CHAPITRE XVI
SUCCESSION DE THEODEBAtD ( 555-55i6 ).
C'en était fait de tous les desseins de Théodeberl . Sa mort avait commencé , en arrêtant l'expédition du
Danabe ; la mort de son fils acheva , en empêchant que la guerre dltalîe se renouvelât.
Théodebald, &i effet, mourait dans le temps que, par uu revers inouï , il se voyait ôter à la fob ses conquêtes, ses généraui:, ses armées» Il n^avait vécu que vingt ans , et n^ea avait pas vé^é plus de sept. L'infirmité de sa ix)mplexion semblait lui mt^dire les grandes choses , et ne lui laissait guère le pouvoir de se signaler entre les rois d'une époque ou l'estime des peuples était aux plus entreprenans , jamais aux plw^sages. Il était , dit-<m9 d^une hunieur fâcheuse et méchante (1); mais il aimak Tordre et baissait les déprédateurs. Il conta un jour ceci k Tuii d^x : .« Un serpent s^éiait intraduit dans une i>outeiUe. » Comme elle était pleine de vin , il <en prit s;i abon- «m damment , qu'il enfla. Lie passage devint alors trop » étroit , et le serpent faisait d'mutiles efiforts pour » se dâivrer. }je makre vint qui lui dit : Tu xeux » ^sortk* ? Rends ce que tu as pris. »
Quoique frappé d'une paralysie incurable , Théodebald s'était marié. Mais ce mariage avait été stéiâe. Le royaume devait do^c échoir à Chlotaire et à Childebert. Toutefois , celui-ci avançait en âge; il n'avait point d'enfans mâles > et de plus , une maladie grave lui ôtait tout pouvoir d'agir.
De leur côté , les grands d'Austrasie se préoccupaient d'une double erainte. Le partage du royaume les inquiétait , et leur répugnait. Ils s'effrayaient
(i) Grég. de Tou»^ Ut. 4-