‹ Histoire des Francs (volume 3)Chapitre 78 sur 135 · LIVRE Wlt (tBM94), m · texte numérisé non relu

LIVRE Wlt (tBM94), m

ïmn alliés, et de venger au moins sur ceux-€Î leur IgnoTninîeuse oppression, dont ils s'étûienl faits les complices. Ils ehoîsirent une position couverte H avantageuse, dans les marais qui défendaient les abords de TElbe, et au moment où les Obotrites touchaient le rivage avec cet empressement tumultueux et désordonné que produit toujours le hasardeux passage des fleuves, ils firent tout à coup irruption sur eux, les enveloppèrent, en rejetèrent tine portion dans les eaux, tuèreni impitoyable' ment tout ce qui différa de tenter cette périlleuse retraite. Le prince des Obotrites lui-même (l}paya de sa vie les efforts qu'il fit pour encomager l'inutile résistance des siens. Charles fut profondément offensé; mais que pouvaît-il, si ce n'est de prendre

(f) n y a ici qdc légère difflcDlté hîglorique. Eglnhard donae d ce prince le tiom de Wlltzao ; mais à quatre pages de la ^ il doaae le mÊme uum au chef des Wladawes, Etateot-ce deux prînceB, et y avalL-il en effet cette bîzârre coDformitèdeoQUi entre les elicfs des deaic peuples ? Ou bieu le Wiltzan qui cam* mandait seulement , en 789, une Irîbn desWîadawes, élaît-îl devenu, en 795, ou par la volonté de Charles ou par le choix de cette nation , le priuce unique des Obotrites? Ou bien Egiuhard se trompe-l-ilp et oubliant qoeWiïlxan était un chef des Wlada- HfBs* allrîbue-t-il aux Obotriles une défaile que les Wladawes auraient éprouvée? U est difficile de prononcer i Charles avait plnâ de motifs pnur appeler dans son camp les Wladawes réeemmenl soumis, que les 0 bol ri (es dont il ne pouvait soupçon^ ner îa fidélité. Mais de leur oôlé, les Saxons avaient plus de raison pour liaïr les Obotrites que les Wladawes, 11 semble que Terreur^ â1l y eu a en effet, doive être plutôt dans le nom du prinee, que daus celui de la uatioà, Um peut^&tre n'y en a-t-U point.

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du sang pour ce sang, et de punir ce massacre par d'autres massacres! Il n'en fui point avare malheureusement; le feu et le fer contentèrent à Tenvî son inexorable colère, et dans toute cette contrée de la Saxe il ne fut rien laissé de vivant.

XLVIII. Heureusement Fhiver revenait, et les vaincus auraient enfin un peu de relâche. Charles retira son armée de la Saxe, s'établit à Aix-la-Chapelle, et changeant, non de vie, mais de travaux, au lieu de la guerre, s'adonna avec une égale application aux soins généraux de l'empire. C'étaient les délassemens de ce prince, et ils étaient habituellement de peu de durée. Sitôt que la saison le permit, retournant aux armes et renouvelant les dispositions dont l'expérience de la précédente année avait justifié la sagesse, il mena pour la seconde fois ses troupes de Francs camper sur le territoire des Saxons, et porter à ce peuple de redoutables et salutaires défis de révolte. La Pannonie était encore, comme auparavant, réservée aux troupes de Bavière et d'Italie : seulement le jeune roi des Lombards commanderait maintenant l'expédition, et si la conquête s'achevait, il en pourrait recueillir la gloire.

Tout réussit au gré des espérances de Charles; les Saxons, dont les plus faibles mouvemens étaient sévèrement châtiés, n'essayèrent rien, ni pour eux ni pour les Awares. Ceux-ci, rapidement et résolument assaillis sur leurs deux frontières du

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