‹ Histoire des Francs d'AustrasieChapitre 72 sur 200 · II · texte numérisé non relu

II

vingt ans. Il mourut le 4 décembre 771, dans sa terre de Samoucy en Laonnais, laissant deux enfants en bas âge, Pépin et Siagrius. Leur mère, qui craignait pour eux le sort réservé aux prétendants malheureux, s'enfuit et les emmena en Italie, à la cour du roi des Lombards, devenue le refuge de tous les mécontents. Charlemagne, de son côté, s'empara du royaume de son frère, sans égard pour les fils qu'il avait laissés *. Il se rendit à Corbeny, dans le diocèse de Laon, où il reçut les hommages des comtes, des évéques, des principaux dignitaires de la cour de Carloman *. On cite parmi eux Wilharius, évéque de Sion, le prêtre Fulrad ^, Warinus et le petit-fils de Charles Martel, Âdalhard, qui fut abbé de Corbie. Tous le reconnurent pour successeur de son frère et roi unique de la monarchie franque ^. Lorsque cette monarchie fut réunie dans les

1 Ad capiendum ex integro regnum animum mtendens. {Annales Laur, maj., 774.)

* Et rex... Carbonacum villam venit. Ibi Wilharium episcopum sedussensem et Folradum presbiterum et alios plures sacerdotes, comités etiam atqae primates fratris sui, inter quos Tel prsecipui fuere Warinus et Adalhardus, ad se Tenientes suscepit. (Einhardi Annales, ad annum 771.)

' Fulrad était déjà abbé de Saint-Denis avant que Pépin montât sur le trône. l\ contribua à la révolution qui renversa Cbilderic III ; il alla avec Burchard trouver le pape Zacharie à Rome, et en rapporta la réponse que Ton sait. Flodoard, dans son Histoire de l'Église de Reims, le qualifie archichapelain du roi Pépin (L. II, ch. i%. Il est appelé archiprôtre de France dans une lettre du pape Adrien, citée par ce même Flodoard. (Liv. II, cb. 46.)

^ Et unxerunt d. Karolum super se in regem {Annales Metu); Einh. Vita Karoli imper,, c. 3; Annales, ad ann. 771.

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