LIVRE XVII (im-fM
ïeTnenl à favoriser ceux de Charles. C'était d*oblempérer qu'il parlait, plu lot que de débattre et de transiger; c'étaient des lois qui étaient oflFcrtes plutôt que des conventions, lois rigoureuses et invariables, qu'il fallait recevoir, qu'on ne ferait point Radoucir. Les ambassadeurs, temporisaient, contes- P^îont, mais ils cédaient toutefois, quoique par de- \ grés et avec lenteur. Pressés à la fin, et leur subtei*iTjges étant épuisés, n'ayant plus de choix qu'entre robéissance et la guerre , ils se résignèrent et se laissèrent arracher leur consentement. Tout tHait conclu ou paraissait rêtre; mais Adrien, craignant Tassillon, et ne voulant laisser ni temps, ni res-
riouFce à ses repentirs ou à ses fraudes, prétendit que, sur Theure même, ajoutant encore à leur promesse, les ambassadeurs consacrassent, par des sBrmens solennels, les conditions imposées» Ceux-ci que la crainte de Charles excitait, mais que reienaît en même temps la crainte du duc de Bavière, n'osant refuser, ne pouvant pas consentir, se trou* blèreni, parlaient confusément d'abord de l'insuffisance de leurs pouvoirs^ et bieniôi confessèrent qu'Os n'avaient été envoyés que pour connaître les tnteniions du roi et les rapporter à leur maître. Adrien, surpris et blessé, s'irrita, se répandit en i'cproehes, n'épargna point les menaces^ et, congédiant durement révèque et l'abbé, les déclara fi*ap- ■pés d'ana thème, si les engagemens convenus n'é^* taienl pas religieusen^ent observés.
VI. 0($ p^tiriem, et le roi Franc les suivit de près; ç^v pticui} ipMrêt ne l'obligeait maintenant à pro|pi|ger ^Qïï ^ianv en Italie. Des enveyés Grecs Y/en^iQn( 4^y .^ri^^iy^r pepend^t : mais leurs ppoporjlitfpqsi, dont pn ignore l'objet, a'eurem pas sans 4outç a«f^4 d'impprtaacepour le retenir. Il repassa 1^ Â|pçs §t a|lg à Worms. Ses leudes» déjà cons- ¥pqué§ d^n^ ce|te .cif;é, tardèrent peu à le suivre. Pn délibéra; aucune autre affaire que celle deTasrsjllon, o'pccpp^ît Alor^ rattention des Francs : la décision en fijt prpflapte, et Texpédient préféré fut celpi qui flattait le plus leurs inclinations, savoir, la foliée et la guerre* Charles y était déjà préparé : n^ poav^nt souffrir que la résistance de la Bavière devint sérieuse, et craignant d'ailleurs, pour peu qu'elle ei^t de durée, que d'autres peuples cédas* seQt à 1^ tentation de la secourir, il avait pris la résolution d'envelopper et d'accabler, comme d'un seul ppup, ce vajste pays. Trois armées marchèrent à la Ibis, et dans trpis directions diffiérentes : d'un Ç|5té, les troupes d'Italie, que menait le jeune Pépin, 9t qui» remontant l'Âdige, pénétrèrent dans la riche vallée de Trente; de l'autre, les troupes d'Augtf^ie et de Saisie, qui s'avancèrent vers le Danube, jusqu'à Phoringen; d'un autre encore, Obsirleil luirmân^e que suivaient les NeusUriens et les Allemands, et qui, menaçant le Lech, vint oceuper le territoire d'Augsbourg.
Quelles ressources avait Tassillon contre un en*
nemi ^i proffipt çt si redoutal^le? S*il différait 4'up peuljew» c'était foit dq ïui : la ÏIftyièrg ét^it infeU- JibleHiept esyahie, fit Vwenipte de ftidip? fm^ VQir quel soit il 9ll^U lui-mêoiQ ^ubii^t Imit^i^ Al^ér gîse, vefmçv Iji gue^^va, implpp^^r le roi, SÉt^Wldo^oer )ivi|Bblfin[)ent ^ sa volonté, il n^ Ipi iH0(3tait qua ^tte e»péitapp0, i^i loulefois elle Iwi restaii, Il en f|t l'épi^^uve, et epQtye tpyte apparence, elle réui^siu |1 est ¥wi qu'il vint lui-wêipe à AuggbPHi^g, et que Ijçtm^sant les seumissiqns plus loin enpQre qu'4- ?égifie, il pe remit yolqntftiremenî et giaps gwanlie, au pQuypir de Charles. Ce jJrinpe étonné, se \mm fléfîhir, et quelques méfianoes qu'il eut, il ne voulut pg^ abuser de la cpnflance artificieuse de son yai^ sal. Il accepta généreusement ses confessions incomplètes et ses fausses protestations de repentir, les eonditions du pardon n'eurent rien de plui^ rigoureux que n'avaient eu celles où le duQ de Bénér Vient avait eherç^é sqp salut : Tliéodon, flls de Tggsillpp , fut pri* pour otage , con^me l'avÊ^it pté Qrimo^ld, ^^Arégî^^i ^t pomme aux peuples de Pénévent avant %i^ dqu^e at^trei^ ôtage^ fur^pt demandés à ^UX de gayièr^e; de popveauj pj ping expljpitps. gerpienç furent aussi Pî^igés.
\H, Un an s'époula : Charles attentif, surveillait toutes les aetions du duc de Bavière. Le du^ à son tour, plus irrité par la grâce môme et par ses faiblesses, redoublait à la fois de haine et d'activité , il appelait de tout c^té et à tout pri}^, une guerre^
pour se relever de ses humiliations. Les Grecs différaient, la Lombardie était impuissante, les Saxons épuisés s'avouaient vaincus, toutes les espérances passées s'évanouissaient. Il n'y avait plus que les Normands trop éloignés, les Sorabes trop faibles, les Av^ares plus voisins et plus puissans*, il est vrai, mais plus difficiles à persuader. Pressé toutefois par son ambition et par Luitberge qui Fenivràit de ses passions furieuses, aucune autre ressource ne s'offrant, il s'en contenta et fit solliciter les Awal'es. Ses sermons, qui l'animaient et le révoltaient au contraire, ne purent point l'en dissuader, ni même la honte d'ouvrir à ces barbares son propre pays et la France; tout serait légitime pour lui, s'il était vengé.
Vil. Charles était averti ; et profondément offensé, cette fois, il avait promis qu'il n'y aurait plus de pardon. Mais d'éclater aussitôt, de courir aux armes, de menacer et d'assaillir la Bavière, qu'était-ce autre chose qu'aller au devant des desseins du duc, et appeler soi-même les Awares déjà engagés à le secourir? Le roi jugea plus sage de dissimuler, et ne se fit plus de scrupule d'abuser ce vassal qui le trahissait ; il méditait les moyens de désarmer en même temps les Bavarois et les Awares, et de renverser par une seule action toutes les combinaisons de son ennemi. Convo(|uant donc à Ingclheim l'assemblceannuclie de ses leudcs, il y appela Tassillon, comm^ relaient les autres vassaux, A quelle doior*