‹ Histoire des Francs (volume 3)Chapitre 132 sur 135 · IT · texte numérisé non relu

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336 mSTOIRG t}Ê& FRANCS,

seins des chéfe àe sa race, et il lés étoidit Sàhs ATett écarter : que pouvait-ii d^ plas.gfaiidT Geâ hôtaimea puissans étaient tenus avant M ;: c'éttât ft eftt d'ovmir les cliémikiSw L'Austrasie réunie, TÂqui* taine soumise, FEbre occupé, FEIbe assujetti, les Saxons domptés, les Awares accablés, les Bavaroift désarmés, les Lombards siAjugués, Rdiiie vassale: si belle et si prodigieuiïe qpie fût cette ttuttre, qu'était-elle pourtant que Fcteuvre achevée de GharleA- Martel et des deux Pépin? Ds raVsdent marquée et lui raccômplit; il l'accomplit en Fagrandis- 0ant(l).

XXYin. On s'est étonné qu'ayant pu choisir entre rOrient et la Germanie, ce soit celle-ci qu'il ait préférée pour conquête et pour théâtre de guerre. Ce dont on s'étonne, il faut plutôt l'en louer. Charles, quand il eut abattu les princes lombards, n'avait plus rien k craindre des Grecs en Italie; il avait

(t> Montesqoidtt dit qae ; < Gharlemagne làonant conUnaeUe-

> ment la aoblesse d'expédition en expédition , ne loi laiisitt

> pas le tempa de former des desseins. • — • MonCesqniea M vent certainement pas faire entendre qne ce fût le but des ex* péditions de ce prince ; elles en avaient de pins grands, Ifab cette impaissance d'attenter en fat-elle an moins le résnlUt f Endos en Aquitaine^ Lonp en Gascogne, TassiUon en Batière, Retgandansle Frioul, les anus de Gerberge en Anstrasie» Hap> trad au-delà dn Rhin , l'évèqne Pierre à Verdan , l'éTèqne Joseph dans le Maine, Pépin le bossn à RaUsbonne, voilà bieo des exemples contraires. U est ¥rai qu'à la fin ce prince écrasa ImI dapoMsdSMgloirsn

loiit à cmiridi^e, au contraire, sii(* les bords dii Rhin, d(^s Saxons puîssans et obstines ennemis du elihe chréliùri et des Francs (1). A peine s'il les pouvait contëfiir, lui présent ; qu'en fût-îl advenu durant Sô il Èifbsencet II ri*y avait de liberté pour Charies et de sûreté que par rabaissement de cet ennemi. Il n'y avait de paix que par sa conversion à la foi chï'éticrine. Quelle flotte avait Charles pour résister à celle des Grées ; quels moyens de persuasion poiifr eiitraîner ses leudes au Bosphore ou même ett Sîèile, eux qu'une répugnance si vive avait si fré^îiemment détournés des expéditioïis d'Italie î Charles avait lès exemples de l'ancien empire^ Cl il Payait que les dangers du nouveau lui viendraierrti comme au premier, des hommes du nord; il côWnaissait les Saxons et prévoyait les Norduàanfe.

Chartes, prince chrétien, ne craignait rien des

{*) Va j^lslorién qui écriTait au siècle dernier , exprime avec une rare caudeur Le regret que Charlemague ne se soîl pas philo^ophiq II émeut réduit, avec les Saxons, à aoe guerre défensive. Une guerre défensive , en ce temps , avec des soldalâ francs et contre au lel euneuii \ S'il se fût agi de le rendre plus eutre^ prenant et plus dad^érâux, d^ perpétuer sou idolâtrie et sa baN barie, d'entfelenir pour les temps futurs uu înépat sable foyer do haine et de guerre, le moyeu eût été certainement infailtiblei Uifs, sans que je parle des întêrëls du cbrisiiauisme , cela eût^ il été poUtit|Ue , favorable à la renoûamêc des Francs , ialîsfal- Baot pour leur sûreté f Depiiiâ Clilolaîre I, ou n*avait guère fait antre chose avec les Saxons ; qu'y avait-on gagné : Y a-t-il une philosophie qui aille jusqd'à déplorer qu'un peuple att eu ïé maSbeur d'être dé9a)ms€ ai ridoyilri0t

