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CHAPITRE X

PRETEXTAT (577).

Ces victimes ne suflSsaient pas à l'insatiable fureur de Frédegonde. Elle en avait déjà recherché et obtenu d'autres. Dans le dessein qu'elle poursuivait, de perdre toute la race d'Audovère, il lui fallait bien ne rien négliger , eç réchauffer de jour en jour la colère et les défiances de Chilpéric. Elle osa donc, quoiqu'il fût évêque, entreprendre la condamnation de Prétextât. Grande et difficile résolution, dans ce temps.

29 i HISTOIRE DES FRANCS.

Prétextât, d'abord, fut inopinément appelé. Venu k b cour, le roi l'accabla de reproches et de questions, et le relégua provisoirement dans un lieu éloigné, d'où il lui était interdit de sortir. Ensuite on convoqua un concile pour procéder à ce jugement (1). Ce fut un vrai et grand procès politique, et le premier de nos WDiales. On y- vit ce qui s'est répété depuis tant de fois, les intrigues, les corruptions» les fraudes, les menaces et les lâchetés dont il est si rare que ces sortes de procès soient exempts. On y vit même un remarquable exemple des résistances et des embarras qu'ils suscitent d'ordinaire aux gouvememens que l'imprudence ou la nécessité y engagent.

Ce fut à Paris, et dans l'église de Saint- Pierre (2), que s'assembla le concile. Quand les évêques furent réunis , le roi lui-même vint au milieu d'eux, et fit connaître de sa propre bouche l'accusation qu'il se proposait d'intenter. Les crimes étaient au nombre de trois : d'avoir célébré le mariage incestueux de Mérovée et de Brunehault; d'avoir employé la corruption pour grossir le nombre des partisans de Mérovée; d'avoir pris part à des projets qui avaient pour but la dépossession et même le meurtre du roi.

Le peuple était accouru h ce spectacle, et remplissait tous les lieux voisins de l'église. Au moment

(*.) L«s évjèqnes ne pouvaient être jugés que par les évêques. ( Capit. Kar.. Magn , capit. 6, art. 807 et 38i. — Capit. 7, art. io4r 171, 17R, 3i4 et 3ao. Additio quarta, cap. 3 et a^- )

(a) Vouée depuis à sainte Geniève.

où le bruit vint jusqu'à lui de la dernière imputation faite k Prétextât, soit que l'horreur d'un si détestable forfait eût naturellement soulevé son indignation, soit plutôt que les émissaires de Frédegonde l'eussent ex-^ citée, une subite émotion éclata» Le peuple en fureur se précipita vers les portes de l'église, voulant les briser ; menaçant d'arracher l'évêque du sanctuaire, et annonçant le projet de le lapider. Chilpéric cependant s'opposa à ces violences. Il parla à la multitude, et sa voix, qui l'avait si dangereusement animée, eut le même pouvoir pour la désarmer.

Prétextât confessait le premier reproche, et niait les autres. Mais on fit venir des témoins. Ces témoins, gens de foi douteuse ( 1 ), montraient des présens qu'ils disaient avoir reçus de l'évêque pour engager leur fidélité à Mérovée. Lui, au contraire, affirmait qu'il n'avait jamais détourné ces hon^mes de leurs devoirs envers Chilpéric , et que les présens dont ils abusaient n'étaient que le retour et l'échange de ceux qu'ils lui avaient eux-mêmes apportés.

