet Je 1
re
était la plus fan M. de Barhé-Marboi Uanquille, et demain ce caline aura aceuvillir la proposition: elle doit la repousser di éclatante, si ellene veut pas jeter partoyt letrouble et l'alar vainement MM. de Lally-Tollendal, Garnier, Boissy d'Anli
166 MONARCRIE. CONSTITUTIONNELLE,
leurs personnes, el ils étaient venus au scrutin. « Fil ya eu assassins, dermanda M. de Villèle, pourquoi n'ontils pas éépis? + Le surlendemain, M. de Serre, garde des sceaux, dans urs contre la proposition, releva l'interpellation de M de Yi elrappela, à son Lour, que. partout où les assassins araient été g
is, ils avaient été ou acquiltis ou dérisairement punis, sa complicité des magistrats, soit par la terreur que les amis, : libres, des assassins, inspiraient aux gens qui au t pu Le er contre les coupables. M. de Serre aurait pu ajouter qu'er anis de M. de Villéle étaient au pouvoir, el que, loin de z mer les assassinats, ils avaient demandé le rappel à l'ordre @ un député, M. Voyer d'Argenson, qui ÿ avait fait une simple sion.
Ce même jour, 25 mars, la Chambre des députés reponse proposition des pairs par 150 voix contre 94.
Comme l'avaient prédit MM, Barbé-Marhois et Nessalles, l'anag de la proposition Barthélemy causa nn grand émoi dans tout France, On vit Nimes et en d'autres villes du Nid, bandes d'assassins de 1815, il y eut des cris de mort ou des far 1loles menaçantes, d es, et il ne fallut rien de moins que | parition de e militaire pour empécher des massacres. | les autres ré l'émotion se l'envoi de plu cent mille pétitions à la Chambre des députés pour demande maintien de la lo . Le rejet de la proposition et la fou
nte pairs. choisis dans l'opinion libérale, calmérent
ia entr, — La légidation alor nte su une en année, n'avait qu'un caractère pe suite nouvelle en montrait les inperfeet Ainsi, tout is de,
pour la publication d'un écrit qui à an aeul exemplaire avait 61 néral de la Hibrai
+ se montrer indulg e les aggressions
ux, présenta à la lu nant La presse. Le pr
Serre, garde des projets de loi
Daus la séance du 27 avril, 125 voix contre 87 adoptérent cn deuxième loi.
À la Chambre des pairs, qui en fut saisie le 5 mai, l'arüdæ {preuve de la diffamation envers les fonctionnaires) donna seul & à discussion. Au Luxembourg, comme au Palais-Bourbon, il ÿ nombre de personnes qui, ayant agi et parlé diversement à em rentes époques, désiraient se metire à l'abri des révélations ons auxquelles leur vie publique pouvait prêter t d'abriter leur intérêt personnel sous une appamæ rèt public. Ils ne réussirent pas plus dans une asseinblèmet dans l'autre. La loi fut adoptée le 22 mai Sur le troisième projet, dont !a di on commença le {= ustitution d'un cautionnement fut, à peu près, le seul sujet controverse. Le à mai, 155 voix contre 4à en décidèrent l'adegtsé
ï a Chambre des pairs.
Par l'effet de cette derniére loi, les journaux n'étaient plus sosmf à la censure ni ation préalable. Dés le 1° mai, le misit tère de l'intérieur avait annoncé aux journaux que la ceusure m fonctionnait plus. É
La liberté de la vent devant les 1 #ouvernet encure vivre avec elle; d'autri
presse a. depuis cette époque, comparu bien ss islateurs et subi bien des vicissitudes, car ke
s discussions ont eu autant d'éda autant de free que celles de 119, age. Il resté celles-ci cette un winistre n'a parlé de | e une estime aussi haute, une aussi grande largeur d roble et fier langage que l'a fait M. de Serre. Peu sinon pour la seul L, ue trailait pis la presse en e un vrateur de l'opposition, lüt-ce la plus libérale, s ssé l'intrusion de la religion dans la los avec plus de ferimeb sor et de force que ne le rde des sceaux de 1819. 8 de la morale publ rire a morale religions ce fut après avoir bien avait pas de sens, qu tnt une simple redondan it jaunais à gêner la lin nes. M. de Serre a pu ve sur l'impartialté des n casuistique judi L'eatrème droite,
i ardente, en 1K18, à défeudre la liberté de
AUDMIE MESTAUDATION. — 1N19. 169
pese, gs, mi A, un silence absolu : elle se savait incapable de megethironlibli, sur ce point, entre la gauche et le minis ie avai à ménager des alliés qui ne voulaient aucun bien