Grecs pour la foi du Christ ; ils étaient chrétiens. n redoutait tout des races idolâtres et guerrières qui se pressaient, des régions voisines du Rhin, aux terres les plus reculées que baigne, au septentrion, rOcéan. La lutte était encore active et opiniâtre entre Tidolâtrie et le dmstianisme ; il devait la guen*e aux peuples idolâtres de peur que le sien, subjugué par eux, ne retournât à ses anciennes croyances, et ne cessât à la fois d'être indépendant et chrétien. Les Grecs étaient cultivés, les Saxons barbares; il était plus sage et plus généreux de s'opposer aux barbai*es, de crainte qu'en «'étendant chez les Francs, ils u'étou£fassent en eux les germes peu féconds encore de la politesse et de la science. Qui reproche à ce prince d avoir voulu rendre les Saxons chrétiens, le blâme d'avoir voulu éviter que les Francs retombassent dans la barbarie et le paganisme. Qui le reprend de n'avoir pas poursuivi les Grecs hors de l'Italie, l'accuse d'avoir trop bien connu son temps, son peuple, ses dangers et ses intérêts.

XXIX. Charles avait l'âme élevée autant que Fesprit : magnanime , miséricordieux , magnifique; tout ce qui est noble, tout ce qui est haut; les grandes vues comme les grandes vertus ; infatigable aux affaires, insatiable aux plaisirs; le premier roi que l'amour excessif des femmes n'ait point amolli, le premier homme de guerre en qui les graves soins de l'ambition n'aient jamais amorti l'ar-

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deur de ces voluptés* Sa clémence, née de sa force» raccrut; îl lassa la trahison en lui pardonnant ; malheureux des pernicieux essais de sévéritc où l'entraîna un instant l'orgueil de Fastrade ; malheureux de cet inexpiable supplice des Saxons, qui n'a point effacé sa gloire , mais qu'elle n'a pas effacé- N'ajoutons point à ce reproche; c'en est assez, c'en est trop. Quand on condamne l'exclusion des fils de Carloman, on s'abuse ; on oublie les droits, les traditions, les exemples; on méconnaît l'intérêt des peuples que blessait Fabus du droit de partage; on ignore Teffort alternatif et perpétuel en fa- Teur de la réunion; on impute inconsidérément à l'ambition d'un seul prince, cette vieille et juste pensée d'unité, en qui résidait la puissance et le salut de l'empire- Il y avait trois fils du roi Garloman ; si Charles n'eût pas recueilli TAustrasic, il en fallait faire déjà trois royaumes; et de ceux-ci, plus tard ^ combien d'autres ! Après l'exécution des Saxons aux bords de l'Aller, les plus regrettables fautes de ce prince furent ses divoîTcs,

XXX. Charles fonda un empire , et ce n'est pas une faible gloire; il releva le christianisme aux bords de TEbre, lui fit franchir le Danube, le porta dei'Issel aux rives de l'Elbe; ce n'est pas un mé** diocre bienfait- Charles doubla le territoire des Francs, et augmenta sans mesure leur renommée, leurs richesses, leur ascendant, leur vraie puissance. Jusqu'à lui, les Sarrazins, les Saxons, les Awares,

^$ HIST0»SDR6FftilV6.

len (iOqibaiids, lep Grdcs s-estimaiant épaa, te pii^ tpf)4^î^^ f^upémuc^ ; il leur ftt voir à uàis )enc fsd« Ûj^^se (!)• L'Aquitaine* U QawQgae^ lei Pyséuëet, ]6S Provinçei; dfi l^Ëbre, l-Au^trasie, la Baviàre, la ^e, le l^ec^lemhourg, la Bohême, lea deux Pan* ppnîe9, l^Daçie, Hatiie, la Dalmatie, la Frioul, 1| |U)niba£die, Qén^v^m, Sppletta, R^venoA, ]^ome, ¥epî§i9, YPils^ ^e$ pQnquét6s. On lôsapmpie à peine^ 9t quand ou le? a cpipptéea , on 3e lait; leur nomhxe a tout dit. Mais que n'eût pas accompli un tel

(1) Gibbon dispatc^ 4 Cl|^r)emagqç , J(UI9a'^ IH |[l«îre de •#$ guerres. « Il l'emportait par le nombre^ di(-il, p^ les aimfs, par

