‹ Histoire des Francs (volume 3)Chapitre 109 sur 135 · LIVRE XIX (300 80G · texte numérisé non relu

LIVRE XIX (300 80G

i-il siuîs relai'd, <les îim])assa(leurs aux Northura.. brcs, charges à la fois do demander la délivrance d'Eardulf, et de déclarer que son amitié était à ce prix.

Les Tlianes cédèrent; Eardulf fut libre ; mais il ne recouvrait pas sa couronne, et l'ouvrage de Charles restait imparfait. Ce prince achevait toujours, quand il avait commencé : il acheva donc ; il conseilla, du ton que conseillent les victorieux, il conseilla aux Northumbres de remettre au pape la décision de leurs différens avec Eardulf. Le jugement était facile à prévoir; on n'avait guère sujet d'espérer que le chef de l'ÉgUse chrétienne autorisât la spoliation et la révolte : ils consentirent cependant; car qui osait résister à Charles? Aussitôt Eardulf quitta la Bretagne, accourut en France, poursuivit jusqu'à Nimègue où était alors sonlibéralcur, et quand il lui eût rendu grâces, quand il eût recueilli ses instructions, et ses nouvelles promesses, reprenant son chemin, il se hâta [de venir à Kome.

. L'envoyé des Northumbres l'avait devancé; mais ses efforts n'eurent que de médiocres su(5cès, si ce n'osl toutefois, pour apaiser Eardulf, et désarmer sa vengeance. Bientôt ce prince reçut le conseil de l'etourner eliez les siens ; il l'exécuta : (Edulf, Apoerisiaire de Léon l'accompagnait; deux envoyés de Charles, le référendaire Rutfried et Nanthaire, abbé de Saint Otmar, allaient aussi avec lui. Une intervention si peu .déguisée ne pouvait pas être

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