PARIS
CHEZ CHLENDOWSKI,
8, KDE DO JAKOINET.
LIVUE XVIL
CHARLEMAGNE-
(SUITE
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Révolte des Bretons. — I.— L'armée de Charles eotre eo Italie.
— II. — Arégise et Tassillon sollicitent la médiation d'Adrien.
— III. — Paix conclue avec Arégise. — IV. — Rupture des négociations engagées avec Tassillon; — V. — La'Bavière est assaillie et se soumet au roi franc — ^VI. — Nouvelle trahison du duc de Bavière. — VIL —Arrestation, jugement, condamnation de ce duc. — VIIL — Concile de Francfort. — Abdication de Tassillon. — IX. — - Agression et défaite des Awares. — X. — Nouvelle défaite des AwareS' — XL — Rupture du traité conclu pour le mariage de Rotrude. — XII. — Alliance du duc de Bénévent et d'Irène. — XIIL — Grimoald constitué duc de Bénévent. — - XIV. — Conduite artificieuse de Grimoald. — XV. — Les Grecs descendent dans la Calabre. — XVI. — Défaite de l'armée grecque. — XVIL — Cette armée se rembarque et abandonne l'Italie. — XVIII. — Charles va dans la Bavière. — KIX. — Les Wladawes et les Obotrites. — XX. — Charles marche contre les Wladawes et les réduit à solliciter la paix. — XXL — Ambassadeurs des Awares auprès du roi franc , et du roi franc chez les Awares» IV. 1
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— XXII. — IrruptioD des Francs dans le pays des Awares.— XXIII. — Le roi d'Italie triomphe de ce peuple. — XXIV. — Description da pays occafié par 1# Awares. — XXV. — Retraite des Francs. — XXVI. — Travaux entrepris pour joindre le Pont-Euxin à l'Océan. — XXVII. — Conjuration à la cour de Charles. — XXyiII. -7 Conseil tenu par les conjurés*
— XXIX. — Ils sont découverts. — XXX. — Leur secret est révélé au roi franc. — XXXI. — Châtiment des coupahles.— XXXII. -Hérésie de l'évéque dUrgel. — XXXIII. — Condamnation de cette hérésie. — XXXIV. — Expédition contre le duché de Bénétent. — XXXV. — Attaque inopinée des Saxons et de& Sarrasins. <* XXXVI. — Nouvelle politique da roi franc. — XXXVII. -^ Vkioii'é du roi Alphonse II sur les Sarrasins. — XXXVIII. — Charles reprend l'offensive et marche contre les Saxons. — ^ XXXIX. — Divisions parmi les Saxons. — XL. — Délibération de leurs chefs. — XLI. -* Réponse de Charles à leurs propositions de paix. — XLII- — Soumission des Saxons. — ^ XLIII. — Nouveaux desseins du roi franc. — XLIV. — Stfn armée entre en àaxe et dans le pays des Awares. — XLV. — Ambassadeurs des Awares aa camp de Charles. — XL VI. — Les Saxçns surprennent et taillent en pièces les Obtroites , alliés des Francs. — XLVII.
— Le roi des Lombards entre dans le pays des Awares , et eu achève la conquête. «- XLVIII. — Charles confie à Thuduo le commandement du [Miys conquis. — XLIX. — Thudon soulève de nouveau la Pannonie. — L. — Extermination des Awares. — LU
i,lVRÈ XVII (t83-ï94).
slr^sia
CHÂRLEMAGîflB.
CHUTE DE LA RÉPUBLIQUE DES ÂWARES(i) DE 785 A 794.
I. Charles, allié dès Grecs maintenant, ami de Vfitikind, réconcilié ayee lès Saxons^ ne devait pins \5m\ à ce qu'il semblait^ ni crftinte, ni guëri^e. De Xbre à Naples^ de JNaples à l'Elbe^ tout obéissait) imia, dans un établissement si nouveau et si éten- )a,les membres^ encore étonnéd de leur union ^ sont toujours prêts à résister et à se disjoindre. Qui l'aurait prévu, que les Bretons, si paisibles depuis les temps de Griffon et de Waïfre, dussetit être ks premiers à braver les Francs , quand la souiiiiission des Lombards , des Aquitains, des Sarrasiosi des Bavarois^ des Saxons, he laissait plus de ^ftige aux ëun^mis de Charles, qtië dàtis là dissi-
(t j < A cette eipêditlôn sticcèda ta pltn terrible de vmki lès ' guerres ^iiie fil Charïes , si Tofi ëtcepte èëtlé dë^ Sàtùbs ; ée ' ^t la gtteHe contre li^s Avares. > (EgiiAard i itd de CiiâHe-
Ululation et la patience ? Ce fut néanmoins ce qui arriva , et la prudence céda, chez ce peuple , aux folles suggestions de l'orgueil (i). Ils refiisèrent le ti'ibut tout-à-coup, et les chefs eux-mêmes, ou don* nant l'exemple ou le recevant, refusèrent le serment de fidélité. C'était la même prétention d'autrefois, si mal justifiée toujours par l'événement. Us se disaient libres, égaux des Francs, trop fiers et trop puissans pour avoir des maîtres. Charles ne pouvait consentir à leur ambition, ni souffiir indulgemment ces offenses; voyant doiic qu'ils persévéraient, il prit à son tour une détermination conforme à la leur : ils appelaient la guerre, il la leur envoya. Une armée partit ; Audulf , l'un des domestiques du roi, en avait reçu le commandement. Peu d'efforts, peu de combats, peu de jours suffirent. Les Bretons , bientôt désabusés de leurs espérances, n'aspirèrent plus qu'à la paix. On la leur donna : ils donnèrent de leur côté des otages et se résignèrent à l'humiliante loi du tribut. Leurs comtes , résignés comme eux, allèrent à Worms , implorèrent la miséricorde de Charles, et bien lohfi
(1) Emold-le-Noir fait nue peinture singalièrement défavorable des Bretons en ce temps. « Cette nation trompeuse et so- » perbe s'est montrée jusqu'ici rebelle et sans bonté. Dans sa per-
• fidie» le Breton ne consenre du chrétien que le nom ; les œu-
• vres, le culte, la foi , il n'en est point chez lui... Ils habitent » les bois, n'ont d'autre retraite que les cavernes » et mettent
• leur bonheur à vivre de rapine , comme les bêtes féroces... » Morman est leur roi , si cependant on peut appeler roi celai
dont la tolonté ne décide de rien. » (Chant 3.)