> la discipline. > Pourquoi pas aussi, je vous pHe^par I^biletéî Lça 4floita^^> qui r^ia|{irept ^on^e ans à 909 père , roi df Neustrie et d'Australie, élai^fit-ils si faibles pour li\i« quand il ne régnait que sur la Neustr je ? Les Sarrasins , les Lombards . les tirées, étaient-ils si inexpérimentés et si faibles? Les Awa- ^^ p'éfaient- ils q^'^^ méprisable ennemi , eux qui résistaieat ^ç Routes parts, et triompbaien| partpu^ depuis de^x cents aofT N'était-ce rien que cet héroïque HYi^li^i^d , si vigilant, si géoé renx, si opiniâtre ? Et ces implacables Saxons , qui ne cédèrent qu'à trente-trois aoç de carnage , n'était-ce rient — Et puis que veut dire cela ? Alexandre en Perse , César dans les Gaules, avaient l'avantage de la légion et dp la phalange. L'art de la i^uerre n'est pas un ^rt de générosité et de courtoisie , qui yblige, 80U9 peine de tionte » à régali(^. L'^ct Af ^ guerre ooiisî^te à demeurer Iç plus fort, on par sa force p^opf^ ot r^lf^ , ou par là faiblesse relative de son ennemi. L^ gloire de Ja ^erre est dans la justice et dans le succès. — Les campagnes die ee

> prince > ajoute Gibbon, çi'ont été iUostréM par aacun siège » bien difficile. > Aucun siège ! Gibbpn nç se sçu^lent (^ d^ eeux de Barcelonne et deTortose , de celui de Pavie , de celqi qui ouvrit et fit tomber la forte cité d'Ehresbourg , où était le impie 4'IrmiQsul.

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roi dans un si long règne? La fortune, inépuisable pour lui, lui prodigua même le temps.

XXXI- Charles jugea son siècle et son peuple; il se mesura lui-même et connut sa force ; il vit ce qui manquait et ce qu'il pouvait. Ce que peut un roi, il le doit; ce que devait Charles, il n'était pas d'humeur à le négliger, non plus que ce qu'on lui devait* Il voulait régner comme le voulaient son droit et sa gloire, et s'avouait bien que de régner^ comprend autre chose que la guerre* Il savait que les peuples commencent par la guerre, durent dans la paix; il savait que la guerre ne souffre et ne veut que Tépée, mais que la paix demande des lois (1); et il ouvrit Fère des lois, croyant avoir fermé celle de la guerre*

Quoi de plus sage dans un si sage dessein que de prescrire des règles à ceux par qui le peuple devait se régler? Quoi de plus habile et tout à la fois de plus juste que de commencer par la religion qui commence et achève tout? La politique lui eât conseillé le christianisme, si le christianisme ne lui eût pas inspiré cette politique, E mit de l'ordre dans le clergé , pour qu'il en offrît le modèle en

(t) VoUairt a ^it : < Qu'icqpiïHe à notre bonheiif de «aifolrlet M capitulaires de CharleiuaguûT > (Let. au marquis d'Argeû5<7Q»

8 juillet ma.)

Od peut èire assurétuent fort heureux, sans cotmitttre lef ç$piiulaires. Mais pourtant cela î m porte é notre bonheur^ &i ceh iinporte â noire iostruclion. Apr^s la vertu, rifin neaerl plui au lH»nbeur que le Trai savoir» N'est-ce rien pour uom^ ^^^ ^^ ^P^

de quelle légîBlationesl s or fie la législation acta elle de iii>tre pays!

844 mSTOIRE DES FlUNClS.

même temps qu'il en donnerait la leçon. Il fit des lois religieuses pour autoriser ses lois civiles, et des lois civiles pour étendre et compléter ses lois religieuses; ou plutôt toutes ses lois politiques furent religieuses, toutes ses lois religieuses furent politiques. La plus politique de ses lois ftit la loi religieuse des dîmes, dédommagement tardif et utile des spoliations de Charles-Martel, allégement nécessaire des charges du fisc (1) ; c'est à peine si Timpor-

