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Moul et de la Bavière, firent inutilement les plus [généreux et plus opiniâtres efforts. Partout re- [poussés, toujours accables, ils reculèrent de retran- |chemens en retranchemens» jusque sur leur cité principale. Là, se renouvelèrent, avec plus de constance encore, mais avec le même succès, toutes ces tentatives, toutes ces merveilles de dévouement "et de courage. Ce peuple périssait glorieusement, mais il périssait. La cité tomba: le palais du khan lut forcé (1); le kluiû lui-même mourut; d'immenses et inouies richesses devinrent la proie des vainqueurs; les tristes et faibles débris des vaincus se rallièrent à peine derrière la Théisse, aux derliers confins de leur territoire.
XLIX. De longs mois s'étaient écoulés dans ces coiubats ftirieux, désespérés, continus, qui n'avaient Ité qu'un même combat et un seul triomphe- L'auomnc finissait, les travaux de la jçuerre allaient s'interrompre, Charles laissa respirer la Saxe et revint à Aix-la Chapelle. Pépin y arriva à son tour, ayide des louanges de sou père, impatient de mettre à ses pieds tant de riches trophées, si laborieusement recueillis. Jamais^ s'il faut croire ce qu'on en raconte, il oe s'était vu chez les Francs de si abondantes quantités d'argent et d'or. (2). Charles en fît
(I) « Pakig que leg Huns appelleot Bing. * (Egiûhard , An<- (2} t Jasqa'à ceUe époque » on aurait pu les regarder cqiqidq
70 aiSTOIRE DE» FIURCS.
un gënëreust et équitable partage : une grande part Alt mise en néserye pour être envoyée à Rome et eonsacrée à saint Pierre (1); une autre fut distribuée aux leudes qui suivaient le prince et aux nombreux officiers qui étaient attachés à son seitiee (2); une troisième fiit accordée aux évéchés et aux monastères, chargés du soin religieux des pau. .rpes et des orphelins.
- Avec Fepin revenait Thudun, ainsi qu'il Favait -annoncé, fidèle, disait-il (5), à sa promesse, jaloux de montrer comment il accomplissait ses engagemens ; € Le moment en était venu, continuait-il:. ni 1» lui ni les siens ne s'élèveraient plus contrôla 1» puissance des Francs. Le malheur avait désabusé i> les Awares de leurs espérances et de leur or-
> gueil; si quelques-uns hésitaient encore, le plus » grand nombre suivait son exemple, déférait à ses D conseils, et se résignait. Que Charles eût foi en ï> lui et en sa parole, il lui serait garant de leur sou- » mission. Quel autre gage de sincérité voulait-il?
• Ils renonceraient aux idoles et seraient chrétiens. » lU attendaient et demandaient le baptême ; il était
• pauvres; mais alors ils trouvèrent tant d'or et d'argent De
» mémoire d'homme , les Francs n'avaient rapporté un batin
• plus abondant et de plus grandes richesses »(Eginhard,Vîedc » Charlettiagne.) > Ils avaient entassé durant deux cents ans et
> plus, dans leurs asiles fortifiés, toutes les richesses de rOcci- » dent. » (Le moine de Saint-Gall.)
(1) Eginhard, Annal.
(2) Idem, eôdem.
(3) Le moiii® de Saint-Gall.