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&ata Lombards , on les traîna aussitôt devant Di- £or; le prince affecta de remettre leur sort à Etienne, et celui-ci, affecUmt lui-même une sage modération, n'exigea rien de plus si ce n'est qufils se fissent moines. On les retint cependant, et deux jours à peine passés , Affiarté vint, qui les enleva de la basilique de Saint-Pierre. Leur fin fut prompte et peu dissemblable; on creva les yeux de Christophe et il en mourut ; on garda Serge quelque temps dans une prison, mais bientôt après on l'y étrangla. Ainsi tombèrent les plus fidèles amis qu'eussent alors les Francs, dans l'état de Rome; ainsi Didier satisfit-il à sa haine; ainsi furent récompensés par Etienne, les hommes habiles qui, de la plus humble fortune , rayaient courageusement porté à la plus haute. Exemple mémorable entre beaucoup d'autres, et qui devrait enseigner à fuir le service des rois , si ^quelque chose pouvait rebuter l'ambition, si le zèle du bien de l'Etat se refroidissait dans les nobles camrs qu'il anime.
XVIIL Affiarté triomphait, car ses rivaux avaient disparu, et il recueillait leurs dépouilles; mais Didier triomphait bien plus, car sans compter sa vengeance, il ne doutait point que le meurtre de Serge et de Christophe n'excitât une profonde indignation chez les Francs, et ne fît perdre irrévocablement à Etienne, la seule protection qui pût le sousfraire à sa dépendance. Etienne en effet ne tarda gaère à apprendre où conduisait l'oblique voie nu 15
226 HISTOIRE DES mHHCS.
qu'il uvait imprudemment préférée. Ghfistl^hA. ft Serge lui donnairat les Francs et TaftanGhimApil des Lombards; Affiarté, lui ôiant les Franes^ hm, loin de lui donner les Lombards, le livrait à eui* Ce qu'avait prévu Didier se réalisait; les envov^É Francs, qui, laissés à Rome avec trop peu ,de a$it dats , n'avaient rien osé pour prévenir la perte desdeux ministres, les vengeaient du moins autant qnej leur condition, si incertaine maintenant et si équi-j voque, leur en donnait le pouvoir. Des dépèched avaient été envoyées en France, où se lisait le r^l cit de la constante fidélité de Serge et de Ghristop)}e, 1 de Todieux traitement qu'elle leur avait attiré, < perfidies du roi des Lombards, des criminelles' lences d'Afïiarté, de l'aveuglement , des défectîc des inexcusables faiblesses d'Etienne; de Rome i fin dont l'indépendance allait infailliblement éti ruinée. On pressentait la juste colère de Charles,!^ l'on s'effrayait des résolutions que le louable de confirmer la prééminence des Francs en Italiei suggérerait à ce prince inflexible et entreprenant;] sage prévoyance si elle eût été moins tardive, etJ qu'on n'eût pas attendu pour la consulter, les nom-J breuses fautes qu elle eût prévenues. A quel ej dient recourir î A d'autres torts et à d'autres faut comme il arrive souvent: on était faible , on voi tromper; on était coupable, on accusa ceux qui ne, l'étaient point; la majesté du saint pontificat de l'église chrétienne s'abaissa à de fausses et infirao-gi tueuses apologies, c Serge et Christophe avaienl^
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. > aiccombé dans le désordre d'un soulèvement po-
> piÉdre; on avait fait d'impuissans efforts pour
> les préserver; les envoyés Francs, complices ob- >|tÎDés de leurs imprudences, n'en seraient que i^infîdèles témoins; Didier même était sans repro-
die; même le traite de Pavie /il l'exécutait docî-
> lement et avec scrapule. » Triste monument de imulation et de lâcheté, tromperie vaine par
^4acès même de sa hardiesse, et qui ne pouvait peine obtenir quelques jours d'incertitude et lésitation.
