LIVRE XI, CHAPITRE XVI
pouvait pas payer la totalité de ramende, devait livrer sa personne comme otage, et demeurer en état de servitude jusqu'à ce qu'il se fût acquitté ^. Les déserteurs étaient punis de mort, et leurs biens confisqués ^.
Le deuxième capitulaire de Charlemagne, de l'an 805, ordonne aux missi de procéder à la perception rigoureuse de Fhériban. Il veut que tout homme possédant six livres, en or, en argent, en armures, en objets de cuivre ou en étoffes non confectionnées, en chevaux, bœufs, vaches ou autre bétail, paye trois livres, heribannum legitimum^ ou une valeur équivalente en objets d'habillement, pourvu que sa femme et ses enfants ne soient pas entièrement dépouillés. Celui qui ne possède que trois livres, de la manière susdite, doit payer trente sous; celui qui n'a que deux livres, payera dix sous; celui qui n'en a qu'une, cinq sous ^,
» Si quis liber homo aliquod taie damnum cuilibet fecerit pro quo plenam compositionem facere non valeat, semetipsum inwadiare studeat, usque dum plenam compositionem adimpleat. [Cap. exe. e, leg. Long, 3; Baluz., 1. 1, p. 349.)
* Si quis ade6 contumax aut superbus extiterit ut, dimisso exercitu, absque jussu vel licentia Régis domum revertatur, et quod nos theudisca lingua dicimus herisliz fecerit, ipse ut reus majiBtatis vitae incurrat periculum, et res ejus in fisco nostro socientur. [Cap. addita ad leg. Long. 3 ; Baluz., 1. 1, p. 347.)
* De heribanno volumus ut missi nostri hoc anno fideliter exactare debeant absque uUius personse gratia, blanditia, seu terrore, secundum jussionem nostram ; id est, ut de homine habente libras sex in auro, argento, bruneis, œramento, pannis integris, caballis, bobus, vaccis vel alio peculio, et uxores vel infantes non fiant despoliati pro bac re, de eorum vestimentis accipiant legitimum heribannum, id est, libras très. Qui vero
Suivant le capitulaire d'Aix-la-Chapelle de Fan 807, tout homme libre, propriétaire de trois, quatre ou cinq manses, devait se rendre à Farmée. De deux propriétaires ayant chacun deux manses, Fun devait partir , et l'autre contribuer à son équipement. Lorsque de deux propriétaires l'un possédait deux manses et l'autre un seulement, ils devaient également s'associer, et Fun assistait l'autre à s'équiper. Partout où il y avait trois propriétaires possédant chacun un manse, celui qui le pouvait le mieux allait à Farmée, et les deux autres contribuaient à son équipement. Quant h ceux qui ne possédaient que des demi-manses, un sur six devait partir, et les cinq autres le faisaient équiper. Enfin ceux qui ne possédaient ni esclaves, ni propriété foncière, devaient payer une contribution de cinq sous, qui servait à équiper un homme sur six *.
non habuerit amplius in suprascripto pretio valente nisi libras très, solidi triginta ab eo exigantur. Qui autem non habuerit amplius nisi duas libras, solidi decem. Si vero libram unam habuerit, solidi quinque, ita ut iterum se valeat prœparare ad Dci servitium et ad nostram utilitatem. {Cap, sec, ann, 805, 1. 19; Baluz., t. I, p. 427.)
> Quicunque liber mansos quinque de proprietate habere videtur, similiter in hostem veniat. Et qui quatuor mansos habet, similiter faciat. Qui très habere videtur «imiliter agat. Ubicunque autem inventi fuerint duo quorum unusquisque duos mansos habere videtur, unus alium praeparare faciat; et qui melius ex ipsis potuerit, in hostem veniat. Et ubi inventi fuerint duo quorum unus habeat duos mansos et alter habeat unum mansum, similiter se sociare faciant, et unus alterum praeparet, et qui melius potuerit, in hostem veniat. Ubicunque autem très fuerint inventi quorum unusquisque mansum unum habeat, duo tertium praeparare faciant, ex quibus qui melius potest in hostem veniat. lUi vero qui dimidios mansos habent, quinque sextum praeparare faciant. Et qui sic pauper inventus qui