XX. Charles avaiteu dessein de régler lui-même
et les épitres de Pétrarque. — Yidi Leodiom insignem dero tocum; yidi Âquensem, Caroli sedenH, et ia templo marmoreë, Vérendam barbaris gentîbt»» tiûnê priiidt)]^ éépmthrûtn, ùbi îér bellam aadivi non inamœnam cognitti, à qaibwdaifl tempH mcerdotibos, quam scriptam mihi ostenderunt^ et postea apad modernosscriptoreâ accnraJias etiam tractatam iegi ; quam tibi quoqae 3t referâtn Ibcldit ânimus, ita (anien ttt M kàéé naû afpdd iàë^n^ tator, sed nt àidnt, pën&ë ànctotes taàntht Cardlam te^eni qûem magni cognomine œquare Pompeio et Aiexandro andent, mulier- Gulam quemdam perdite et afflictim amasse memorant; ejus bfàniiitiis enët-Vaidoi, negleëtâ iàiba, eni i^Idfltniiâi lAr^èhrire cotimietëràt» et |HMtbabilis fègili curis, àlifttiim rërdcd oAtiiom et postremo sui ipsius oblitum, diû nalla prorsus in re ninillins amplexibos acquievisse, samma cum indignationè suorom ac âoidfë. Tabdeib cdm jadi 6pèi nihil ëdperêôëët, ^notiiam aotës rëgia^ ^(dlUtâHbtis cbiiciliik itiêdtiûs ëttièr obtFtriltërat , fUsadttflii ipsatn malofum insperata tnors abstulit^ eujas rei ingens prîmum in régla sed latens gaudium fuit. Dein<ié dolore tantam jftiob'é ^i-àviore, quantum fœdiori ffïtirik), cdrrëpidfti régie ànL febib Vidëbànt > cùjus tièc morte lètiitd^ miàt, defd in ipènib obscenum cadaver et exangue translatus est, ^uod baltamo et aromatibus conditum, onustum gemmis et velatum purpura, diebus ac noctibûs tam rhiserabili quam cupido forebat amplein. Dici naquit quam discors et quain toâle se compassura conditio est araantis ac régis . nunquam profecto contraria sine lite jungunt. Quid est autem regnum nisi justa et gloriosa dominatio? Contra quid est amor, nisi teda servilus et in" jiistaf iia()ue cum certatiin àd adaantém, seti fèciius ad amentem regem, pro summis regni negotiis legatienes gentîum, prsfectique et provinciarum prœsides convenirent, îs in lectulo suo miser, omnibus exclusis^ et obseratisfforibus , amato corpuscalo cobœrébat, amicam sudiii ct'ebi'o , telut spiHritém É-fesponsflhimque compellans , îllî curas labore^que fends bàrrabat , illi fcîandum muriiiur et nocturiia suspiria^ illi séhipre ainoris comités lacrymas instillabat, borrendum miseriae solamen, sed qnas tinùm ëbt et oinnibùs, rex àlioituTti, dt àitint, sa^ëhtfftsimus ele-
LlVREXXI(8iS-8<e). 3Î7
les biens que devaient avoir après lui les quatre
gisset. Addnnt fabolœ, quœ egonec fieripotuiâse nec narrarîde* bere arbitrer. Erat eo tempestate , in aula GoloniensiSy antistes yÏT, ut memorant, sanctitate et sapientia clarus, nec non comitatus et consilîi regii prima \ox , qaem domini sui miseratus , ubi animadyertit hamanis remediîs nihil agi, ad Deam yersus, illuDÉ assidue precari, in ilio apem reponere , ab illo finem mali pos« eere, muUo cam gemita. Quod cam diu fecisset , nec desitarus yideret die quodam illastri miraculo recreatas est. Si qaidem ex more sacrificanti , et post devotissimas preces , pectus et aram lacrymis implenti , de cœlo vox insonuit sub extioctie mnlierif iingua, furoris regii caasam latere. Quo lœtior mox peracto sacrificio, ad locum ubi corpus erat se proripuit, et jure notissîms familiaritatis regiae introgressus^ os digito clam scrutatus , gemmam perexiguo annulo inclusam, sub gelidarigentique Iingua repertam, festinabundus avexit. Nec muUo post rediensCarolus, et ex consuetudine adoptatum mortuaB congressum properans, repente aridi cadaveris spectaculo concussus, obriguit exhorralt qiie coatactum, auferri eam quautotius et sepelirijubens. Inde totas in antistitem conversus, illum amare» illum colère, illum in dies arotius amplecti^ denique nihil nisi ex sententia