‹ Histoire des Francs (volume 3)Chapitre 86 sur 135 · LIVRE XVni · texte numérisé non relu

LIVRE XVni

mis , tnste et mévîtable condition de la fortune et de la faveur; ce furent eux, comme le conseillait la prudence, que rechercha et solUcîta Constantin* Qu'auraient-ils espéré de plus favorable ? Ils ne pouvaient refuser ni d*accepter son appui, oi de lui promettre le leur. Ils délibérèrent , le plan fut tracé, tout se prépara pour Texécution. On disposerait quelques parties du peuple , quelques magistrats , quelques officiers , et quelques coï ps de Farmée; ensuite, et ces premiers secours assurés * Constantin irait s'offrir inopinément au sénat , lui ferait entendre sa résolution, annoncerait la régence finie, prendrait à llnstaut l'autorité souveraine, et quelques jours encore passés , il reléguerait Irène en Sicile* Mais Staurace était attentif, et ce projet , tfop étendu peut-être et trop hasardeux , ne pouvait pas se dérober longtemps h sa vigilance. On Fétouffa en le prévenant : Irène ordonna , et sur Fheme même , les principaux complices de Constantin furent saisis. Aux uns, on infligea la prison , aux autres rcxil; le nom de l'empereur les couvrait, et ne permettait pas d'autie vengeance (I),

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