‹ Histoire des FrancsChapitre 206 sur 214 · II · texte numérisé non relu

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dans la Thuringe. On prit néanmoins de promptes èl courageuses résolutions. Pendant que Théodoric, se séparant à regret de ses alliés , courait pour proléger son pays contre les Vçnèdes , Griffon , craignant le reproche de fuir, et ne voulant abandonner aucune des conquêtes déjà obtenues i choisit une position favorable et s'y retrancha; Pépin , satisfait d'avoir arrêté les progrés de son frère, et ne se proposant point alors de plus grands succès contre lui , prit la meilleure part de son armée , et se dirigea vers la Saxe, sur les pas de Théodoric. Bientôt il eut fait sa jonction avec les Vénèdes, et ensemble ils accablèrent et dispersèrent tout ce qu'on essaya de leur opposer. Il y eut quarante jours de massacres et de pillages; Toutes les cités furent prises , et tous les forts renversés. Les Saxons , découragés , ne résistaient plus. Théodoric seulement , enfermé comme il avait fait d'autres fois dans son château d^Hocsigbourg, y faisait encore, quoique sans espoir, un dernier et généreux essai de défense. Mais ce furent des efforts perdus; la place tomba, et lui-même il tomba aussi, et vivant, au pouvoir de son ennemi. Pépin se montra, dit-on , implacable* On croit que , fatigué des perpétuelles trahisons de Théodoric , il le fit inexorablement mettre h mort. Mais ce n'est guère qu'une conjecture douteuse, et qu'il faut peut'^tre écarter ( I )•

(i) On voit par le chapitre IX du titre a de la loi des Bavarois, que la d6possession était la peine des ducs révoltés. — - Si protervus vel rebellis fiurit , donatu ipsius dkcati eareau '

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