illius agere» ab illo nec diebus necnoctibus avelli. Quod ubi sensit vir justus ac prudens, optabilem forte multis, sed onerosamfiibi sarcinam abjicere statuit , veritus que ne si vel ad manus alterius perveniret, vel flammis coDsumeretur, domino suo alîquid periculi afferret^ annuium in vicinae palndîs prœaltam voraginem demersit. Aquls forte tum rex cnm proccribns suis habitabat ; ex eoque tempore cunctis civitatibus sedes illa prxlata est , in ea nii sibi palude gratiusjbi assidereetillis aquis mira cum voluptate» illius odore yelut suavissimo delectari. Postremo illuc regiam suam transtulit» et in medio paluslris limi, immense sumptu, jadis molibus, palatium templumque coustruxit , ut nihil divins vel humans rei eum inde abstrahret. Postremo ibi vitae suas reliquum egit » ibique sepultus est Gato prius ut successores sui primam inde eoronam et prima imperii auspicia capescerent, quod hodie quoque servatur^ seryabiturque quandîu romaoi frena impéri, Thèntouica tnanus aget. Lougior fui in hac narratione quam debui, etc* Epistol. Petrarcbx, lib. 1 , Epis. 3. ex edît. 1554.)
filles qui laî étaient restées de Fastrâde et de Hîldegarde (1), et les six autres enfans que lui avaient donnés ses concubines (2). Mais ce testament , résolu et même commencé , ne s'acheva pas. On en fiit réduit , pour cette importante distribution , aux recommandations pressantes mais vagues (5), que Charles avait placées autrefois dans Tinutile décret de pailage ; tout était remis à Téquité de son successeur. Les seules dispositions qu'il eût ajoutées étaient pour des legs pieux et pour des aumônes , et ne comprenaient que ses meubles et son trésor personnel.
Trois parts en devaient être faites d*abord, et les deux premières se devaient diviser en vingt-et-un lots. Ces lots, a leur tour, réservés aux vingt-et-une métropoles de Fempire , se devaient une dernière fois partager entre le métropolitain et sessuffragans. De la troisième part, il n'en avait fait que quatre lots seulement , l'un pour les évêques, l'autre pour ses enfans, un autre pour les pauvres, le quatrième pour ses serviteurs. Trois tables d'argent étaient retranchées de celte première distribution , ainsi qu'une table d'or. La première , où était figurée la ville de Constantinople, il l'accordait au pape pour
(OBertheet Gisèle^ nées de Hildegarde, Thédrade et Hîldrude, nées de Fastrâde.
(2) Rotbaïde » dont on ignore la mère , Rothilde , lée de Mathalgarde, Adelrude, née de Gersuinthe, Drogonet Hugues» nés de Regina, Théodoric, né d'Adalinde. ("Voyez Egînhard.
^3) Cbarta diyisionis regn. franc, art. 17.
LIVM XXI (813-816)* 329
sa basilique de Saint-Pierre; la seconde, qui re-^ présentait la ville de Rome^ il la donnait h l'église de Ravenne; la troisième , où Ton avait gravé rimage du monde, et la table d'or» si belle et si riche, il les attribuait à k fois , par une touchante association, aux pauvres et à ses enfans.
XXL Ceux-ci, quoiqu'il négligeât de leur assigner leur héritage, étaient aimés de lui, cependant, et en recevaient les plus tendres soins. Il les faisait toujours asseoir à sa table , et quand il voyageait dans l'intérieur de rempire^ il s'en faisait suivre et ne se séparait jamais d'eux. On leur enseignait les lettres, on les exerçait à la chasse, on les accoulumaitau cheval et aux armes ; les filles, quoiqu'en cultivant leur esprit, apprenaient à filer la laine et à la tisser, et le puissant empereur ne dédaignait pas de surveiller ces études et ces exercices. Elles étaient belles, ces filles , et l'heureux père , fier de leur beauté, les voyait avec complaisance ; heureuses elles-mêmes, s'il eût été moins aveugle ou moins indulgent.
