II
m HISTOIRE DBS FR1KC8 D*AU8T1US1B.
en Neusuîe? Non-seulement cette séparation n'est pas vraisemblable, mais des foits certains prouvent qu'elle n'eut pas lieu. Ainsi Pépin et Gadoman assistent ensemble au siège de Laon. C'était dans Fbiver de 741 à 742. Ensuite ils se préparent à aller ensem»ble faire la guerre à Hunold, âls d'Eudon, duc d'Aquitaine. C'est au Champ de Mars probablement que s'organisent ces préparatifs. Or, quelques jours seulement séparent l'ass^nblée du Champ de Mans de la naissance de Charlemagne^ et nous savons positivement que les deux frères n'étaient pas encore partis le 2 avril 742, jour de cet événement, puisque Car* loman assista le 2t avril à un synode d'évêques tenu dans ses États ^.
On objecte, il est vrai, le partage fttit par Charles Martel, et l'on en conclut que, si Carloman se trouvait en Austrasie, Pépin devait être en Neustrie. Hais les faits subséquents viennent prouver que ce parta^, qui était dès lors résolu, ne fut exécuté qu'après la campagne d'Aquitaine. Ce fut au retour de cette expédition, dans un lieu dit le Vieux-Poitiers, que les deux flrères prirent toutes les dispositions à cet effet. Le texte d'Ëginhard ne laisse aucun doute sur l'espèce de communauté qui jusque-là avait régné entre eux : « En cette année, dil-il, mourut Charles, maire du palais, laissant pour héritiers trois fils, Carloman, Pépin et Grifon. Celui-ci, le plus jeune, avait pour
< Voir le capitalaire de Tau 742 dans Baluz, t I, p. 145, et dans Pertz, Leges, U I, p. 16-17.