‹ Histoire des FrancsChapitre 34 sur 214 · LIVRE VI (610-612). 6f · texte numérisé non relu

LIVRE VI (610-612). 6f

trois récils préférer ? Le premier a pour lui le nombre et la conformité des témoignages (1). Peut-être a-l-il aussi la vraisemblance ; car l'odieuse et prompte mort de Mérovée semble être une preuve que son père n'était déjii plus. On comprend à peine le détestable meurtre d'un ti jeune enfant; mais il s'expliquerait encore moins avant celui de Théodebert , et pendant qu'on eût hésité et délibéré sur le sort qui serait fait à ce roi. Qu'importait que le fils vécût , si le père luimême vivait ?

Théodebert, prince faible, n'avait que des passions. Il avait le goût de la guerre ; non le génie. Il avait Tardeur de l'ambition ; non l'habileté. De la volupté, il n'en connaissait que les emportemens et les désordres. Une jeune esclave lui parut belle (2) ; il crut l'aimer, et la donna pour reine à l'Austrasie. Une plus belle lui inspira des désirs (3); il tua la première de sa propre main. Ni jugement, ni intelligence, ni modération , ni sagesse. Mais il mourait à vingt-sept ans. Peut-être , avec l'âge $ fût-il devenu un moins mauvais roi. Ses malheurs excitent à l'indulgence. Ses injustices eussent excusé de moindres malheurs.

(i) Aymoio, Âdooi Gesta reg. Franc»

(a) Bilichilde.

(3) Theudicliilde.

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