XXIL Que n'a4-€n pas raconté de leurs amours et de leurs faiblesses î On n'oubliera point , quoiqu'on refuse d'y croire, la touchante et gracieuse aventure d'Emma- Emma était fille de Charles, diton, et elle aima Eginhard- Una nm't d*hiver, Tamour l'enivrant, elle succomba aux larmes de son sédno-
S3ft HISTOIRE DES FK4NCS.
teur, et le reçut furtivement dans ôon lit. Ils oubliaient tout dans Temportement de leur coupable bonheur; mais le jour s'annonça et les avertit de se séparer. Eginhard veut foir; étrdnge et désolante rencontre , la neige a tombé durant cette longue nuit de plaisir, et la voilà maintenant qui couvre là terre. Les traces du retour révéleront leurs embrassemens: qu'attendre et que faire? ils gémissent et sont consternés. Mais tout-à-coup : « Ne > désespérons pas , dit la courageuse fille de Char- » les ; monte , j'ose et je puis , je te porterai ; mes j» traces , moins dangereuses que les tiennes , n'at- » testeront pas ta présence et ne trahiront pas nos » secrets. » Et en disant ainsi , elle se courbait , Eginhard obéissait, ils se mettaient en chemin.
Mais Charles , plus diligent que le jour , se levait souvent avant qu'il parût (1). 11 l'était malheureusement à cette heure; le bruit appela ses regards, il découvrit tout. Il voit avec douleur et admiration sa fille, la fille des rois, pliant généreusement sous le fardeau qu'elle embrasse et qu'elle dérobe. Il fut touché, craignit la honte d'Emma , et , roi outragé , il se tut. Eginhard avait accès près de lui ; il était de ses familiers, de ses officiers, de ses secrétaires. Quelques heures passées , il osa se montrer devant l'empereur, et, recourant à la ruse afin d'écarter de
(t) Cette circouslance au moins est véritable. « Le sommeil de » la Dui( , il rinterrompail quatre ou cinq fois , non seulement • en se réveillaol , mais en se levant toul-â-fait. > (Eginhard, Vie de Gharlemagne.)
LÏVRE XXÏ(8B-8l6).
lûï les soupçons , il parla comine avec orgueil de sOTi désîntéressemeût et de ses services, se plaignit de Tonhli où ce prince les avait laissés, demanda librement et sans subterfuge qu'une ambassade, fût-elle éloignée, en devint le prix. Charles, corlfondu^ retint sa colère , et continua de dissimuler, € Vas, lui dît-il, attends et espère, la récompense » qui t'appartient t'adviendra, >
Il délibérait cependant, et demeuraîl incertain^ sollicité par la gravité de roffense, combattu par la prudence et par FaflFection, Le père eût voulu pardonner, et le roi punir. Enfin, vînt un jour que ses conseillers s'assemblèrent. « Quelle résolution i dois-je prendre, leur d(ïmanda-t-il, - elilleur confessa son affront \ià surprise, l'indignation , Tincertitude furent grandes parmi ces évêques et ces leudes; on se partagea, ceux-ci pour le ehâlinient, ceux-là pour le silence et t oubli. Charles, qui attendait un conseil^ dut le chercher encore en lui-même. it Soumettons-nous, dit-il, aux volontés de la Provi- » dence : la faute est commise, il n'est plus en noire
> pouvoir de la prévenir; le châtiment rexpierait 1 sans la réparer, et en lui donnant plus d'éclat, Re- » couvrons plutôt d'un voile de pureté et d'honneur
> ce ïnalheur honteux et irrévocable, • Et aussitôt, faisant venii' Eginhard^ il le salua gracieusement; puis, sans émotion, sans aigreur, sans reproche, il dit : r Tes plaintes ont éveillé mon attention ; elles » étaient justes. Pourquoi les as-tu fait entendre si 3 tard? Je te veux faire le don que ta espères le
> moins; sois-moi toujours fidèle et affectionné. » Je te donne une femme, je t'accorde ma fille, celle
> qui ta été déjà un appui docile, et qui t'emportait
> si légèrement, quand tu défaillais en un moment
> de péril. » On se surprend à regretter malgré soi, que ce récit plein de naïveté et de charme, ne soit, par malheur, qu'un mensonge aimable (1).
(I) Cette histoire est prise de la chronique da monastère de Laaresheîm , qu'on croit écrite au douzième siècle , quoique apparemment composée avec des légendes plus anciennes.
