LIVRE XIX
illiposait une condition; il exigeait que son fils É^eHh tbçùt en échange une des flUes dô Charles» Lé foi fi'anc s'était ofifensé de cette exigeiice, et les esprits s'aigi'issant, ce qui devait resserrer r^Uiance àtàit été au contraire une occasion de la rompre, liais on s'était apaisé; l'intérêt des marchands déthandait utie prompte réconciliation; elle s'était faite , et Charles avait bientôt recouvré toute l'influence qu'il exerçait antérieurement chez les Merciens.
XXXI. Chez les West-Saxons, des relations àna- Ic^des avaient produit par degrés des effets paifèiU ; Charles , protecteur et modérateur, s'intei*pôsait aussi dans les discordes de ce peuple, avefe WettvèîUance et autorité. Cuthred avait régné glorieusement; il mourut. Sygebyrcht saisit la couronne; mais Cynewulf, descendant du vaillant Cerdîc (1) , la lui arracha. Le roi dépouillé erra quelque temps dans la forêt d'AndreuS-Waîd; découvert enfin à Prévet, un soldat saxon le frftp{)a â itltMrt de sa lance.
Trente et un ans s'étaient écoulés; un frère
fbtgùes; d'Adalrinde, abtre concalriiie , vint théodorie. Jktais , outre qu'aocan de ces trois fils ne portait le Aom de Ghârlctoi Adalriode et Regioa n'étaient entrées dans le lit du roi qu'après la mort de Fastrade, qui mourut en 794. Ils n'étaient pas née à l'époque des propositions faites à Offa.
(t) Cerdic était le fondateur du royaume de Wessex. tl était ilttcendu avec une flotte de Saxons en Angleterre^ vers l'année 495. Il était mort en 534.
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qu'avait SygebjTcht, offensé, proscrit, fugitif, avâiT nourri 5 tout ce temps, de profonds desseins de vengeance* Il y avait à Merton une femme qu'aimait tendrement Cynewulf ; un soir, qu'il était sorti de Winchester pour la venir visiter, Cyneheard, c'était le nom du proscrit, survient tout à-coup, suivi de quatre-vingts serviteurs dévoués à sa haine. La maison était déjà entourée, et le roi dormait. S*éveillant à ce bruit, il saisit son épéc, descend, ouvre la porte et s'élance; Cyneheard s'empresse luimême et accourt. Le roi Ta vu , et c'est lui qu'il attaque, qu*il frappe, qu'il blesse ; mais le coup mal assure glisse sur le front et pénètre à peine; frappé à son tour et de toutes parts , le malheureux roi tombe et va expirer. Ses hommes arrivaient cependant, mais trop tard; désespérés, ils dédaignent de regaï*der au nombre, et ne veulent que mort ou vengeance- Ils eurent la mort. Cyneheard leur offrait la vie et la conservation de leurs biens, aucun lîl'accepta. Il fallut se défendre , et tous succombèrent; si ce n'est un seul, un Breton, à qui ses nombreuses blessures ne permirent pas de comhattre assez pour mourir.
XXXIL Le bruit de ces meurtres venu à Winchester, Osric, qui avait l'office d'alderman (l)i
{^)EaMerman^ gouveroeur de province^ n y eu avait ^Ri poBsédaieDt leur pioviuce à titre de fief. H y eo avait aussi don rang inférieur , daus les villes et même dans les baurgâ^ C'm( de là quVft venu ïe titre actuel d'aidermdu» L'office de tmiér-