‹ Histoire des FrancsChapitre 41 sur 214 · LIVRE VI (613). T · texte numérisé non relu

LIVRE VI (613). T

pveserits étaieint occupés. Que le signal se donnât, Qt à rinstant commençait . Taffreuse mêlée. Warna-' chaire en donna un en effet ; mais, au iieu d'un signal 4e guerre, ce fut un signal de fuite et de trahison. Aucun des soldats de Sigebert n'y désobéit; Les rangs se rompirent; le champ qui dut être celui du combat fut abandonné* Tout se dispersa : ceux de Tx^LUstrasie QQ reprirent incontinent le chemin. Le reste, animé du même esprit de rébellion, retourna précipitamment en Bourgogne, tlhlotaire les suivait avec son armée, mais lentement ,- comme il avait été convenu , de peur qu'une poursuite trop vive et trop menaçante ne leur F^adît la volonté de combattre en leur en montrant la nécessité.

Des quatre fils de Théodoric , il y en eut trois qui tombèrent au pouvoir de leur ennemi : Sigebert,. Cor* bus, Mérovée. Childebert, plus heureux, réussit à se dérober. Son sort est resté inconnu ; l'histoire ellemême a perdu sa trace. Chlotairé n'osa tuer Mérovée, qu'il avait offert au baptême, et qui l'appelait du nom de père; Le malheureux enfant alla languir et mourir en Neustrie, dans la maison du comte Ingobad, à la garde duquel il était remis. Sigebert et Corbus furent impitoyablement massacrés (l). Le meurtre des fils dej Théodoric acquittait le meurtre du fils deTh.éodebertf

(i) Ânquetil prétend que ce fut Brnnebault qui , voulant se concilier Fesprit de Clilotaire, lui livra les enfans de Tliéodoric JMgnore sur quel fondement cet historien a cru pouvoir imputer un si grand crime à cette malheureuse reine. II la présente , dit^il , telle que Ta peinte Mézerai. . Peut^'être eût-il élé plus sûr de remonter aux sources mêmes où Mézeraî a puisé. Mais d'ailleurs Mézeraî dit formellement que les jeunes princes

BrunehauU fuyait. Fille, femme, mère, aïeule et bisaïeule de i-ots; tout à l'heure puissante, tout à l'heure maîtresse d'une formidable année et de deux royaumes, la fuite même ne lui était maintenant qu'mi &ible et douteux secours. Il n'y avait d'asile ou^verC nulle part pour cette grande et terrible reine. Theudelane seule , GHe fidèle , l'accompagnait et la consolait. Elle franchit pourtant le Jura , et parvint à Orbe ; mais Herpon, Herpon le connétable de Théodoric, s'était attaché à sa tracC', et ne tarda guère à la découvrir. L'ingrat serviteur, le sujet -rebelle et parjure , ne s'arrêta point dans son crime , et si loin que ce crime ie voulut conduire, il lui obéit. Il ne craignit pas de violer la retraite de sa bienfaitrice ; d'achever, lâche et abject instrument , les malheurs de celle qui avait l'ait son élévation -, de la traîner prison- Tiicre aux pieds de son ennemi (1).

fr]rr.>nl livrés par le) grand) qui s'éUJ«D( enga^s dans le parti de CUo- Iniru , el Fréd«gaire qui mérite bien qu'<»i le croie quand il l'abïtieot il nkcuser DruneliBull, atteste qu'ils furent pris dans leur fuite par lei !(ilt!als qui le.' poursuîï aient.

Il osl vrai qu'Adoa ta encore filus loia qu'Anquelil ; car il assure que Bruiieiiiull lit inoutir elle-mâme ses petits-fils. Mais de quel poids est le Irïmnignage d'Adon, el cuaiment l'eiiiporlctait'il sur celui de Frédcgairc? Quel iiitfrël cikl poussé ta reine à ce crime atroce, qui ne pouvait manquer de loalever contre elle te peu qu'elle avatt encore d'amis et de servi leur.i ?

Jouas, l'ua do ses plus grandi délraclenra, avoue lui-même qaele« six eiifans ile Tbéodoric, car il lui eu donne siii furent tous mis à mort pai Cblotaire.

(i) Jasqu'oû Ta quelquefoii la créduliUi ou rinatlcatiOB des Tien clironiqueur»! L'auteur des Gestes racoute icticaseEaeDt qne Bruoelumlt vint d'ella-roéme l'oftir à CbloUin laigMGqiicnienl parée el cbaifce

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