La première objection que je fais vient des premiers mots de la chronique elle-même : < Eginhard, aimé de très-vive ardeur, par la fille de l'empereur, nommée Imma , et promise au roi des Grecs... •
Or, lo La fille de Charles, proMftise en effet à Constantin , fib d'Irène, se nommait Rotrude. « Rotrude, la plus âgée des filles,
> promise en mariage â Constantin, empereur des Grecs «(Eginhard, Vie de Charl.)
2o Cette fille, nommée Rotrude, et fiancée à Constantin^ monrut en 810^ et la vraie femme d'Eginhard vécut jusqu'en 8.16.
La seconde objection^ qui dispenserait, je crois, de toutes les autres, est fournie par Eginhard même , bon et irréprochable témoin , s'il en est, en cette occasion. « Il aimait ses filles » avec passion , dit-il ; aussi s'étonne-t*on qu'il tC ait jamait » voulu en marier une seule . soit à quelqu'un des siens , soit • à quelque étranger. . (Vie de Charlemagne).
Ajoutons^ quoique rien ne soit moins nécessaire, qu'Eginhard nomme toutes les filles de Charles , et qu'il n'en est aucune da nom d'Emma, ni d'Imma, ni d'aucun autre nom qui en approche ; qu'Eginhard accuse indistinctement les mœurs de tontes les filles de Charles , chose inconciliable avec la réserve que loi eussent prescrite son intérêt et son rang , dans la supposition qu'on admet. Ajoutons qu'Eginhard, qui a écrit deux lijrres sor la vie publique et la vie privée de Charles , ne dit nulle part an seul mot d'où l'on puisse induire le plus faible indice d'une alliance si glorieuse pour lui ; ajoutons enfin qu'Eginhard , secré-
USm XXM813-816).
XXIII. CharieSj conquérani, législateur, fondateur d^empîre protégeait néanmoins les arts, dont il avait su prévoir rinfluence, et, chose plus rare, il se ménageait des loisirs pour les cultiver. Déjà sur le trône, et engagé en de si grandes entreprises de guerre» il se fit enseigner la langue latine, qu*il parla bientôt naiurellement et avec grâce, et la langue grecque, dont il acquit rinlelligence plutôt que Tusage. Pierre vint de Pise pour lui montrer la grammaire; Alcuin vint d* Angleterre, pour lui apprendre la rhétorique, la dialectique, la poésie, Tastronomie. Quand il fit élever la belle basilique d'Aix-la-Chapelle, il en avait corrigé, dît-on, ou même tracé les plans de sa main (1).
Il établit de nombreuses écoles dans les abbayes, et, par sa féconde volonté , elles fructifièrent» Son palais lui-même, à son tour, devint le berceau d'une institution plus heureuse encore et plus étonnante : ce prince y fonda ime académie et se réserva ha-
tâîre de Charles, 6t surveillaDt des travaux publîcE; depuis sa jeunesse, ne fui jamais autre ckosû, comme Tatteste àou épUaplie, ei n'obLiûl , inalgTé son inçonÇestable aptitude , aucuae des dîguités supérieures qui lui eût values inf^lliblemeut cette haute et éclatante aUîance. Rien de plus naluret et de plus conforme d'aîtleurs aux habitudes de Charles, Il avait comblé de bieus par exemple, et de diguités sou beau^ frère Udalrîc ^ frère delà reine Hildegarde. (Voyez le moine de Saint-Gall.)
(f ) ■ Son ardeur à bàlir d'après ses propru plans , une basilî- > que,*, construite auprès les pians de Thabile Cbarles^ autour I > du p^laia. > (Le moine de Samt-Gall.)
334 UI^TOJliE h^S FimiCS.
bilement une place parmi les hommes érudits dont il la forma. Mais il déposait son titre et méipQ i$on nom, en se mêlant avec eux. Cétait d'ailleurs la règle commune; aucun n'était reçu dans cette docte assemblée, que sous un nom emprunté à l'histoire des lettres antiques. Charles était David ^ Adhélard Augustin, Théodulphe Pindare, An^lbert Homère.