Ibllait cependant recouvrir ces fictions de quellapparence favorable, et que les faits actuels ne démentissent pas trop ouvertement, si les Mis eurs leur étaient contraires. Didier avait de lureuses obligations, et le serment si positif et solennel, qu'il en avait récemment fait à saint semblait être une assez probable raison er qu'il n'en différerait plus l'accomplîsse- L'aveugle crédulité du vieux pape avait ouson esprit à cette absurde persuasion. Alliant ne sait par quelle espérance, des choses qui se itrariaient si évidemment et se repoussaient, il it cra trouver Didier plus facile, après l'avoir ivré des craintes qui pouvaient seules le conidre aie devenir. C'était la promesse d'Affiarté^ 'àfllears, et le texte habituel de ses entretiens. Pédonc de cette opinion si vaine et si fausse, l^ne, prétendant ôtep tout prétexte au mécontentement des rois Francs, envoya à Pavie, som-
398 lIlSTOme PES FRàNCS.
mev Didier, Jo rondre prompiement les places donfc U avait promis la rostitution. Assez d'ihjulfb avaient été faites à Charles, disait-il; assez'^d.c causes lui resteraient pour se plaindre : que traités du moins soient exécutés; qu'il ne pi craindre pour Tindépendance de l'Exarchat; ^ n'ait plus ce légitime motif pour autoriser ses vcfigeances. Mais Didier dédaignant, cette fois, de i simuler : « d'où viennent à Etienne, demanda-1 » ses illusions et sa confiance? Est-ce si peu, se
> lui, qu'on l'ait délivré de deux ti*aîtres? Ne
> vait-il rien pour de tels services? Ces villes fl»1i
> regrette, m'avaient été prises; je les ai pri*^|| » mon tour, et je les retiens. Que parle-t-il des i
> Francs ? Croit-il leur colère si faible et si pas 9 gère? S'est-îl flatté qu'il suffise de quelq
> fausses démonstrations pour la désarmer? Il ni H est plus tems; les Francs ont été trahis, et ils 1 » seront inexorables. Qu'il voie s'il y a d'autrei
> liance pour lui désormais, qu'avec les Lomba » si l'Italie pourra repousser l'agression des Franc
> à moins d'être unie; si les Lombards la peuvâd^ » défendre, à moins d'y commander et d'y et » maîtres. >
XIX. Ce fut alors, au milieu de ces anxiéi de cette inextricable confusion, qu'Etienne moiuttt L'âge n'eût pas sitôt amené sa fin; les regrets, kp agitations, la honte d'une situation misérable li pourtant choisie, le précipitèrent. A sa place fdi
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^tevé Adrien; heureuse et inespérée électioD* Adrien^ homme généreux, digne piînce, pieux et aage pontife; pénétré du légitime sentiment de ses devoirs et de sa grandeur; ingénieux à prévoir, habile et prompt à résoudre, patient à attendre et à pi^paier, capable de résolution, doué de prudence^ sQuple dans sa force, ferme et constant dans sa ilexibilité. Son avènement fut une soudaine et complète révolution; quand ses propres inclinations ne Fy auraient pas disposé, les mépris, les usurpations, les parjures effrontés et opiniâtres de Didier^ depuis qu'Etienne s'était follement remis à sa dépeodance, auraient sufB pour le lui conseiller et lur l'y contraindre. Rome désabusée avait éprouvé que valait la foi du prince Lombard, à quelles iditions était son appui, quelle paix sa cauteleuse ibitjon se résignait à lui accorder. Aussi le nouu pape n'hësitât-il point ; dès les premiers jours, te fut chassé de Rome; ceux qu'il avait bannis lit rappelés; ceux qu'il retenait dans les prisons eut libres; par degrés se rétablissait l'ancienne uence des Francs ; les Lombards, quoique méencore et flattés, sentaient toutefois que leur lorîté s'évanouissait.
