‹ Histoire des Francs d'AustrasieChapitre 144 sur 200 · II · texte numérisé non relu

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iU HiSTQlRE DES FUANCS D'AUSTRASIE.

logiques, entre autres un traité sur la nature du SaiAt-Esprit. Cette question le préoccupait et Tembarrassait beaucoup. Pour la résoudre, il convoqua tous ses évéques dans son palais d'Aix-la-Chapelle, au mois de novembre 809. Il paraît qu'il ne fut pas entièrement satisfait de la solution <}u'ils lui présentèrent, car il envoya Bernhaire, évéque de Worms, et Adalhard, abbé de Corbie, vers le pape, pour le consulter ^ « On conféra dans te même concile, dit Ëginhard, de Tétat des églises et de la vie de ceux qui font profession de se consacrer, dans leur sein, au service de Dieu. Mais il parait que Timportance de la matière empêcha de rien décider *. » En 811, Charlemagne ouvrit une sorte de concours tbéologique $ur le sacrement de baptême. Tous les docteurs de Tempire furent invités à traiter ce sujçt; Fempereur se réservait d'adjuger la palme au plus habile. Nous possédons quelques-uns des mémoires qui lui furent envoyés, notamment ceux d'Odilbert, de Leidrade, d'Amalaire, de Jessé, de Théodulfe. Lçs auteurs de YHistoire littéraire^ dit M. Houréau, ont remarqué cet écrit de l'évéque d'Orléans, et en ont loué les beautés. XII. — En voyant Charlemagne ainsi occupé de questions religieuses, on se demande si la religion était pour lui un but ou un moyen. Nous sommes porié à croire qu'elle était l'un et l'autre. Charles avait la foi, mais il n'était pas crédule au point de

' Hauréau, p. 90.

« Kinh., Annales, 800.

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