LIVRE XHI. 3S
^ppaitwn père ou sa mère (1), et encore de mort celui qui proférait contre son père ou sa mère de9 paroles de ipalédiction (2). Il n'était point interdit au père de r^idre la part de Tun de ses fils plus avantageuse (5); ni 4e £aîre à ses petits-fils d'importantes libér^Utés, au détriment de ses fils (4) ; ni d'appeler sQfi fi}s naturels à sa succession (5) ; ni jl'en exclure sa famille « quand il n'avait pas de Sis , par Igdoption d'un fils étranger (6). tï lui fut m&me permis, ^ la longue, malgré les prohibitions de randepne loi, d'admetti^e ses filles, si TaffectLon Tj portait, au partage des te^Tes saliques (7).
Amnm marîaj^e sans dot {8} ; aucun mariage qui ne 4At âtne ^lébré publiquement , et avec le con-
(I) CipMriteai. Ilig« et Ud. tiH, Ub. VI, art 7.
CI) llunralf:» Jtth IL , fbrm. I^ — Vopn. Bigoonaato, 9. — Fonn. Sirmond., 21.
(4) Harcair, lib. II, form. X et XL — Form. Sirmond. , XXI, XXH, — Foffn. Lîndeobr^jf, LIV . LV,
(6) Carol. Mag. Capital, quart, ann. 803 » art. 7. — Gapii. Cir.lMg^9».(«â«»»Mb.yi^M 5d>2.-MarcjiU, lib.li,
faiii.xm.
<7) ^ÊTtsm libi Ui feniL KU, r- Let:«pUalaire de Siq introdnisît de grands changemens dans le partage des saccesaioiiB. Si qnia francos bono habikerU duos filios , hcr/editatem mm 4m4ifin 44e|jma ms diouMat. %t de «lancipii»/ fii depecolio. De materna hœreditaU , similiter inJiUam veniat* — Art 40.
«B) Gapit «ae. ilag. et Lad. pU, lib. Yi» art. m; Ub. ¥IU art. m. -i^ f«»^ «h. XKXriI,«vt.â.
38 lUSTOIRE DES FUÂNCS.
€ours de la famille (1)* Si le mari était enpoie fils de famille, c'était k son père de donner la dot (2). Quand on aTaît omis de la stipuler, la loi la réglait (5). Que la femme fût répudiée, la dot lui appartenait (4) ; qu'elle survécût au mari , elle la pouvait exiger (5), Dans les mariages où il n^était pas né d'enfans, le mari pouvait donner à la femme, la femme au mari , l'usufruit entier de leurs biens (6). Outre la dot, libéralité obligée, il y en avait une seconde, toute volontaiie, qui ne s'accordait qu'après la célébration du mariage, et qu'on appelait, pour cette raison , le don du matin (7). On recherchait, on exigeait môme Tégalité des conditions dans les mariages; on y voulait aussi de la bonne foi : si de deux flUes , laissées orphelines et sans frères. Tune épousait un homme libre, et l'autre un simple colon du roi ou de l'Église, la pra^ mière prenait tous les biens fonciers , la seconde
(1) Capit. Synod. Yem^uBiû , ttnii«755, art, i5. ^ Capit. Can Mat, Mag. et Lad. pijp llb. YI, art. f a3 ; Ub. VU, art it>5 el 179.
(2) MarcuU., lîï>, U, form. XV. — Foncemagûe, Mém, Hi*it. sur le tiroit des 01 tes à la couroQOO de France,
(3) Le3C, rip,, capit. XXXYlIp art 3. — Lex Alamaa.» cap. T.V, iûti.%
(4) LeïBava., lit VU, cap. XïV, art. 2.
(5) Lcx Àhm., cap, LV, art. i.— Lex Bava, tîL XIV, cap. VU, farLS.
