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fcoTitrât, cette dernière et infaillible ressource qu*il
ilkit entreprendre de lui ôter; cette guerre de
destruction ne pouvait réussir en s'interrompant ;
elle demandait de la continuité et de la durée.
LXL Charles le vit, et il le voulut; il le voulut, et il le tenta. L'automne était h peine arrivée, quand il fat revenii de sa liasardeuse irruption aux provinces de TElbe; au lieu du repos qu'attendaient les Francs, ce furent encore des travaux; au lieu de la paix, les armes et la guerre. De nouvelles troupes furent appelées, une forte et nombreuse armée se forma. Retournant alors et laissant les portions de la Wcstphalie déjà parcourues, Charles se jeta vers la limite opposée dans les cantons que baignent les eaux de FEms* Ensuite, el lorsqu'il y eut exercé, selon son dessein, d'assez nombreux et irréparables ravages , avançant encore, U s'étendit jusques au confinent du Wcser et de la Werne, Ce n'était pas le terme, et îl aurait poursuivi, mais les glaces et les inondations l'arrêtèrent. Forcé de suspendre et même de rétrograder, résolu cependant à ne point sortir de la Saxe, il se replia sur Ehresbourg, et annonça l'intention de demeurer dans ce château tant que Thiver durerait L'armée, toutefois, n'y fut pas longtemps inactîve, et re-* nonçiint, puisque la nécessité le voulait, aux expéditions plus éloignées et plus importantes, elle y suppléa par le nombre, la diversité, la fréquence de ses excursions. Des corps détachés sortaient du
camp tour à tour, méprisables et peu dangereux si on les comptait, redoutables» à voir leur ardeur^ leur agilité, la hardiesse et la promptitude de leurs mouvemens. Leurs ravages plus dispersés claient à peine mains grands; avec de moindres efforts, ils entretenaient la même terreur. Les Saxons consternés no retrouvèrent plus le repos, assuré naguère, et qu'ils appelaient avec autant de sécurité que d'impatience; ils apprenaient enfin et avec effroi, que leurs marais» leurs forêts, leurs roches glacées, ne seraient plus un abri pour eux, contre rinfaiigable poursuite des Francs. ^M
LXIL Ce fut le temps où le roi voulant forlifler son armée» ordonna qu'on lui envoyât les Gascons elles Aquitains. Quelques troupes seulement furent réservées pour la garde de cette frontière; le restÊ marcha, A sa tête, vint le roi Louis, gracieux enfant, impatient de revoir son père dont il était séparé depuis quatre années; déjà familiarisé avec les exercices de la guerre; instruit déjà au langagét aux scntimens, aux vives et libres mœurs de m peuples qui lui étaient donnés, ou du moins promis* Une garde de nobles enfans suivait les pai de leur jeune maître, et lui, jaloux de plaire à bgs compagïions, portait, comme eux, les armes et le vêtement de leur pays; le surtout rond, la chemise à manches pendantes, la bottine courte, Téperoa lacé^ répieu dans la main (t)« Les Francs s'é-
(1) Cui LiKlovicoi occurrit ad Peirisburnâii]. habita Vaseoriim
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niiurait à sa vue» et le roi Charles s^applaudiU
LXID. Mais ce fut le temps aussi d'un autre événement» qui excita à son tour de profondes et moins iavorables émotions. Fastrade, orgueilleuse reine, implacable, artificieuse, avait séduit par degrés Fesprit du roi Charles, et de jour en jour s*augmentait le dangereux ascendant que ses flatteries, son habileté, sa souplesse lui avaient fait obtenir. En peu de temps, elle réussit à faire excuser, partager tnème à ce prince, ses sentimens et ses passions. Ce caractère naturellement généreux, s'enveloppa tout à coup d'une rudesse et d'une sévérité inaccoutumées. Inaccessible aux prières, inexorable aux plus légères offenses, on l'eût dit occupé seuhipent de punir et de se venger. On s'étonna chez te Leudès, de ce changement, et de la surprise Ùemôt, on vînt au murmure, du murmure aux vcfcHX, des vœux aux desseins. On conspira en Thuringe et en Austrasîe; il se forma une vaste conjuration contre la vie du prince. Des Leudes, peut-être outragés, peut-être entraînés par une aveugle et impatiente ambition, donnèrent l'exemp!p; le comte Hartrad était leur guide et leur chef. Qoelle espérance avaient-ils, quel intérêt commun, quel dessein? ne s'unissaient-ils que pour des torts
aG0fi|^Y|8 ftibi pqerîs indatas, amiculo sdlicet et rotundo» macamisis diffusis, craralibiu distentiis, calcariboa caligulis iaêétOBp missUo maua toaas* (L'Astronome.)
34fl ÏÎTSTOIRE DES FRANCS,
les efforts coulent peu, s'est rejeté au-deià de rElbe, prêt à reculer de nouvenu, s*il est nécessaire, et jusqu'au pays des Nordmaus, s'il ose l'y sui^ vre. Charles s'étonne, et peut-être admire; il reconnaît îe moment venu de faire fléchir sa colère, el d'adopter à son tour de nouvelles résolutions. Quelques Saxons prisonniers étaient retenus dans son camp; ce sont eux qu'il appelle, et dont ii va se servir. « Qu'ils allassent et qu'ils exhortassent >' Wiîikind : que prétendait-il î était*il sans pitié 1 pour tant de malheurs qu'avait attirés sur la
> Saxe sou impuissante opiniâtreté? conservait<-il * tant de présomption qu'il se flattât toujours d'ar- » racher aux Francs leur conquête? que n'essayait- 9 il, et pourquoi si ses forces suilisaient à de tels » miracles, refusait-il les combats qui pouvaient
> seuls les réaliser? se persuadait-il qu'il préser- 1 vait son pays en l'abandonnant î qu'il en fit Yé- » preuve, les Francs ne rabandonneraieni pas et È ne l'occuperaient qu'avec plus de sécurité* Daù x> venait cette aversion si profonde, si téméraire^ » si récente des Saxons pour la dépendance? en » quel temps avaient-ils été libres de toute sujéï tion et de tout devoir? quand s'étaient-ils affran- » chis de la puissance des Francs? Des siècles » avaient passé depuis Théodoric et Chlotaire; les
> Saxons seraient-ils plus forts aujourd'hui et plus 1 courageux? les Francs avaient-ils perdu de leur B force et de leur courage ? une haine impie avaii 1 armé foilemcnt ces peuples contre la loi du chris-
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i tJanîsme; étaient-ils si aveugles de n'en pouvoir
r x*econnattr6 les bienfaits et la vérité? qu'ob tenaient-