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CHAPITRE VI

SUCCESSEURS d'ébroïn (681-683^686).

On avait la guerre; et un roi faible: on ne pouvait diflerer de donner un successeur à Ëbroïn. Les grands s'assen^blèrent ; Warandon obtint leurs suffrages ; Théodoric l'accepta. C'était un homme de médiocre sagesse ; imprévoyant et timide ; illustré par sa naissance plus que par sa vie; qui n'eut d'ambition ni p*aur l'Etat ni pour lui. Une généreuse aversion pour les violences d'Ebroin l'entraîna k des extrémités toutes contraires. Au lieu des excès de la force, ce furent des excès de désintéressement et d'indifférence*^ On eut quelques momens de repos; mais par défaut de courage» Oh se préservait de la haine ; mais par le mépris.

Pépin avait réparé ses pertes en Austrasie, et bien loin d'être disposé à la soumission, il prétendait plus . ouvertement que jamais à l'indépendance pour luimême et pour son pays. Il entendait que la séparation des royaumes fût irrévocable, et ne se proposait pas un moindre dessein que de gouverner souverainement à Metz, avec son titre de duc, ainsi que faisaient en Bavière, en Saxe, en Thuringe, les chefs de ces nations. Il portait audacieusement la hache dans le tronc antique et défaillant de Chlovis. Il le dépouillait en attendant le jour de l'abattre.

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