(1) Gibbon censure Gharlemagne pour rétablissement de la dîme; il est vrai que Montesquieu l'en loue, en échange. Poarquoi Gibbon, au lieu du ridicule motif où il se complaît, n'avoue-t-il pas les vraies causes de cet établissement ? Elles étaient de deax sortes: l'obligation de dédommager, quoique faiblementy les églises des terres dont Gharles-Martel les avait dépouillées au temps de l'invasion des Sarrasins, et le très-légitime désir d'affranchir le fisc de la nécessité de pourvoir lui-même > par de nouvelles concessions de terres, à l'établissement et à l'entretien des églises— Il fallait une église au culte, un culte au peuple , un re« venu à l'église. La vie morale du peuple est dans la religion ; la vie matérielle de la religion est dans le peuple. Le peuple paie pour qu'on le gouverne , qu'on radmioislre, qu'on le juge ; qui paiera pour qu'on l'instruise à croire^ à espérer^ à prier, à vivre vertueusement? Donnez des redevances aux prêtres quand vous lui refusez des terres ; donnez-lui des terres si vous lui refusez des redevances. — Mais il vaut mieux pour le clergé qu'il n'ait pas de terres , quoiqu'il vaille mieux pour la terre que le clergé en possède. Le premier vaut mieux aussi pour le fisc , à cause des mutations ; s'il vaut mieux également pour l'État , c'est selon les temps.

Gibbon oubliait que la quatrième partie de la dlme était attribuée aux pauvres, et que le partage s'en faisait solennellement. (Voyez infrà, page 349) C'était une bien libérale idée que de prélever une portion des fruits de la terre au profit des pauvres. Je ne sais trop quelle philosophie eût fait mieux.

LIVREXXr(8lSSia). 545

tant décret de succession et de partage le peut disputer, Charles s'associa à la puissance religieuse pour rinstitution de cetle puissance ; il se l'associa à lui-même pour ses propres msLiuitioiis:loul se fit avec elle, tout se fit par lui.

XXXIf. Les lois qu'il lui donnait u'élaientpas nouvelles; il les prenait pour la plupart dans les décrets des Conciles* Ce qull y eut de nouveau, ce fut leur autorité et qu'ils la reçussent de lui. 11 choisissait dans les canons d'Aniioche, de Nicée, de Chalcëdoine, d'Ancyrc, de Carthage, do Laodicée, ce qu'il estimait utile à ses Francs^ et il lui imprimai I rirrésistible sanction de sa volonté. Les devoirs, les droits, la juridiction, la hiérarchie Ja discipline, renseignement, le culte, les mœurs, il ne ^ laissa rien dans la vie des clercs sans précepte. ^ Ces lois assignaient même les rangs. Le prêtre ne pouvait élever la voix contre Tévéque, ni le diacre contre le prêtre, ni le sous-diacre contre le diacre^ ni contre le sous-diacre Taccolyte, ni contre Taccoly te rexorciste, ni contre Vexot ciste le lecteur, ni contre le lecteur les gardiens (!}- Les évoques devaient soumission à leur métropolitain (2); les prêtres elles clercs (5), les moines et les abbés (4),

(1) GapitQ. 6, ann. SOG, art, 33.

(2) Capitu. aoû. 779, art. 1:

(i) Capitu. auQ, 17% art, 4,-- Capitu* 1 , nnii. 802, art. 2i. 1^4) Capitu. i, aaa. 802. arl. 15. — Capitu. 4, anii.806, ■rt. 2.

lea ibbesises et les religieuses (1), pleine scmmiflsiott à Tëvèque. Ni les clercs sans l'approbation de Pé» véque, ni Fëvèque sans le consentement du métropolitain^ ne pouvaient recoprir, pour leurs intérêts, à lautorité même du prince (3). Tout clerc accusé devait être jugé par les clercs (5) ; tout litige entre les derof, jugé par révéque (4) ; tout litige entae un kiique et un clerc, jugé conjointement par Féyèque et par le comte (S) ; toute cause entre ceux qui résidaient sur la terre de» églises, jugée par elles (^. En tout intérêt religieux, les comtes, ainsi que les juges , étaient tenus envers Tévêque à Tobéiss^uçe (1) ; les fidèles du prince l'étaient eux-mèn)es, à peine de dégradation , de confiscation et d'exil (8).

L'élection des évêques était abandonnée aux clercs et au peuple (0); l'abbé ne pouvait être établi qu avec le consentement de l'évéque (10) ; les prêtres n'étaient ordonnés qu'à trente ans (11) ; les

(1) Capita. i, aon. 80^, art. 20. — Capitu. ano, SOI, art. 5.^ Gapila. 4, ann. 805, art. 2.