Didier cependant, quelle que fût sa douleur de la rt dTtîenne, quelque dépit que l'expulsion d'Afê lui donnât, n'affecta d'abord que satisfaction, sécurité, confiance. Il envoya promptement des amiassadeurs, ne doutant point, disait-il, qu'Adrien ne confirmai avec joie Tancienne alliance, et ne sût le
330 HSTOIRE DES FRANCS,
prix de l'amitié des Lombards. Mais on put connaître dès-lors quel autre pontife allait gouvemei* Rome et l'église, c Chef el père de tous les chré- » tiens, répondit-il aux ambassadeurs, ma puis— ^ > sance n'est qu'une puissance de paix, de justice ,
> d'égale et universelle affection. Mon ambitlMt » n'est que d'établir de paisibles et équitables rap-
> ports entre ceux de Rome, de Lombardie et de » France. Mais que puis-je croire, et quelle foi pen- » sez-vous qu'obtiennent les fastueuses protesla-
> tiens de Didier? Quel mépris n'a-t-il point fait
> lui-même de ses promesses! quel avenir nous
> annoncent ses invariables infidélités! » Jaloux toutefois de se conserver exempt de reproche, et de faire éclater ses droites et loyales intentions» Adrien fit partir à son tour des envoyés pour Pavîe; mais s'ils portaient à Didier des assurances d'union et de bon accord au nom du pontife, en môme tems de sévères et impérieuses instructions leur prescrivaiontavanitoutechose, d'exiger la restitution de Commacio,de Faënza et du duché de Ferrare. Rien demoins équivoque, mais aussi de plus inconciliable. Le nouveau pape acceptait la paix, s'il n'en devait couler awnm sacrilicc à sa dîjïnité; le roi liOmbard s'abstîench'aii facilcmeul (\v hi {guerre, s'il pouvait sans elle, envahir successivement l'Exarchat. 11 y avait pou d'apparence que de si éi)ineuses négociatiens eussent jamais une bonne lin.
\X. On en éiait à ce point, lorsque survint au roi dos Lombards la douloureuse humiliation de la
répudiation dUermengarde. Quel autre désir pou- Tait concevoir un tel prince, que de se venger? H en savait les moyens; ils s'offraient nombreux, poissans, infaillibles, à cet esprit impatient et trou- Uê, Armer l'Aquitaine , armer TAustrasie , unir, jUtalie et la soulever. Quelles forces opposerait 'Cbarles à tant d'ennemis? On avait, pour l'Aquitaine, Hunoald; pour l'Austrasie, Gerberge; en Italie il ne manquait qu'Adrien. Gomment l'enga- I gerî Par la séduction, s'il était possible; par la violence, si la séduction échouait. Didier s'attacha à cette artificieuse pensée, de solliciter en faveur Kdes jeunes fils du roi Garloman, l'équité et la complnîsération d'Adrien : < Les papes ne devaient-ils > rien à la mémoire d'un prince qui les avait si généreusement protégés? Ses fils n'étaient -ils » pas rois? Quel titre avait-on pour les dépouiller » de son héritage ? Qui ne leur voudrait rendre jusl tice, si le chef de l'Église en donnait l'exemple? Qui la leur rendrait au contraire, s'il refusait? Qu'il prononçât donc, ainsi qu'il appartenait à sa dignité; qu'il donnât aux rois cette salutaire leçon de désintéressement et de justice chrétienne; qu'il accordât l'onction sacrée à ces jeunes princes^ comme autrefois, l'un de ses prédécesseurs,
leur père ! »
ifi Adrien s'était laissé entraîner, quelle détermination plus décisive et plus favorable? A la noufdle reçue de ses rois sacrés par le pape, la religieuse Austrasie se fôt bien plus certainement sou-
levée; Charlesoflfensé fût devenu rirréconcîliable ennemi d'Adrien; Adrien à son tour, privé pour jamais de Tappui de Charles , fût devenu, comme Etienne, rinfaillible et docile vassal du roi des Lombards ; jofiais quel dessein et quelle espérance? A quel pontife si faible eût-on persuadé d'allumer, de ses mains, tant de dissensions et de guerres? Celui-ci donc ne consentit point; il se sentait plus libre et mieux assuré , il doutait bien moins de la protection de Charles, depuis que Didier annonçait si ouvertement la résolution de relever le trône d'Austrasie. Mais ce prince alors, les exhortations restant sans effet, y substitua bientôt la menace, et à la menace, la guerre.Ula devait faire rapide, ruineuse, violente, afin que la terreur fût plus grande, et le succès auquel il tendait ,moins facilement disputé. Il la fit telle que la demandaient ses dispositions présentes et les intérêts de sa haine. Entrant toui-à-coup sur le territoire de Uavenne , il le ravagea sans monagemcnt, força les ch«4teaux, ruina les villes plus faibles, pressa Ravcnnc elle-môme, et la réduisit à douter si elle pourrait se défendre. Adrien envoya vers lui; vaine tentative : il se plaignait, ((ue pouvait la plainte? et rappelait ses promesses; quel obstacle était-ce pour le roi lombard ?
