‹ Histoire des Francs (volume 3)Chapitre 25 sur 135 · XXIV. Ce fut alors que Pépin mit à découvert · texte numérisé non relu

XXIV. Ce fut alors que Pépin mit à découvert

i 18 inSTOIRE DES FRANCS,

les combinaisons où son esprit s'était arrêté. Maître de TExarchat, qu'il achetait des Lombards au prix de la paix; n'osant le garder pour lui-même^ et voulant bien moins le restituer aux empereurs grecs, il s'attacha à cet expédient, de remettre sA conquête au Pape, qui resterait lui-même sous sa protection. Il n'aurait point l'Exarchat comme roî des Francs ; il l'aurait pourtant , mais comme patrice de Rome et défenseur de l'Eglise. Il fit donc une donation solennelle, écrite, authentique; stipulant du droit que lui donnait sa conquête et le traité signé par Astolphe, il transmit à Etienne toutes les terres et toutes les villes que les Lombards avaient précédemment ôtées aux Grecs, et investit, pour la première fois, le chef de l'Église, d'une principauté! temporelle. Acte singulier et fécond dont l'influencé -^ s'est maintenue à travers les siècles, et qui étsiÉ comme la seconde part d'un échange entre Pepîii" et les papes : Rome avait fait Pépin roi des Francs; Pépin , à son tour, rendait de nouveau Rome so* \ veraine. Etienne , qui eu était sorti fugitif et hutni- ] lié, y rentra glorieux, vengé, confiant en sa non- i vellc puissance. Pépin lui avait donné l'abbé dé ^ Saint-Denis pour l'accompagner, et une forte troupe' "t de soldatsfi'ancspourle garantir de toute agressioou 'î

XV. Ce prince, les choses ainsi réglées, jugeant ék la prudence d'autrui par la sienne,et n'imsiginaht pas que les Lombards , après tant de pertes , osassent de longtemps braver sa puissance, délivra t^avie,

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