‹ Histoire des FrancsChapitre 136 sur 214 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

GUERRE d'austrasie (680-68 I).

Mais TactiTe sollicitude d'Ebroin ne s^tait pas laissé épuiser dans ces déchiremens intérieurs de la Neustrie et de la Bourgogne. L'Austrasie, non moins agitée , en ressentait aussi les effets. Il avait suffi du succès qu'avait eu la conjuration formée contre Da« gobert pour dissoudre à Finstant Tunion fortuite dont elle avait été Toccasion. D'accord pour accabler ce malheureux prince, puisqu'il était un égal obstacle à leurs prétentions opposées, sa mort obtenue, les deux factions d'Ebroin et de la famille Pépin reprirent ^aussitôt leur mutuelle animôsité. A la tête de cette dernière se trouvaient alors le duc Martin , homme de courage plus que de prudence , et son cousin , Pépin d'Héristal, Ois de Begga et d'Anségise , ne» veu de Grimoald, petit-61s de Pépin le vieux« Ces deux chefs, reprenant les desseins qu^avait tentés Gri* moald, résolurent de résister aux droits de Théodoric, et de disputer leur pays à l'oppressive domination d'Ebroin.

Il n'était pas dans le génie d'un tel homme de s'arrêter quand il avait entrepris. La guerre donc se ralluma tout aussi ardente qu elle avait été avant qu'ils eussent tué Dagobert, Ce meurtre avait encore, comme celui de Leudésie, trompé Ebroïn. Il avait eu

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