XXIV. Quelle que fût toutefois soa admii^tioii pour les lettres grecques et latines^ ce prince melt tait encore au-dessus ses devoirs de roi et les intérêts de sa politique. Cette politique, d'ailleurs, étajt, à la bien juger, la première source du goût qu'A affectait pour l'étude et pour les travaux die l'esprit. En même temps donc qu'il recommandait par ses exhortations et par ses exemples (1) l'étude des langues, il méditait de donner des règles à la sienne et de la polii*. Il eût voulu que l'illustre nation des Francs eût sa langue illustre et dominante comme elle ; qu'ils n'allassent plus demander aux peuples rivaux ou sujets, des écrivains pour leurs lois, pour leurs jugemens et pour leurs annales; que les lettres franques s'élevassent à l'égal de celles d'Athènes ou de Rome. Charles embrassait le temps, et comme il avait de la grandeur, il la comprenait.
(i) Ad pemoscenda studia liheraliam artiam , nostxo etiam qaoê possumiu iantamos exemplo* (Cooit. de eBPMiid. lihf $IL9tL >77S.)
CotoHiençant, comme il était naturel, par ce qui SjBrt le mieux à corriger le langage, il fit composer, poijir le tudesque, une grammaire, et complettant selon le$ besoins actuels, cette langue, il lui imposa des termes nouveaux pour les objets usuels qui étaiççt sans nom, ou qui n'en avaient pas d'uniforme (1). Ensuite et poorsuivam toujours son dessein y il fit recueillir tous les poëmesi où les anciens. Fçancs célébraient leurs guerres et les valeureuse actions de leurs anciens rois. L'histoire eût çcouté avec joie les chants naïfs de ces vieux ipapsode»; mais le bruit des siècles les a fait taire^ et aucuA» voix ne les redit plus.
XXV. D'autres chants, plus précieux encore et plus solennels, devinrent eux-mêmes l'objet d,6 l'active attention de ce prince et de ses soins assî- .., éas. Ai'dent protecteur du culte, <dtiLrétien, il en en- Ipretenait l'éclat avec une inépuisable libéralité. U en aimait les cérémonies qui flattent les regards du
(1) n appela janvier, wintermanhot; février, Aormunc; mars, Imzinmanhot; avril, ostermanhot; mai, winemanhot\yim, prahm^nhot; jaillet, hewinmanhot; août, aranmanhoi; septembre » fvintunfMnhot; octobre, windummemanhot; novembre, herbist* manhot; décembre, helmanhot. Quant anx vents , il appela ce<- Inî d'est ostroniwint; l'eurus, ostsundroni ; le sud -est, sundosirçni -, le vent du midi sundroni; l'auster, sundwestroni ; Tafin^ i^dn, westsundroni; le zéphire, westroni; le nord-ouest t&e^fnordoni; la bise , nordwestroni ; le nord , nordroni ; l'aquilon , noj^dastronif le valtarne, ostuordronL (Çginhard, Vie de Char*
peuple et le préparent , par des émotions vives et pieuses, au respect réfléchi des choses sacrées. L'harmonieuse gravité du chant romain Tavait charmé dans ses voyages d'Italie ; il le voulut faire imiter dans les églises des Gaules. Quelques clercs, appelés de Rome, abusèrent insolemment de sa confiance, et firent échouer d'abord son projet. Mais il persista, et d'autres clercs , envoyés de France au pape Léon, apprirent parmi les Romains leurs méthodes et leur psalmodie. Revenus en France , après un long exercice, ils y établirent deux écoles, et, par degrés, on en vint à réciter les chants religieux en deçà des Alpes ausità' méthodiquement qu'au delà.
XXVI. Charles, entraînant son peuple à la fois dans toutes les routes du bien, l'instruisait aux arts matériels comme aux études de l'esprit et aux travaux de la guerre (1). La guerre, au lieu de l'en
( 1 Voici d'étonnantes paroles de Gibbon: croyez-vous que Charles soit en effet si louable d'avoir voulu introduire les arts chei les Francs ? point du tout ; car « on ne cultivait alors la gram- » maire et la logique, l'astronomie et la musique , que pour les » faire servir à la superslition, ■ — Dites le contraire, homme de vérité, dites le contraire ; on les faisait servir au christianisme , c'est-à-dire au renversement des abjectes superstitions de l'idolâtrie. Te qu'une force, alors invincible, mêlait encore de superstitions aux pures vérités du christianisme , c'était le paganisme, entendez-le bien, c'en était les souvenirs, les habitudesif les restes. Les superstitieux étaient payens, en tant qu'ils étaient superstitieux : accedunt ad idola» disait le concile de Laodicée