MUR NL pe 1 sus, — La discussion du budget occupa les és de 1 chambre pendant Je mois de juin et la première quinde lle. Diverses questions, à la fois politiques et financières, Vécaler rupture de l'alliance temporairement conclue entre: étoaux dos députés appelés jusqu'alors « indépendants » ge Jon désignait rasintenaut par la qualification de « libéraux.» Ds dés avaient déjà éprouvé un vif mécontentement contre qui, à propos d'une pétition pour le retour des bannis, Aüitét que le roi pourrait rappeler céux qui auraient Lémoigué mais « quant aux régicides, jamais /.. » La séparaon alt desenie, chaque jour, plus profonde,
Le 17 juillet, la session fut close par ordonnance royale, SU Enr avrémeun, — L'année 1819 fat pour 4 France une ë :. tion était rede= \ndantis péri
amdée ete
ionnelle de prospér Seite maitresse de son terruoir let de réparer les pertes de e comer rare son essor, l'industrie se développait; toutes les sources deincirsse se rouvraient: la France, enfin, se relevait rapidement de désustre causés par l'invasion. Aidé par cette prospérité, le £averement remellait l'ordre dans les finances et en ré
lous L services, eu quoi le sécondaient activement les Chambres où Ls fonctionnaires n'étaient pas encure en nombre démesuré et wi une opposition altentive surveillait sévérement l'emploi des dauiers de | État
Cdte renvissance dans le domaine des choses matérielles n'exdt pas alors l'activité dans les domaines de la politique et ds chwes de l'intelligence Une exposition des produits de l'in- &arie nationale montrait que ni le goût ni le génie français ne “dant altérés pendant de longues guerres; en mème Leinps, h propagation de l'enseignement primaire, la multiplication des “ls d'instruction mutuelle prouvaient, dus la partie la mvius ritnée de la population, le désir de s'élever par le développement Mtaléctiel. À
La siences, les arts, les lettres, participaient à “wral, Au grand et patriotique succès des Messéniennes, asttit Waisne en ajoutait un d'un autre genre, celui de sa tragédie des
mouvement
170 MONARGE CONSTITUTION ELLE, eues sedrennes an second théâtre français (0déon). Des e: æ— se révélaient on se formaient dans le Censeur, la Mine ve, la Heque historique, recueils, avec où dE retour du gonver it parlementaire el dans le silence for journaux quotidiens, traitaient toutes les questions soumises Chambres. D'autres écrivains escarmouchaient dai:s des broe — Béranger commençait le règne de la chanson à laquelle il donner bientôt tant d'influence et de lustre. Le nom d'A : se signalait par la propagande des di tout en suutenant | Eglise dans le C3 valeur, publiait le premier volume de l'indifférence en mas religion. Geoffroy Saint-litaire faisait paraître sa Philosophie * i Loat entier à === l'unité de composition. La fanulle de madame de St pe aprés la mort de celte femme célèbre, ses considérations sur— volution française. Les fragments de Poésies d'André Chénier . jour. Broussais donnait son Eramen des doctrines m2 Ave le tableau de Géricault, le naufrage de la Méduse. app une nouvelle école de peinture.
Dans le domaine de la pure spéculation thévrique, déjà annoncé p:r Augustin Thierry, trouvait, non éditeur pour les premières brochures où il exp dont la réalisati € tentée que vers Les
[ ani ces brochures lui *
é la rareté et le prix étevé des journaux, les débats k#3 suivis par le public avec une ardeur curieuse. Le vel de la vie politique n'était pas monnie dans toutes les ch de la population que dans Le les hounnes, à quil gislation en vigueur refusait l'exercice des droits civiques, De ontraient pas moins soucenx des affaires publiques que eu d
es, c'est-adire
ent réguer Loujours ration, on ne « ‘élouner de retrouver | ET enls au dehors et qu'il ments Lumulirux,
Le se cru Le cu)
diet de taire ques devur de gueuir
> pretenlions dans les lu
$IX. Écrerions. — Le renouvellement partiel amenait La sortit d'une troisième série de députés dans laquelle se trouviéen 23 royalistes, 15 ministér 44 libéraux. Les élections, faites k 44 septembre, amenérent environ 30 nouveaux libéraux. ce qui & porta le chiffre total à 90. Parmi les élus se trouvaient NX. Les brechts, Méchin, Labbey de Pompières, les généraux Foy « Demarçay. L'élection la plus remarquée fut, à Grenoble, celle à Grégoire, ancien conventionnel, ancien évèque constitutionnel.
Celte élection avait provoqué, dans la presse royaliste, une æplosion un peu factice et déloyale, car Grégoire n'avait été éte, a second tour de scrutin, que par un appoint de voix royalistes qui au candidat ministériel, avaient préféré le candidat de l'extrèes opposition, dans le dessein avoué d'en: Lirer un argument cootnt la loi électorale.