‹ Histoire des Francs (volume 2)Chapitre 13 sur 196 · LIVRE · texte numérisé non relu

LIVRE

déposa sur Tautél une ampoule sainte , emplie d'un chrême pur , odorant , inconnu (1).

On raconte aussi que ce fui Chlovis , et dans ce temps , qui mit sur la couronne royale une fleur de lys, symbole de la pureté recouvrée au baptême, em* blême de la Trinité qu'attaquaient les ariens, et qu'il confessait (2).

Singulière fortune des plus faibles choses ! Ce signe a été celui de la royauté en France, durant treize cent trente-cinq ans. Au bout de ce temps , on Fa désa- Toué et répudié : savait-on ce que l'on faisait ?

(i) Ce récit est attesté par Hincmary par Frodoard et par Aimoin. Hîncmar et Aimoio vivaient dans le neaviéme siècle ; Frodoard, dans le dixième.

Saint Grégoire de Tours, qui vivait dans le sixième, raconte les céré* monies du baptême, et parle même du sacre : mais il ne dit rien de l'ampoule ni de la colombe. ( Liv. a Hist. franc. )

M. de Vertot croit cependant qu'on peut interpréter les termes déjà cités du testament de saint Rémi comme un témoignage en ûiveur de la réalité du mbrade. ( Dissertation. }

(a) « Chlovis, pensant rendre son royaume plus miraculeux, se fit » apporter par un ermite, comme par avertissement du ciel, les » fleurs de Ijs, lesquelles se sont continuées jusqu'à nous. » (Pasquier, y> liv. a,cliap. 17.)

Lilia quidem signum regnî Frandae in quo florent flores quasi lilium ; imo flores Itlii non tantùm duo, sed très, ut in se tipum cbrbibnt Tai« ■iTATis ; ut sicut pater verbum et spiritus hi très unura snnt» sic Ires flores unom signom mysterialiter praefignrant.... In quibus tribus regnum Francise à longis retrô temporibus pne regnis caeteris floruisse , et baotenùs florere dignoscitur. Ac per hoc ih sb tbboissb vbstigia tbuii- TATis. (Préambule des lettres de fondation du monastère de la Trinité de Mantes. )

« Ces expressions sont précises pour prouver que, du temps de » Charles V, l'écu de France était de trois fleurs de lys seulement : on en

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