(i) Grégoire dit positivemeat que c'étaient de faux témoÎDS. Les faux témoins étaient fort communs dans ces temps , et à bon prix. Tous les Capitnlaires en font foi. Summa ^nim stuîtitia et nequitia est ut aliquU homogui christiano nomine censetur , pro cupicUtate ar^enti et attri^ aut vestim^ntoriun ^ swe (tgrçrum, vel cujuslibet rei, sic ut s^pÈ coNTiiTGBRB SOLET^ proptcr ebrîetatem aut ventris ingluwiemin tam grande scelus eorruat. (Gapit. Karol. Mag. et Lud. Pii, lib. x, cap. aoa- )

Voici une étrange régie en fait de témoignage , que j.e trouve dans ces Gapitulaires : Nequaquam volumus, si nostri testes boni et idonei sunt, ut alii adversùs eos in nostfam cantrarielatem consurgant. ( Capit. secundum Ludovici Pii, annoSig. ]

La nuit venue, et Chîlpéric étant sorti du concile, Aétius, archidiacre de l'ëg^se de Paris, se présenta aux évéques, et leur dit : « Voici le temps que vous » pouvez honorer votre nom. Prenes^ garde d'agir ju-^ » diciëi»ement ; car si vous laissiez périr votice frère , T» VOUS ne seriez plus regardés comme les prêtries de » Dieu. » Mais on se taisait, et personne ne répondait à Aétiûs , tant était grande la crainte des ressentimens de la reine(l). Enfin Févêque de Tours s'encourageani commença, et s'adressant à ceux du concile qui avaient un plus famjlier accès près du roi, il s'appliqua à leur peFsliader d'obtenir de ce prince qu'il ne sV bandonnàt pas a sa colère, et ne provoquât pas celle de Dieu. On se tut encore, et Tévêque ne fut pas plus heureux à délier les langues, que l'archidiacre. Reprenant alors avec plus d'autorité et de véhémence : « Avertissez et prêchez, s'écria Grégoire; car vous » êtes préposés de Dieu pour ce saint office. Décou- » vrez au roi ses dangers; montrez-lui ses fautes. » Nous avons vu périr Ghlodomir, pour avoir préféré » la vengeance aux sages exhortations d'Avitus. La » main de Dieu châtia Maxime pour ses violences y> contre saint l^artin. Craignez pour vpus^-mêmes, si » vous vous taisez, et qu'il vous souvienne de ce qu'a » dit le prophète: « Si le glaive venant, la sentinelle » ne sonne pas de la trompette et que le peuple » périsse par le glaive, je redemanderai le sang du

(ij Timebaat euim reg^nœ furorem, cujus insti.nctu haec agebantuK (Grég. de Tours, liv. 5, chap. i8.)

» peuple à la sentinelle (1). » Pour la troisième fois, on se tut, et ce concile d'évêqiies ne sut confesser que Tefiroi qui le dominait.

Ces choses furent rapportées au roî qui, redoutant la persévérance de Grégoire, lui fit donner Tordre de venir à lui. Chilpérie campait alors auprès de la ville>. Loi^ue révêque arriva, il le trouva dans une cabane de i^mée. Une table chargée de mets était devant lui ^ à ses côtés, l'évêque de Paris, Ragnemode, et Tévéque de Bordeaux, Bertrand. Le prince, comme il arrive souvent en de semblables desseias, accueillit tour à tour Grégoire avec des reproches, des menaces et des flatteries ; mélange bizarre et grossier, mais qui n'est pas sans puissance. « Voilà donc que je ne puis ohr » tenir justice de toi, dit le prince, et que tu consens 9 à l'iniquité? Ainsi, dit-on, que le corbeau n'arrache h point les yeux au corbeau. i» Gomme Févêque s -excusait avec liberté : « J'irai à Tours , continua le » prince ; je convoquerai ton peuple, et il s'élèvera » contretoi, car tu t'élèves toirméme contre la justice. » Gr^oire alors , reprenant : a Roi, lui dit-il , tu ne le « sais pas, si je suis injuste. Ma conscience, où tu ne » lis point, est connue de Pieu. Si le peuple l'écoute » et m'accuse, ces faussetés retomberont sur toi, qui n les auras excitées. Consulte les lois et les saints ca- » nous. Le jugement de Dieu te sera redoutable, si tu

(i) Quod si speculator iriderit gladium venieotem, et non insonuerit buccinâ, et popnlus se non custodierit, veneritque gladius, et tulerit de efa animam ; ille quidem in iqiqaitate suâ captus est , sanguinem autcm cjus de manu speculatoris reqairam. ( Ezécbiel, cap. 37» vers. 6. )

