‹ Histoire des Francs d'AustrasieChapitre 87 sur 200 · XIII. — L'affaire du duc des Bavarois n'était pas · texte numérisé non relu

XIII. — L'affaire du duc des Bavarois n'était pas

^ Capitulare Francoford, ami 794, c. I, Baluz, t. I, p. 263; Pertz, legeSf p. 72. Voyez sur Tassilon l'ouvrage de Lang, Bayenis Gauen, p. 52 et suiv.

la seule qui eut occupé Charlemagne pendant son séjour à Rome. Depuis 781, il avait fiancé sa fille Rotrude à Constantin, empereur des Grecs ; ce projet de mariage n'était pas encore abandonné. Pendant qu'il se trouvait en Italie, des ambassadeurs de Constantin vinrent en demander l'exécution. Éginhard rapporte que Charlemagne eut avec eux des conférences * ; mais ces négociations furent suivies d'une rupture éclatante. Suivant Zonaras, écrivain grec ', ce fut l'impératrice Irène, mère de Constantin, qui rompit l'union projetée; suivant les annales des Francs, ce fut Charlemagne, à cause de la politique odieuse d'Irène.

Quoiqu'il en soit, Charles eut à peine quitté l'Italie, en 787, que le duc des Bénéventins, Aréghis, s'occupa de former avec les Grecs une alliance qui pût lui fournir les moyens de rompre impunément le traité conclu avec le roi des Francs. L'empereur Constantin, irrité de la manière dont ses ambassadeurs avaient été renvoyés, se prêta aux vues d'Aréghis. Une armée de Grecs devait aborder dans le pays de Naples et se joindre aux Bénéventins ; Adalgise, fils de Didier, que nous avons vu se réfugier à Constantinople, devait faire partie de cette expédition, et être proclamé roi d'Italie. Déjà le duc Aréghis, qui se préparait à devenir vassal des Grecs, avait revêtu solennellement le manteau de patrice

1 Einh. Annales, 786.

« Lib. XV, c. 10, t. II, p. 446.

Page 1