‹ Histoire des Francs (volume 3)Chapitre 63 sur 135 · LIVRE XVII · texte numérisé non relu

LIVRE XVII

alliance avec eux, ils ne s'en crurent que plus engagés à persévérer dans cette alliance. D'autres appuis d'ailleurs étaient annoncés pour les dédommager de la Bavière, et Ton tarda peu en effet à voir Texécution de cette promesse. Se hâtant donc, et suivant toujours les plans convenus, à peine la sentence d'Ingelheim est-elle connue, ils prennent les armes, et donnent le signal de la guerre. Deux armées de ces barbares menaçaient à la fois l'empire de Charles ; l'une , qui se répandait dans le Frioul , et tentait de pénétrer dans la Lombardie, voulant y relever les débris du vieux parti d'Adalgise; l'autre, qui se précipitait sur la Bavière avec l'espérance d'y rallier les amis qu'avait Tassillon.

Ils' avançaient; mais Charles, qui avait prévu le péril, s'était préparé aussi à le détourner : déjà ses troupes d'Italie marchaient et se portaient rapidement vers le Frioul, pour y arrêter, s'il se pouvait, l'ennemi ; d'autres troupes; en même temps, passaient le Lech, et accouraient en Bavière pour soutenir la fidélité douteuse de ce peuple, et pour seconder sa résistance. Le succès fut prompt des deux côtés, et pareil ; dès la première rencontre, et aussi bien dans le Frioul que dans la Bavière, les Awares, résolument attaqués, cédèrent, furent rompus et prirent la fuite, Il ne fallut point d'autre épreuve; les vaincus, déjà rebutés, n'essayèrent même pas de se maintenir. Ils se replièrent en désordre, et ne s'arrêtèrent plus que dans leur pays. On ne les poursuivit pas néanmoins, croyant leur

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