» t'en écartes. » Chilpéric, à ces mots, changeant et adoucissant son langage, offrit: à Grégoire quelquesuns des mets de sa table. Mais Tévéque insista et dit : « Notre nourriture est de la parole de Dieu , non de # tes délices* Toi, qui doutes de notre justice^ promets p donCf afin de ne pas faire douter de la tienne, que n tu ne Irécarteras ni de la loi, ni des saints canons. » Le roi, confondu, n'osa résister; il leva sa main, et jura par le Dieu tout-*puissant qu'il ne transgresserait ni les canons, ni les lois (1). Grégoire but et mangea alors, et il s'éloigna.

Mais au milieu de la nuit des messagers Fallèrent réveiller dans sa demeure. C'était Frédegonde qui les envoyait. Us venaient le solliciter en son nom, et lui promettre deux cents livres d'argent s'il consentait à la condamnation de Prétextât, n Vous m'en donneriez ï» mille et d'argent et d'or, répondit Grégoire ; je ne ')> ferais autre chose que suivre l'ordre de Dieu. Ce » que je promets est de m'unir aux évéques en tdut ce » qui sera décidé suivant les canons. » Us feignirent d^ètre satisfaits. Le lendemain cependant la reine renouvela son message. C'était des évèques qu'elle en avait chargés cette fois; mais ils n'eurent pas un meilleur succès^ Grégoire résista sans peine à leurs séductions.

Ce jour-là, Chilpéric retint au concile , et comme

(i) C'était le droit des évéques, de n'être jugés que suivant les canons. Et si epitcopus eonvictus de Qrimine , negare non posait^ tune secundùm canones ei judicetur. ( Dagoberli reg. capit. tert., tit. prim.y cap. undec. art. tert. )

U voulait affecter quelque respect pour «on serment de la veille, il changa tout^à^soup le caractère de Paccusation. Voici donc ce qu'il dit aux évéques : ù Les )) canons décident qu^un évéque , convaincu de vol , I» sera privé de ses fonctions. » On lui demanda à quel évéque était imputé ce crime ; il répondit en nommant celui de Rouen. Qn le pressa de dire les choses qui avaient été dérobées, et au prqtidice de qui ; il expliqua que c'était lui-même qu'on avait volé , et donna pour preuve deux coffres et un sac trouvés en la possession de Prétextât. Dans les coffres étaient des effets précieux , dont on portait la valeur à trois mille sous d'or; dans le sac étaient des pièces du même métal , environ deux mille.

Prétextât, repoussant aussitôt cette imputation, dit à Chilpéric : a Ces choses n^étaient point à toi, et ^Ues » ne sont restées en mon pouvoir que parce que tu » Pas ainsi ordonné. Quand Brunehault fut envoyée » à Rouen, elle me confia ses trésors. Tu le sus, ô roi ! » car jeté l'appris. Et toi, tu me dis : Rends-lui ces » trésors quand elle les demandera , de peur que de » nouvelle inimitiés ne s'élèvent entre moi et le roi de » Metz. J'en rendis donc d'abord uiie partie. Les ser- » viteurs de Brunehault revinrent encore ; je te de- » mandai de nouveau ce que tu prescrivais , et ta ré- » ponse fut comme la première. C'est pourquoi je dé- « livrai aux serviteurs ce qu^'ls réclamaient. Les choses » que voilà sont celles qu'ils n'avaient pas encore re- » Urées. »

Le roi , insistant toujours , dit à Prétextât : <« Sa

» ces choses étaient en ta garde, pourquoi en as-tu .n détourné des franges tissues de fil d'or, et pourquoi » as-tu distribué ces franges à ceux que tu voulais 9 animer contre moi ? i» L'évêque reprit : « Je t^ai déjà » découvert le motif des présens que tu mè reproches. » J^ai disposé de ces franges , parce que c'étaient les » seuls effets précieux que j'eusse alors en mes mains j^ pour récompenser les amis qui me gratifiaient de » leurs dons. J'en ai disposé sans dommage pour toi , » puisqu'elles ne t^appartiennent point, et sans re* » proche ni crainte , parce qu'elles sont à mon fils » Mérovée. » Chilpérte, humilié, sortit à Tinstant du concile.

