LIVRE XVI (W448SK
Saxon voulait aller vers le roi et implorer sa justice, de fortes peines étaient réservées pour ceux
le chrislianbme; comme si c'eût été en effet aa mince avantage 4'affranclûr nu gt^wi peuple des funegles errctjrs de VîdolêÊrle, Il s'agissait d'autre chose encore, cepcndanl* et il eût été tioade ne pas le la ire.
A la vérité, les réfloiious abondeal, ea échaugc^ contre les ^onvÊrsioTis bypocriteâ qu'obtient la violence. Il y a peu de politique dans le langage de cet écrivain^ et m^ioe p contre son in^ tentiou, fort peu de pbitosophic. Il eût douetronvc plus pbilosaphique qoe les SaxQus demeurassent pcrpolucUement voués au culte insensé deg idoles » et pins politique , que les Francs res* pectasseut cette cause active de rèbeniouT
A l'en croire encore, il suffisait de se faire baptiser, quelque coupable que Ton fût , et l'ou était aussitôt à l'abrî de toute rechercbe. Or, l'article 19, qu'il cile^ ne dit pas uu mot de cela ; il dit seulement que les enfaus devront être offerts au baptême » daas l'année de leur naissance,
A l'en croire, la péuiLence religieuse affranchissait Icscrimi* nels de tout châtiment^ et l'on vient de voir qu'elle n'affraucbis- »aît que de la naort,
A l'eu croire. Tact ion simple de manger de la chair en temps d'abstinence^ était tndisiiuelement punie du dernier supplice : il néglige les circonstances plus graves qu'eitige et suppose la loi , €t les justes excuses qu'elle adniet.
Il juge les rails de ces vieux siècles avec les babitudes et les préventions du sien. Le précepte de Vabslinence n'était violé nuUe part impunément; pas plus dans les autres parties de Tem^ pire que dans la Saxe, L'écrivalu en eût trouvé une remarquable preuve dans la deuxième lettre de Charles au roi Offa.
Je ne justifie point cette loi ; je l'explique , je l'expose , je la Fétahlis, 11 faut plaindre tes Saxons de Tavoir subie, et plaindre aussi CharEemagne , s'il fut en effet réduit a Timposer, le plaindre encore plus s'il l'imposa sans y èlre réduit.
On* apprend avec effroi dans ee capitulaîre , que la coutume des Saxons était de brûler ceux qu'ils soupçonnaient desoreellerie, et que même ib mangeaient leur clialr^ —^ £t propter
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qui l'en oseraient empêcher. Charles s'efforçait à la fois de les attirer au christianisme, avant l'offense, par la crainte des châtimens , après le crime, par les promesses de sa clémence. Il convertissait par les voies humaines, moyens douteux aux commencemens, mais cpie le temps fait fructifier; la religion qui eût choisi d'autres voies, espérait aussi qu'après la contrainte viendrait la persuasion; la politique des Francs demandait que les Saxons fussent chrétiens; la sagesse humaine elle-même eût exigé qu'ils cessassent d'être idolâtres.
hoc, ipsam iocenderit, et carnem ejus ad commedendum dederit, vel ipse comederit. — Gharlemagne attaqua aussi par dosages menaces de mort^ cette féroce et inseusée coutume.