(6) Marcuir.^ lib. 11, form, VU et VIÏL
P) Lex, rip., cap» XXXVIi, art. 2,— Lex AlaMann., cap, LVI, art. 2. Margaaegiba, hoc eâtmatutlaali doua. (Traité d'AoïMsiw, Baluse, t. f, p. UJ
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n arait part qu'aux meubles (1); si un homme libre, après avoir promis mariage, refusait la fille qui avait récusa promesse, il lui fallait payer soixantedeux sous d'or , en réparation de cette injure (2).
Xni. Les progrès du temps amenèrent enfin des lois qui ne permettaient plus ni d'avoir à la fois plusieurs femmes, ni d'avoiren même temps une femme etdes concubines (5); ils en amenèrent, chose remarquable, qui interdisait aux rois les femmes de nation étrangère (i); ils en amenèrent qui n'autorisaient plus la répudiation que pour trois causes : Fadultère , l'attentat contre la vie du mari, et l'impuissance (5). La répudiation toutefois n'était pas toujours, pour la femme, le seul châtiment de son adultère. On raconte une triste histoire dune femme d'illustre race, qui fut accusée de ce crime au temps du roi Chilpéric. Les parens du mari s'allèrent plaindre au père de la femme, disant qu'il
(f) Lex Alam., cap; LVIL
(2) Lez salie, cap. LXX.
(3) CapH. Car. Mag. et Lad. pii, lib. VI, art 75, et lib. VU, art 336.
(i) Charla div. imper., ann. 8i7, art. 13.
(5) Poar Tadaltère , Gapitul. Garol. Mag. et Lud. pii , lib. VI, art 87. — Lib. 7, art. 382. — Pour les projets de meurtre , Capital. Vermeriease , ann. 752 , art. 5. — Pour Timpoiaaanee, Capital. Vermeriense , art. 17. — Gapitul. Pipini régis^ ann. 757, art. 17.— Gapitul. r.arol. Mag. et Lud. pii, lib.VI, art. 91.
38 lUSTOiRE HES rUANCS.
Ja contraignit de changer de vie; sans qiioîj elle hiourrait , car ils ne voulaient pas que sa honte tàt sur leur famille- Le père nia, el, comme il dlait i d'nsage chez ces peuples , dans les accusations quî manquaient de preuves, il proposa son serment (1). I Le jour venu , on se rasseqiblsi dans I3 chapelle que Geneviève avait élevée ^ur le sépulcre de Sainti Denis ; car Dagoben lie lui avait pas encore bâti sa ' basilique. Le père ût ain^i qu*iî ayait annoncé , îî [jura; la main sur Fautel^ il maintint que sa fille était t înnoeente. De leur côté, les accusateurs persistant, I des cris nombreux s'élevèrent, que c'était un par- ^ jure et un sacrilège. Le père et les siens ne répondirent d^abord à cette injure que par des injures; raai^ ils étaient armés , selon leur coutume, et le respect du lieu saint ne put empêcher le combat, Ilfutsan^ glant ; plusieurs fuient tués au pied de l'autel \ quelques-uns sur le tombeau du mart)T, Le prince^
(1) Solebant, non îû civilibas tanlùm cl levtorlbtis cauBÎs, sed ei ia crimiDalibQs, eùm Dulla probatio suppelcrel , jusJQranduin deccrocro , ut reus crimen purgaret^.» Yerùm oon uni lanlùoi reo defcrebatur jusiorandum, sed et altog très, qtilnque duodecim, aut ampltus , prout ladtcatum faerat, necesse babebaladducera ^ qui sdHeel idem quod ipse jurarent i qui jtiralores et
! çQDJuratoTcs in lege s^licd dlcuQtur. (Jérôme Bignoii; ad Mar^
t cuir, lib. !, cap. 38.)
Hasacrameota debout esse jura ta » ut îlU conjurai ores m anus
^ iuaâ super eapaatn peuant, et illesalus cui causa requîriturYerba
* tanlùm djcat, eL saper omnium manus manunn suamponatp ulsie illî Ueus adjuvet , vel iUae reliquîaE3 ad illas manus quas eompre^
I heu sas liabct^ ut do îUa causd uude îutcrncUatus osl ^ culpabilis non sit. (L* Alamaii^ cbap, 6, art. 7 }