L'embarras de ce prince était grand ; car Prétextât l'emportait, et chacun doutait du succès de Taccusation. Ayant donc reconnu qu'à moins de quitter la commune voie , il succomberait infailGblement , le roi conçut le projet d'ajouter à ses premières séductions, la séduction même de Prétextât. Il appela quelques-uns de ses affidés , et leur dit : « Allez ; faites p des promesses à cet homme , et persuadez-lui de » s'humilier et de s'accuser. » Les affidés allèrent en effet, et ils dirent à l'évêque : « Ton obstination irrite » le roi : comment le désarmeras -tu? Fléchis plutôt » afin qu'il fléchisse* Il n'est pas si inaccessible à » la prière. Ne lui contredis plus, et consens à ce » qu'il demande. Nous , alors, nous nous prosterne^ » roQs à ses pieds, et il ne nous refusera pas ton par- » don. » Prétextât vivait depuis long-temps dans la crainte , et son jugement en était moins libre et moins

sûr. Il se persuada que les évêques, voulant le sauver, mais n'osant l'absoudre, trouvaient plus facile et moins dangereux pour eux-mêmes de n'avoir qu'à implorer la pitié du roi. Il craignit de les irriter contre lui en persévérant. Au lieu de repousser leurs conseils , il eut l'inexcusable faiblesse de les croire sincères , et de s'y livrer.

. Le jour suivant, le roi retourna au concile. « Quand » tu as distribué tes présens , dit-il à Tévêque , ce n'é- » tait pas seulement pour t'acquitter de ceux que tu 1» recevais^ car les personnes qui en obtenaient étaient » sollicitées par toi de faire serment de fidélité à Mé- » rovée. » — « On te trompe , répondit l'évêque; je v ne leur ai pas demandé leur fidélité , mais leur aihi- » tié. : Ton fils était lùon fils spirituel ; c'est moi qui » l'ai apporté au baptême. Je lui cherchais des aniis » parmi les hommes; je lui en eusse cherché parmi les 0 anges du ciel, si j'en eusse eu le pouvoir. »

A ces mots , la colère de Chilpéric redoubla. Prétextât fut ému ; toutefois , il continua quelque temps encore de nier et de s'excuser. Mais tout-à-coup on le vit se jeter sur la terre , et il s'écria : « J'ai péché ! » j'ai péché contre le ciel et contre toi , roi miséricor- » dieux ! mon cœur a médité l'homicide. J'ai demandé » ta ruine , et que ton fils montât au trône avant qu'il » fût temps. » — « Entendez, s'écria à son tour Chil- » péric ; pieux évêques , entendez. La voix du cou- » pable s'élève elle-même pour le confondre : le dé- » testable crime est confessé. » Et en disant ainsi , le roi s'était prosterné aux pieds des évêques. Ceux-ci

s'empressèrent, et le relevèrent. Ils affectaient une profonde douleur ; mais aucun ne songeait aux pro* messes faites à Prétextât. Personne ne sollicita la miséricorde du prince. L'aveu resta seul avec la trahison qui Favait dicté.

Le lendemain, Chilpéric6t apporter au concile (1) le canon où il est dit que Févéque , pris en homicide, sera dépouillé du sacerdoce (2). Il demanda de plus que la robe de Prétextât fût lacérée^ ou qu'on récitât sur sa tête les malédictions prononcées contre Iscarioie , ou qu'il fut à jamais exclu de la communion des chrétiens* Grégoire eut encore une fois le courage de parler pour lui. Il rappela le serment du roi, et s'opposa vivement à ces dernières demandes que n'autorisaient pas les canons* Le concile suivit le sentiment de Grégoire, et prononça seulement que Prétextât serait interdit des fonctions de Tépiscopat. Tout aussitôt le roi lui donna des gardes , et , comme il essaya de s'enfuir , il fut relégué dans une des îles de la Manche (3).

