CHAPITRE IIL
FIN DE PfPIN n'asaisTAL (7 1 4).
Cependant le duc déclinait , et le soin de l'avenir occupait déjà l'attention des leudes. On s'était rési-
parce que Charles frappait et abattait toas ses epoemis ; on a dit enlia que Martel était le méaie nom que Martin, et que ce nom appartenait dès lonç-temps à la famille de Charles, chose prouvée par le cousin de Pepiu «rUcristal, qu Ebroïn défit à Loixi, et tua à Laoo. M. Thierry fait la remarque que « ce nom, dans rançienne langae germaQic|uc, équivalait » à celai de Foudre de guerre. »
320 HISTOIRE DES PftA.NCS.
ghéli la bienfaisante domination de TAustrasien; mais on en souhaitait néanmoins le terme « et Ton ne con- ^entait point que cette usurpation, se perpétuât. Ils s'indignaient que la Neustrie pût être léguée aux fils de Pépin , comme un héritage.
Un parti puissant se forma. On délibéra sur les moyens de prévenir Fabusive et pernicieuse transmission qui se préparait. Le meurtre parut le plus sûr ; la mort de Grimoald s'oQ^it à tous comme Texpédient le plus décisif. Ce fut k lui que l'on s'arrêta. On rapporte même que Radbod , à qui son propre intérêt faisait désirer vivement que les trois royaumes cessassent d'être réunis, favorisa en secret l'odieux dessein des conjurés. Grimoald d'ailleurs traitait avec mépris Tbéodosine ; et ce qui n'était pour lés leudes qu^un sacrifice fait à leur politique, était de plus, pour rimplacable duc des Frisons , une expiation et une vengeance.
11 ne restait qu'à choisir le temps. Ce choix , qui importait peu au succès du meurtre, importait beaucoup au contraire pour l'événement que le meurtre devait amener. 11 ne- fallait pas que Pepih eût le loisir de venger son fils, ni de substituer des combinaisons pareilles et nouvelles à celles que sa perte déconcerterait. Une occasion vint , qu'on devait croire favorable , et qui fit cesser en effet toutes les irrésolutions. Pépin avait une maison à Jiipil, sur les bords de la Meuse. Il y était depuis quelques jours , lorsqu'une maladie du caractère le plus violent se saisit de lui. On ne douta point que sa fin ne fut arrivée , et