< Qu'il vienne, répondit ce prince; que je le
> voie et Tcntende; qu'il m'apporte lui-même ses
> prières et ses soumissions; (fu'il donne de ses
> mains et en ma présence, rouclioii royîile aux
> Irgitimcs maiurs de T Ausirasic ; à rrs conditions.
» plus de guerre; plus de paix, sans ces condi- ) lions. >
"XXL Mais c'était trop peu pour Didier de la guerre» trop peu de ses pillages et de ses dévastaûons. L'effet en était trop lent à son gré, ti*op incertain et trop hasardeux; d'autres moyens pouvaient mieux répondre au pressant besoin qu'il avait d'épargner le temps et d'achever sans retard. Il se souvint d'Âffiarté , de Constantin , de Philippe , et chercha s'il ne pourrait point, avec le secours du premier, renverser subitement Adrien, comme l'andent été les deux autres. AfSarté proscrit, ne refusa point ; ce dessein favorisait trop ses ressentimens et son ambition. Il irait, il entrerait dans Rome m secret, il rallierait ses anciens amis, il encouragerait les Lombards, tout serait facile. Il partit; mais Adrien était vigilant, et ce mystère avait été déjà pénétré; on savait tout, même les chemins qu'Affiarté devait prendi'e. Aussi les ordres étaient-ils dqtinés ; l'archevêque de Ravenne était averti; le Heu et le temps étaient assignés pour surprendre Faudacieux instrument du complot. Il fut surpris, ^en effet, malgré sa prudence; puis jeté dans une p prison; puis mis à mort.
I Adrien , cependant, n avait pas permis son supi plîce; on le dit et je nliésite point à le répéter; F toutefois, le crime actuel d'Affiarté et ses anciens I (Brimes, le meurtre des deux conseillers d'Etienne, et la nouvelle trahison qui se préparait ne permettent pas de blâmer la trop légitime rigueur de ce
234 BISTOmE DES FRANCS,
chfttiment. Heureux les peuples, si la fortune, toujours équitable, ne leur donnait point d'autres exemples!
Didier dissimula faiblement ses regrets et sa confosion. Réduit maintenant pour toute espérance à la guerre, il voulut qu'au moins elle redoublât de violence et d'activité. De Ravenne il l'étendit dans rOmbrie, menaça Spolette, désola toute la province, poussa plus avant et prolongea ses incursions jusqu'aux portes de Rome. Croyant alors avoir assez fait, et ne doutant point que la constance du pape ne se fîftt lassée dans ces longs désastres , il essaya d'envoyer vers lui, et de l'inviter de nouveau à une entrevue. Mais Adrien avait d'autres sentimens, et celte àme forte, au lieu de fléchir, s'élevait encore plus dans l'adversité.