Telle (ut la fin , non des malheurs de Prétextât , mais de son accusation. La haine de Frédegonde fut satisfaite , mais non épuisée. Cependant il serait injuste

(i) a Auquel concile vous trouverez combieû peut la sollicitation du » roi pour corrompre nne justice, quand telle est son intention. » (Pasquier, Recherches ^ liv. 3, ch. 8.)

(a) a Praecipitur ut episcopus qui in homicîdio, fornicatione, aut perjurio, aut furto captus fuerit, deponatur.» (jd. Canon. Apostol. a5.)

(3) Celle de Jersey. (Lévesqne de la Ravalière, Fie de saint Grégoire)

de la condanoner sans reslriclion. A n'en juger que par les moyens dont on se servit pour capter et ac-» quérir les suffrages , on pourrait douter que révèque fût coupable* Il l'était pourtant ; il Tétait pour le mariage de .Brunehault , faute sans excuse (1); il Tétait aussi pour l'évidente part qu'il avait prise à quel-

(i) «Quelques auteurs modernes ont cru excuser la conduite de cette » reine, en imaginant qu'il pouvait être permis alors d^épouser le neveu » do son mari. Mais ils sont démentis par Grégoire de Tours , qui dit ex« » pressément que ce mariage était contra jus legemque canonîcam, » Or Grégoire de Tours était contemporain. . . . On peut ajouter l'auto- » rite d'Adon, évéque de Vienne, qui écrivait au milieu du neuvième >' siècle , et qui apparemment n'ignorait pas les lois canoniques de la fin • du sixième. QuaSy dit-il de Brunehault, non timuerit incfstuosissimè j» Merovoœ^ Chilperici filio , mariti sui nepoti, se mitcere. m ( Gaillard, Mémoire sur Frédegonde et sur Brunehault.)

Tout cela est vrai, et je ne doute point que la loi canonique ne fût telle.

Mais il faut pourtant remarquer les usages politiques de ce temps. Les princes ne se croyaient point assujettis, pour leurs mariages, à 1a rigueur des canons.

Les exemples de Chlotaire et de Charibert étaient encore bien récens : du premier, qui avait épousé la veuve de son frère et celle de son neveu ; du second, qui avait épousé la sœur de sa femme.

Chlotaire n'était mort qu'en 558, et Charibert qu^en 567 .

Brunehault et Mérovée purent croire leur mariage bien plus légitime et plus irréprochable que ceux de ees princes.

Je n'en dis pas autant de Prétextât, qui était évéque ; il put juger ce mariage moins condamnable, mais non pas licite.

Comment les rois ne se seraient-ils pas crus dispensés des empéchemeas canoniques, eux qui en dispensaient leurs sujets?

Pappolène avait fiancé sa nièce. L'évéque Félix la sépara de lui, lui fit prendre l'habit religieux et l'envoya dans un monastère de Bazas.

Pappolène l'enleva de ce monastère etTépousa.

Ensuite, il obtint l'approbation de Chilpéric , et personne ne songea plus à constester la validité de ce mariage. ( Grégoire de Tours, liv. 6.)

queS'^uns des desseins de Merovée. Mais rétait-^il au tant que disait Chilpéric? L'était-il jusqu'à avoir machiné sa perte et sa mort ? L'était-il assez pour avoir encouru la déposition? Je crains de le croire. L'aveu de Prétextât serait d'un grand poids si l'on oubliait comment il fut arraché (1).

Ce fut toutefois un immense progrès pour la puissance de Frédegonde et de Chilpéric, que d'avoir obtenu la condamnation d'un évêque,et par des évêques.

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