‹ Histoire des Francs (volume 3)Chapitre 106 sur 135 · LIVRE XIX (BOO · texte numérisé non relu

LIVRE XIX (BOO

tait pas indistinctement toutes les passions de ce prince; il le dominait pour le secourir, et ne le serrait qu'en le contenant. L'élévation d'Offa avait été disputée ; il lui avait fallu gagner sa couronne dans une bataille, et l'usurpateur renversé (1), les Thanes (2), qui l'avaient suivi, avaient durement expié leur infidélité et leur défaite. Plusieurs s'étaient réfugiés dans les Gaules, et le prince franc, laissant murmurer le roi de Mercîc, avait noblement refusé de les rendre à son insatiable vengeance. Il s'était écoule un long temps, et voulant enfin faire cesser leur exil, il les avait remis à la foi de l'archevêque de Canterburyjmais en lui adressant ces fermes et religieuses paroles : «Je les confie à ta piété, > afin que lu intercèdes pour eux. Si tu obtiens » leur pardon, qu'ils demeurent; si Offa refuse, i> renvoie*les-moi , sans qu'ils aient souffert de » dommages ni de violences* J'espère en la clé-

(f ] C'était un Thaae, nommé Oeornrdd. Il s'était souLeYé cott« Ire le mi £(helbald, lai avait .livré bâtaiile à Seggelwold, ravaîl dérait, ravait tué , et avait prb sa courûime. U ne la garda que quelques mois,

(2) Thanes , scrviteurâ ; de thegnian , servir, n y avait les masse-îhanest f/iané;; ecclésiastiques, elles w<^id^thaneSj thanei lalqneâ. Les thanes étaient de tr^is classes : ]es thanes du roî , les thanes moyens, et les deruiers thanes* Ceux de la première classe étaient les possesseurs do ftefs qui relevaieal immédiatement de la couronne ; ceux de la seconde ^ les thanes qui (enaient leur fief d'un thane de la prenalËre; ceux de la dernière, les ihanes qui teoaient leur fief d'un thane de la seconde. Celaient la possegBiou et la nature du fiel qui faisaient le thane fit marquaient îim rang.

1 Qé HÎStOiRE DES FlUNCS,

i taencc de itton frère, et j*âttëildâ t|u'îl les voudra » 1 ècewîr pmt Tartlour de ttioi ^ oli plutôt par * aftioui' tin Chiîst, qui à dil ï ^^Pfti donnez, et U 1 vouï* sciii paMbhnë (1). * Adkiiirable modéra* lion dàbs uh siècle Bî Voisin diô là barbarie 1 leçon ê^rtët^Usè, èl Iqlic j*aime h fôlv donner pa^ un pfihèc fVatic! lïdliiiqne habile, mais citséîgnée par le chilétianiBmè !

XX%, Chai'ies, qu*uri intérêt assez important y excitait, cultivait soigneusement hes rapports a?ec )a Mercie» devenus précieux pour lé trafic et la sûreté àe ses marins et de ses inai'chands (â). H avait feu un instant la pensée do les étendre par un mariage. Ona avait iroiii filles, il lui en avait de» mandé une pour Tun des tils qdî lui étaient nés de ses concubines (5), Ôtfa consentait, mais il

0) Nos raUeros palrîiB siiœ exules veslrae dîrexîious pidâli.»* Filait pÀéëfti precârï TalliàUâ. retiiabéâal iil |)àlria; aïn ieté durlUs tïfc iilÏB ïralër hifeus t^eàptï'ddcîit, tïfljî ad à^i remilte ÎUésûs. CùnViéù de bbHîbte frâlris mèi-*. Ut beûi^né susbiptat ^ùs , firti Dostro amore, vel magîs pro Chrblt carîtate* qui dikit ; rcitlîltè et tételiteltir Tobrâ. (Ef^îH. Alëtlittl)

fJ) ta Mél-ciê cdtiflnaîl â tfctjîâ flèutèk , Ifl timbre, là SaTêrtie €i là Tamisé , et par rEM-ÂtiglIe, elle èdilflhait à la tri^h CMiii le plus côiiâidêraMê roj^à^tiie de THéptart'hîe.

{3] Qtiét était t^ ÛÏÈ î tes ilièniâs ïiistttHéiJâ qii! lé qualifleM âlnÊgitiihe M doDoeni le mm de Charles. Maiâ le roi Nn^ n*eut qu'un Hls de ce naiii, et il ètail lêgiUriké. Il ôut eltiq fiM â« sêë femmes , el ttoh de &^s cdticiibîiles, l^epïit le bo«îid rraqtiH d'Hilmelrade^ Charles, totbabe . Lbtils et l^epîti d'Italie oaqii^ reut d'HUdegarde; de la coucabine BegiLia, hàqutrcnt Dro^enel

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