{%) Capita. 1, aaa. 789, art. \^.

(3) Capita. f .ann. 7^9, art. î7. — Capita. aan. T9%, nfU a7.

(4) Capita i, aon. 789, art. 27* -^ Capita. 1 , incerti apni, art. 13.

(3) Capita. ann. 794, art. 28.

(6> Capita. 4, ann. 806, art. 1.

(7) Capitu. ann. 794, art; 4.— Capita. i. ann.813» aft. 10.

(8) Capita. imperat. apud Theodonis viUam*

(9) Capita. i, ann. 803, art. ^.

(10) Capita. ann. 794, art. 15.

(11) Capita. 1, ann. 789, art. 49. — Cgpita, l , ineert« an^. , art. 34.

Vierges en devaient avoir vingt-cinq pour être voilées (1); aucune abbesse n'avait le pouvoir de la^ consacrer (2) ; aucune veuve ne pouvait l'être (5). Il était prescrit rigoureusement que Télection de l'évêque fût libre et non achetée (4); de même rordination du prêtre (5) ; de même Tadmission du moine dans le monastère (6)* Aucun homme libre ne pouvait être consacré au service de Dieu sans la permission du prince (7); aucun esclave, sans le consentement de son maître (8); aucune ordination n'était reconnue, si l'évêque i'avaîi faite hors du territoire de son diocèse (9).

Nulle province avec deux métropolitains (10) ; nulle cité avec deux évéques (H); nulle pan plusieurs monastères sous un seul abbé (13), Les prêtres ne pouvaient s'éloigner de leur église (13); ni les abbés et les moiqes^ de leur abbaye (14) ; ni les

(t) Capi^ap 1 f ano* 10 f art. 45. — Gapitu. î, ipcert. aiu|. , art !9.

(%) Capitu, 1, ann. 7S9, art. 774.

(S) Eodem, art. 5S.

(4) Eodem, art- 21, — Capitu nann, 803, art. 2,

(5) Capîlu- i, ann. 789, art. 2î.

(B) Capitu. anu. 704, art. U.

(7) Capitu. ann. 805, art. !5.

(S) Capita. 1, ano, 7S9, art. 32. ^ Capitu. auti. 794^ art. ^t.

(9) Capitu. 1, aoD. 789» art. Cl.

(10) CapttUp6, ann. S05, art. 3.

(IJ) Eodem, art. 4.

{if} Eodem, art* 9.

{%3) Capitu. 1, ann. 789, art. %X

(14) Capitu. afin. 794, aft. 9 6t H,

abbesses et les religieuses, de leur monastère (1). Les évéques seuls étaient libres et pouvaient sortir de leur diocèse; mais cette liberté était médiocrement étendue, et le court espace de trois semaines en était 1 étroite limite (2). Le prince lui-même, confirmant ses prohibitions pour son propre exemple, s'assujétissait à demander rautorisation du pape et du synode, pour retenir à sa cour les évèques dont les conseils et les soins étaient devenus nécessaires aux affaires de la religion et de l'Église (5).

Les privilèges attribués à FËglise demeuraient inviolables et perpétuels (4) ; ses biens étaient mis dans la dépendance exclusive des évèques (5); le prince s'interdisait d'en concéder ou d'en retrancher aucune partie (6). Aux envoyés du prince appartenait de faire l'examen des églises (7) ; aux évèques, d'en prendre soin (8), aux possesseurs des bénéfices cléricaux, d'en user, mais aussi de les conserver, et même de les reconstruire (9). Des règles étaient imposées pour le trésor des égli-

(1) Capitu. 3, ann. 789, art. 3.

(2) Capitu. ann. 794, art. 39.

(3) Kodem, art. 53.

(4) Capitu 2, incert. ann., art. 6. — Capitu. 3, ineert. ann.', art. 8, 10 et 12.

(5) Capitu. 8, îDcert. ann., art. 3 et !!•

(6) Capitu. 1, ann. 803 , art.i. — Capitu. 2 , incert. ann. . art. 3. — Capitu 3, incert. ann., art. 4.

(7) Capitu. 5, ann. 806, art. 4.

(8) Capitu. ad Salz., ann. 804, art. 1.

(d) Capitu. ann. 794, art. 2i. — Capitu. 1, ann. 813, art 24.

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