LIVRE XI
il accepta pouf gs^e de fidélité la nièce du duc Odilop, Sonnéchilde, qui .devint sa femme.
Mais de tous ces peuples de la Germanie, celui qui avait le plus à réparer envers lui, était les Frisons. Aussi Charles leur réservait^il une forte part dans la distribution de ses châtimens. Sa puissance était intéressée à leur soumission ; sa gloire, à leur défaite. Il avait fui devant eux une fois, et en gémissait. Us Tavaient vaincu ; il irait les vaincre. If partit donc et vint, malgré le temps écoulé, demander satisfaction à Radbod, de sa vieille injure. Il la voulait; il l'obtint. Que pouvaient les Frisons, quoique guerriers, contre les forces réunies des trois royaumes? Que pouvait Radbod vieilli contre Charles? Ils résistèrent pourtant, assez pour leur innommée, trop pour la puissance et ppur la prospérité de leur pays. Ils s'épuisèrent sans fruit et sans espérance. Leurs pertes étaient déjà irréparables, quand ils cédèrent, et quand ils obtinrent la pitié de Charles, ce ne fut qu'au prix des sacrifices les plus douloureux.
La paix toutefois a peu de durée quand on Tacheté si cher. Ce qu avaient tenté lés Saxons, les Frisons désespérés le tentèrent. Radbod venait de mourir; c'était à Popon maintenant qu'ils obéissaient. Celui-ci plus jeune, aussi courageux, moins circonspect et moins patient, prit les armes. Il avait cru sa frontière d'Austrasie bien fortifiée, et que Charles, dont les embarras se multipliaient, ne pourrait de long-temps venir le combattre. L'événement ne justifia point ces espérances. L'active prudence de Charles sufiSsait à II. 23