CHAPITRE XVIIL
MORT DE CHILDEBËRT (556-558).
Un mal dangereu:s consumait depuis long-temps Childebert ; il y succomba. Son règne, qui avait duré près d'un demi-siècle', n'était point sans gloire* La conquête de la Bourgongne et la vengeance exercée sur Amalaric étaient de grandes et légitimes actions. Mais pour le meurtre de ses neveux , pour l'usurpa^ tion de leur royaume, pour sa cruauté envers Godemar, pour sa trahison envers Théodoric, pour sa complicité avec Chramne, pour les deux guerres qu'il £t à Chlotaire, sa mémoire reste flétrie, et avec justice. Sa faiblesse , quand il se laissa enlever l'Austrftsie , et la faiblesse contraire qui lui inspira le dessein de la recouvrer malgré sa renonciation ; cette modération qui se lasse ; cette ambition qui se réveille et