‹ Histoire des Francs (volume 3)Chapitre 105 sur 135 · LIVRE XTX (800 80B · texte numérisé non relu

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avaient envahi de Tautre côlé du Danube, ou menaçatent d'envahir; qu'enfin il abandonna Grimoaid et pmmii do ne plus troubler l'Italie ; et en effet c^eât le tems où le ftls d'Arégise déposa les armes, se soumit aux Francs et rendit la liberté à son prisonnier* Winégise*

Charles jugea que c'était asgez, etqu*il devait lui suffire que la reconnaissance dos Greos consacrât à la fois aes vastes conquêtes el le rétablissement de l'empila, iffapleii et ta Calabre^ dont il s^abgie* nait, demeureraieni comme des gages du traité, toujours faciles h saisir le jour où les Grecs le violeraient. L'oeuvre était mmi avancée, c'était à Ta venir d*achever. Il avait eu d'autres espérances un instant; mais ces bizarres et ibi'lultes occasions, hasard merveilleux où se combinent tant d'autres hasards, ne se renoontrent plus, une fois perdues, et eelle^oi, Les plus heureuse^ victoires ne la reproduiraient pas. A peine si la guerre pourrait lui donner ce quVn lui accordait pour ne pas la foire; il en épargnait les lenteurs, les incertitudes, les pertes, et il en recevait le prix : préférable gloire, gloire de souvenir ei de crainte, gloire de paix, née des triomphes passés.

XXIX. Mais rOricnt n'était pas seul agité ; coa temps étaient féconds en changemens soudains et en catastrpphest Ils l'étaient surtout dans l'Angleterre, où Theptarchie, se déchii^^nt ellermême, ressentait déjà les premières convulsions de sa tin

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prochaine, Charles, troji puissant pour qu'aucun évéïiemeDl de sou siècle lu! Ml étranger, et qui avait établi d'ailleui's, et depuis longtemps, d'étroites relations d'amitié, ou plutôt de protection, avec les rois des Merciens, des West-Saxons, des Northumbres, ne pouvait éviter de prendre part à ces sanglantes révolutions, ou pour les modérer, ou pom* les combattre.

Entre ces princes, Offa» roi de Mercie, quoique souillé du meurtre d^Etbelbert (i) , jeune et généreux roi des Est-Angles, était celui que recherchait ou ménageait Charles avec le plus de complaisance ou d'affection- Un temps était venu où le pape Adrien^ jugeant nécessaire que la discipline de rtglise anglo-saxonne fût réfoi'mée, avait envoyé à Offii les évéques d'Ostie et de Tudertum, qui lui apportaient un code entier de lois religieuses, Charles n'avait point hésité à faire accompagner ces évêques par un ambassadeur franc, chargé de les seconder, et le roi de Mercie avait consenti qu*il prît séance avec eux au synode, où furent reçues ces sages et sévères lois (2).

Charles, cependant, ami sans faiblesse, ne fiât*

(t) Ethelbert proposait d'épouser Etheldrîde , l'uHê des HH^

d'Offu. II vint ea Mercie ; oa célébra sa présence par une fête,

I et la même auU on le taa. Puis OfTa se je la sur rËst-Anglîe i la

coaquît et la rèuait à sûb autres possessions. Quelques histo-

I rîeus ont accusé de ce meurlre Cynédridei temtnê d'Orfa ; mais,

1 qm prit les dépouilles d'Ëthelbertf

(2) En 785.

ÉMita^

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