< J'irai, dit-il, j'en fais la promesse ; j'irai à Pé- 1 ronnc, à Ravenne, à Pavie môme, si Didier le pré- » fère; mais qu'auparavant il redevienne l'allié de 1 Rome; je ne vais pas à son ennemi. Qu'il cesse
> la guerre, qu'il délivre notre territoire, qu'il res- » titue tout ce qu'il a usurpé; n'en est-il point
> temps ? Quand il aura exécuté ses engagemens,
> qu'il m'attende; il me punira, et avec justice, si » je viole les miens. >
XXII. Adrien cependant, s'était lassé en effet, comme Didier l'avait espéré; mais sa patience épuisée lui avait inspiré des résolutions bien différentes de celles qu'attendait ce prince. Rapprochant
ftTec anxiété les perfidies passées, Tambition pro« fonde et constante, les projets récens et avoués des Lombards, le pape avait promptement reconnu queDe imprudence c'était de se fier à leur foi, et qu'à moins de devenir maîtres de Rome, ils en seraient toujours ennemis. Que lui restait-il, si ce n'est d'invoquer les Francs ? Il s'y résigna, et prit l'inévitable détermination d'adresser à Charles, ses sollicitations et ses plaintes. Les passages des Alpes étaient occupés, les routes de l'Italie lui étaient fermées; mais la mer encore était libre : il se servit d'elle, et tin vaisseau porta heureusement à Marseille, l'en- Toyé chargé de ses ordres.
Charles avait peu de motifs en ce tems, pour oser de ménagemens envers Didier; il en avait de pnissans au contraire, pour resserrer l'ancienne alliance faite avec les papes, et conserver l'utile éta- Uissement fondé par Pépin. Puisque Didier n'écoutait plus que sa haine ; puisqu'il jetait de témc- «dres regards sur la France, et concevait sérieusement l'espérance de la diviser, il serait bien plus fiiTorable d'enfermer cette aveugle impatience de guerre dans l'Italie ; il était d'autant plus sage de fl^interposer, et d'arrêter des usurpations qui, ruinant l'allié des Francs, augmentaient la force de leur ennemi. Aussi Charles fit-il le plus affectueux accueil à l'envoyé d'Adrien : « Persévérez, lui dit-îl, > et ne vous laissez point effrayer; je tarderai peu. • L'amitié des Francs n'est point vaine, ni leur » înslice impuissante : ce qu'a fait mon père se
> conservera ; ce que je maintiens ne sera point ren- » versé; si Rome est fidèle, les Francs le seront »
Et en effet ce qu'il avait promis, il l'exécuta. Les ordres forent donnés à l'instant, on leva des troupes dans toutes les provinces de l'empire, une puissante année se forma, Genève fut le lieu choisi pour sa réunion. Et pendant ce temps, des ambassadeurs étaient envoyés en Italie; l'évéque George, Tabbé Wlfrad, le comte Albin s'en allaient à Rome, approfondissaient les accusations d'Adrien, confirmaient toutes les promesses de Charles, affermissaient les Romains dans la volonté de résister aux Lombards. Partis de Rome ensuite, et commençant une nouvelle mission, ils se rendaient à Pavie, pressaient Didier, menaçaient à la fois et sollicitaient, parlaient en même tems de paix et de guerre. < Quelle es- 1 pérance avai^il? Charles laisserait-il violer les
> traités ; souffrirait-il cette infidélité des Lombards,
> et cet injuste agi'andissement de leur puissance?
> Il y allait de sa gloire. La paix était son plus cher
> désir; mais il n'en acceptait point de honteuse.
> n resterait ami des Lombards, s'ils restaient » amis; il ne troublerait point leur repos, s'ils res- » pectaient celui de ses alliés; il n'entrerait pas sur » leurs terres, s'ils cessaient d'occuper celles de
> Rome et de l'Exarchat. » Et pour mieux garantir la sincérité de ces promesses, croyant peut-être entraîner plus facilement le prince Lombard eu tentant sa cupidité, ils lui offrirent de l'or; quatorze mille sous d'or seraient ajoutés aux riches dépouilles