‹ Histoire des Francs d'AustrasieChapitre 71 sur 200 · LIVRE VIII, CHAPITRE Y. U · texte numérisé non relu

LIVRE VIII, CHAPITRE Y. U

Le zèle du pontife romain parut excessif et pas assez pur, dit Gaillard ; on n'y eut aucun égard ; on se contenta d'engager Didier, en faveur de cette alliance, à remettre au pape quelques-unes des places qu'il retenait dans l'Exarchat et la Pentopole. Cependant le mariage de Gisèle paraît ne s'être pas accompli, car elle finit ses jours dans un couvent ; Carloman, qui était déjà marié à Gerberge, lui demeura attaché ; mais Charles céda aux désirs et à la politique de sa mère : il répudia Himiltrude pour épouser Hermangarde, autrement dite Désidérate. Cette union ne fut pas heureuse, ni de longue durée. Des infirmités secrètes le dégoûtèrent bientôt de la fille de Didier; le pape n'avait pas eu tout-à-fait tort. Dès le commencement de l'année suivante (771), Charles renvoya la princesse lombarde à son père ; le moine de Saint-Gall dit qu'il la répudia parce qu'elle était toujours malade et inhabile à lui donner des enfants ^. On conçoit que Didier sentit vivement cet affront, et qu'il lui fut difficile de l'oublier.

V. — Ces faits étaient à peine accomplis, lorsque Carloman vint à mourir, bien qu'il ne fût âgé que de

nobilissimi reges de eadem vestra patria, scilicet ex ipsa nobilissima Francorum genti pulcherrimas conjuges, et earum vos oportet amori esse annexos... Et certè non vobis licet... extraneae nationis consanguinitate immisceri. Etenim nuUus ex vertris parentibus, scilicet neque avus ▼ester, neque proavus, sed nec vester genitor, ex alio règne vel extranea natione conjugem accepit... » {Cod, Carol., epist. 45; Bouquet, t. V, p. î>42.}

I Quia esset clinica et ad propagandam prolem inhabilis. [Mon. SangalL^ lib. II, c. 26.)

Page 1