‹ Histoire des FrancsChapitre 199 sur 214 · LIVRE XII · texte numérisé non relu

LIVRE XII

» n'est pour nous? Mous eût-il voulu assister, si notre o cause eût été injuste comme tu disais? » Il^évéhement en effet avait mal secondé cette tentative de Zacharie* .

On avait vaincu , mais on n'était pas vengé. Les Francs donc se répandirent dans la Bavière , et prirent sans pitié dans ce malheureux pays leur satisfaction accoutumée de meurtre, de pillage, de dévastation. Ils s^ arrêtèrent cinquante-deux jours, et n'en voulurent sortir qu'après avoir achevé sa ruine; n'estimant bonnes, entre toutes les garanties de soumission, que Fimpuissance et la crainte.

Cette exécution mise h 6n, Pépin et Carloman se séparèrent ; Pépin se rappelant Hunoald , Carloman n'ayant oublié ni les Saxons, ni les Allemands. Celuici d'abord entra dans la Saxe^ , Théodorîc , mal préparé pour une si dangereuse guerre^ résista plus faiblement qu^il n'était d'habitude chez ce peuplé fier et audacieux. Il reculait toujours et pas à pas devant les Austrasiens, n'osant plus combattre à découvert cette armée j à qui sa récente victoire donnait un insur^ montable ascendant. Bientôt enveloppé, resserré, manquant d'espace pour fuir, manquant de force et de confiance pour attendre, il se jeta dans le château d'Hocbsibourg ; faible et dernière espérance. Carloman l'investit , lé pressa , le réduisit presque aussitôt

serity chap. 4< — W roi enfin imposait et changeait les lois. [Prœfnt. ad legem Bàjuwariorum.) «^^

Ces détails sont utiles a connaître afin de niieus juger IVspècc de Je* pcndancc en laquelle étaient tous ce* peuples.

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aux extrémités les plus tnalheiireiBes. Que lot restail*il qu'il (ml encore (enter? La soumî^on et la feinte 4 d^artifîeieuses promesses et de fatix regrets. Il s'y résigna et eut sujet de s'en réjouir. Ses prières ne furent point repoussées; ses sermens ne furent point méprisés^ On lui permit d'acheter la pliix ^ et le prfx acquitté, on la lut donna.

Après les Saxons, Tenaient pour la seconde fois Théodald et les Allemands. Carloman/les offres de Théodoric .acceptées, retourne en arrière, traverse le territoire des Thuringiens, passe le Mein, et se teontre , terrible et implacable , à ce peuple que n'ont pu dompter ses premiers malheurs. Ce ne fut point une guerre, mais une vengeance furieuse et qui n -était pas disputée. On fuyait, n'ayant nul espoir de vaincre^ et Ton s'épargnait du moins, entre tant de pertes ^ celles qu'auraient coûtées les combats. On leur prenait tout ; les guerriers restèrent , et ks haines%

Pépin à son tour préparait aussi ses vengeance' Sitôt qu'il eut repassé le Rhin, il prit le cheiiiindes province qu'avait envahies le duc d'Aquitaine. Mais ce duc, qui n'avait ps^s le dessein de s'y maintenir, et qui ne voulait ni exposer son butin , ni tenter loin de sa frontière les périlleuses chances d'une bataille, rétrograda successivement jusques à la Loire, et se contenta d'en occuper les passages. L'hiver approchait; l'armée de Pépin avait supporté dé longues fatigues; aller plus avant ne se {^oi^vait pas. On s'arrêta donc, et à défaut de meilleur succès, Pépin dut

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