‹ Histoire des Francs (volume 3)Chapitre 131 sur 135 · LIVRE XXI (8B-Sie · texte numérisé non relu

LIVRE XXI (8B-Sie

détourner, y contribuait. Du butin conquis, il fondait des villes, consiruisait des flottes, bâtissait des ports, creusait des canaux, élevait des palais et des basiliques, ornait et réédifiait toutes les églises de l'empire- En même temps qu'il appelait des autres pays les hommes studieux pour enseigner aux siens les sciences, il faisait venir pour leur servir aussi d'exemples et de guides des hommes habUes à tailler le marbre^ à façonner les métaux, à exécuter les plus hardis ouvrages de Farchitecture (1). Charles fut le grand instituteur de cette grande nation; il lui apprit tout, même sa langue, même la gloire, qu'elle connut et comprit mieux avec luL

XXVIL Parleur facile et grave , au conseil, il avait de l'abondance et do l'abandon dans les entretiens iamiliers (2). Le discernement en lui était prompt, la pensée vive, la raison ferme, la pénétration sûre et profonde. Il concevait, jugeait, voulait fortement, et son génie, qui embrassait tout, s*élevait d'un mouvement naturel aux plus nobles choses. Tout ce qu'il créait avait de Téclat ; ce qu'il imitait devenait avec lui plus favorable encore et plus éclatant. Il comprit de banne heure les glorieux des-

{i) • Pour élever ce moaDment » il appela de totis le» pays en » deçà des mers, des maUres et des ouvriers énna les arts de » tout genre. » (Le moine de Samt-Galï, lîy, î.)

(2) t f>a fécondité de sa conversation était leUe qu'il pîiraîê- 9 sait aimer trop à causer* » ( Eginhard^ Vie de Charloûaa*

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