‹ Histoire des Francs (volume 3)Chapitre 77 sur 135 · IT · texte numérisé non relu

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tianlsme, annonçait d'ailleurs son retour, et promet-

lait qu'il serait prochain.

XL VIL Le camp de Charles était alors à Bardewick, sur rilmenau; c'était de là que^ menaçant à la fois la Saxe et les peuples toujours inquiets de la rive droite de TElbe, sans faire la guerre, il en recueillait les meilleurs fruits. Il régnait Tépée haute sur ces tristes provinces, résigné à leur haine, pourvu qu'elle n'empêchât pas leur soumission. Mais la soumission forcée n'était qu'imparfaite, et la haine impuissante n'était que plus vive. 11 avait voulu que les Obotrites vinssent à son camp, peutêtre pour délibérer avec eux de leurs intérêts, peutêtre pour se fortifier et joindre leurs troupes aux siennes. Us obéissaient, se mettaient en marche, traversaient l'Elbe et tarderaient peu d'être à Bardewick. Mais les autres peuples de ces régions étaient dès longtems irrités contre eux pour leur vieille alliance avec les Francs, et pour la fidélité scrupuleuse avec laquelle ils s'y maintenaient: l'occasion semblait favorable, et elle tenta leur inimitié. Respecter les Francs, ils y étaient contraints; obéir à Charles, ils l'avaient promis; mais quel traité leur faisait la loi d'épargner aussi les Obotrites, et de remettre à ce peuple les injures qu'ils en recevaient ?

Quelques troupes de Saxons plus indépendans, dont la honte d'Ehresbourg révoltait le plus le courage, prirent le dessein de braver les Francs 'dans

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